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Comparative approaches to the failing organisations and institutions in Africa

Regards croisés sur la défaillance des organisations et des institutions en Afrique

4th international conference of the Laboratoire de recherche en Sciences économiques et sociales (LARSES)

4ème Colloque International du Laboratoire de recherche en Sciences économiques et sociales (LARSES)

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Published on Thursday, February 06, 2020 by Anastasia Giardinelli

Summary

L'Afrique est en proie à de fortes mutations qui la fragilisent. Ce continent est le théâtre de guerres, de famines, de troubles ante ou post électoraux, d'un grand banditisme voire du terrorisme. Ces processus traduiraient une perte d’efficacité des organisations ou des institutions économiques, juridiques, politiques et sociales. Ce thème fait écho à des questions d’actualité qui interpellent les chercheurs et les professionnels, alors qu’un réel besoin de réinvention des différentes organisations et institutions est ressenti aujourd’hui par nombre d’acteurs et d’observateurs. L’objectif de ce colloque international est de réfléchir ensemble aux possibilités de solutions à ces maux. In fine, les échanges devraient permettre de faire un point sur les recherches entreprises pour une meilleure coordination des perspectives de solutions sur la défaillance des organisations et institutions en Afrique. 

Announcement

Colloque international du LARSES les 11, 12, 13 et 14 novembre 2020 à Ziguinchor

Présentation

Pour la 4ème édition de son Colloque international le Laboratoire de recherche en Sciences économiques et sociales (LARSES) n’a pas dérogé à sa tradition scientifique. Comme à son habitude il a choisi un thème transversal englobant les aspects économiques, managériaux, juridiques et socioculturels. En effet, les institutions et les organisations sont économiques (marché et entreprise), juridiques, sociales, politiques et socioculturelles. Les anthropologues, les économistes, les gestionnaires, les juristes, les tourismologues et les sociologues en ont fait un objet de recherche.

Entendues dans le sens de l’action collective, les organisations englobent les entreprises (Pme par exemple), l'État, les associations, les universités, les fondations, les communautés, la société, bref les groupes d'hommes et de femmes. 

Les institutions peuvent être, quant à elles, formelles (Etat, conventions, contrats) ou informelles (idéologie, culture, normes, règles).

Selon le dictionnaire de la langue française la notion de défaillance renvoie à l’idée d’une perte (momentanée ou non) des qualités requises pour remplir une fonction ou encore d’une perte d’efficacité nuisant à la bonne marche d’une organisation (ou d’une institution) ; erreur, faute commise à la suite de cette perte d’efficacité, le terme « regards croisés» attirant l’attention sur la multiplicité des réponses qui peuvent être apportées aux problématiques liées au fonctionnement des organisations et des institutions. Ce thème fait écho à des questions d’actualité qui interpellent les chercheurs et les professionnels, alors qu’un réel besoin de réinvention des différentes organisations et institutions est ressenti aujourd’hui par nombre d’acteurs et d’observateurs.

L’objectif de ce colloque international est d’aborder la défaillance sous un angle pluridisciplinaire. In fine, les échanges devraient nous permettre de faire un point sur la recherche sur la défaillance des organisations et institutions en Afrique et de formuler des perspectives. 

Axes de réflexion

 

Défaillance des institutions et organisations économiques (marchés, entreprises, projets) : 

 

  • La défaillance d’une entreprise caractérise l'état d'une dégradation de sa situation en termes de valeur ajoutée négative, en matière de performance ou encore en matière de positionnement face à l'environnement économique. Elle est souvent assimilée à un état de détresse financière, c'est-à-dire, l'incapacité d'une entreprise débitrice à honorer ses engagements une fois ceux-ci parvenus à maturité. Par conséquent, une entreprise est défaillante lorsqu’elle se retrouve dans une situation de cessation de paiement. Plusieurs éléments peuvent être à l’origine de cette défaillance dont le comportement des dirigeants, l’environnement des entreprises, l’inadaptabilité des ressources matérielles, technologiques et organisationnelles (systèmes d’information par exemple), la faiblesse ou l’inexistence d’investissement en R&D,  etc. Comment pourrait-on expliquer la défaillance des entreprises dans le contexte africain ? Quelles sont les approches théoriques explicatives de la défaillance des entreprises africaines ? Quelles sont les techniques permettant de modéliser ce phénomène ? En répondant à ces différentes questions les travaux attendus devraient être d'une grande utilité pour les dirigeants d'entreprises car ils leur permettraient de circonscrire les causes des faillites d'entreprises et de veiller aux symptômes de la défaillance tout en estimant le risque de défaillance de leurs entreprises. Ce champ de recherche intéresse les disciplines telles que les Sciences économiques, les Sciences de gestion, les Sciences Juridiques et la Sociologie des organisations.
  • Au niveau macroéconomique, la crise de l’emploi et surtout le chômage endémique des jeunes, le développement du secteur informel (signe de la défaillance de l’État ou du dynamisme de l’activité économique), l’accroissement de la contrebande et de la mafia économique peuvent être considérés comme des preuves ou conséquences de la défaillance de l’État. Celle-ci est également visible au niveau de l’efficacité des politiques nationales et sous-régionales de développement économique. Dans un environnement de corruption quasi généralisée, les entreprises informelles semblent posséder une plus grande souplesse dans leurs relations avec les gouvernements. La pauvreté peut-elle être expliquée par la défaillance des institutions économiques telles que le marché et l’entreprise? 

Défaillance des institutions et organisations politiques et juridiques (État, institutions judiciaires et juridiques) :

  • Le développement des contestations et des conflits politiques post-électoraux, le déploiement de la rébellion et du terrorisme dans l’espace africain, la forte tendance à l’émigration clandestine, le clientélisme politique adossé au phénomène de transhumance sont autant de faits qui peuvent corroborer la thèse de la défaillance des institutions et organisations politiques africaines.
  • La défaillance de l’État se manifeste aussi par la corruption, la lourdeur bureaucratique et un système généralisé de recherche de rentes. La corruption dans les différents segments de la société contribue à l’essor de l’impunité. À ce sujet, la presse rapporte souvent des scandales de corruption au sein des tribunaux dont les décisions sont souvent remises en cause. N’assiste-t-on pas à l’érection de zones dites « no man’s land » où l’autorité de l’État a beaucoup de mal à s’exercer sans le consentement exprès d’un puissant citoyen ? De même, dans le cadre du règlement de différends commerciaux, l’on constate un fort recours à l’arbitrage au détriment du contrat formel.

Défaillance des institutions et organisations sociales (famille, école, université, société, hôpitaux, syndicats, etc.) :

  • La déliquescence ou la démission des institutions sociales, le recul du syndicalisme, le délitement des systèmes de protection sociale, la crise des valeurs, la montée de l’individualisme, l’amplification de la violence physique et verbale dans l’espace privé et public, le développement du banditisme sont des phénomènes qui témoignent de la défaillance des institutions et des organisations sociales en Afrique.
  • L’accroissement de l’échec scolaire et universitaire, la multiplication des crises sociales dans les lieux de travail ou dans les espaces publics, le déplacement des frontières entre le domaine public et le domaine privé sont des exemples de la défaillance des institutions et organisations sociales. En Afrique les crises alimentaires, politiques et sécuritaires peuvent-elles être liées à la défaillance des institutions comme la famille, l’école, l’État, le syndicat et la société ?

Tels sont les différents thèmes proposés dans le cadre de ce colloque international. Les axes ci-dessus présentés n’étant pas exhaustifs, toute proposition de communication portant sur le thème du colloque serait la bienvenue.

Modalités de soumission 

Les propositions de communication (2 pages maximum, bibliographie comprise) sont attendues pour le 10 mars 2020.

Elles devront être envoyées par e-mail à l’adresse suivante : colloque.larses@univ-zig.sn 

Dans les propositions (comportant les Nom et Prénom (s) de l’auteur, son affiliation institutionnelle) devraient figurer la problématique de la recherche, la méthodologie ainsi que les résultats attendus ou axes d’analyses. Les auteurs indiqueront l’axe dans lequel leur proposition s’inscrit.

Toute proposition doit être un travail original et non publié, rédigé en français. Les travaux les plus pertinents feront l’objet de publication dans un ouvrage collectif ou dans le cadre d’un numéro thématique d’une revue scientifique.

Les auteurs dont les propositions de communication sont retenues recevront une notification en mai 2020. 

Les inscriptions au colloque seront ouvertes à partir du 02 juillet 2020.

Comité scientifique

Président :

  • Paul DIEDHIOU, UFR Sciences Économiques et Sociales, Université Assane Seck de Ziguinchor

Autres membres :

  • Alain AKANI, Faculté des Sciences Économiques et de Gestion, Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD)
  • Jean-Loup AMSELLE, EHESS/PARIS
  • Angelique Ngah BAH, UFR Sciences Économiques et Sociales, Université Alioune Diop de Bambey
  • Cheikh Oumar BALDE, UFR Sciences Économiques et Sociales, Université Assane Seck de Ziguinchor
  • Boniface BAMPOKI, École Supérieure Polytechnique, UCAD
  • Blaise Waly BASSE, UFR Sciences Économiques et Sociales, Université Assane Seck de Ziguinchor
  • Boubacar BASSE, UFR Sciences Économiques et Sociales, Université Assane Seck de Ziguinchor
  • Philippe BASSENE, UFR Sciences Économiques et Sociales, Université Assane Seck de Ziguinchor
  • Geneviève BREMOND SARR, UFR Sciences Économiques et Sociales, Université Assane Seck de Ziguinchor
  • François Joseph CABRAL, Faculté des Sciences Économiques et de Gestion, UCAD
  • Michel CATLLA, Université Jean Jaurès Toulouse, France
  • Thierry COME, Université de Versailles, France
  • Jean COPANS, Université René Descartes, Paris
  • Jean-Louis CORREA, Pôle des Sciences juridiques, Université Virtuelle du Sénégal
  • Ibrahima Samba DANKOCO, Faculté des Sciences Économiques et de Gestion, UCAD
  • Amadou Amath DIA, UFR Sciences Économiques et Sociales, Université Assane Seck de Ziguinchor
  • Abdoulaye DIALLO, UFR Sciences Économiques et Sociales, Université Assane Seck de Ziguinchor
  • Mamadou Aguibou DIALLO, UFR Sciences Économiques et Sociales, Université Assane Seck de Ziguinchor
  • Adama DIAW, UFR Sciences Économiques et Sociales, Université Gaston Berger de Saint-Louis
  • Paul DIEDHIOU, UFR Sciences Économiques et Sociales, Université Assane Seck de Ziguinchor
  • Abou Adolph DIEME, UFR Sciences Économiques et Sociales, Université Assane Seck de Ziguinchor
  • Seydi Ababcar DIENG, Faculté des Sciences Économiques et de Gestion, UCAD
  • Mamadou DIOMBERA, UFR Sciences Économiques et Sociales, Université Assane Seck de Ziguinchor
  • Ibrahima DIONE, UFR Sciences Économiques et Sociales, Université Assane Seck de Ziguinchor
  • Serigne DIOP, UFR Sciences Économiques et Sociales, Université Assane Seck de Ziguinchor
  • Fatou DIOP SALL, École Supérieure Polytechnique, UCAD
  • Ibrahima Dally DIOUF, Faculté des Sciences Économiques et de Gestion, UCAD
  • Ousseynou D. K. DIOUF, UFR Sciences Économiques et Sociales, Université Assane Seck de Ziguinchor 
  • Babacar FAYE, UFR Sciences Économiques et Sociales, Université Assane Seck de Ziguinchor 
  • Sébastien FLEURET, Université d’Angers, France
  • Souleymane GOMIS, Faculté des Lettres et Sciences Humaines, UCAD
  • Jean Alain GOUDIABY, UFR Sciences Économiques et Sociales, Université Assane Seck de Ziguinchor
  • Birahim GUEYE, UFR Sciences Économiques et de Gestion, Université Gaston Berger de Saint-Louis
  • Doudou Dieye GUEYE, UFR Sciences Économiques et Sociales, Université Assane Seck de Ziguinchor
  • Moustapha GUEYE, UFR Sciences Économiques et Sociales, Université Assane Seck de Ziguinchor
  • Abdoulaye GUISSE, UFR Sciences Économiques et Sociales, Université Assane Seck de Ziguinchor
  • Fatoumata HANE, UFR Sciences Économiques et Sociales, Université Assane Seck de Ziguinchor
  • Mamadou KANDJI, Faculté des Lettres et Sciences Humaines, Université Cheikh Anta Diop de Dakar 
  • Demba KANE, UFR des Sciences Économiques et de Gestion, Université Gaston Berger de Saint-Louis
  • Khalifa Ababacar KANE, UFR Sciences Économiques et Sociales, Université Assane Seck de Ziguinchor
  • Christelle MANIFET, Université Jean Jaurès de Toulouse, France 
  • Samba MBAYE, UFR Sciences Économiques et de Gestion, Université Gaston Berger de Saint-Louis
  • Souleymane MBAYE, UFR Sciences Économiques et Sociales, Université Assane Seck de Ziguinchor 
  • Mohamed Lamine MBENGUE, UFR des Sciences Économiques et de Gestion, UGB de Saint-Louis
  • Melyan MENDY, UFR Sciences Économiques et Sociales, Université Assane Seck de Ziguinchor
  • Assane NDAO, Faculté des Sciences Économiques et de Gestion, UCAD
  • Ibou NDAO, UFR Sciences Économiques et Sociales, Université Assane Seck de Ziguinchor
  • Babacar NDIAYE, Pôle des Sciences Economiques et de gestion, Université Amadou Moctar Mbow de Dakar
  • Hervé NDOUME ESSINGONE, Institut National de Sciences de Gestion, INSG/UOB, Gabon
  • Ndiouma NDOUR, UFR Sciences Économiques et Sociales, Université Assane Seck de Ziguinchor 
  • Ruphin NDJAMBOU, Institut National de Sciences de Gestion, INSG/UOB, Gabon
  • Abdou Aziz NDIAYE, UFR Sciences Économiques et de Gestion, Université Gaston Berger de Saint-Louis
  • Lamine NDIAYE, Faculté des Lettres et Sciences Humaines, UCAD
  • Bertin Yanga NGARY, Université Omar BONGO de Libreville, Gabon
  • Ibou SANE, Sociologie, Université Gaston Berger de Saint-Louis
  • Seydou SANE, UFR Sciences Économiques et de Gestion, Université Gaston Berger de Saint-Louis
  • Babacar SARR, UFR Sciences Économiques et Sociales, Université Assane Seck de Ziguinchor
  • Abdoulaye SECK, Faculté des Sciences Économiques et de Gestion, UCAD
  • Mody SIDIBE, Faculté des Lettres et Sciences Humaines, UCAD
  • Serge SIMEN NANA, École Supérieure Polytechnique, UCAD
  • Moustapha TAMBA, Faculté des Lettres et Sciences Humaines, UCAD
  • Benoît TINE, UFR Sciences Économiques et Sociales, Université Assane Seck de Ziguinchor
  • Ibrahima THIAM, UFR Sciences Économiques et Sociales, Université de Thiès
  • Ibrahima TOURE, UFR Sciences Économiques et Sociales, Université Assane Seck de Ziguinchor
  • El Mohamed Bachir WADE, Faculté des Sciences Économiques de Gestion, UCAD
  • Dielya Yaya WANE, UFR Sciences Économiques et Sociales, Université Assane Seck de Ziguinchor

Comité d’organisation

Président :

  • Melyan MENDY, Université Assane Seck de Ziguinchor

Autres membres :

  • Cheikh Oumar BALDE, Université Assane Seck de Ziguinchor
  • Blaise Waly BASSE, Université Assane Seck de Ziguinchor
  • Boubacar BASSE, Université Assane Seck de Ziguinchor
  • Philippe BASSENE, Université Assane Seck de Ziguinchor
  • Geneviève BREMOND SARR, Université Assane Seck de Ziguinchor
  • Amadou Amath DIA, Université Assane Seck de Ziguinchor
  • Abel DIATTA, Université Assane Seck de Ziguinchor
  • Abdoulaye DIALLO, Université Assane Seck de Ziguinchor
  • Mamadou Aguibou DIALLO, Université Assane Seck de Ziguinchor
  • Paul DIEDHIOU, Université Assane Seck de Ziguinchor
  • Abou Adolph DIEME, Université Assane Seck de Ziguinchor
  • Mamadou DIOMBERA, Université Assane Seck de Ziguinchor
  • Ibrahima DIONE, Université Assane Seck de Ziguinchor
  • Serigne DIOP, Université Assane Seck de Ziguinchor
  • Ousseynou D. K. DIOUF, Université Assane Seck de Ziguinchor 
  • Babacar FAYE, Université Assane Seck de Ziguinchor 
  • Jean Alain GOUDIABY, Université Assane Seck de Ziguinchor
  • Doudou Dieye GUEYE, Université Assane Seck de Ziguinchor
  • Moustapha GUEYE, Université Assane Seck de Ziguinchor
  • Abdoulaye GUISSE, Université Assane Seck de Ziguinchor
  • Fatoumata HANE, Université Assane Seck de Ziguinchor
  • Khalifa Ababacar KANE, Université Assane Seck de Ziguinchor
  • Souleymane MBAYE, Université Assane Seck de Ziguinchor 
  • Ibou NDAO, Université Assane Seck de Ziguinchor
  • Mor NDONGO, Université Assane Seck de Ziguinchor
  • Ndiouma NDOUR, Université Assane Seck de Ziguinchor 
  • Abdou Aziz NIANG, Université Assane Seck de Ziguinchor
  • Babacar SARR, Université Assane Seck de Ziguinchor
  • Benoît TINE, Université Assane Seck de Ziguinchor
  • Ibrahima TOURE, Université Assane Seck de Ziguinchor
  • Dielya Yaya WANE, Université Assane Seck de Ziguinchor

Places

  • Université Assane Seck, Diabir
    Ziguinchor, Republic of Senegal (27000)

Date(s)

  • Tuesday, March 10, 2020

Keywords

  • Défaillance, Institutions, Organisations, Afrique, Etat, Famille, Ecole, Université, Religion, Corruption, Terrorisme, Economie, Entreprise, Marché

Contact(s)

  • Melyan MENDY
    courriel : mmendy [at] univ-zig [dot] sn

Information source

  • Melyan MENDY
    courriel : mmendy [at] univ-zig [dot] sn

To cite this announcement

« Comparative approaches to the failing organisations and institutions in Africa », Call for papers, Calenda, Published on Thursday, February 06, 2020, https://calenda.org/744491

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