InicioL’économie domestique dans les sciences de l’Antiquité

InicioL’économie domestique dans les sciences de l’Antiquité

L’économie domestique dans les sciences de l’Antiquité

The domestic economy in the sciences of Antiquity

Pratiques d’autoconsommation et d’ouverture aux marchés

Self-sufficiency practices and opening up markets

*  *  *

Publicado el martes 14 de enero de 2020 por Céline Guilleux

Resumen

Les études menées par les antiquisants révèlent peu à peu la complexité des liens entre la production domestique et le marché dans les mondes anciens. Cette journée d'étude entend interroger la manière dont les antiquisants travaillant sur différentes aires chronologiques et culturelles mobilisent les sources qui sont à leur disposition pour envisager l’orientation des activités domestiques vers l’intérieur ou l’extérieur de la maisonnée.

Anuncio

Vendredi 15 mai 2020 - Lyon

Argumentaire

L’oikonomia, à l’origine de notre terme économie, signifie « la gestion du domaine familial (oikos) » et peut renvoyer à ce que nous nommons l’ « économie domestique ». Toutefois, la gestion et l’administration auxquelles le nom renvoie pouvant s’appliquer à des domaines autres que l’oikos, les auteurs grecs parlent de l’oikonomia de l’oikos pour désigner l’économie domestique à proprement parler [1]. 

Cette dernière est depuis près d’un siècle et demi au coeur des débats sur la nature des économies antiques. Dans le cadre de la controverse entre primitivistes et modernistes, les premiers ont voulu enfermer l’Antiquité classique dans une économie domestique envisagée de manière fermée, marquée par l’autoconsommation, sous-évaluant l’importance des échanges monétarisés et des marchés. Cette controverse sur la nature des économies antiques apparaît ainsi comme une « controverse de l’oikos [2] ». Ce n’est pourtant que depuis quelques décennies que les études sur cette thématique se sont réellement développées. Plusieurs d’entre elles révèlent la complexité des liens entre la production domestique et le marché, remettant en question le caractère fermé, autarcique, de l’économie domestique [3]. La littérature, l’épigraphie, l’archéologie, l’architecture, la céramologie, la numismatique constituent autant de sources qui permettent d’envisager l’organisation de ces activités de production et de gestion des ressources et leur orientation vers l’autoconsommation et/ou la vente à l’extérieur de l’oikos.

Avant même de reprendre l’examen des sources, ce qui ferait l’objet d’un programme plus ambitieux, il convient de s’interroger sur la manière dont les antiquisants travaillent sur différentes aires chronologiques et culturelles et mobilisent les sources qui sont à leur disposition pour envisager l’orientation des activités domestiques vers l’intérieur ou l’extérieur de la maisonnée. Comment le traitement des sources, en particulier archéologiques, au cours du XXe siècle, influence-t-il la recherche actuelle ? En quoi les méthodes d’analyse, les techniques, et les technologies de la recherche permettent une meilleure compréhension de ces faits économiques ? Quels apports d’approches pluridisciplinaires ?

Par la contribution de différents spécialistes (historiens, épigraphistes, archéologues, céramologues, numismates etc.), il s’agira d’interroger et de confronter les approches et méthodes de la recherche actuelle portant sur l’économie domestique, d’envisager les pratiques d’autoconsommation et/ou d’ouvertures aux marchés ainsi que l’organisation des espaces (d’habitats, de production,de vente) et des individus investis dans ces activités.

Modalités de contribution

Les intervenants pourront présenter des études de cas. Le temps d’intervention est fixé à 25 min. Chercheurs confirmés, jeunes chercheurs et doctorants peuvent nous envoyer leur proposition.  

Les propositions de communications devront être envoyées sous la forme d’un titre et d’un résumé d’environ 300 mots, sous format Word ou PDF, aux trois organisateurs : Jillian Akharraz (akharrazjillian@gmail.com), Louise Fauchier (Louise.Fauchier@univ-lyon2.fr) et Eléonore Favier (eleonore.favier@hotmail.fr).

Date limite de soumission : vendredi 31 janvier 2020

Organisation

  • Jillian Akharraz (Université Lyon 2, HiSoMA),
  • Louise Fauchier (Université Lyon 2,HiSoMA),
  • Eléonore Favier (Université Lyon 2, HiSoMA)

Institutions de rattachement : Université Lumière Lyon 2 et laboratoire HiSoMA UMR 5189

Notes

[1] Austin et Vidal-Naquet 2007, p. 19

[2] Sur la place de l’oikos dans ces débats : voir l’article particulièrement éclairant de H. W. Pearson, « un siècle dedébat sur le primitivisme économique », Revue du MAUSS permanente, 21 janvier 2018 [en ligne].

[3] Voir particulièrement pour le monde grec l’étude de N. Cahill, Household and City Organization at Olynthus,2002

Lugares

  • Lyon, Francia (69)

Fecha(s)

  • viernes 31 de enero de 2020

Archivos adjuntos

Palabras claves

  • domestique, marché, autarcie

URLs de referencia

Fuente de la información

  • Louise Fauchier
    courriel : louise [dot] fauchier [at] univ-lyon2 [dot] fr

Para citar este anuncio

« L’économie domestique dans les sciences de l’Antiquité », Convocatoria de ponencias, Calenda, Publicado el martes 14 de enero de 2020, https://calenda.org/729984

Archivar este anuncio

  • Google Agenda
  • iCal
Buscar en OpenEdition Search

Se le redirigirá a OpenEdition Search