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Open data and qualitative research in the social sciences

« Open data » et recherche qualitative en sciences sociales

Seventh edition of the "Swiss festival for qualitative methods"

Septième édition du « Festival suisse des méthodes qualitatives »

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Published on Tuesday, August 27, 2019 by Anastasia Giardinelli

Summary

Selon une formule désormais bien rodée, le festival se propose de présenter les innovations récentes dans le domaine des méthodes qualitatives et mixtes. À l’instar de l’édition de 2017, la manifestation se propose une fois encore de mettre l’accent sur une thématique particulière. Pour cette édition, ce sont les enjeux et les défis soulevés par l’open data qui seront mis en avant par le biais de trois ateliers thématiques et deux séances plénières. 

 

Announcement

Présentation

Le Festival offre une plateforme d’échange aux chercheuses et chercheurs des sciences sociales et humaines (et spécialement aux doctorant-e-s et post-doctorant-e-s) désirant se former à de nouvelles méthodes. Il vise également à réunir la communauté de recherche qualitative active en Suisse romande et se déroulera principalement en langue française. 

Plus concrètement, des spécialistes renommé-e-s seront à disposition pour discuter de l’application de méthodes et théories dans le cadre de différents ateliers de recherche. Les participants qui le désirent auront ainsi l’occasion d’aborder des questions au plus proche de leurs préoccupations.

Prix du Festival:

CHF 120.- + TVA (3 ateliers)

Ce prix contient la participation à trois ateliers, les pauses café, bons de repas et l’apéro.

CHF 80.- + TVA (2 ateliers)

Ce prix contient la participation à deux ateliers, les pauses café, bons de repas et l’apéro.

Programme

Lundi 9 septembre 2019

Matin

8h30-9h30 Accueil des participant·e·s, bâtiment Géopolis, 2ème étage

9h30-12h30 Atelier 1 salle 2121; Atelier 2 salle 2129; Atelier 3 salle 2137; Atelier 4 salle 2144

11h Pause-café, 2ème étage Géopolis

Inscription

https://forscenter.ch/event/7eme-festival-suisse-des-methodes-qualitatives/

12h30-13h45 Lunch, restaurant Géopolis

Après-midi

13h45-14h00 Mot de bienvenue, Pablo Diaz (FORS, UNIL)

14h00-15h00 Conférence de Ghislaine Chartron (CNAM):

« L’ouverture des données en SHS » (salle 1612)

15h00-15h30 Pause-café, 2ème étage Géopolis

15h30-17h00 Table ronde « Les enjeux de l’open data pour la recherche qualitative » (salle 1612)

17h00 Apéritif devant la salle 1612

Mardi 10 septembre 2019

Matin

9h30-12h30 Atelier 5 salle 2121; Atelier 6 salle 2129; Atelier 7 salle 2137 ;

Atelier 8 salle 2144

11h Pause-café, 2ème étage Géopolis 12h30-13h45                  

Lunch, restaurant Géopolis

Après-midi

13h45-16h45

Atelier 9 salle 2121; Atelier 10 salle 2129; Atelier 11 salle 2137 ;Atelier 12 salle 2144

15h15 Pause-café, 2ème étage Géopolis

Ateliers

Lundi matin (9h30-12h30)

Atelier 1 salle 2121

Intervenant : Michaël Meyer (UNIGE)

Méthodes visuelles : les usages actuels de la photographie dans l’enquête en sciences sociales

Produire, analyser et/ou diffuser des images durant le processus de recherche sont aujourd’hui des pratiques assumées dans le champ des sciences sociales. Toutefois le chemin a été fait de nombreux détours avant que les sources (audio)visuelles n’acquièrent un statut légitime d’objet d’étude ou d’outil d’enquête sociologique. Cet atelier proposera un tour d’horizon de la place des

« méthodes visuelles » dans les interrogations et les pratiques d’enquête des sciences sociales. Il vise en particulier à montrer ce que l’on peut faire concrètement avec un appareil photo et des photographies durant les enquêtes de terrain. Pour cela, il traitera de questions méthodologiques et techniques afin de donner aux participant-e-s des conseils pratiques leur permettant d’envisager les images avec à-propos et rigueur. Il accordera une place particulière à l’utilisation de la photographie comme support d’entretien (photo-elicitation).

Je rappellerai tout d’abord les antécédents, plus nombreux qu’on ne le pense, d’utilisation de la photographie dans les enquêtes en sciences sociales. Puis j’exposerai comment le « tournant visuel » s’est organisé autour d’un petit nombre de méthodes venues consolider le recours aux images en situation d’enquête. Dans tous les cas, faire des photographies ne se réduit jamais à une simple opération d’enregistrement du réel. Cela engage une certaine posture de recherche et fait donc surgir des questions épistémologiques sur les situations d’enquête produites par l’instrumentation des images, lors des observations in situ ou lors de la réalisation d’entretiens.

De la photo-documentation jusqu'à l’usage des images comme support d’entretien, la structure de l’atelier s’appuiera sur celle du manuel de Michaël Meyer et Sylvain Maresca consacré à la photographie : Précis de photographie à l’usage des sociologues (PUR, 2013), ainsi que sur les discussions actuelles portées par la Revue française des méthodes visuelles (rfmv.fr).

Atelier 2 salle 2129

Intervenant : Daniel Bizeul (CRESPPA, Paris)

Ni trop près, ni trop loin : le mythe de la bonne distance dans l’enquête ethnographique

Comment faire la preuve que tout s’est déroulé « scientifiquement », du début à la fin, aussi bien l’enquête que l’analyse ? C’est là le souci de tout chercheur, et l’injonction qui pèse sur tout étudiant, dès qu’il s’agit de sciences sociales.

Le maître mot est : objectivation. Qui dit objectivation dit : objectivité, qui dit objectivité dit : garde-toi de la subjectivité, ennemie de la Science. Mais que signifient ces mots, et l’opposition ainsi créée n’est-elle pas factice ? N’est-ce pas avec ses émotions, ses cadres de pensée, ses stéréotypes, les expériences qui l’ont façonné, que chacun de nous s’oriente dans le monde, se lie aux autres, observe et interroge, tente de comprendre, et dès lors fabrique de la connaissance ? Qu’il s’agisse de la vie ordinaire ou du travail d’enquête, notamment de type ethnographique, c’est soi-même, corps et âme, qui se trouve impliqué. La recommandation usuelle est alors : il faut garder la bonne distance, s’impliquer selon ce qu’il faut mais pas trop, s’identifier à l’autre mais avec mesure, calculer sa conduite et peser ses mots tout en témoignant de spontanéité et d’empathie, restituer le sens vécu des actions tout en veillant à la rigueur analytique.

Ces conseils de fond moral et psychologique n’ont jamais aidé personne, ni dans la

vie ordinaire ni dans un travail d’enquête. Ils n’en figurent pas moins parmi les critères selon lesquels sont jugés les travaux des uns et des autres, à plus forte raison s’ils s’écartent des normes supposées encadrer le travail et des productions plus standardisées ou plus habituelles.

Comment procéder alors ? La première chose est de d’aller voir comment d’autres sociologues se sont débrouillé, qu’il s’agisse des liens avec les enquêtés, ou du travail d’analyse et d’écriture. Je me référerai à plusieurs enquêtes devenues des classiques, et évoquerai deux des miennes qui furent compliquées, l’une comme

« sympathisant d’occasion » au Front national, l’autre comme « ami de cœur » d’un jeune homme à l’existence malmenée. Ceci m’amènera à faire état de quelques règles de bon sens issues de la pratique des uns et des autres concernant « l’objectivation ». Au-delà de ces quelques repères, en première partie de la séance, l’important sera que celles et ceux qui le souhaitent puissent parler de leur propre enquête, déjà réalisée ou en cours, et dire pourquoi ce fut ou c’est compliqué. C’est par l’affrontement commun aux difficultés, vécues isolément, mais qui se ressemblent, que chacun peut améliorer son travail.

Atelier 3 salle 2137

Intervenant : Thibaut Rioufreyt (Triangle, Lyon)

Gérer, annoter et coder ses matériaux avec un CAQDAS. Initiation à l’analyse qualitative outillé à travers l’utilisation d’Atlas.ti

Derrière le vocable un peu bizarre de CAQDAS (Computer-assisted qualitative data analysis software), existe toute une série de logiciels d'aide à l'analyse qualitative. Encore peu utilisés en France, ces outils peuvent s'avérer extrêmement utiles pour l’analyse des matériaux. Cet atelier sera ainsi consacré aux différentes fonctionnalités qu’ils proposent et aux usages que l’on peut en faire à travers l’utilisation d’un CAQDAS (Atlas.ti) : 1) coder les extraits de documents, c'est-à- dire leur attribuer des étiquettes liées à des catégories d'analyse, 2) permettre une gestion et une navigation facile et rapide entre les documents, 3) aider à la conceptualisation, à travers la création et la visualisation de liens et de regroupements entre les codes, 4) annoter les documents (pour inscrire ses hypothèses, idées, débuts d'interprétation de passages) à travers la création de commentaires et de mémos, 5) documenter chacune des étapes d'interprétation (grâce aux mémos, aux commentaires et au journal d'enquête intégré dans le projet).

Atelier 4 salle 2144

Intervenant : Jean-Marie Le Goff (UNIL)

Méthodes mixtes

Les méthodes mixtes ont pour objectif de combiner et faire interagir approches qualitatives et quantitatives. Les questions qui se posent par les chercheurs adoptant une telle approche portent tant sur les designs d’enquête que sur les modes d’analyse des données. Selon les objectifs de recherche poursuivis, les analyses peuvent varier entre la confirmation réciproque des résultats par chacun des types de matériaux récoltés et l’analyse complémentaire de ces matériaux. De même, les designs d’enquête peuvent aussi être très variables, par exemple, entre collecter les matériaux quanti et quali à un même moment ou de manière séquentielle.

L’atelier sera organisé en deux temps. Dans le premier temps, nous proposerons une présentation théorique des méthodes mixtes en ayant pour objectif de dresser une typologie des différents modes de combinaison des approches qualitatives et des approches quantitatives. Dans un deuxième temps, nous développerons plus particulièrement l’exemple de l’enquête Devenir parent, une enquête longitudinale réalisée à la fin des années 2000 en Suisse romande dans laquelle ont été suivi des couples lors de leur transition à la parentalité, l’enquête ayant comporté un volet quantitatif et un volet qualitatif. Nous montrerons ainsi en détail le design de cette enquête, les raisons ayant présidées à ce design puis nous présenterons les diverses approches développées par les chercheurs ayant travaillé sur ces données en vue de combiner l’analyse des données quantitatives et qualitatives.

Mardi matin (09h30-12h30)

Atelier 5 salle 2121

Intervenant : Jean-Pierre Olivier de Sardan (IRD)

L’enquête de terrain et la rigueur du qualitatif

L'enquête de terrain qualitative (sous forme d’insertion prolongée du chercheur, dans la tradition de l'enquête ethnographique) produit des données discursives et observationnelles qui relèvent d'un autre registre de plausibilité que les enquêtes quantitatives (sur la base de statistiques ou de questionnaires). Elle s'applique aujourd'hui à des thèmes de recherche nouveaux: organisations, politiques publiques, mouvements sociaux, professions… Nous examinerons les divers modes de production des données, les conditions d'une "rigueur du qualitatif", et quelques principes permettant de gérer une « politique du terrain ». Par exemple, que signifie comprendre ou exprimer « le point de vue des acteurs » ? Sur quelles procédures repose l’observation ? Comment s'appuyer sur des concepts exploratoires ? Peut-on minimiser les pièges de la surinterprétation ?

Atelier 6 salle 2129

Intervenante : Thibaut Rioufreyt (Triangle, Lyon)

Planifier la gestion des « données » de son enquête. Enjeux, usages et conseils

Cet atelier vise à revenir sur les enjeux et manières de faire autour de la gestion des données de la recherche (matériaux collectés ou produits, documents d’analyse, de méthode, bases de données, etc.). Si cette question a toujours été aussi importante que négligée, elle a connu une actualité nouvelle avec le fait que nombre de financements institutionnels sont désormais conditionnés à l’élaboration d’un plan de gestion de données (PGD), plus souvent connu sous l’acronyme anglophone DMP pour Data Management Plan. Il s’agit d’un document évolutif destiné à aider le(s) chercheur.e(s) à définir un plan pour gérer les données utilisées et générées dans le cadre de son/leur enquête. Dans ce contexte, cet atelier vise moins à prescrire des « bonnes pratiques » qu’à appréhender ces injonctions institutionnelles comme l’occasion de penser et planifier ce maillon important de l’enquête en science sociale qu’est la gestion des données. Il s’agira ainsi d’aborder cinq grandes questions afin d’aider les chercheur.e.s à trouver leurs propres réponses :

  • la description des matériaux empiriques collectés et/ou produits,
  • les standards, formats et méthodologies appliqués sur le corpus de matériaux,
  • les questions d'ordre éthique, de propriété intellectuelle et de restrictions,
  • les prévisions pour le partage et l'ouverture des données,
  • la stratégie de préservation à long-terme des documents d’enquête (archivage).

Aider à s’y retrouver dans son corpus documentaire, assurer la continuité d’un projet lorsque des membres le quittent et d’autres arrivent, réfléchir à la sécurisation de ses données, à l’occasion de leur stockage ou de leur transfert, prendre en compte la législation et les règlements en matière de protection des données personnelles, voici quelques-unes des vertus qu’il y a à réfléchir à la manière de gérer les documents produits au cours de son enquête.

Atelier 7 salle 2137

Intervenant : Philippe Gonzalez (UNIL)

Analyse des catégorisations

L’analyse des catégorisations restitue la façon dont les acteurs, au travers de leurs opérations perceptives, descriptives et normatives, participent à la constitution du monde social. Autrement dit, cette méthode analytique tente d’exhumer la logique sociale inhérente au sens commun propre à un groupe donné. Cette socio- logique, bien que constamment mobilisée par les acteurs, est simultanément reconnue et méconnue par ces derniers – seen, but unnoticed.

Harvey Sacks, figure fondatrice de l’ethnométhodologie, développe ce type d’analyse à la fin des années 1960. Il tire ainsi les conséquences méthodologiques radicales de la sociologie esquissée par Harold Garfinkel, tout en développant une exigence descriptive et analytique rarement égalée. Cette exigence se révèle particulièrement ajustée pour distinguer finement entre concepts analytiques, notions analytiques et langage ordinaire. Son champ d’application est vaste, allant des interactions en face-à-face aux discours médiatiques.

Cet atelier présente, au travers de cas empiriques, dix notions fondamentales de l’analyse de catégorisation directement applicables à des objets empiriques. Ces quelques notions se révèlent d’une grande efficacité et infléchissent de façon significative le travail analytique. Surtout, elles permettent d’éviter l’écueil d’écraser, sous une couche de concepts sociologiques, la constitution de monde social par les acteurs.

Atelier 8 salle 2144

Intervenants : recherche-action.ch

Recherche action

Mardi après-midi (13h45 – 16h45)

Atelier 9 salle 2121

Intervenant : Sébastien Chauvin (UNIL)

L’ethnographie dans le placard ?

Est-il possible de réaliser une immersion entièrement transparente ou, au contraire, les chercheurs de terrain sont-ils condamnés à rester au moins pour partie « dans le placard », au sens où certains aspects de leur identité, de leurs relations ou de leurs intentions resteraient dissimulés sous un enchevêtrement d’omissions, de présomptions non corrigées et de malentendus non levés ? Pour y réfléchir, cet atelier revient sur la notion de placard héritée des études sur le genre et la sexualité et examine les différentes manières dont elle peut s’appliquer à la situation ethnographique. Les dissimulations associées au

« placard » peuvent concerner aussi bien l’identité de l’ethnographe en tant qu’ethnographe que ses affiliations disciplinaires, la définition de ce qu’implique une enquête ethnographique, le sujet de l’enquête ou le fait même qu’il s’agisse d’une enquête destinée à publication et non d’une interaction ordinaire. Mais le travail de terrain pose aussi la question du devenir ethnographique des identités extra-ethnographiques, que celles-ci soient ethniques, religieuses, familiales, sexuelles ou politiques : tantôt les placards de la vie quotidienne voyagent jusque dans la pratique ethnographique et se transforment durant l’enquête, tantôt le travail de terrain lui-même force à temporairement retourner dans le placard, voire à créer un placard de toutes pièces pour des aspects de sa personne que l’ethnographe n’avait jamais eu à cacher jusque-là. Quels sont alors les coûts et avantages du placard, en termes aussi bien scientifiques que psychologiques ?

Que fait l’ethnographie aux non-transparences de l’enquêteur ou de l’enquêteuse ? Comment les placards déménagent et se transforment de la vie quotidienne jusqu’à la pratique ethnographique ? Le travail de terrain crée-t-il de nouveaux placards ? Ou au contraire force-t-il à de nouveaux coming-outs ? Pour quelles raisons scientifiques, tactiques ou éthiques est-on amené à faire divers coming-outs sur le terrain, et selon quelle chronologie ? Enfin, comment les ethnographes doivent-ils traiter les placards des enquêtés eux-mêmes, leurs dissimulations mutuelles, que celles-ci protègent des identités stigmatisées ou au contraire des privilèges fondés sur un monopole de l’information ?

Atelier 10 salle 2129

Intervenante : Léa Sgier (UNIGE)

Analyse de discours

Cet atelier introduit les participant.e.s à l’analyse de discours d’inspiration post-structuraliste. C’est une méthode qualitative-interprétative qui met l’accent sur le rôle performatif du langage dans la construction de la « réalité » sociale et sur les luttes pour l’hégémonie interprétative et définitoire qui font partie de tout processus politique, social et de décision. Plus qu’une simple boîte à outils technique, c’est une perspective sur le social qui pousse à poser des questions de recherche autres que, par exemple, les méthodes quantitatives. Elle peut s’appliquer à toutes sortes de données textuelles, visuelles ou audio-visuelles, telles que par exemple la presse écrite, audio-visuelle ou digitale, les documents officiels ou/et historiques, les entretiens de recherche, les discours politiques (au sens des allocutions), les affiches, etc.

L’atelier donne d’abord une introduction à l’analyse de discours comme théorie et méthode, en insistant notamment sur les aspects pratiques, à savoir comment des concepts parfois assez abstraits pourraient être traduits en pratique d’analyse de données systématique. Ensuite, on fera quelques exercices qui permettent d’avoir une première idée du processus analytique typique en analyse de discours. Enfin, on parlera de ce processus analytique plus globalement, en insistant sur quelques points en particulier, à savoir : la récursivité inhérente du processus, le passage d’une analyse descriptive à une analyse plus interprétative et les typiques dangers qui y sont associés (sur-interprétation, la « bonne » distance, etc.), et les critères de qualité applicables à ce type de méthode.

Au bout de cet atelier, les participant.e.s devraient avoir acquis une première idée des usages, mais aussi des limites de l’analyse de discours.

Atelier 11 salle 2137

Intervenants : be.Quali (CDSP, Paris)

Archivage et anonymisation

Ces dernières années les gisements de données disponibles en sciences sociales se sont multipliés. Développé au CDSP depuis 2010, BeQuali en est un. Cette banque d’enquêtes qualitatives met à disposition de la communauté scientifique des archives d’enquêtes de terrain, afin qu’elles soient réutilisées. Ces enquêtes de sociologie et de science politique mobilisent des techniques comme l’entretien, l’observation, la recherche documentaire ; elles comportent fréquemment des données personnelles et sensibles (car touchant à la politique, à la religion, à la sexualité, etc.). Sur support papier ou numérique, ces corpus comportent des

données textuelles, images ou audiovisuelles. Leur diffusion est au croisement de diverses législations : code du patrimoine, loi informatique et libertés et nouveau Règlement européen pour la protection des données, droit à l'image et protection de la vie privée.

Dans ce module, nous reviendrons tout d'abord sur les contraintes de la mise à disposition et de l'archivage des données en sciences sociales. Il s'agira ensuite d'investiguer les enjeux de la diffusion de ce type de données personnelles et sensibles, à partir d'un retour d'expérience des cas traités par l'équipe de beQuali. Les problèmes posés par leur traitement - juridiques, éthiques, scientifiques et pratiques - ainsi que les solutions mises en œuvre en termes d’anonymisation et de protection des enquêtés seront abordés à travers des exemples précis d'enquêtes du catalogue. Les précautions prises en matière de confidentialité seront également présentées. Outre cette réflexion collective à partir de l’examen croisé d’une dizaine de cas pratiques (sur des sujets de recherche plus ou moins sensibles, enquêtes menées sur des milieux d’interconnaissance ou non, corpus composés de transcriptions d’entretiens et/ou de notes d’observation, etc.), l'intervention s'appuiera aussi sur la manière dont d’autres ont pu traiter cette question - dans la littérature, sur d’autres plateformes, ou parmi des collègues proches.

Atelier 12 salle 2144

Intervenantes : Nadja Eggert (UNIL) et Nolwenn Bühler (UNINE)

Éthique de la recherche qualitative

Places

  • Université de Lausanne, Bâtiment Géopolis
    Lausanne, Switzerland (1015)

Date(s)

  • Monday, September 09, 2019
  • Tuesday, September 10, 2019

Keywords

  • sociologie, méthodes, qualitative, ateliers thématiques, doctorants, post-doctorants, sciences sociales, sciences humaines, applications des méthodes

Contact(s)

  • Pablo Diaz
    courriel : info [at] forscenter [dot] ch

Information source

  • Monika Vettovaglia
    courriel : monika [dot] vettovaglia [at] fors [dot] unil [dot] ch

To cite this announcement

« Open data and qualitative research in the social sciences », Lecture series, Calenda, Published on Tuesday, August 27, 2019, https://calenda.org/663313

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