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Acteur(s) et actrice(s) en sciences humaines et sociales

Journée d’études des jeunes chercheurs·euses de l’UMR TELEMMe

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Veröffentlicht am Mittwoch, 12. Februar 2020 bei Anastasia Giardinelli

Zusammenfassung

Le concept d'acteur en sciences humaines et sociales a été exploré au cours du séminaire jeunes chercheurs·seuses de TELEMMe (Temps, espaces, langages, Europe méridionale, Méditerranée) au prisme de quatre thématiques : « pratiques et stratégies », « normes et transgressions », « mobilité et spatialité », « genre et agentivité ».

Inserat

Journée d’études des Jeunes chercheurs·euses de l’UMR TELEMMe, 12 mai 2020
, à la Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme (MMSH), Aix-en-Provence

Argumentaire

Collectifs, animaux, objets, intelligences artificielles sont autant de catégories qui aujourd’hui questionnent les contours du concept d’acteur en sciences humaines et sociales. L’acteur·rice se caractérise comme celui ou celle qui agit, qui mène une action, ou encore qui interprète. Au-delà de cette définition, de nombreuses déclinaisons — actant, agent — ainsi que des termes connexes — sujet, individu, personne — révèlent des approches méthodologiques spécifiques parfois en opposition : individuel/collectif, micro/macro, subjectivisme/objectivisme, quantitatif/qualitatif, point de départ/d’arrivée de la réflexion, agissant/non agissant.

Interdisciplinaire, le concept d’acteur semble être omniprésent et constamment mobilisé dans les recherches menées en sciences humaines et sociales au point de faire consensus. Il apparaît comme unité fondamentale de nombreuses disciplines. Toutefois, la dialectique entre holisme et individualisme a fait l’objet de débats au sein des sciences humaines et sociales. Au début du XXe siècle, déjà, le sociologue François Simiand dénonçait l’individu comme l’une des trois idoles des historiens avec l’idole politique et l’idole chronologique1. Cette critique a conduit l’école des Annales à délaisser l’individu, la figure des « grands hommes » et le genre biographique. En littérature, le structuralisme annonçait la mort de l’auteur dépossédé de son oeuvre2. Cependant, dans les années 1980, la crise des structures impersonnelles de l’analyse — idéologies, sociétés, économies — conduit à un « retour de l’acteur3 » aux multiples visages : l’« inflexion actorielle4 » en géographie, la microstoria5, la théorie de l’acteur-réseau en sociologie6, les capacités auto-instituantes de l’acteur en anthropologie7, etc. Ainsi, au regard des multiples évolutions épistémologiques, il apparaît que la façon de concevoir l’acteur n’est pas neutre et influence les analyses.

C’est dans cette même dynamique que le séminaire Jeunes chercheurs·euses s’inscrit. Le concept y a été exploré au prisme de quatre thématiques : « Pratiques et stratégies », « Normes et transgressions », « Mobilité et spatialité », « Genre et agentivité »8. La journée d’études « Acteur(s) et actrice(s) en sciences humaines et sociales » entend prolonger et élargir la réflexion autour de trois axes :

Axe 1 — Être acteur·rice

À quel moment devient-on acteur·rice ? Quels sont les contours et les limites du concept d’acteur ? Comment la construction et la conscience d’être acteur·rice mêlent-elles les questions d’identité, de langage et de valeur ? Dans quelle mesure les sciences humaines et sociales participent-elles de la production de l’acteur·rice à travers les catégories qu’elles emploient ?

Axe 2 — Acteur·rice en action

Quels sont les registres d’action et les stratégies déployés par les acteurs·rices ? Comment les acteurs·rices composent-ils/elles avec des normes et des valeurs ? Dans quelle mesure l’action permet-elle à l’acteur de se réaliser ? Comment le cadre de l’action altère-t-il l’expérience de l’acteur·rice et mobilise-t-il son agentivité ?

Axe 3 — Interagir entre acteurs·rices

Comment les acteurs·rices font-ils/elles système dans leurs interactions ? Comment et pourquoi les acteurs·rices s’organisent-ils/elles en collectif ? De quelles manières se construisent et s’articulent les rapports de pouvoir et de domination entre les acteurs·rices ? En quoi les réflexions autour des réseaux permettent-elles d’intégrer des éléments non-humains à l’analyse ?

Ces thématiques pourront être abordées à l’aide d’études de cas et de travaux empiriques issus de diverses disciplines (histoire, géographie, histoire de l’art et archéologie, sociologie, anthropologie, philosophie, langues et littérature, musicologie, psychologie…). Les communications feront apparaître explicitement les spécificités épistémologiques des sujets qu’elles abordent.

Modalités de contribution

Les propositions des doctorant·e·s ou des jeunes docteur·e·s devront être envoyées

avant le 27 mars 2020

à l’adresse : jeunes.chercheurs.telemme@mmsh.univ-aix.fr

Elles comporteront un titre, un résumé de la communication projetée (500 mots environ) ainsi qu’une brève présentation de l’auteur·e (nom, situation, unité de rattachement).

La journée d’étude se tiendra le 12 mai 2020 à la Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme, 5 rue du château de l’horloge, 13094 Aix-en-Provence. Les frais de transport et d’hébergement restent à la charge des participant·e·s ou de leur institution de rattachement.

Comité d'organisation

  • Dylan BECCARIA, doctorant en histoire moderne
  • Camille CAPAROS, doctorante en histoire moderne
  • Guillaume CONTINI, doctorant en histoire contemporaine 

  • Zoë DUBUS, doctorante en histoire contemporaine
  • Romain FACCHINI, doctorant en histoire moderne
  • Béatrice HERMITTE, doctorante en histoire de l’art contemporain
  • Florie IMBERT-PELLISSIER, doctorante en histoire moderne
  • Mélina JOYEUX, doctorante en histoire contemporaine
  • Alexandre MAHUE, doctorant en histoire de l’art moderne
  • Soizic MORIN, doctorante en histoire contemporaine
  • Pablo PEREZ, doctorant en histoire moderne
  • Emmanuel PORTE, doctorant en histoire moderne
  • Tristan PORTIER, doctorant en histoire contemporaine
  • Julie RATEAU-HOLBACH, doctorante en histoire de l’art contemporain
  • Marguerite VALCIN, doctorante en géographie

Références

1 François Simiand, « Méthode historique et science sociale. Étude critique à propos des ouvrages récents de M. Lacombe et de M. Seignobos », Revue de synthèse historique, 1903, p. 1-22, 122-157, repris dans Méthode historique et sciences sociales, op. cit., p. 113-169. 

2 Roland Barthes, « The Death of Autor /La mort de l’auteur », Aspen Magazine, n°5/6, 1967. 

3 Alain Touraine, Le retour de l’acteur. Essai de sociologie, Paris, Fayard, 1984 ; Jacques Le Goff, « Les ”retours” dans l'historiographie française actuelle », Les Cahiers du Centre de Recherches Historiques [En ligne], 22 | 1999. 

4 Michel Lussault, « Acteur », dans Jacques Lévy et Michel Lussault, Dictionnaire de la géographie et de l’espace des sociétés, Paris, Belin, 2013, p. 39-42.  

5 Carlo Ginzburg, Le fromage et les vers, Paris, Flammarion, 1980. 

6 Madeleine Akrich, Michel Callon, Bruno Latour (éd.), Sociologie de la traduction : textes fondateurs, Paris, Mines ParisTech, Les Presses, « Sciences sociales », 2006. 

7 Bernard Lepetit, « L’histoire prend-t-elle les acteurs au sérieux ? », dans François Dosse (dir.), Le temps réfléchi. L’histoire au risque des historiens, Espaces Temps, 59-61, 1995, p. 112-122.

8 Voir le programme complet sur le carnet des Jeunes chercheurs·seuses de TELEMMe : https://jjctelemme.hypotheses.org 

Orte

  • Salle PAF - 5 Rue Château de l'Horloge
    Aix-en-Provence, Frankreich (13090)

Daten

  • Freitag, 27. März 2020

Schlüsselwörter

  • acteur, actrice

Kontakt

  • Jeunes chercheurs·seuses TELEMMe
    courriel : jeunes [dot] chercheurs [dot] telemme [at] mmsh [dot] univ-aix [dot] fr

Informationsquelle

  • Camille Caparos
    courriel : camillecaparos [at] gmail [dot] com

Zitierhinweise

« Acteur(s) et actrice(s) en sciences humaines et sociales », Beitragsaufruf, Calenda, Veröffentlicht am Mittwoch, 12. Februar 2020, https://calenda.org/742961

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