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Abysses, chasms and exo-worlds. Explorations in limit-environments and techniques of confinement

Abîmes, abysses, exo-mondes. Explorations en milieux-limites et techniques de confinement

Techniques & Culture journal (autumn 2020)

Revue Techniques & Culture (Automne 2020)

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Published on Monday, October 07, 2019 by Anastasia Giardinelli

Summary

Quelle est cette « nature “terrestrielle” » qui nous définirait et nous empêcherait de « prendre la mesure » des mondes souterrains ? Axel Lidenbrock, l’explorateur dépeint par Jules Verne, tente de conjurer cette discontinuité en recourant à la comparaison avec d’autres mondes, extraterrestres en l’occurrence. En s’inspirant de l’invitation de Jules Verne à s’intéresser aux mondes lointains et mystérieux, ce numéro se penche sur les modes d’exploration et d’habitation d’univers souvent conçus comme hostiles mais qui stimulent la curiosité et l’inventivité. Il invite à penser les relations, médiées par les techniques, que les êtres humains entretiennent avec des milieux pour eux délétères voire fatals. Nous entendons par « milieu » l’articulation entre trois dimensions : les aptitudes perceptives des êtres considérés, ici les êtres humains ; l’environnement, déjà porteur de potentialités techniques ; et les artefacts, outils, machines, modes d’organisation et diverses techniques psychiques. Quels dispositifs techniques corporels, matériels mais aussi « imaginaires » ou représentationnels, ces mondes requièrent-ils pour être « vivables » ?

Announcement

À paraitre à l’automne 2020. Précédé par les Rencontres Techniques&Culture organisées au Mucem à Marseille, 2ème quinzaine de janvier 2020.

Argumentaire

Le mot « caverne » ne rend évidemment pas ma pensée pour peindre cet immense milieu. […] les mots de la langue humaine ne peuvent suffire à qui se hasarde dans les abîmes du globe. […] Mais qu’étaient ces cavités auprès de celle que j’admirais alors, avec son ciel de vapeurs, ses irradiations électriques et une vaste mer renfermée dans ses flancs ? Mon imagination se sentait impuissante devant cette immensité. Toutes ces merveilles, je les contemplais en silence. […] Je croyais assister, dans quelque planète lointaine, Uranus ou Neptune, à des phénomènes dont ma nature « terrestrielle » n’avait pas conscience. […] Je regardais, je pensais, j’admirais avec une stupéfaction mêlée d’une certaine quantité d’effroi. […] j’étais en train de me traiter par l’étonnement et d’opérer ma guérison au moyen de cette nouvelle thérapeutique. (Verne 1864 : 140)

Quelle est cette « nature “terrestrielle” » qui nous définirait et nous empêcherait de « prendre la mesure » des mondes souterrains ? Axel Lidenbrock, l’explorateur dépeint par Jules Verne, tente de conjurer cette discontinuité en recourant à la comparaison avec d’autres mondes, extraterrestres en l’occurrence.

En s’inspirant de l’invitation de Jules Verne à s’intéresser aux mondes lointains et mystérieux, ce numéro se penche sur les modes d’exploration et d’habitation d’univers souvent conçus comme hostiles mais qui stimulent la curiosité et l’inventivité. Il invite à penser les relations, médiées par les techniques, que les êtres humains entretiennent avec des milieux pour eux délétères voire fatals. Nous entendons par « milieu » l’articulation entre trois dimensions : les aptitudes perceptives des êtres considérés, ici les êtres humains ; l’environnement, déjà porteur de potentialités techniques ; et les artefacts, outils, machines, modes d’organisation et diverses techniques psychiques. Quels dispositifs techniques corporels, matériels mais aussi « imaginaires » ou représentationnels, ces mondes requièrent-ils pour être « vivables » ?

En restant ouverts à la comparaison avec d’autres milieux-limites comme les mondes subaquatiques, polaires et les exo-mondes tels que Mars, nous privilégierons d’abord les espaces souterrains et confinés où, nous semble-t-il, à l’abri de la lumière et à l’écart du temps social, les techniques du corps et de l’esprit entrent en résonance de manière singulière. Il ne s’agit pas ici de donner une définition a priori de la notion de « milieu » mais de la laisser émerger des échanges que ce numéro entend susciter. On pourra ainsi la laisser se déployer à partir de cas concrets et des propositions qu’en ont faites, entre autres, André Leroi-Gourhan, Gilbert Simondon, Jakob von Uexküll, Augustin Berque, Edwin Hutchins ou Peter Sloterdijk.

Sans être immédiatement et radicalement invivables comme les mondes sous-marins et spatiaux, les mondes souterrains sont souvent considérés comme des espaces situés en dehors ou en parallèle des socialités humaines. À la fois inconnus et mystérieux, ils mobilisent des sentiments et des pratiques qui relèvent autant de la fascination que de la répulsion, associant protection et oppression, sérénité et terreur. Malgré cette ambivalence, les hommes et les femmes n’ont eu de cesse de s’engouffrer dans ces mondes humides, sombres, glacés, difficiles d’accès.

Les accidents, comme celui de la mine chilienne de Copiapo ou, plus récemment, celui qui a piégé une équipe de football junior dans une grotte karstique thaïlandaise, mettent plus particulièrement en évidence – en raison de l’urgence – la variété et la vitalité des filières techniques que suppose l’attrait pour les tréfonds de notre monde. Jusqu’à présent, les études se sont surtout penchées sur les mines, l’extraction et la collecte des substances terrestres, l’organisation collective du travail et son économie, l’ingénuité, la créativité et les savoir-faire développés face à des matériaux parfois récalcitrants, à qui les praticiens attribuent une certaine « agence ». Elles se sont également intéressées aux rituels des mineurs, à l’extérieur et dans les entrailles terrestres. Entre artisanat et industrie, low-tech et infrastructures de grande ampleur, l’exploitation des milieux souterrains ne doit cependant pas occulter d’autres pratiques, plus confidentielles dans les publications comme les pratiques relatives à l’exploration scientifique (archéologie, spéléologie, vulcanologie, médecine) ; les sports extrêmes, les loisirs et plaisirs emprunts d’adrénaline et d’un certain goût du risque ; ou encore la conservation alimentaire, le tourisme, le goût du « sauvage », sans oublier les initiations et les ermitages (cénobites ou anachorètes), la création artistique et la performance.

À chaque exploration, les humains appareillent leur corps et leur « âme ». Ils mettent à l’épreuve leurs techniques du corps (respiration, escalade, méditation). Des « couplages » avec des objets, des machines (robot, caméra, télédétection par satellite) ou des animaux leur permettent de vivre et même de survivre dans des conditions si extrêmes qu’ils les envoient parfois seuls, en éclaireurs. De la grotte ornée de Lascaux (France) à la mine aux cristaux géants de Naica (Mexique), en passant par les grottes habitées par des divinités ophidiennes (Thaïlande), les explorateurs entrent là, avec jubilation, terreur et dévotion, en relation avec des êtres « ébranleurs du sol » comme Poséidon, dieu grec de la mer, des tremblements et des sources. Des êtres qui les secouent jusqu’à les perdre.

Si les abstractions métaphoriques relient les mondes lointains et mystérieux – les terrestres et ceux de l’esprit –, ce numéro de Techniques&Culture propose de les envisager empiriquement comme des milieux sensibles situés à une certaine distance en dessous de la surface. Des milieux qui génèrent un confinement, imposant d’autres conditions d’existence à ceux qui les explorent, les visitent, les habitent ou les exploitent. L’effet de confinement, voire de claustration, est un aspect essentiel de l’exploration et de l’habitation de cavités dites naturelles, de celles établies pour l’exploitation des ressources, ainsi que de celles créées de toutes pièces, comme les sous-marins, les stations polaires ou les navettes spatiales qui partagent certaines de leurs qualités atmosphériques.

Ce numéro invite dès lors à réfléchir, à partir des « cavités » anthropisées, à tout ce que ces confinements supposent en termes d’aménagement, d’engagement, de mise en valeur et de mode de vie. Il s’agit de décrire et de penser les manières dont ces milieux confinés stimulent différents genres de techniques :

  • des techniques du vide à peupler : exploration, mise à l’épreuve et initiations, conservation et stockage, refuge… ;
  • des techniques du plein à excaver ou extraire : activité minière, archéologie, recherche de matériaux (minéraux, souffre, lave, glace, végétaux, animaux…), de vestiges, de récits et de légendes (animaux mythiques).

Il s’agit d’étudier ces techniques en contexte. C’est-à-dire en tenant compte des paysages, des rituels, des marchés, des sciences, du design ou encore du patrimoine. En allant au-delà des a priori, il s’agit de questionner les notions mêmes de « vide » et de « plein » en laissant émerger des aspects tels que les intensités, les fréquences, les densités, les concentrations que présente le sol et, par comparaison, l’eau ou l’espace, ces espaces à teneur raréfiée en dioxygène mais peuplés d’autres éléments ou d’autres êtres.

Qu’est-ce que l’« atmosphérisation » des milieux-limites et les techniques de confinement nous révèlent-elles des capacités humaines à coloniser et habiter le monde ? Nous proposons de « technographier » ces modes d’existence à travers trois orientations complémentaires :

1/ Explorer, restituer et modéliser

Les profondeurs sont des horizons à découvrir, à « inventer », à parcourir, à modéliser. Il s’agit de restituer à la fois les préparations inhérentes aux descentes, les parcours réalisés et leurs restitutions. Comment les praticiens cherchent-ils et sondent-ils de nouveaux sites ? Comment se préparent-ils concrètement à changer de milieu, à entrer dans des milieux souvent très hostiles. Quelles production et maîtrise d’objets techniques (y compris le corps) sont nécessaires ? Comment un plongeur spéléologue, le voisin ou un chamane se préparent-ils, au-delà du matériel, par des techniques corporelles et mentales ? Comment appareillent-ils et prolongent-ils leurs corps et leurs intentions qu’il s’agisse de « high-tech » (comme le robot) ou de « low-tech » (comme la peinture, les tatouages) ? On ne se prépare pas de la même manière pour l’exploration archéologique ou volcanique, pour l’extraction minière ou un rituel. Comment ces explorations sont-elles conduites ? Comment les praticiens de ces mondes souterrains et par comparaison d’autres milieux-limites mobilisent-ils et traduisent-ils des savoirs techniques qui anticipent les milieux rencontrés ? Sur quels dispositifs sociotechniques s’appuient-ils et comment les milieux sont-ils enregistrés, cartographiés, restitués à la surface : du récit littéraire à la modélisation 3d ?

2/ Aménager, habiter, simuler

Les profondeurs génèrent et nécessitent des infrastructures, des aménagements et des « ambiançages » (Thibaud 1996, 1998). Comment les praticiens stabilisent-ils les sites « inventés » en tenant compte de la sécurité, de l’accessibilité et de l’activité ? Comment les augmentent-ils, les transforment-ils, les altèrent-ils ? Nous pensons par exemple aux cas du maçonnage des ermitages pour les pèlerinages de masse, des activités minières et archéologiques, qui sont des pratiques proprement extractives. Comment faire face aux risques et aux défaillances techniques, des hommes et des outils ?

Il s’agit de voir comment les humains s’appuient sur des espaces géomorphologiques, plus largement sur des constantes physiques et des objets, pour créer des milieux inédits. Ces aménagements peuvent être minimalistes ou plus importants, selon les effets attendus sur les actions, les perceptions et/ou les émotions. Si les praticiens occupent généralement ces espaces de manière temporaire, comment vivre dans des conditions extrêmes ? Comment composer avec le confinement et des conditions atmosphériques et existentielles, où la physiologie, la cognition, la conscience sont sujettes à des modifications importantes ?

En contrepoint, nous souhaitons également réfléchir aux reproductions, aux copies et autres artefacts simulant et/ou induisant des ambiances de confinement. C’est tout le domaine des grottes paysagères, des reproductions patrimoniales de sites préhistoriques ornées, des capsules temporelles, des caissons sensoriels reproduisant des conditions intra-utérines, des abris nucléaires ou survivalistes, des « explorations » et des prospectives de ceux qui anticipent une catastrophe ou se préparent à un effondrement civilisationnel. En modifiant suffisamment les qualités atmosphériques de ces nouveaux mondes, ces « simulations » ouvrent des possibilités d’émerveillement, de survie, de développement personnel, d’exploration du potentiel humain, de témoignage pour des générations futures.

La mise en regard des modèles des abris du passé et des abris du futur, souvent associés à l’idée de survie, permet de traiter des conceptions de la vie et de la vitalité, de création et de régénération, en questionnant les conditions d’habitabilité minimales.

3/ Prélever, faire émerger et explorer notre « terrestrialité »

Les praticiennes et praticiens des profondeurs terrestres explorent les abîmes, parfois pour y habiter, mais aussi pour en revenir. Ils en extraient et en rapportent un ensemble de choses en vue de produire des effets en surface. On pense aux matières et aux objets bien sûr, mais aussi à un ensemble de techniques, de gestes, de champs lexicaux voire de connaissances sur l’humain précisément forgées dans les souterrains. Quels sont les enjeux et les techniques de révélation associés à ces émergences surtout quand celles-ci sont liées à l’existence de l’autre, du monstrueux, de l’invisible, du redouté, du nouveau – à l’instar des entités non humaines invisibles, de formes de vie inconnues, d’objets préhistoriques, ou encore de minéraux géants ? En comparaison avec d’autres milieux, quels potentiels concentrent les collectes d’êtres subaquatiques – pour l’aquariophilie par exemple – ou celles de matériaux venus d’exo-mondes ? Sont-elles souhaitables et jusqu’à quel point ? Dans leur altérité, que nous apprennent ces émergences de nos conditions « terrestrielles » ?

Au-delà des techniques d’extraction et de révélation, qu’est-ce qui est en jeu quand un archéologue, un spéléologue, un mineur ou un moine bouddhiste joue de son expérience des profondeurs à la surface ? Quels sont les ingrédients d’une « incubation tellurique » (Bizot 1980) réussie ? Comment exploiter cet enrichissement, cette transformation ? Comment cette transformation permet-elle de (re)penser les modalités de l’existence humaine en surface, voire sa nature et ses potentialités ? On pense par exemple aux expériences de biologie humaine de cavernicoles expérimentés, à la manière de Michel Siffre (1963) qui au gré de séjours enterrés de très longue durée a mis au jour le fonctionnement de notre horloge biologique.

Afin de mieux cerner les spécificités techniques des confinements souterrains, ce numéro est donc ouvert aux comparaisons avec d’autres types de confinement auxquels invitent/obligent d’autres milieux. Comment rendre habitable les pôles, les déserts, les fonds marins ou l’espace ? Il est résolument ouvert à la pluridisciplinarité (archéologie, botanique, ethnologie, minéralogie, philosophie, histoire, ingénierie, art, etc.) et souhaite un ancrage autour de cas, d’enquêtes, de terrains singuliers (les archives étant entendues comme terrain). Les propositions de communication s’appuieront sur des méthodologies impliquant l’analyse de données empiriques (ethnographiques, sociologiques, technologiques, scientifiques). Les expériences « de l’intérieur » faisant une part à l’expérience subjective de manière incarnée, sensible, réflexive, graphique ou poétique sont également bienvenues.

La revue

La revue Techniques&Culture s’intéresse aux dimensions pragmatiques, sociales et symboliques des techniques, des plus « traditionnelles » aux plus modernes. Les cultures matérielles et la matérialité permettent de révéler et de donner un sens concret aux rapports entre les hommes ou entre les hommes (sociétés) et leurs milieux. La revue élabore et coproduit des numéros thématiques, synthèse des avancées les plus récentes de grandes questions anthropologiques qu’elle destine autant au monde savant (revue de rang A) qu’à un plus large public (disponible en librairie et sur internet).

Conditions de soumission

Un résumé de 3 000 caractères maximum, accompagné d’une dizaine d’illustrations.

Trois formes d’articles sont envisageables :

  • un article pour la version en ligne disponible en accès immédiat, d’une longueur maximale de 50 000 caractères (espaces compris) et dans lequel toutes sortes d’illustrations (photos, vidéo, audio) sont possibles. Il sera également présenté sur 4 pages prenant la forme d’un « teaser » dans la version papier (avec l’annonce du lien http ; 5 000 à 6 000 signes + 2 images HD).
  • un article pour la version papier de la revue, de maximum 30 000 caractères (espaces compris) accompagnée d’un maximum de 10 images HD (300 dpi) dans lequel l’auteur s’efforcera d’écrire pour des lecteurs extérieurs à son propre champ, exercice impliquant une double exigence de scientificité et de lisibilité (la revue touchant un lectorat interdisciplinaire de sciences humaines et se diffusant en librairie comme un « livre revue » à destination d’un public élargi).
  • un article partant à l’inverse du terrain et des documents, dans lequel l’auteur, se fondant sur des corpus précis, analysera 15 à 20 images, dans un format de maximum 15 000 caractères

Détails pratiques

Les auteurs devront prendre contact avec les coordinateurs du numéro, Stéphane Rennesson et Annabel Vallard par l’intermédiaire du secrétariat de rédaction de la revue (techniques-et-culture@ehess.fr) pour soumettre leur projet (titre et résumé, projet d’iconographie) accompagné de leur nom, coordonnées, affiliation institutionnelle avant le 8 novembre 2019.

Une rencontre des contributeurs retenus est prévue à Marseille en janvier 2020. La proposition ainsi que le texte intégral peuvent être envoyés en langue française ou anglaise ; le volume papier paraîtra en français, mais les articles en ligne pourront paraître en anglais.

Calendrier indicatif

  • 8 novembre 2019 : Date butoir pour la réception des propositions et présélection

  • 13 janvier 2020 : Remise des projets d’article (versions 0)
  • 2e quinzaine de janvier 2020 : Rencontres-atelier Techniques&Culture au Mucem, Marseille
  • Mi-février 2020 : remise des versions 1
  • Mi-avril 2020 : Retours des évaluations
  • 2 juin 2020 : Remise des contributions (versions 2)
  • Novembre 2020 : Sortie du numéro en librairie

Consulter notre site pour connaître les normes de la revue ou s’adresser à la rédaction : techniques-et-culture@ehess.fr

Comité scientifique de la revue

  • Madeleine Akrich (Sociologie – École des Mines, Paris)
  • Geneviève Bedoucha (Ethnologie – CNRS, Ivry)
  • Jean Boutier (Histoire – EHESS, Marseille)
  • Marie-Noëlle Chamoux (Linguistique, Anthropologie, Ethnologie – CNRS, CELIA)
  • Suzanne de Cheveigné (Sciences, Environnement, Médias et Société – CNRS, Marseille)
  • Carole Ferret (CNRS)
  • Philippe Gaboriau (Sociologie, Histoire – CNRS, Marseille)
  • Martine Garrigues-Cresswell (Ethnologie – CNRS)
  • GeorgesGuille-Escuret (Anthropologie, CNRS)
  • Bernard Hubert (Cirad-EHESS)
  • Tim Ingold (Université d’Aberdeen, UK)
  • Jean-Luc Jamard (CNRS)
  • Claude Lefébure (CNRS)
  • Joëlle Le Marec (Celsa-Paris IV Sorbonne)
  • Pierre Lemonnier (Ethnologie – CNRS)
  • Marie-Claude Mahias (Ethnologie – CNRS)
  • Peter Miller (Histoire – Bard College, États-Unis)
  • Salvatore D’Onofrio (Ethnologie – Université de Palerme, Sicile)
  • Marie-Vic Ozouf-Marignier (Géographie – EHESS)
  • François-René Picon (Ethnologie – Paris V)
  • Jean Polet (Paris I)
  • Serge Proulx (UQAM)
  • Carlos Emanuel Sautchuk (Anthropologie – Université de Brasília, Brésil)
  • Nathan Schlanger (École des Chartes)
  • Véronique Servais (Psychologie – Université de Liège, Belgique)
  • Boris Valentin (Archéologie – Université Paris I Panthéon-Sorbonne)
  • Gen Yamakoshi (Ethnologie – Université de Kyoto, Japon)

Bibliographie indicative

  • Berque, A. 2009 [2000] Écoumène. Introduction à l’étude des milieux humains. Paris : Belin.
  • Bizot, F. 1980 « La grotte de la naissance. Recherches sur le bouddhisme khmer. II », BEFEO 67 : 221-274.
  • Hutchins, E. 1995 Cognition in the wild. Cambridge : MIT Press.
  • Leroi-Gourhan, A. 1992 L’art pariétal. Langage de la préhistoire. Grenoble : Éditions Jérôme Million.
  • Siffre, M. 1963 Hors du temps. L’expérience du 16 juillet 1962 au fond du gouffre de Scarasson par celui qui l’a vécue. Paris : Julliard.
  • Simondon, G. 2012 [1958] Du mode d’existence des objets techniques. Paris : Aubier (« Philosophie »).
  • — 2013 L’individuation à la lumière des notions de forme et d’information. Grenoble : Million.
  • Sloterdijk, P. 2002 Sphères I. Bulles. Microsphérologie (traduit de l’allemand par Olivier Mannoni). Paris : Pauvert.
  • Thibaud, J.-P. 1996 « Mouvement et perception des ambiances souterraines », Les annales de la recherche 71 : 144-152.
  • Thibaud, J.-P. et al. 1998 « Comment observer une ambiance ? », Les cahiers de la recherche architecturale 42-43 : 77-89.
  • Uexküll, J. von 2010 [1934] Milieu animal et milieu humain. Paris : Rivages.
  • Verne, J. 1864 Voyage au centre de la terre. Paris : J. Hetzel et Cie.

Date(s)

  • Friday, November 08, 2019

Keywords

  • Techniques, exploration, milieux, grotte, souterrain

Contact(s)

  • Revue Techniques&Culture
    courriel : techniques-et-culture [at] ehess [dot] fr

Information source

  • Annabel Vallard
    courriel : annabel [dot] VALLARD [at] cnrs [dot] fr

To cite this announcement

« Abysses, chasms and exo-worlds. Explorations in limit-environments and techniques of confinement », Call for papers, Calenda, Published on Monday, October 07, 2019, https://calenda.org/678626

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