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The digital technologies and death

Les technologies numériques et la mort

Frontières journal, theme issue

Revue Frontières - Numéro thématique

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Published on Wednesday, October 30, 2019 by Anastasia Giardinelli

Summary

La revue Frontières est heureuse de vous informer de l’ouverture d’un appel à communications et à articles pour l’un de ses numéros à venir, Les technologies numériques et la mort, dont la publication est prévue pour juin 2021. Ce numéro prévoit explorer plusieurs axes thématiques : dématérialisation de la mort et stratégies numériques des acteurs de la mort; liaisons ou dé-liaisons avec les morts?; passages à l’acte et mises à mort en ligne; deuils transnationaux et big data; vivre en ligne et tuer la mort : un objectif transhumaniste?

Announcement

Direction du numéro

  • Mouloud Boukala, Professeur, École des médias, UQAM
  • Gil Labescat, Chargé de cours, École de travail social, UdeM
  • Hélène Bourdeloie, Maître de conférences, Université Paris 13 - Sorbonne Paris Cité

Argumentaire

À l’heure où notre vie sociale est peu à peu « colonisée » par les dispositifs numériques (Smyrnaios, 2016), la mort se technologise de plus en plus. Cette incursion du numérique suscite l’émergence de nouvelles problématiques en termes scientifiques, juridiques, politiques, éthiques, méthodologiques, anthropologiques, sociétaux et thanatologiques. Elle soulève aussi des enjeux en matière de transhumanisme qui conduisent chercheurs, praticiens et acteurs du funéraire ou du soin entourant la mort à renouveler leurs questionnements et leurs pratiques. Elle transforme en profondeur les pratiques et expériences de construction du sens et de l’identité tout comme les dimensions psychologiques et les aspects socioculturels et professionnels liés à la mort.

Cette submersion du numérique interroge les frontières mouvantes et en perpétuelle redéfinition entre présence et absence, oubli et éternité, sphère publique et privée, liberté et normativité (Walter, 2015). La persistance des traces numériques d’un défunt, les notifications envoyées par un réseau comme Facebook au travers de ses algorithmes qui ignorent la mort du titulaire d’un compte, les annonces « intempestives » de la mort d’un proche… ébranlent le rapport au souvenir, à l’héritage, au patrimoine, au processus de deuil, à l’organisation des obsèques… (Bourdeloie et al., 2016) ou à la célébration des morts. L’emprise du numérique renouvelle ainsi la question du sens de la mort, et en particulier sur le Web (Cavallari, 2013), tout comme celui des ritualités funéraires (Quinche, 2017; Dilmaç, 2016; Kaleem, 2012) qui changent dans leurs modalités d’expression (Florea, 2018).

Dans les mondes numériques, la célébrité post-mortem est autrement fabriquée (Quemener et Dakhlia, 2018), certains profils de morts sont abandonnés (Cavallari, 2013), des cimetières virtuels prolifèrent (Gamba, 2016; Bourdeloie, 2015), la quête d’immortalité est fantasmée (Gamba, 2016, 2007), des réseaux sociaux sont investis pour rendre hommage aux morts (Brubaker, Hayes et Dourish, 2012), des sites font office de faire-part (Pène, 2011), des cérémonies funéraires sont retransmises via des sites de partage de fichiers, de fausses rumeurs de décès s’amplifient, des morts symboliques et sociales (cyber-harcèlement et cyber-humiliation) se font jour (Dilmaç, 2014), des informations liées au suicide sont recherchées (Neyrand, 2018) et des contenus d’exécution de plans d’attaque (attentats, tueries de masse, etc.) sont créés, circulent et laissent des traces…

Les questions posées sont d’ordre anthropologique, psychologique, social et éthique. Quelle est la signification de mourir sur le Web (Cavallari, 2013)? Comment investir des espaces numériques où les traces du mort persistent tandis que certains endeuillés voudraient les voir disparaître à jamais? L’arrivée des objets connectés interroge les formes et fonctionnements qu’un portrait numérique de défunt pourrait avoir : fragmentaire, public, ouvert…? De telles pratiques ou sites mémoriels favorisent-ils l’apprivoisement de la perte du défunt par l’entremise d’une reconnaissance sociale par les partages d’informations dans les mondes numériques ou, au contraire, agissent-ils comme des espaces de « répétition traumatique » (Missonier, 2015)? Comment les pratiques numériques relatives à la mort, à la mémoire et au deuil se reconfigurent-elles à l’aune de « cadres informationnels et énonciatifs » (Pène, 2011) enchevêtrés aux technologies numériques? Participent-elles d’un « processus de désinstitutionnalisation du deuil collectif » (Wrona, 2011)? Quelles sont les stratégies adoptées par les acteurs du secteur funéraire en matière d’innovations technologiques (Ben Slimane et Diridollou, 2017)?

Plusieurs axes thématiques sont envisagés :

1) Dématérialisation de la mort et stratégies numériques des acteurs de la mort

La mort constitue un marché (Berger, 2007) avec ses spécificités, dont une « “économie de la captation”, associée à la mise en œuvre d’agencements sociotechniques organisant la canalisation des clients vers un prestataire unique » (Trompette, 2005, p. 233). Elle donne lieu à une industrie du mort numérique en développement (Walter et al., 2011) où, dans une lutte concurrentielle, prolifèrent de nombreuses jeunes entreprises (Parr cité par Pène, 2011), de nouveaux acteurs et prestataires de services aux côtés des « traditionnels » professionnels du funéraire (entreprises de pompes funèbres, crématoriums, funérariums, compagnies d’assurance, etc.). Animées par des considérations économiques et marchandes, ces jeunes entreprises ont non seulement dû assurer leurs offres de services en ligne – modifiant ainsi leurs relations avec leur clientèle et partenaires – mais aussi développer des stratégies de communication organisationnelle et de création publicitaire inventives non dénuées d’humour (Ferreira Coêlho et da Silva, 2017) pour promouvoir leurs activités. Proposant de réunir en toute sécurité les personnes ne pouvant assister aux funérailles (personnes âgées, invalides, proches éloignés géographiquement ou expatriés) par la retransmission vidéo de cérémonies funéraires (Pitsillides, Katsikides et Conreen, 2009), mettant à disposition un deathbook pour partager les émotions ou un principe de crowdfunding (financement participatif) pour soutenir les familles endeuillées, les plateformes numériques ne cessent de rivaliser en offres technologiques au service du souvenir.

L’avènement du numérique dans la filière des métiers entourant la mort a bousculé les pratiques sociales et socioprofessionnelles et fait naître de nouveaux acteurs. Si les mémoriaux sur les réseaux sociaux ont suscité l’apparition d’un genre particulier de curateurs, les « curateurs agençant les données, en prenant soin au-delà de la mort de leurs auteurs, leur donnant inlassablement du sens » (Pène, 2011), force est de constater que les réseaux numériques mobilisent quotidiennement des milliers de modérateurs de contenus exposés, selon leur localisation géographique, à des vidéos de suicides, d’homicides et de mises à mort (pendaisons, tortures, décapitations, etc.). L’exposition à ces images soulève des enjeux psychologiques prépondérants puisque certains employés présentent des symptômes semblables à ceux du syndrome de stress post-traumatique (SSPT) (Soyez, 2019; Tual, 2019).

D’autres acteurs en amont et en aval du processus de la mort sont aussi aux prises avec ces nouvelles réalités. Le personnel soignant (médecins, infirmières, travailleuses sociales, psychologues, etc.) en soins palliatifs doit désormais interagir avec des technologies d’accompagnement à distance pour dire adieu aux proches qui, dans une autre localité, souhaitent voir une dernière fois l’être aimé...

2) Liaisons ou dé-liaisons avec les morts?

Le numérique favorise les relations entre vivants et morts (Bourdeloie et al., 2016; Brubaker et Hayes, 2011). La nature de la communication avec l’au-delà et les rituels accompagnant la mort est repensée. En effet, outre la mobilité et la convergence numérique (téléphonie, photographie, vidéo, ordinateur, etc.) qui les caractérisent, ces technologies regorgent de potentialités qui ouvrent des interrogations en termes d’eschatologie. Les technologies numériques peuvent favoriser la communication avec Dieu (Douyère, 2011), avec les esprits (Georges, 2013) ou la poursuite de ses pratiques religieuses (Pew Research Center, 2014).

Quelles nouvelles formes d’interactions se font jour « avec ses propres morts, et aussi avec les autres vivants à l’égard des morts » (Gamba, 2007, p. 109) lors de « ces expériences de deuil médiatisées » (Lachance et Julier-Costes, 2017)? Quels registres (ludique, mémoriel, affectif, symbolique, etc.) mobilisent-elles? Ces technologies participent-elles d’une « resacralisation de la mort qui met en œuvre des rituels plus personnels, plus intimes, mais que l’on peut aisément partager avec n’importe qui » (Gamba, 2007, p. 109)?

3) Passages à l’acte et mises à mort en ligne

Les technologies numériques peuvent être mobilisées pour planifier un passage à l’acte (suicide, tuerie de masse, immolation, assassinat) et/ou exposer sa mise à mort et la mettre en scène.

Les réseaux socionumériques permettent aussi de nouvelles modalités collectives et singulières du mourir-ensemble où se donnent à voir la mise en scène et le partage de sa mort. Selon les contextes, ces pratiques mobilisent différents registres de justification morale qui méritent des approches comparées. En 2004, au Japon, sept jeunes s’étaient rencontrés via Internet pour se tuer ensemble. En 2016, en France, une jeune adulte s’était suicidée en direct en utilisant l’application Periscope. Le site web récemment fermé WatchPeopleDie, dont l’une des règles était « There must be a Person’s death in the post, or reasonable expectation thereof », reposait quant à lui sur le partage et la mise en ligne de vidéos d’exécutions, d’accidents (domestiques, de la route, etc.) et de faits divers axés sur la mort.

Le Web est par ailleurs couramment utilisé par les auteurs de tuerie de masse, souvent très actifs avant leur passage à l’acte en documentant leurs démarches par des manifestes écrits ou vidéo, lettres, blogues, journaux intimes…, quand ils ne déposent pas une vidéo de leur passage à l’acte sur les réseaux sociaux en ligne. Ainsi en va-t-il de l’Australien Brenton Tarrant qui a diffusé pendant 17 minutes, sur Facebook, l’assassinat de 51 personnes dans deux mosquées de Christchurch en Nouvelle-Zélande.

Ces nouvelles pratiques invitent à s’interroger sur la manière dont se créent et transforment les contenus en ligne. Elles interrogent aussi le sens de ces pratiques.

4) Deuils transnationaux et big data

Cette entrée analytique par les deuils mondialisés et grands corpus de traces (big data) vise à prendre en compte les multiples échelles de la mort à l’ère du numérique et élargir sa focale d’observation. Face à des flux d’informations et de populations toujours plus nombreux et des formes d’organisations sociales de plus en plus labiles et aux contextes mouvants, la mort à l’ère du tout numérique s’accompagne également d’un changement d’échelle à plusieurs niveaux :

1) Les pratiques individuelles funéraires s’associent à des ritualités numériques de plus grande ampleur que sont les deuils mondialisés (Pène, 2011) faisant suite à des catastrophes naturelles (séismes, inondations, etc.), industrielles ou aériennes. Ces usages numériques permettent la mise en œuvre d’actions à caractère transnational. Il s’agira alors d’appréhender les formes que revêtent ces deuils mondialisés, d’identifier les orientations que dessinent ces « global groups » (ibid.) en vue d’analyser leurs diverses modalités de productions de liens, de discours et d’actions. Une attention particulière pourra être portée sur la « diaspora des morts » (ibid.) et sur les façons dont les familles diasporiques célèbrent leurs défunts.

2) L’établissement de très grands corpus de traces (big data) qui se propagent sur le Web et ailleurs dans les mondes numériques modifie résolument les méthodologies et intérêts de recherche en études sur la mort et le deuil. Si, pendant plusieurs années, « la primauté méthodologique dominante était orientée vers le développement de modèles de causalité et d’explication de la réalité sociale. Aujourd’hui, par contraste, nous remarquons un renouveau pour les approches centrées soit sur la stricte description des situations, soit sur des démarches de classification des données en vue de la mise en relief par un processus inductif de nouvelles catégories pour penser la sphère sociale » (Proulx, à paraître). En permettant de travailler sur les traces d’activités des populations entières, et en ne se limitant plus à celles d’un d’échantillon, la démultiplication des données transactionnelles produites par les plateformes numériques joue un rôle significatif dans l’élaboration des indices de mortalité et de l’analyse de ses causes ainsi qu’en matière d’épidémie ou de prévention de pratiques à risques. Quels sont les chercheurs ayant accès aux traces de ces données massives souvent produites par des sociétés privées, propriétaires des infrastructures et plateformes numériques? Dans quels domaines en lien avec la mort et à quelles fins sont employées les méthodes d’apprentissage automatique (machine learning) issues de l’intelligence artificielle? Quelles en sont les conséquences en matière de politiques publiques?

5) Vivre en ligne et tuer la mort : un objectif transhumaniste?

Le numérique interroge le statut et l’identité des morts ainsi que leur devenir; le rapport à la mort biologique et la continuité de leur vie socionumérique au regard d’une identité post-mortem en ligne que continuent de fabriquer les endeuillés (Bourdeloie et Julier-Costes, 2016; Georges et Julliard, 2014). Il questionne aussi les usages que font les endeuillés des données post-mortem et plus généralement des projets ante mortem de nos données, à l’exemple des coffres-forts numériques qui, créés pour gérer les données éparpillées dans le Web profond après le décès de leurs propriétaires, offrent la possibilité aux vivants d’assumer leur propre commémoration et désir d’immortalité (Gamba, 2016).

En ligne, les morts continuent d’être des acteurs sociaux (Georges et Julliard, 2014; Walter et al., 2011; Pène, 2011) dont l’une des caractéristiques est leur « sur-visibilité » qui leur confère une sorte d’immortalité virtuelle (Dilmaç, 2016; Gamba, 2016). Dès lors, les existences numériques persistantes soulèvent des questions juridiques et éthiques complexes qu’il faut considérer à l’aune des politiques de gestion des données des entreprises du Web et des cadres législatifs nationaux : « quels sont les moyens dont disposent les proches des défunts pour gérer leurs données post-mortem? Comment les internautes peuvent-ils manifester leurs volontés concernant le devenir de leurs données? Comment concilier les aspirations de chacun de son vivant avec celles des héritiers, dès lors que des instructions n’ont pas été explicitement formulées s’agissant d’un désir de mortalité ou d’immortalité dans les mondes numériques? » (Bourdeloie et Chevret-Castellani, 2019, p. 68).

Le 4 février 2019, une émission intitulée « Se libérer de la mort, objectif ultime du transhumanisme » diffusée sur Radio Canada interrogeait le sociologue Nicolas Le Dévédec (2019). Dans la lignée de ces interrogations sur cette quête de dépassement de la mort qui répondent à un projet transhumaniste, il s’agit d’interroger, dans une perspective critique, la façon dont la technologie produit un rapport nouveau à la mort.

Modalités de soumission

Les propositions peuvent être soumises pour :

Le colloque uniquement (UQAM, Montréal, 1er mai 2020) - La revue Frontières uniquement (soumission des articles complets le 2 octobre 2020) - Le colloque et la revue Frontières

La proposition indiquera : le nom, l’affiliation, le courriel, le titre et un résumé de 300 mots (espaces non comprises).

Elle sera simultanément envoyée avant le 17 janvier 2020 à :

  • Boukala.Mouloud@uqam.ca
  • Gil.Labescat@umontreal.ca
  • Helene.Bourdeloie@univ-paris13.fr

Calendrier

  • Soumission des propositions : 17 janvier 2020
  • Décision d’acceptation ou de refus : 22 mars 2020
  • Colloque Les technologies numériques et la mort (UQAM, Montréal, Québec-Canada) : 1er mai 2020
  • Soumission des articles complets (6000 mots bibliographie et notes incluses, espaces non comprises) selon le protocole de publication de la revue Frontières : 2 octobre 2020
  • Fin du processus d’évaluation par les pairs et communication des résultats (une acceptation de la proposition ne signifie pas une acceptation automatique de l’article) : 1er février 2021
  • Dépôt des versions finales des articles retenus : 30 mai 2021
  • Publication de la revue en ligne : Juin 2021

Bibliographie

Ben Slimane, K. et C. Diridollou (2017). « Les stratégies de légitimation morale de l’innovation : Les transmissions vidéo des cérémonies funéraires via Internet en France », Revue française de gestion, vol. 1, no 262, p. 89-104, doi:10.3166/rfg.2017.00115.

Berger, R. (2007). « La mort, un commerce comme un autre? », Crédoc. Consommation et modes de vie, no 206, http://www.credoc.fr/pdf/4p/206.pdf.

Bourdeloie, H. (2015). « Usages des dispositifs socionumériques et communication avec les morts », Questions de communication, vol. 2, no 28, p. 101-125.

Bourdeloie, H. et M. Julier-Costes (2016). « Deathlogging: Social life beyond the grave. The post-mortem uses of social networking sites », dans S. Selke (dir.), Lifelogging. Digital Self-Tracking and Lifelogging Between Disruptive Technology and Cultural Transformation, New York, Springer, p. 129-149.

Bourdeloie, H. et al. (2016). « De la vie numérique des morts. Nouveaux rites, nouvelles liaisons », dans F. Liénard et S. Zlitni (dir.), Médias numériques & communication électronique, Limoges, Éditions Lambert-Lucas, p. 837-850.

Bourdeloie, H. (2018). « Vivre avec les morts au temps du numérique. Recompositions, troubles & tensions », Semen, no 45, p. 25-52.

Bourdeloie, H. et C. Chevret-Castellani (2019). L’impossible patrimoine numérique? Mémoire & traces, Lormont, Le bord de l’eau.

Brubaker, J. R. et G. R. Hayes (2011). « We will never forget you : An empirical investigation of post-mortem MySpace », Colloque Computer-Supported Cooperative Work and Social Computing (CSCW), Hangzhou, 19-23 mars.

Brubaker, J. R., G. R. Hayes et P. Dourish (2012). « Beyond the grave : Interpretation and participation in peri-mortem behavior on Facebook », The Information Society, vol. 29, no 3, p. 152-163.

Cavallari, P. (2013). Après le dernier clic : que signifie mourir sur le web? Sens public, https://doi.org/10.7202/1043653ar.

Dilmaç, J. A. (2014). « Humiliation in the virtual world: Definitions and conceptualization », International Journal of Human Sciences, vol. 11, no 2, p. 1285-1296.

Dilmaç, J. A. (2016). « Mort et mise à mort sur internet », Études sur la mort, vol. 2, no 150, p. 151-173, doi:10.3917/eslm.150.0151.

Douyère, D. (2011). « La prière assistée par ordinateur », Médium, no 27, p. 140-154.

FLOREA, M.-L. (2018). « Les mémoriaux numériques », Semen, n° 45, p. 53-86.

Gamba, F. (2007). « Rituels postmodernes d’immortalité : les cimetières virtuels comme technologie de la mémoire vivante », Sociétés, vol. 3, no 97, p. 109-123.

Gamba, F. (2015). « Vaincre la mort : reproduction et immortalité à l’ère du numérique », Études sur la mort, vol. 1, no 147, p. 169-179.

Gamba, F. (2016). Mémoire et immortalité aux temps du numérique, Paris, L’Harmattan.

Georges F. (2013). « Le spiritisme en ligne. La communication numérique avec l’au-delà », Les Cahiers du numérique, 3, vol. 9, p. 211-240.

Georges, F. et V. Julliard (2014). « Aux frontières de l’identité numérique : éléments pour une typologie des identités numériques post mortem », dans I. Saleh, N. Bouhhaï et H. Hachour (dir.), Les frontières du numérique, Paris, L’Harmattan, p. 33-48.

Julier-Costes, M. (2016). « Socio-anthropologie du deuil chez les jeunes. La mort d’un-e ami-e à l’ère du numérique », dans D. Jeffrey, J. Lachance et D. Le Breton (dir.), Penser l’adolescence. Approche socio-anthropologique, Paris, Presses universitaires de France, p. 125-136.

Julliard, V. et N. Quemener (2018). « Garder les morts vivants. Dispositifs, pratiques, hommages », Réseaux, vol. 4, no 210 p. 9-20.

KALEEM, J. (2012). « Death on Facebook now common as “dead profiles” create vast virtual cemetery », Huffington Post, 7 décembre, https://www.huffingtonpost.ca/2012/12/07/death-facebook-dead-profiles_n_2245397.html.

Lachance, J. et M. Julier-Costes (2017). « Le deuil dans un monde connecté », Frontières, vol. 29, no 1, https://www.erudit.org/fr/revues/fr/2017-v29-n1-fr03382/1042980ar/.

Le Dévédec, N. (2019). « La grande adaptation. Le transhumanisme ou l’élusion du politique », Raisons politiques, vol. 2, no 74, p. 83-97, doi:10.3917/rai.074.0083.

Neyrand, B. (2018). Les recherches internet des suicidants : étude transversale sur 200 patients hospitalisés en unité psychiatrique de crise, Thèse de doctorat, Université Claude Bernard Lyon 1.

Pène, S. (2011). « Facebook mort ou vif. Deuils intimes et causes communes », Questions de communication, no 19, p. 91-112.

Pew Research Center (2014). « Religion and electronic media : One-in-five Americans share their faith online », https ://www.pewforum.org/2014/11/06/religion-and-electronic-media/.

PITSILLIDES, S., KATSIKIDES, S., & CONREEN, M. (2009). Digital death. Paper presented at the IFIP WG9.5 “Virtuality and Society” International Workshop, Athens.

PROULX, S. (à paraître). « Politique et reconfiguration des méthodes de sciences humaines et sociales à l’ère de la transition numérique. Entretien avec Mouloud Boukala », Parcours anthropologiques, no 14.

Quemener, N. et J. Dakhlia (2018). « Hérauts et héros de la postérité. Logiques de médiatisation et fabrique de la célébrité post mortem », Réseaux, vol. 4, no 210, p. 53-88, doi :10.3917/res.210.0053.

Quinche, F. (2017). « Faire mémoire sur internet. Les réseaux sociaux et sites de commémoration induisent-ils de nouveaux rapports à la mort? », Frontières, vol. 29, no 1, https ://www.erudit.org/fr/revues/fr/2017-v29-n1-fr03382/1042981ar/.

Smyrnaios, N. (2016). « L’effet GAFAM : stratégies et logiques de l’oligopole de l’internet », Communication & langages, vol. 2, no 188, p. 61-83.

SOYEZ, F. (2019). « Dans les coulisses de Facebook, des modérateurs en stress post-traumatique », CNETFrance, 12 avril, https ://www.cnetfrance.fr/news/dans-les-coulisses-de-facebook-des-moderateurs-en-stress-post-traumatique-39883413.htm.

Trompette, P. (2005). « Une économie de la captation : les dynamiques concurrentielles au sein du secteur », Revue française de sociologie, vol. 46, no 2, p. 233-264.

TUAL, M. (2019). « Meurtres, pornographie, racisme… Dans la peau d’un modérateur de Facebook », Le Monde, 8 avril, https ://www.lemonde.fr/pixels/article/2019/04/08/meurtres-pornographie-racisme-dans-la-peau-d-un-moderateur-de-facebook_5447563_4408996.html.

Walter, T. et al. (2011). « Does the Internet change how we die and mourn? Overview and analysis », Omega. Journal of Death & Dying, vol. 64, no 4, p. 275-302.

WALTER, T. (2015). « New mourners, old mourners: online memorial culture as a chapter in the history of mourning », New Review of Hypermedia and Multimedia, vol. 21, no 1-2, p. 10-24.

Wrona, A. (2011). « La vie des morts : jesuismort.com, entre biographie et nécrologie », Questions de communication, no 19, p. 73-90.

Subjects

Date(s)

  • Friday, January 17, 2020

Keywords

  • mort, technologies numériques

Contact(s)

  • Rachel Brousseau
    courriel : frontieres [at] uqam [dot] ca

Information source

  • Rachel Brousseau
    courriel : frontieres [at] uqam [dot] ca

To cite this announcement

« The digital technologies and death », Call for papers, Calenda, Published on Wednesday, October 30, 2019, https://calenda.org/696201

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