HomeCultural transfers in European, colonial and global contexts (1650-1850)

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Published on Tuesday, October 08, 2019 by Céline Guilleux

Summary

Le groupement d'intérêt scientifique « Sociabilités / Sociability » du long dix-huitième siècle est heureux de vous communiquer le programme des trois prochaines conférences de son cycle sur les transferts culturels, « Cultural Transfers in European, Colonial and Global Contexts (1650-1850): the Circulation of Models of Sociability », qui constituent l’un des axes de sa réflexion sur l’histoire et la circulation des modèles de sociabilité en Europe et dans les empires coloniaux de 1650 à 1850.

Announcement

Programme – Automne 2019

Vendredi (17h30-19h30), Musée Cognacq-Jay (8 Rue Elzevir, 75003 Paris), salle des conférences, ENTRÉE LIBRE SANS INSCRIPTION PRÉALABLE

Chaque conférence sera précédée à 17h d’une visite flash par une conférencière du musée explorant la thématique du jour dans leurs collections. Ces visites sont gratuites, mais sur inscription par email à : reservation.cognacqjay@paris.fr

1) Vendredi 11 octobre 2019 :  Sociabilité et culture matérielle

  • Ariane FENNETAUX (Université de Paris) :  « Lorgnettes, boîtes à priser et étuis : sociabilité de poche au XVIIIe siècle »

On voit en Europe au XVIIIe siècle se développer une industrie du luxe et du demi-luxe qui vient se nicher dans tout un ensemble de petits objets portatifs réalisés par les bijoutiers et les bimbelotiers du siècle. Lorgnettes, boîte à dragées ou à priser, nécessaire et étuis sont autant d’accessoires de poches souvent précieux et ingénieux, parfois réalisés en matériaux exotiques, qui remplissent les poches des élégants et des élégantes. Ils leur fournissent tout un outillage adapté aux différentes situations sociales leur permettant de se rendre au théâtre, offrir une prise, noter un engagement. Portés dans la poche, ces accessoires participent à des pratiques de sociabilité ritualisées et permettent, à tout moment, une mise en scène du goût et de l’élégance de leur propriétaire, à la fois par le choix des objets, leur préciosité, leur ingéniosité mais aussi par les gestes minutieux qui sont requis pour les manipuler. Loin d’être futiles, ces accessoires qui sont souvent fustigés pour leur luxe et frivolité, sont donc un véritable condensé des transformations de l’Europe à l’époque depuis l’essor de la sociabilité, jusqu’aux avancées techniques et industrielles en passant par le développement de la consommation ou la construction des empires.

Discutant : Alexis Tadié (Sorbonne Université)

2) Vendredi 22 novembre 2019 : Sociabilité et marché de l’art

  • Patrick MICHEL (Université de Lille) : « Le cabinet du collectionneur au XVIIIe siècle : espace de l’échange, de la circulation des idées, des savoirs et des objets »

Dans son Spectacle de la Nature, l’abbé Pluche fait dire à l’un de ses protagonistes : « Ouvrons à présent ces armoires souterraines, & voyons ce qu’elles contiennent. Mais puisque nous avons à notre disposition le cabinet de M. le comte, parcourons, si vous voulez, une partie des différentes loges où il a disposé par ordre les échantillons de la plupart des choses que nous tirons de dessous terre. (…) ». Une telle citation nous introduit à la notion de cabinet comme espace de la pratique savante. Mais plus on avance dans le siècle, plus on constate une modification du statut des collections. Qu’il s’agisse du cabinet du naturaliste, de l’antiquaire, de l’amateur d’estampes ou bien encore de dessins ou de tableaux, celui-ci accorde une place grandissante à des fonctions telles que la recherche, le partage des savoirs et la pédagogie, affirmant la dimension cognitive des cabinets. Ceux-ci deviennent au XVIIIe siècle, un lieu de la sociabilité mondaine, au même titre que les salons, les clubs, les cafés, les sociétés savantes, voire les loges maçonniques. Une gravure d’Augustin de Saint-Aubin, d’après un dessin de Gabriel de Saint-Aubin formant frontispice du catalogue de la vente Dezallier d’Argenville en 1766, illustre parfaitement cette notion de partage du savoir en société qui sera le fil conducteur de notre conférence. Mais au-delà de la fréquentation des cabinets, la formation d’une collection et son organisation donnent lieu à un intense commerce épistolaire ce qui montre bien que la réunion d’objets qu’il s’agisse d’objets d’art ou de spécimens d’histoire naturelle dans un cabinet doit poursuivre un but premier : la communication qui contribue aux progrès de la connaissance. Notre propos sera donc dans le cadre de cette conférence de mettre en évidence le cabinet du collectionneur comme un espace de l’échange, de la circulation des idées, des savoirs et des objets.

Discutante : Annick LEMOINE (Musée Cognacq-Jay)

3) Vendredi 13 décembre 2019 : Sociabilité et célébrité

  • Antoine LILTI (EHESS) :  « De la sociabilité à la célébrité : l’espace public des Lumières »

Les travaux sur l’espace public au XVIIIe siècle ont beaucoup insisté sur les pratiques de sociabilité : salons, académies, réseaux de correspondance. L’espace public était ainsi perçu comme la continuation de la République des lettres. Nous pouvons désormais en avoir une vision différente. La grande transformation du XVIIIe siècle est liée à la "révolution médiatique" marquée par le développement rapide de la culture de l’imprimé, la multiplication des journaux et la circulation des images. Ces mutations ont des racines qui remontent au XVIe siècle mais prennent une forme nouvelle au cours du XVIIIe siècle. La culture de la célébrité en est un des traits les plus notables. Nous aborderons quelques-uns de ses aspects et la façon dont elle a modifié les pratiques de sociabilité traditionnelle.

  • Brian COWAN (Mc Gill University): “Histories of Fame and Celebrity in Early Modern Perspective” - Conférence en anglais

The history of fame and the history of celebrity are related, but distinct, fields of inquiry. The history of celebrity as a particularly modern form of fame has become the focus of many new studies that seek to locate its emergence at various points in the later eighteenth and nineteenth centuries. I argue that celebrity formation is best understood as an aspect of a longer-term history of fame and publicity that developed slowly over the course of the early modern era. The emergence of print culture and the commercial theatre, and of publics for them, in the sixteenth and seventeenth centuries provided the basis for the making of modern celebrity in the eighteenth and nineteenth centuries. Celebrity is therefore better understood not as a radical rupture in the longue durée history of fame, but as a product of long-term transformations in the history of public and private identities. 

Discutante: Annick COSSIC (UBO Brest)

Informations pratiques

Places

  • Salle des conférences du Musée Cognacq-Jay - 8 rue Elzévir
    Paris, France (75003)

Date(s)

  • Friday, October 11, 2019
  • Friday, November 22, 2019
  • Friday, December 13, 2019

Keywords

  • sociabilité, modèle, Grande-Bretagne, Europe, Empire colonial

Contact(s)

  • Annick COSSIC
    courriel : annick [dot] cossic [at] univ-brest [dot] fr
  • Valérie CAPDEVILLE
    courriel : valerie [dot] capdeville [at] univ-paris13 [dot] fr

Information source

  • Valérie CAPDEVILLE
    courriel : valerie [dot] capdeville [at] univ-paris13 [dot] fr

To cite this announcement

« Cultural transfers in European, colonial and global contexts (1650-1850) », Lecture series, Calenda, Published on Tuesday, October 08, 2019, https://calenda.org/685637

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