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From radicalisation to shared dreams

Des radicalisations aux rêves communs

Call for contributions to the next issue of the "Pensée plurielle" journal

Appel à contributions pour le prochain numéro de la revue « Pensée plurielle »

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Published on Thursday, February 27, 2020 by Céline Guilleux

Summary

À la suite du colloque « Éducation populaire et travail social : des radicalisations aux rêves communs » qui a eu lieu à Angoulême en juin 2018, la revue Pensée Plurielle envisage de consacrer un numéro à cette thématique des radicalisations. Ce numéro, coordonné par David Puaud et Patrice Braconnnier, ne reflètera pas nécessairement l’ensemble des interventions et des échanges qui ont eu lieu dans le cadre du colloque de 2018, mais, il pourra être nourri de contributions complémentaires au colloque.

Announcement

Présentation

A la suite au colloque « Education populaire et travail social : des radicalisations aux rêves communs » qui a eu lieu à Angoulême en juin 2018, la revue Pensée Plurielle envisage de consacrer un numéro à cette thématique des radicalisations. Ce numéro, coordonné par David PUAUD et Patrice BRACONNIER, ne reflètera pas nécessairement l’ensemble des interventions et des échanges qui ont eu lieu dans le cadre du colloque de 2018, mais, il pourra être nourri de contributions complémentaires au colloque.

Ce colloque de 2018 résulte d'une Formation recherche action avec la Fédération régionale des MJC qui avait mis en évidence les points suivants :

  • Suite aux attentats de 2015 (Charlie Hebdo, Bataclan…) et ceux de 2016 (Nice, Rouen…), se pose la question de savoir si nous sommes en face d’une médiatisation d’une « radicalisation islamiste » ou d’une « islamisation de la radicalisation » ;
  • En effet, s’il y a bien d’importants problèmes sociaux sur les territoires de ces MJC, par contre, dans le cadre de l’analyse stratégique des jeux d’acteurs réalisée lors de la Formation Recherche Action, aucun jeune radicalisé « islamiste » n’a été identifié ;
  • plus largement et objectivement, le risque est plus important de mourir d’un accident de la route que de mourir d’un acte terroriste en France ; ou pour une femme d’être violée par son entourage ;
  • Par contre, on constate fréquemment sur ces territoires, notamment en zones urbaines sensibles, des problèmes de nature économique : précarité, chômage, voire pauvreté ;
  • Par ce constat et celui fait en zone rurale, on pourrait dire que le caractère sensationnel d’une radicalisation médiatisée pourrait en cacher une autre : une radicalisation politique qui met en danger le vivre ensemble et la démocratie, une radicalisation opposée à l’émancipation chère à l’Education populaire…
  • Sur la question des limites des métiers des animateurs socio-culturels et des travailleurs sociaux, il ressort que la surveillance du territoire et le traitement de la radicalisation sont du ressort de la police et de compétences spécialisées, non pas de l‘animation socioculturelle ou du travail social. Par contre ces métiers peuvent jouer un rôle dans la prévention dans la mesure où ils font en sorte que les hésitants et indécis basculent du côté de la citoyenneté plutôt que de celui qui alimente la radicalisation, de quelque nature qu’elle soit ;
  • En termes opérationnels, les stratégies d’alliance et de coordination sont à favoriser afin de valoriser les initiatives et expériences positives et créer une dynamique dans le sens d’un bien vivre ensemble par et pour l’émancipation indissociable de l’exercice démocratique.

Les articles pour ce numéro de la revue Pensée plurielle doivent s’orienter selon quatre axes :

1. Questions de radicalisation, notamment :

  • De quoi les radicalisations contemporaines sont-elles le nom ? Comment déconstruire les catégories et pratiques institutionnelles qui nous enferment ?
  • Qui est concerné ? Des jeunes en voie de « radicalisation » ou en situation de marginalité plus ou moins avancée ? Plus, des individus en situation de fragilité et de vulnérabilité ?
  • « Radicalisation islamiste » ou islamisation de la révolte radicale ?
  • De quoi ces radicalisations contemporaines sont-elles le signe en termes sociaux, économiques et politiques ?
  • « Radical », « radicalité », « radicalisation », des mots, des images et du temps :comment évolue notre société ?

2. Questions sur la place de la prévention sociale et éducative, notamment :

  • L’inclusion sociale : quel rôle joue le dedans, la « maison » ?
  • Quelle place notre société accorde-t-elle aux jeunes ?
  • Quel rôle peut jouer la culture dans la prévention ?
  • En quoi l’émancipation peut-elle contribuer à un processus de développement ?
  • Stratégies d’alliance, de militance et de négociation : quels sont les nouveaux partenaires et interlocuteurs de l’animation socioculturelle et du travail social ?

3. Stratégies de civilité mises en oeuvre sur le terrain pour contribuer à créer du commun, notamment :

  • Quid des réalités sur les territoires, des politiques territoriales, des enjeux économiques, sociaux et démocratiques ?
  • Le vivre ensemble : comment prendre en compte les différentes cultures et favoriser l’interculturalité ?
  • La culture du vivre ensemble : prendre soin de soi, des autres, du territoire… Comment « cultiver notre jardin » ?
  • Comment construire le dedans à partir du possible ?
  • Vivre ensemble, citoyenneté et démocratie : comment recréer du commun ?

4. De la question du vivre ensemble à celle des rêves communs, notamment :

  • De l’identité au développement individuel et collectif : comment faire unité dans le respect des diverses identités ?
  • Quelles possibilités d’évolution des diverses identités ?
  • La question des libertés et des capabilités : quels liens entre perception de la réalité et vision du potentiel ?
  • Vivre ensemble : quelles places à la réactivité, au faire ensemble, à la prévention et à la construction d’un avenir souhaité ?
  • Pour construire un rêve commun : quelles continuités et quelles ruptures anticiper ? Quelles idées reçues chasser ?

Echéancier

Les articles proposés pour ce numéro sont à transmettre avant le 30 mars

à :

Ces articles seront évalués par le Comité de lecture en avril. Les demandes de corrections seront transmises aux auteurs début mai. Les retours des auteurs à l’éditeur devront être conclus avant le15 mai pour une publication fin mai.

Comité de lecture

  • Maurice BLANC, Université de Strasbourg , France
  • Claudio BOLZMAN, Professeur, Haute école spécialise de Suisse occidentale, Genève
  • Emilie DUVIVIER, Université Catholique de Lille, ISL-IU2S 
  • Marie Christine LEFLOCH, Sociologue, CeRIES, Université de Lille 
  • Ewa BOLGALSKA MARTIN, UMR Pacte-CNRS, Université Grenoble Alpes
  • Marc Henri SOULET, Université Fribourg
  • Jean-François GASPAR, Haute Ecole Louvain en Hainaut & Haute Ecole Namur-LiègeLuxembourg, CÉRIAS 
  • Manuel BOUCHER 
  • Sylvie MEZZENA, Haute école de travail social de Genève, HES-SO 
  • Didier VRANCKEN, Université de Liège , Belgique 
  • Pascal LAFONT, Maître de conférences en sciences de l’éducation, Université Paris Est Créteil
  • Marcel PARIAT, Professeur émérite en sciences de l’éducation, Université Paris Est Créteil) 
  • David PUAUD, Anthropologue, chercheur post-doc (IIAC-CNRS-EHESS), formateur-chercheur IRTS Poitou-Charentes-Nouvelle-Aquitaine 
  • Jean FOUCART, Fondateur

Subjects

Date(s)

  • Monday, March 30, 2020

Keywords

  • pensée plurielle, radicalisation, rêve, éducation populaire, travail social, pratique institutionnelle, jeune, vulnérabilité inclusion, prévention, émancipation, développement, culture

Contact(s)

  • David Puaud
    courriel : puaud [dot] david [at] irts-pc [dot] eu
  • Patrice Braconnier
    courriel : braconnier [dot] patrice [at] irts-pc [dot] eu

Information source

  • Patrice Braconnier
    courriel : braconnier [dot] patrice [at] irts-pc [dot] eu

To cite this announcement

« From radicalisation to shared dreams », Call for papers, Calenda, Published on Thursday, February 27, 2020, https://calenda.org/752231

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