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Urban food system and health in Africa

Système alimentaire urbain et santé en Afrique

Journal “Espace Territoires Sociétés et Santé” (Nr. 5)

Revue « Espace Territoires Sociétés et Santé » (n° 5)

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Published on Tuesday, February 11, 2020 by Anastasia Giardinelli

Summary

L’objectif ici est de décrypter les systèmes alimentaires urbains afin de comprendre et d’expliquer leur dysfonctionnement, ainsi que leur interaction avec la santé ; puis, de simuler les scénarii de régulations possibles de la situation. Ce dossier thématique participe de la volonté de la revue Espace Territoires Sociétés et Santé à contribuer, à partir du levier scientifique, à l’amélioration des cadres programmatiques et au renforcement des capacités de gouvernance des systèmes alimentaires urbains en Afrique. L’enjeu ici est la réduction substantielle et durable de l’insécurité alimentaire urbaine ainsi que les répercussions socio-sanitaires associées pour un développement durable des villes africaines.

Announcement

Coordination

  • Pr Dominique MEVA’A ABOMO (HDR), Université de Douala (Cameroun)
  • Pr Parisse AKOUANGO, Université Marien Ngouabi (Congo-Bazzaville)
  • Dr Parfait MATOUTY, Université Marien Ngouabi (Congo-Bazzaville)

Argumentaire

L’insécurité alimentaire constitue l’une des plus grandes peurs mondiales au 21ème siècle. D’après la FAO (2019), plus de 2 milliards de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire et plus de 80 millions souffrent de la faim dans le monde. La famine constitue dès lors une véritable pandémie. La même source signale que l’Afrique est le continent où les populations (20 %) souffrent le plus de la faim dans le monde. Sur les 41 pays qui ont besoin d’une aide alimentaire dans le monde, 75,60 % se trouvent en Afrique, soit 31 pays[1]. Autrement dit, plus de la moitié des pays (57,40 %) du continent ont besoin de l’aide alimentaire. Cinq pays africains connaissent une insécurité alimentaire sévère ou aigüe (la République démocratique du Congo, l'Ethiopie, le Soudan, le Soudan du Sud et le Nigeria). Ces cinq pays comptent 40 millions de personnes sur les 113 millions concernées dans le monde, soit 33,39 %[2]. Une augmentation significative des pays ayant besoin d’une aide alimentaire est observée depuis 2009 dans le continent, soit plus de 10 pays en 10 ans (FAO, SIMAR, 2019). Dans l’ensemble, 88,76 % de personnes ayant besoin d’une aide alimentaire dans le continent souffrent d’une sous-nutrition chronique, soit 237 millions d’individus sur 256,5 millions de personnes souffrant de la faim (soit, environ 20 % de la population du continent). Entre autres, 59 millions d’enfants de moins de 5 ans souffrent d’un retard de croissance, soit environ 30,33 %. 9,7 millions (5%) d’enfants de cette même tranche d’âge sont victimes d’une surcharge pondérale, et 13,8 millions (7,1%) souffrent d’une insuffisance pondérale. L’obésité est observée quant à elle chez 11,8% de la population. L’insalubrité alimentaire renforce ce profil de l’insécurité alimentaire de l’Afrique avec une quasi-endémicité de plusieurs maladies d’hygiènes alimentaires (à l’exemple de la typhoïde, la dysenterie, le choléra, les diarrhées…), marquée par des poussées épidémiologiques à forte fréquence. En définitive, la situation reste alarmante en dépit des multiples actions de lutte contre la malnutrition, et la sous-alimentation dans le continent.

Cette situation est révélatrice d’un profond dysfonctionnement des systèmes alimentaires. D’après, Malassis L. (1979), fondateur de l’économie agroalimentaire,  un Système Alimentaire désigne la manière dont les hommes s’organisent, dans l’espace et dans le temps, pour obtenir et consommer leur nourriture. Il renvoie d’après Alid (2011), à l’ensemble des activités urbaines et périurbaines de production, d’échange, de transformation, de distribution et de consommation soumis à des évolutions sans précédent qui concernent différentes parties prenantes : l’industrie agroalimentaire, les consommateurs urbains et les pouvoirs publics. Il s’assimile, au sens de Fournier et Touzard (2014), à un ensemble de relations entre les activités urbaines et rurales, les flux (physiques, économiques, informationnels), les institutions et les connaissances qui contribuent à nourrir une population urbaine. Et pour Meva’a Abomo, Makita Njoh et al., (2019), le système alimentaire est l’ensemble des dispositifs et dispositions, des mécanismes et processus, autant structurels que fonctionnels en interdépendance, qui intègrent les enjeux sanitaires et de durabilité, en matière de production, de transport, de transformation, de distribution et de consommation des produits alimentaires.

Toutes ces approches de perception sont révélatrices de la difficulté à circonscrire et à maîtriser le système alimentaire, ainsi que sa gouvernance dont l’enjeu est la sécurité alimentaire. D’après Meva’a Abomo, Akamba Mvomo et al., (2019) la sécurité alimentaire désigne la capacité à garantir durablement un niveau de satisfaction acceptable des besoins alimentaires de toutes les couches de la population au sein d’une communauté donnée, en quantité et en qualité d’une part, puis en tout temps et en tout lieu de son cadre de vie d’autre part, afin de promouvoir le bien-être de cette communauté et son développement durable. Pour le comité de Sécurité Alimentaire Mondiale (2013) la sécurité alimentaire existe lorsque tous les êtres humains ont, à tout moment la possibilité physique, sociale et économique de se procurer une nourriture suffisante, saine et nutritive, leur permettant de satisfaire leurs besoins et préférences alimentaires pour mener une vie saine et active. La sécurité alimentaire est en définitive le produit d’un type de gouvernance du système alimentaire. A l’inverse, l’insécurité alimentaire résulte des dysfonctionnements de la gouvernance d’un système alimentaire qui se veut transversale et qui implique tous les acteurs.

Des inégalités géographiques de l’ampleur de l’insécurité alimentaire sont observées entre les pays africains d’une part, puis entre les espaces urbains et ruraux à l’intérieur d’un même pays. Les espaces urbains sont des lieux de prédilection de cette insécurité vue la croissance rapide de la population urbaine, et donc, de la demande alimentaire dans un contexte de pauvreté. Cette expansion sociodémographique est le produit de deux dynamiques agissant en synergie : la forte croissance naturelle urbaine et la migration urbaine (Meva’a Abomo, 2019 ; Etoa Ndende, 2018 ; Babacar Ndione, 2014 ; Vimard, Fassassi, 2011 ; Zamwangana Tungu, 2003). Ces dynamiques sont à l’origine de l’évolution rapide des taux d’urbanisation de toutes les sous-régions du continent[3]. D’une manière générale, le taux d’urbanisation du continent qui était de 26,7 % en 1980 est passé à 40,4 % en 2015 ; il est projeté à 55,9 % en 2050 (Nations Unies, 2016). D’après la même source, plusieurs pays du continent se particularisaient déjà, en 2015, avec des taux d’urbanisation davantage inquiétants à l’exemple du Gabon (87,2 %), de la Lybie (78,6 %), de Djibouti (77,3 %), de l’Algérie (70,7 %)… Autant certains pays sont de véritables Etats-Urbains en devenir, autant l’Afrique elle-même est un continent-urbain en devenir. Si la certitude de ce devenir est indéniable, l’épanouissement et le bien-être des citadins de ce continent urbain, quant à eux, sont d’ores et déjà compromis et incertains, au regard de la profonde anarchie qui caractérise le développement du fait urbain en Afrique.

Cette incertitude est liée à plusieurs facteurs. La multiplication rapide des espaces urbains, par exemple, reste jusqu’ici sous-évaluée, sous-estimée et non contrôlée. Elle est entretenue par deux logiques. La première est la logique de création institutionnelle ou politico-administrative des villes. Des agglomérations rurales sont institutionnellement transformées en villes sans une quelconque planification au préalable, par la force du Décret et pour des raisons très souvent politiques. La seconde est la logique de création endogène où les populations elles-mêmes, à force de rendre un lieu attractif et florissant finissent par s’y agglomérer. L’initiative populaire précède donc la légitimation institutionnelle dans ce cas de figure. Ces deux logiques ont fécondé plusieurs centaines de villes. Les recensements des espaces urbains du continent qui s’articulent très souvent sur les agglomérations de plus de 300 000 habitants dans un contexte où plus de 97 % de villes ont entre 10 000 et 300 000 habitants, fait état de 225 villes reconnues internationalement, au lieu de 7 500 répertoriées par Africapolis[4], une base de données géo-spatiales. La non-maîtrise de cette augmentation rapide et anarchique de l’armature continentale de villes s’accompagne d’une non maîtrise de la croissance également rapide et anarchique de l’armature sociodémographique desdites villes conformément aux taux d’urbanisation évoqués plus haut. Quel que soit la logique de création, la ville africaine souffre d’un profond problème de maîtrise de son développement multiscalaire. Ce problème est entretenu par plusieurs déterminants à l’exemple de la crise de planification et l’insuffisance de capacités urbaines dans tous les domaines. D’une manière générale, l’occupation et la mise en valeur de l’espace précède la planification urbaine dans tous les domaines structurant l’appareil urbain. Puis, l’offre urbaine à faible dynamique d’amélioration quantitative et qualitative, est largement inférieure à une forte demande urbaine en perpétuelle augmentation dans tous les domaines (soins de santé, eau potable, logement, transport public…).

La sécurité alimentaire constitue aussi l’un des secteurs en proie à cette inadéquation entre l’offre et la demande urbaine en Afrique. Cette situation est un produit des dysfonctionnements des systèmes alimentaires urbains en crise de planification et de gouvernance (Akouango, 2018). Elle contraste totalement avec les multiples potentialités et atouts tant agraires qu’humains dont regorge ce continent (Akouango, 2017). D’après Jacquemot (2017) et Dounia Ben Mohamed (2015), l’Afrique dispose de près de 60 % de terres cultivables de la planète et le rapport des Nations Unies (2016) souligne que sa population est la plus jeune du monde. Ce contraste amène, d’une part, à questionner la technostructure en charge de la planification et de la gouvernance des systèmes alimentaires, puis, la socio-structure constituée de l’ensemble des acteurs et des dynamiques d’acteurs se développant dans les secteurs de la production agraire, le transport, la transformation, la distribution, la consommation… de chaque système alimentaire urbain. Le contraste ci-dessus amène, d’autre part, à questionner les répercussions de cette situation alimentaire sur la santé et le développement en Afrique.

Le présent Dossier Thématique de la Revue Espace, Territoires, Sociétés et Santé (RETSSA) ouvre un débat scientifique autour de ce double questionnement. L’objectif ici est de décrypter les systèmes alimentaires urbains afin de comprendre et d’expliquer leur dysfonctionnement, ainsi que leur interaction avec la santé ; puis, de simuler les scénarii de régulations possibles de la situation. Ce Dossier Thématique participe de la volonté de la RETSSA à contribuer, à partir du levier scientifique, à l’amélioration des cadres programmatiques et au renforcement des capacités de gouvernance des systèmes alimentaires urbains en Afrique. L’enjeu ici est la réduction substantielle et durable de l’insécurité alimentaire urbaine ainsi que les répercussions socio-sanitaires associées pour un développement durable des villes africaines.

Axes thématiques des contributions

Les propositions de contribution attendues dans ce Dossier Thématique sont de deux ordres : les réflexions épistémologiques ou théoriques, puis, les résultats des études empiriques portant sur six principaux axes thématiques :

Axe thématique 1 : Réflexions épistémologiques et théoriques

Cet axe thématique s’articule sur des réflexions épistémologiques et théoriques innovantes sur les systèmes alimentaires urbains, la sécurité alimentaire, la sécurité sanitaire des aliments, la souveraineté alimentaire, l’analyse des chaines de valeur alimentaire, la cartographie des chaines de valeur alimentaire, le continuum urbain-rural des systèmes alimentaires, la métropolisation de la sécurité alimentaire, l’interaction système alimentaire urbain et santé, etc., en s’appuyant sur les expériences africaines.

Axe thématique 2 : Dressage des Profils des systèmes alimentaires urbains de l’Afrique

Cet axe thématique se penche sur la caractérisation des systèmes alimentaires urbains de l’Afrique en mettant l’accent sur les cadres politico-institutionnel, législatif et juridico-règlementaire, sur la caractérisation structurelle des systèmes alimentaires urbains, la relation de causalité structurelle entre lesdits systèmes et la santé. Cet axe s’ouvre précisément aux contributions portant sur les pratiques de gouvernance, sur les dynamiques d’acteurs des composantes structurelles desdits systèmes (la production, le transport, la transformation, la distribution et la consommation des produits alimentaires) en établissant le lien avec le risque sanitaire. Les contributions se penchant sur l’analyse du continuum urbain-rural des systèmes alimentaires et de la métropolisation de la sécurité alimentaire en rapport avec la santé sont encouragées. L’axe conduit, en définitive, au profilage des systèmes alimentaires urbains du continent d’une part, et des interactions entre lesdits systèmes et la santé d’autre part.

Axe thématique 3 : Crise de sécurité alimentaire et répercussions sur la santé et le bien-être

La crise de sécurité alimentaire urbaine renvoie à l’insécurité alimentaire urbaine. Elle désigne l’incapacité à garantir durablement un niveau de satisfaction acceptable des besoins alimentaires de toutes les couches de la population urbaine, en quantité et en qualité tant nutritive que sanitaire d’une part, puis de manière permanente (en tout temps) et en tout lieu de l’espace urbain d’autre part, afin de promouvoir l’épanouissement desdites populations et le développement urbain durable. Cet axe thématique analyse cette crise à partir des expériences empiriques suivant trois entrées : les déterminants, la caractérisation et les répercussions. Les déterminants renvoient aux causes politiques, économiques, sociales, culturelles et écologiques de la crise. La caractérisation porte sur le décryptage des problèmes d’approvisionnement et d’accessibilité physique aux aliments, l’analyse des questions relatives aux risques d’hygiène alimentaire ou plus globalement au risque de santé alimentaire ; aux questions relatives à la temporalisation et/ou à la saisonnalité de l’accès aux aliments et au risque sanitaire associé,… Enfin, l’analyse des répercussions portent sur le profilage des faciès épidémiologiques des maladies liées à l’alimentation. Elle  explore également les impacts économiques, sociaux et culturels de la crise de sécurité alimentaire. Cette troisième entrée décrypte plus globalement l’incidence de la crise de sécurité alimentaire sur le bien-être. Les contributions abordant le continuum urbain/rural de cette incidence et les analyses prédictives sont encouragées.

Axe thématique 4 : La question du genre dans les systèmes alimentaires urbains

Cet axe traite de la place de la femme dans le système alimentaire urbain. Il est question de décrypter et d’analyser son implication dans la gouvernance des systèmes alimentaires d’une part, puis dans chaque composante structurelle dudit système : la production, le transport, la transformation, la distribution et la consommation d’autre part. Un intérêt particulier est accordé à l’analyse du vécu de la femme en insistant sur des expériences empiriques de discriminations, abus et violation de droits éventuels. Des études comparatives de vécu hommes / femmes sont encouragés.

Axe thématique 5 : Vers des systèmes alimentaires urbains durables en Afrique

Cet axe thématique se penche sur les solutions à apporter aux dysfonctionnements des systèmes alimentaires urbains d’Afrique, et à la crise de sécurité alimentaire urbaine associée. La réflexion est orientée sur ce qu’il faut concrètement faire pour promouvoir les systèmes alimentaires urbains durables. Un intérêt particulier est accordé aux contributions abordant les questions de changement climatique en rapport avec les systèmes alimentaires et aux contributions qui proposent des mesures d’adaptation appropriées à des contextes empiriques précis.

Axe thématique 6 : Varia

Chaque Numéro de la RETSSA contient une rubrique varia. Ce dernier axe thématique s’inscrit dans cette tradition. Il s’ouvre donc à diverses contributions qui ne sont pas forcément en lien avec la thématique traitée dans ce Dossier (voir les différentes rubriques de la revue RETSSA : www.retssa-ci.com).

Calendrier

  • Date limite de soumission des articles : 31 mars 2020

  • Sélection des contributions par le comité scientifique : 10 avril 2020
  • Date de publication du Dossier Thématique : 30 juin 2020

Consignes aux auteurs

Les contributions doivent se conformer scrupuleusement aux normes éditoriales de la RETSSA. Les consignes aux auteurs sont à consulter dans le site de la revue dont le lien est : http://www.retssa-ci.com/index.php?page=auxauteurs

Coordination du dossier thématique

  • Pr Dominique MEVA’A ABOMO (HDR), Société Savante Cheikh Anta Diop (SS-CAD),                  FLSH-Université de Douala (Cameroun), E-mail : mevaa_abomo@ss-cad.org                          
  • Pr Parisse AKOUANGO, Ecole Nationale Supérieure d’Agronomie et de Foresterie, Université Marien N’Gouabi (Congo-Brazzaville), E-mail : parakouango@yahoo.fr
  • Dr Parfait MATOUTY, Ecole Nationale Supérieure d’Agronomie et de Foresterie, Université Marien N’Gouabi (Congo-Brazzaville), E-mail : parfait.matouty@gmail.com

Modalités de proposition

Les propositions d’articles complets sont à envoyer au secrétariat permanent de la revue (rev.tssa@gmail.com) contre un accusé de réception.

Pour vos contributions et questions, veuillez contacter les responsables du Dossier Thématique ci-dessus.

Bibliographie

AKOUANGO P. (2018), Politiques agricoles durables en république du Congo. Dia-gnostic et perspectives, Brazzaville, L’Harmattan, 126p.

AKOUANGO P. (2017), Elevage des bovins dans les pâturages naturels semi-inondés, Berlin, Editions universitaires européennes, 156p.

ALID (2011), systèmes alimentaires durables. Agence Nationale de la recherche. Agence Nationale de la recherche. http://www.agence-nationale-recherche.fr /ALID, 2011. 31p.

BABACAR NDIONE (2014), L’Afrique centrale face aux défis migratoires, Bruxelles, Facilité Intra-ACP pour les migrations, Organisation International pour les Migrations, Union Européenne, 176.

COMITE DE LA SECURITE ALIMENTAIRE MONDIALE (CSA), (2013), Cadre stratégique mondial pour la sécurité alimentaire et la nutrition, Document final, p.16 / 68p.

DOUNIA BEN MOHAMED (2015) Agriculture : "L’Afrique peut nourrir toute la planète !"

https://www.lepoint.fr/economie/agriculture-l-afrique-peut-nourrir-toute-la-planete-14-04-2015-1921086_28.php

ETOA NDENDE A. (2018), « Douala : de l’eldorado au désillusionnement des migrants infortunés », dans : Dominique MEVA’A ABOMO et Zephania NJI FOGWE (Dir), Collection DOUALAFUTURIS. Tome 1, Défis et enjeux de l’émergence urbaine entre Gouvernance, Aménagement et  dynamiques socioéconomiques, Actes de la 1ère Edition du Symposium International DOUALA-FUTURIS, Douala, Editions Cheikh Anta Diop, p.170-189.

FAO (2019), L’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde, Rapport final, 252p.

FAO, SIMAR (2019); Représentation infographique : https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/03/21/plus-de-la-moitie-des-pays-africains-ont-besoin-d-aide-alimentaire_5439269_3212.html

FOURNIERS., TOUZARD J.M. (2014), « La complexité des systèmes alimentaires : un atout pour la sécurité alimentaire? », VertigO - la revue électronique en sciences de l'environnement [En ligne], Volume 14 Numéro 1 | mai 2014, mis en ligne le 20 mai 2014, consulté le 04 janvier 2020. URL : http://journals.openedition.org/vertigo/14840 ; DOI : 10.4000/vertigo.14840

JACQUEMOT P. (2017), Le mythe de l’abondance des terres arables en Afrique, WillAgri, Comprendre les enjeux de l’Agriculture.

https://www.willagri.com/2017/11/20/mythe-de-labondance-terres-arables-afrique/

MALASSIS, L. (1979), Économie agroalimentaire. T1 : Économie de la consommation et de la production agro-alimentaire, Cujas, Paris.

MEVA’A ABOMO D., AKAMBA MVOMO D., DJOLLA F., ETO EBOUMBOU A., MAKITA NJOH H., MOUKAM NGUEUDEU B. (2019), Agenda Alimentaire Local 2035 de Douala, Rapport final du Projet « Elaboration de la Stratégie de Sécurité Alimentaire de Douala », Société Savante Cheikh Anta Diop (FLSH-Université de Douala), CUD-FAO, 188p.

MEVA’A ABOMO D., MAKITA NJOH H., TCHOUNGA TCHAPDA G., MOUKAM NGUEUDEU B., ETO EBOUMBOU A., MBOVOUM MABALY E., EJUANDE EWONOWOU E. (2019), Diagnostic rapide du système alimentaire urbain de Douala (SYSTALDO), Rapport final, Société Savante Cheikh Anta Diop (FLSH-Université de Douala), CUD-FAO, 438p.

NATIONS UNIES (2016), Profil démographique de l’Afrique, Rapport de la Commission économique pour l’Afrique, 66p.

VIMARD P., FASSASSI R., 2011, « Démographie et développement en Afrique : éléments rétrospectifs et prospectifs », Cahiers québécois de démographie, Vol. 40, N°2, automne, p. 331-364.

ZAMWANGANA TUNGU J.P., 2003, Migration féminine et comportements de fécondité à Kinshasa, African Population Studies Supplement B to vol 19, p. 219-242.

Réferences

[1]Les 41 pays ayant actuellement besoin d'une aide extérieure pour couvrir leurs besoins alimentaires sont l'Afghanistan, le Bangladesh, le Burkina Faso, le Burundi, le Cap Vert, le Cameroun, la République centrafricaine, le Tchad, le Congo, la Corée du Nord, la République démocratique du Congo, Djibouti, l'Erythrée, l'Eswatini, l'Ethiopie, la Guinée, Haïti, l'Iraq, le Kenya, le Lesotho, le Libéria, la Libye, Madagascar, le Malawi, le Mali, la Mauritanie, le Mozambique, le Myanmar, le Niger, le Nigéria, le Pakistan, le Sénégal, la Sierra Leone, la Somalie, le Soudan du Sud, le Soudan, la Syrie, l'Ouganda, le Venezuela, le Yémen et le Zimbabwe. https://news.un.org/fr/story/2019/07/1046931.

[2]https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/nigeria/cinq-pays-d-afrique-en-etat-d-insecurite-alimentaire-aigue_3262019.html.

[3] D’après les Nations Unies (2016), le taux d’urbanisation des différentes sous régions en 2015 sont : 31,33 % en Afrique de l’Est, 51,23 % en Afrique Centrale, 56,16 % en Afrique du Nord, 39,74 % en Afrique Australe et 44,67 % en Afrique de l’Ouest.

[4] https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/06/25/en-afrique-une-urbanisation-a-geometrie-variable_5481352_3212.html.

Date(s)

  • Tuesday, March 31, 2020

Keywords

  • SYSTÈME ALIMENTAIRE, MILIEU URBAIN, SANTÉ, AFRIQUE

Contact(s)

  • Dominique MEVA’A ABOMO
    courriel : mevaa_abomo [at] ss-cad [dot] org

Information source

  • Maimouna YMBA
    courriel : rev [dot] tssa [at] gmail [dot] com

To cite this announcement

« Urban food system and health in Africa », Call for papers, Calenda, Published on Tuesday, February 11, 2020, https://calenda.org/741705

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