InicioCollaboration, participation et pratiques collectives dans la photographie contemporaine au Royaume-Uni et en France

Collaboration, participation et pratiques collectives dans la photographie contemporaine au Royaume-Uni et en France

Collaboration, participation and collective practices in contemporary photography in the UK and France

*  *  *

Publicado el miércoles 09 de octubre de 2019 por Céline Guilleux

Resumen

Ce colloque sera consacré aux pratiques collaboratives et aux diverses méthodes de création collective développées dans le milieu de la photographie indépendante au XXe et au XXIe siècles. En confrontant des études de cas centrées en particulier sur la Grande-Bretagne et la France, il s’agira d’amorcer une approche comparative de ces pratiques photographiques contemporaines.

Anuncio

Argumentaire

La collaboration s’est affirmée comme un ressort privilégié dans les pratiques récentes, les photographes portant un intérêt croissant aux dynamiques et au potentiel politique du travail collaboratif. L’essor puis l’omniprésence de la photographie numérique ont sans aucun doute favorisé ce regain d’intérêt pour les pratiques photographiques collaboratives[1]. Dans le même temps, c’est une orientation souvent requise par les institutions et financeurs des projets, qui cherchent à toucher de nouveaux publics et raisonnent en termes de participation.

Le mode collaboratif a aussi été l’objet d’un intérêt soutenu de la part des sphères académiques et institutionnelles de la photographie. L’articulation entre collaboration et photographie a été explorée lors de multiples conférences et expositions ces quinze dernières années (Fremantle Arts Centre, 1+1=3, Collaboration in Recent British portraiture 2006; Aperture et Magnum, Collaborative Images: New Models of Authorship and Aggregation, 2014, Ryerson Image Centre à Toronto, Collaboration, A Potential History of Photography 2018). La recherche universitaire étudie régulièrement les implications du mode collaboratif sur la pratique photographique, considérant celui-ci, à l’instar de Daniel Palmer[1], comme inhérent à la production des images, ou comme une forme de « contrat civil » selon Ariella Azoulay[1],ou encore comme un geste politique, d’après Steve Edwards[1]. Est-ce à dire que la collaboration est devenue un mode de production incontournable en photographie, le signe même d’une évolution des pratiques artistiques vers une « esthétique relationnelle » selon l’expression de Nicolas Bourriaud[1] ?

Ces thématiques sont aussi au cœur de formations universitaires (MA Photography and Collaboration à Coventry ; MA Art and Social Engagement à Bordeaux-Montaigne, MA Art and Social Practice à l’université de Middlesex). Celles-ci considèrent que les pratiques photographiques collaboratives s’inscrivent dans des procédés et des stratégies de changement social et qu’elles sont des « outils pour le développement local » comme l’a montré Tiffany Fairey[1] : autant de principes qui inspirent de plus en plus les pratiques contemporaines.

L’histoire des collectifs de photographes, celle des initiatives collectives pour la publication et la diffusion d’images, ou celle des projets éducatifs ou de développement local qui ont fait appel à la photographie, sont désormais des champs de recherche reconnus. En effet, la question de l’héritage des pratiques passées est cruciale. La re-découverte de ces histoires, grâce à la numérisation des archives, par exemple, ou lors de leur transfert vers des institutions publiques, est fondamentale. Que révèlent ces archives sur la collaboration dans la création photographique ? Quel dialogue font-elles entrevoir entre les pratiques du passé et les pratiques contemporaines ? On pourra donc s’intéresser aux pratiques collaboratives dans la photographie contemporaine sous l’angle de l’héritage et de la mémoire mais aussi de l’évolution ou de la rupture qu’elles représentent par rapport aux pratiques précédentes. Comment ces questions irriguent-elles les pratiques contemporaines ? Quelles sont aujourd’hui les conditions pratiques de la collaboration, quels sont les modes d’organisation et de travail collectifs ?

On a pu prétendre que les conditions de production, de réception et de distribution des photographies ont changé si radicalement que tout rapprochement entre pratiques présentes et passées serait vain, en particulier s’agissant des pratiques photographiques collectives indépendantes et contestataires : chercher de tels rapprochement relèverait de la nostalgie.[1] Néanmoins, nous proposons de montrer que les notions de collaboration, de communauté, de collectif sous-tendent bon nombre de pratiques contemporaines, que cela soit en référence consciente ou non aux pratiques antérieures.

L’objectif de ce colloque sera donc de rassembler des études de cas et de pratiques qui illustrent la multiplicité des interventions dans la création d’une image, qui se donnent pour principe l’engagement collectif dans le processus créatif, ou qui sont consacrés à l’exploration collective des politiques de représentation.

Nous proposons d’étudier le collectif au sens large, aussi bien comme une modalité pratique que comme un cadre politique et éthique pour les photographes professionnels. Les contributions pourront porter sur des collectifs en tant qu’organisations dotées d’objectifs et de méthodes communes, sur des publications collectives ou encore sur le recours de plus en plus fréquent au financement participatif pour la publication de livres de photographie.

Les propositions pourront concerner les points suivants, sans y être limitées :

  • Les collectifs de photographes hier et aujourd’hui
  • Les agences de photographie
  • Participation ou collaboration ?
  • Les projets photographiques de développement local/ Community photography
  • Les associations de photographie ouvrière
  • Les enjeux curatoriaux et archivistiques des productions collectives
  • Les formes collectives de publication
  • Le financement participatif : une forme de collaboration ?
  • La photographie dans la sphère publique : quels enjeux ?
  • Les réseaux sociaux, et la transformation de la diffusion des images : est-ce que partager c’est collaborer ? (Daniel Palmer)
  • La formation en photographie et le défi de la collaboration

Modalités de soumission

Les propositions d’environ 300 mots, accompagnées d’une courte biographie, sont attendues

pour le 15 novembre 2019

et devront être envoyées aux deux organisatrices : Karine Chambefort-Kay (Université Paris-Est Créteil) chambefort@u-pec.fr et Mathilde Bertrand (Université Bordeaux-Montaigne) mbertrand@u-bordeaux-montaigne.fr

L’avis du comité scientifique sera communiqué aux participants fin novembre 2019.

Membres du comité scientifique

  • Laurent Chatel, Université Lille III
  • Taous Dahmani, Université Panthéon Sorbonne
  • Mark Durden, Centre for European Documentary Research, University of South Wales
  • Steve Edwards, Birkbeck College, University of London
  • Charlotte Gould, Université Sorbonne Nouvelle
  • Béatrice Laurent, Université Bordeaux Montaigne
  • Carla Mitchell, Four Corners Gallery, London
  • Corinne Nativel, Université Paris Est Créteil

Lugares

  • Université Paris Est Créteil, 61 Avenue du Général de Gaulle
    Créteil, Francia (94)

Fecha(s)

  • viernes 15 de noviembre de 2019

Palabras claves

  • photographie, collaboration, pratique collective, participation, représentation

Contactos

  • Mathilde Bertrand
    courriel : mbertrand [at] u-bordeaux-montaigne [dot] fr
  • Karine Chambefort-Kay
    courriel : chambefort [at] u-pec [dot] fr

Fuente de la información

  • Mathilde Bertrand
    courriel : mbertrand [at] u-bordeaux-montaigne [dot] fr

Para citar este anuncio

« Collaboration, participation et pratiques collectives dans la photographie contemporaine au Royaume-Uni et en France », Convocatoria de ponencias, Calenda, Publicado el miércoles 09 de octubre de 2019, https://calenda.org/681929

Archivar este anuncio

  • Google Agenda
  • iCal