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Childhood + culture = socialization

Enfance + culture = socialisation

The cultural socialization of children : dispositions, categorisations, reconfigurations

La socialisation culturelle des enfants : dispositions, catégorisations, reconfigurations

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Published on Friday, February 28, 2020 by Anastasia Giardinelli

Summary

Ce colloque entend être un lieu de discussion et de mise en perspective de travaux récents portant sur la socialisation culturelle des enfants. L’enfance est entendue ici au sens de la Convention internationale des droits de l’enfant comme la période de la vie allant de 0 à 18 ans. Les perspectives transdisciplinaires et/ou comparatives sont les bienvenues, de même que les diverses approches des sciences humaines et sociales que celles-ci soient instantanée, longitudinale ou rétrospective. La socialisation est considérée ici au sens large et renvoie aussi bien aux actions conscientes visant à familiariser à des pratiques, à faire acquérir des habitudes, des goûts ou des connaissances en matière culturelle, qu’à des processus d’imprégnation et d’appropriation plus diffus, ou bien encore à l’action des enfants eux-mêmes dans ces processus.

This symposium is designed as a space for discussing and contextualising recent work on the cultural socialization of children. We define childhood according to the International Convention on the Rights of the Child as the period of life between 0 and 18 years of age. Transdisciplinary and/or comparative approaches will be welcome, as will various social science and humanities approaches, be they cross-sectional, longitudinal or retrospective. Socialization will be taken in the broad sense, encompassing not only conscious actions aimed at familiarising children with practices and encouraging them to acquire certain cultural habits, tastes and knowledge, but also a more diffuse process of impregnation and appropriation, as well as the actions of children themselves in these processes. 

Announcement

Présentation

Le Département des études, de la prospective et des statistiques (Ministère de la culture), l’équipe CIRCEFT-ESCOL (Université Paris 8) et le Centre Georges Pompidou s’associent pour organiser un colloque international de trois journées (deux journées scientifiques et une journée professionnelle). Intitulé "Enfance + culture = socialisation. La socialisation culturelle des enfants : dispositions, catégorisations, reconfigurations", ce colloque bilingue (anglais/français) aura lieu en ligne entre le 8 et le 19 janvier 2021. Il entend être un lieu de discussion et de mise en perspective de travaux récents portant sur la socialisation culturelle des enfants.

Argumentaire

Ce colloque entend être un lieu de discussion et de mise en perspective de travaux récents portant sur la socialisation culturelle des enfants. L’enfance est entendue ici au sens de la Convention internationale des droits de l’enfant comme la période de la vie allant de 0 à 18 ans. Les perspectives transdisciplinaires et/ou comparatives sont les bienvenues, de même que les diverses approches des sciences humaines et sociales que celles-ci soient instantanée, longitudinale ou rétrospective. La socialisation est considérée ici au sens large et renvoie aussi bien aux actions conscientes visant à familiariser à des pratiques, à faire acquérir des habitudes, des goûts ou des connaissances en matière culturelle, qu’à des processus d’imprégnation et d’appropriation plus diffus, ou bien encore à l’action des enfants eux-mêmes dans ces processus.

Cette question de la socialisation culturelle sera déclinée selon 4 entrées principales :

1. L’âge comme construction et opérateur social

La progressive reconnaissance de l’enfance comme période de la vie, justiciable d’analyses spécifiques, s’est accompagnée d’un questionnement concernant d’une part la construction sociale des âges de la vie (leur lien, leurs transitions, leurs modèles implicites et explicites, leur opérationnalité, leurs diverses représentations selon les classes sociales, leur transférabilité transnationale, etc.) et d’autre part, la construction progressive de l’autonomie (ce qu’il est possible de faire, seul ou accompagné, à chacun de ces âges). À quels contenus ou quelles pratiques culturelles les enfants sont-ils socialisés à chaque âge, selon leur sexe et selon les contextes sociaux et nationaux et avec quels types d’encadrement ? Ces pratiques et contenus sont-ils spécifiquement destinés à des publics jeunes ou sont-ils trans-âges ? Quels effets ont en retour les pratiques enfantines sur les adultes ? Sont-ils plus proches des pôles de production légitimes (liés aux institutions culturelles publiques ou subventionnées), ou commerciaux (liés aux industries culturelles) ?

Inversement, en quoi ces pratiques, usages et fréquentations culturelles participent-ils à la construction sociale de l’enfance voire à découper des âges de l’enfance ? En quoi les discours angéliques ou technicistes sur les « natifs du numérique » ont-ils forgé des représentations tant des âges que des pratiques culturelles ? Et à quelles logiques sociales, professionnelles ou économiques obéissent les découpages d’âge opérés dans les divers domaines des loisirs culturels, des plus marchands aux plus subventionnés ?

Des interrogations de cette nature enjoignent à articuler analyse de l’offre, de la médiation et de la réception. Quelles sont les dispositions culturelles sollicitées ou inculquées à chaque âge, les normes et valeurs, voire les règles morales qui lui sont adressées ? Et quelles sont les pratiques dont on essaie de préserver les enfants, du fait de craintes voire de paniques morales ?

Sur un plan méthodologique, on peut également se pencher sur les effets des catégorisations par âge des travaux de recherches : est-ce une aide à penser la socialisation culturelle ou une rigidité ?

2. Reconfiguration des socialisations culturelles

Cette première série de questions est intimement liée à une deuxième qui porte sur la reconfiguration des socialisations dans un contexte dans lequel les pratiques culturelles des enfants peuvent être à la fois perçues comme vecteurs d’autonomisation et constitutives du développement personnel. Les redéfinitions sociales de l’enfance se sont en effet accompagnées d’une redéfinition des formes prises par la socialisation culturelle, du rôle et de l’articulation de ses agents. En quoi les évolutions plus générales de la socialisation (verticale et horizontale, liens forts/faibles familiaux et amicaux, renouvellement de la socialisation par le numérique, existence de rétro-socialisations des parents par les enfants…) éclairent-elles celles de la socialisation culturelle ?

La diversité de changements intervenus dans les instances de socialisation invite à repenser les jeux croisés entre ces dernières, leur combinaison/substitution/opposition : reconfiguration des familles, montée en puissance des temps médias/écrans ainsi que de la place prise par les produits des industries culturelles dans les répertoires culturels, mais aussi injonctions croissantes à l’éducation artistique et culturelle et démultiplication des attentes à l’égard des institutions éducatives auxquelles elles sont associées, etc. On souhaite surtout inviter les communicants à tenter d’articuler ces phénomènes : l’inflation des socialisations entre pairs, portant notamment sur les contenus des industries culturelles numériques et dans les logiques de réseaux, est-elle contradictoire avec des transmissions verticales portant sur les contenus plus légitimes dont sont garantes les institutions d’éducation au sens large ?

Nous nous pencherons notamment sur les professionnels de la médiation culturelle auprès des publics enfantins dans les secteurs non marchands, dont on interrogera les représentations de l’enfance, les manières de procéder et les objectifs, en les mettant en perspective avec ceux d’acteurs davantage concernés par les enjeux marchands (par exemple, les professionnels de la vente ou encore du marketing). Leur propre socialisation culturelle, leurs expériences quotidiennes de l’enfance (notamment dans le cadre familial) et le lien de ces dernières avec leurs représentations du métier seront pour ce faire une piste de réflexion à explorer. Dans tous les cas, l’analyse de situations de socialisation culturelle pourra constituer une occasion de réfléchir à la manière de les penser, que ce soit en termes de modalités de l’agency enfantine, de contraintes sociales, de constitution de dispositions, etc., et d'articuler ces perspectives analytiques.

3. Dispositions socio-cognitives et émotionnelles sollicitées par les objets culturels matériels et immatériels des enfants

Dans le cadre d’une réflexion sur la construction précoce des goûts et dispositions à l’égard de la culture, il s'agira d'interroger les dispositions sollicitées par les objets culturels consommés par les enfants (qui ne se limitent pas aux objets et contenus qui leur sont spécifiquement destinés) et la manière dont ces objets contribuent à la socialisation culturelle. Ces dispositions relèvent tout autant du registre cognitif, ayant trait à des modes de raisonnement, que de dimensions émotionnelles, par exemple à travers la sollicitation d’enjeux personnels et affectifs, les perspectives analysant les articulations de ces deux dimensions étant les bienvenues.

Une analyse des caractéristiques et des contenus des biens culturels eux-mêmes pourra ainsi être développée, et être mise en perspective avec les processus de création dont ils résultent et avec les rapports à la culture et représentations de l’enfance des acteurs ayant contribué à ces processus. En outre la question des dispositions développées par les enfants pourra être explorée en lien avec les différentes sphères de socialisation fréquentées : les enfants se saisissent-ils ou pas des schèmes de réception auxquels invitent les biens culturels ? Ou développent-ils des formes d’appropriations hétérodoxes (dont il s’agira alors de décrire les logiques et les effets en termes de socialisation) ?

Dans ce cadre, on pourra interroger l’hypothèse de l’homologie structurale, formulée pour les adultes, dans le cas de la culture enfantine, et ses modes de mise en œuvre. Peut-on la décliner dans le champ de la production culturelle ? Peut-on mettre en relation la socialisation culturelle des producteurs et intermédiaires culturels avec celles des enfants recevant ces biens culturels ? Ces dispositions (des médiateurs et/ou des enfants) sont-elles conniventes avec les dispositions que sollicitent les produits culturels ?

Enfin, cette thématique du rôle des objets culturels dans la socialisation invite également à une perspective longitudinale et rétrospective permettant d’analyser la genèse des dispositions observées à l’âge adulte à l’égard de la culture (la focale devant néanmoins bien rester centrée sur l’enfance et ce qui s’y passe en termes de construction des dispositions).

4. La socialisation culturelle dans le cadre des mutations politiques et économiques du monde de la culture

La quatrième série de question porte sur les mutations du monde contemporain et leurs effets sur les modes de socialisation culturelle. En quoi la globalisation de la culture marque-t-elle la socialisation culturelle des jeunes générations, les distinguant de leurs aînés, entre arasement et homogénéisation, hybridation culturelle ou cosmopolitisme ? Et comment saisir ses effets dans leur multiplicité, voire leurs contradictions, selon les types de pratiques, de contenus ou de secteurs culturels ? Comment penser les diverses formes de la « culture participative » portée par les jeunes générations via le numérique (comme les fanfictions ou encore la mise en scène de critiques de biens culturels) et leurs effets transformatifs sur la socialisation culturelle mais aussi sur le marketing ou la médiation des œuvres et contenus culturels ? Et quelles représentations de l’enfance promeuvent-elles? Préférence pour une réception participative, valorisation des contenus et outils ludiques, prédilection pour des relais horizontaux notamment via le numérique, importance des thématiques et références traitées qui se doivent d’être proches du quotidien et des préoccupations des enfants dans une logique éthico-pratique, fonctionnement cross-médiatique sont autant d’éléments constitutifs d’une représentation de l’enfance très largement partagées par les professionnels de la médiation ou du marketing culturel et qu’il s’agira ici de déconstruire.

Enfin, on pourra également interroger, le rôle croissant donné par les politiques publiques à la culture dans la formation des individus, l’éducation artistique et culturelle visant bien souvent une socialisation dépassant largement ce domaine (relative au savoir-vivre ensemble, à la citoyenneté, à la réussite scolaire, au développement personnel, etc.). On s’interrogera donc sur les usages par les acteurs institutionnels de la distinction entre « éducation à » et « éducation par » la culture ainsi que sur les usages de cette distinction en termes d’éducation. Ces usages pourront être analysés en tant que registres de justification mobilisés tant dans les stratégies éducatives des parents ou des médiateurs que dans les politiques institutionnelles. Il s’agira également d’interroger l’effet de la fréquente cohabitation de ces différents registres sur le sens donné par les enfants à ces sollicitations culturelles, en mettant par exemple l’accent sur les brouillages qu’elle peut occasionner. Enfin, on pourra mettre en perspective la place respective de ces objectifs selon les publics visés, en s’interrogeant notamment sur la fonction de « resocialisation » qui peut être associée à l’éducation artistique et culturelle quand celle-ci concerne les enfants de milieux populaires.

Modalités de participation

Les propositions de communication seront déposées sur le module dédié du présent site web du colloque :

Module de dépôt

Les propositions peuvent être en français ou en anglais. Elles seront examinées par le comité scientifique en double aveugle et devront répondre aux normes suivantes :  

  • Titre de la communication proposée
  • Résumé de la proposition, de 2 000 signes (espaces compris), qui mentionnera la problématique, les données sur lesquelles se fonde l’analyse, les approches méthodologiques et disciplinaires mobilisées et les principaux résultats.
  • Une bibliographie de 5 références au maximum, à entrer dans la rubrique « Commentaire » de l'outil de soumission.
  • Mots-clés (5 maximum)
  • Nom, prénom du ou des auteurs
  • Institution(s) de rattachement
  • Adresse(s) de messagerie

Calendrier

  • Remise des propositions de communication : 28 juin 2020

  • Sélection des propositions de communication : avril-mai 2020
  • Date de remise du texte de la communication : 2 novembre 2020
  • Date de colloque : 9-10-11 décembre 2020

Comité scientifique

  • Claire Balleys, HETS (Suisse)
  • Stéphane Bonnéry, Professeur en sciences de l’éducation, Paris 8
  • Samuel Coavoux, Chercheur à Orange Labs
  • Philippe Coulangeon, Directeur de recherche, CNRS
  • Muriel Darmon, Directrice de recherche, CNRS
  • Christine Détrez, Professeure de sociologie, ENS Lyon
  • Florence Eloy, Maitresse de conférence en sciences de l’éducation, Paris 8
  • Pascale Garnier, Professeure en sciences de l'éducation, Paris 13
  • Anne Jonchery, Chargée d’études, DEPS
  • Claire Lemêtre, Maitresse de conférence, Paris 8
  • Ana Nunes de Almeida, Universidade de Lisboa (Portugal)
  • Sylvie Octobre, Chargée d’études, DEPS
  • Dominique Pasquier, Directrice de recherche, CNRS
  • Jérémy Sinigaglia, MCF en science politique, IEP Strasbourg
  • Régine Sirota, Professeure en sciences de l’éducation, Paris Descartes
  • Anne-Marie Sohn, Professeure d'histoire contemporaine, ENS Lyon 

Comité d’organisation

  • Stéphane Bonnéry, Professeur en sciences de l’éducation, Paris 8
  • Patrice Chazottes, Directeur adjoint de la direction des publics, Centre Pompidou
  • Florence Eloy, Maitresse de conférence en sciences de l’éducation, Paris 8
  • Catherine Guillou, Directrice de la direction des publics, Centre Pompidou
  • Anne Jonchery, Chargée d’études, DEPS / Ministère de la Culture
  • Sylvie Octobre, Chargée d’études, DEPS / Ministère de la Culture

Presentation

The Département des études, de la prospective et des statistiques (Ministère de la culture), the CIRCEFT-ESCOL research center (Paris 8 Vincennes Saint-Denis University) and the Centre Georges Pompidou are jointly organizing a three day international symposium (two research-focused days and one professionally oriented). Entitled " Childhood + culture = socialization. The cultural socialization of children : dispositions, categorisations, reconfigurations", this bilingual (english/french) symposium will take place online (January 8-20 9, 2021).  It is designed as a space for discussing and contextualising recent work on the cultural socialization of children.

Argument

This symposium is designed as a space for discussing and contextualising recent work on the cultural socialization of children. We define childhood according to the International Convention on the Rights of the Child as the period of life between 0 and 18 years of age. Transdisciplinary and/or comparative approaches will be welcome, as will various social science and humanities approaches, be they cross-sectional, longitudinal or retrospective. Socialization will be taken in the broad sense, encompassing not only conscious actions aimed at familiarising children with practices and encouraging them to acquire certain cultural habits, tastes and knowledge, but also a more diffuse process of impregnation and appropriation, as well as the actions of children themselves in these processes. 

The question of cultural socialization will be approached from four main angles:

1. Age as a social construct and agent.

The gradual recognition of childhood as a specific period of life, requiring particular analysis, brings with it the issue of how ages are socially constructed (their links, transitions, implicit and explicit models, operationality, various representations according to social class, their transnational transferability, etc.) and also, the gradual construction of autonomy (what is possible to do, alone or accompanied, at each age). With what content and cultural practices are children socialised according to their age, gender, and social and national contexts, and under what forms of supervision? Are these various cultural contents and practices specifically aimed at children? What effect do children’s practices have on adults in return? Are they more closely associated with legitimate (relating to public or subsidised cultural institutions) or commercial (linked to the cultural industries) outlets?

Conversely, how do these cultural practices, habits and associations influence the social construction of childhood and its sub-divisions? How have the idealist and/or technicist discourses surrounding “digital natives” created representations both of ages and cultural practices? And what social, professional or economic factors influence the age-group divisions in various cultural leisure sectors, from the most institutional to the most commercial?

These kinds of questions require a coordinated analysis of the supply, mediation and reception of cultural goods. What are the cultural dispositions solicited and/or instilled at each age, what are the associated norms, values or even moral codes? And what practices do we try to protect children from, out of fear, or moral panic?

In terms of methodology, it would also be possible to look at the effects of categorisations by age in research: does it help or hinder the conceptualisation of cultural socialization?

2. The reconfiguration of cultural socialization.

This first series of questions is intimately linked with a second, relating to the reconfiguration of socialization in a context where children’s cultural practices can be seen as a way to both autonomy and personal development. The social redefining of childhood goes hand in hand with a redefinition of the forms taken by cultural socialization and the roles and coordination of its agents. How do broader changes in socialization (vertical and horizontal, strong/weak family and friendship ties, the renewal of socialisation via digital technology, retro-socialization of parents by children etc.) shed light on cultural socialization?

The diverse changes in socialization environments lead us to rethink the interplay between them and the ways they are combined, substituted and opposed: changing family structures, the rising influence of media and screen consumption, as well as increased emphasis on artistic and cultural education, and the expectations therefore placed on the relevant educational institutions etc. Above all, we wish to invite speakers to interrelate these phenomena: is the increasing importance of peer socialization, in particular via digital contents from cultural industries and within the framework of social networks, in contradiction with vertical transmissions about more legitimate contents supported by educational institutions in the broad sense?

In particular we will look at cultural mediations for children in non-commercial sectors, examining the representations of childhood, approaches and objectives, and contrasting them with those of commercial stakeholders (for example, sales and marketing professionals). These stakeholders’ own cultural socialisation (in particular within the family unit) and its influence on their vision of their professions’ ethos and norms could also be examined. Finally, an analysis of the conditions of cultural socialization could also provide an opportunity to reflect on the way they are understood (in terms of forms of child agency, social constraints, the formation of dispositions, etc.), and to coordinate these analytical perspectives.

3. Socio-cognitive and emotional dispositions elicited by children’s material and immaterial cultural objects.

Within the framework of an analysis of the early construction of cultural tastes and dispositions, the aim here is to investigate the dispositions elicited by the cultural objects consumed by children (not limited to objects and content specifically designed for them) and the way in which these objects contribute to cultural socialisation. These dispositions arise as much from the cognitive realm, relating to forms of reasoning, as from the emotional realm, for example, by evoking personal and affective concerns. Approaches analysing the way these two realms interact are welcome.

In this way, an analysis of the characteristics and content of cultural goods themselves could be developed, and juxtaposed with the process of their creation, and the relationship to culture and representations of childhood of those to contribute to this process. In addition, the dispositions developed by children could be explored in relation to the various spheres of socialisation they come into contact with: do children take up the reception schemas associated with cultural goods? Or develop heterodox forms of appropriation (their internal logic and their effects in terms of socialization could then be described).

Within this framework we will invite speakers to investigate the structural homology hypothesis (formulated for adults), in the case of childhood culture, and the way it is manifested. Can it be applied to the field of cultural production? Can we link the cultural socialization of cultural producers and intermediaries with that of the children receiving these cultural goods? Do these dispositions (those of mediators and/or children) converge with those elicited by the cultural products?

Finally, exploring the role of cultural objects in socialization also lends itself to a longitudinal and retrospective perspective enabling the analysis of the genesis of the dispositions observed in adults with regards to culture (the focus must however remain centred on childhood and the construction of these dispositions).

4. Cultural socialization against the backdrop of political and economic changes in the cultural sphere.

The fourth series of questions relates to changes in the modern world and their effects on forms of cultural socialization. How has the globalisation of culture influenced the cultural socialization of younger generations, as opposed to their elders, where do we see a flattening and an homogenisation or a cultural hybridisation and cosmopolitanism? And how can we understand these effects given their manifold and even contradictory nature, depending on the types of cultural practices, content or sectors?

How should we apprehend the various forms of “participative culture” developed amongst younger generations via online technology (such as fan fiction and the performed reviews of cultural goods) and their transformative effects on cultural socialization, but also on the marketing and/or mediation of cultural works and content? And what representations of childhood do they promote? The aim is also to deconstruct the broadly shared vision of childhood amongst cultural mediation and marketing professionals, which leads them to prefer participatory reception; playful tools and content; peer reference points, in particular via digital media; themes and references close to the interests and daily lives of children (given the assumption of children’s ethical-practical attitudes); and transmedia approaches.

Finally, we could also examine the growing role accorded to culture by public policy in the education of individuals, with artistic and cultural education often aiming towards socialization far beyond the cultural (relating to living as a community, citizenship, success in school, personal development etc.). We will therefore look into institutional stakeholders’ approaches to the distinction between “education in” and “education via” culture, as well as the uses of this distinction in education more broadly. These approaches could be analysed as “justification logics”, both in the educational strategies of parents and educators and in institutional policies. We will also look at the impact of the frequent co-existence of different “justification logics” on the meaning attributed by children to cultural prompts, highlighting, for example, how this may create interference between different educational objectives. Lastly, we will be able to contextualise these different logics according to their target audience, looking in particular at the “re-socialisation” function that can be associated with artistic education when it is aimed at children from disadvantaged backgrounds.

Submission Guidelines

Communication proposals will be submitted via the dedicated module of the symposium website :

Submission tool

Proposals can be in French or English. They will be examined by the research committee in double-blind and will have to meet the following standards:

  • Title of the proposed communication
  • Summary of the proposal, of 2,000 signs (spaces included), which will mention the problem, the data on which the analysis is based, the methodological and disciplinary approaches mobilized and the main results.
  • A bibliography of a maximum of 5 references, to be entered in the "Comment" section of the submission tool.
  • Keywords (maximum 5)
  • Surname, first name of the author(s)
  • Home institution(s)
  • E-mail address(es)

Calendar

  • Delivery of communication proposals: 28th June 2020

  • Selection of communication proposals: April-May 2020
  • Date for submission of the text of the communication: 2 November 2020
  • Symposium date: 9-10-11 December 2020

Research Committee

  • Claire Balleys, Assistant Professor, HETS (Switzerland)
  • Stéphane Bonnéry, Professor of Education Sciences, Paris 8
  • Samuel Coavoux, Researcher at Orange Labs
  • Philippe Coulangeon, Director of research, CNRS
  • Muriel Darmon, Director of research, CNRS
  • Christine Détrez, Professor of Sociology, ENS Lyon
  • Florence Eloy, Assistant Professor of Education Sciences, Paris 8
  • Pascale Garnier, Professor of Education Sciences, Paris 13
  • Anne Jonchery, Researcher, DEPS
  • Claire Lemêtre, Assistant Professor of Education Sciences, Paris 8
  • Ana Nunes de Almeida, Professor, Universidade de Lisboa (Portugal)
  • Sylvie Octobre, Researcher, DEPS
  • Dominique Pasquier, Director of research , CNRS
  • Jérémy Sinigaglia, Assistant Professor of political science, IEP Strasbourg
  • Régine Sirota, Professor of Education Sciences, Paris Descartes
  • Anne-Marie Sohn, Professor of Modern History, ENS Lyon

Organization Committee

  • Stéphane Bonnéry, Professor of Education Sciences, Paris 8
  • Patrice Chazottes, Deputy Head of the Public Division, Centre Pompidou
  • Florence Eloy, Assistant Professor of Education Sciences, Paris 8
  • Catherine Guillou, Head of the Public Division, Centre Pompidou
  • Anne Jonchery, Researcher, DEPS / Ministère de la Culture
  • Sylvie Octobre, Researcher, DEPS / Ministère de la Culture

Places

  • Centre Georges Pompidou (Place Georges-Pompidou, 75004 Paris)
    Paris, France (75)

Date(s)

  • Sunday, June 28, 2020

Keywords

  • socialisation, enfance, culture, éducation, industries culturelles, médiation culturelle

Reference Urls

Information source

  • Florence Eloy
    courriel : florence_eloy [at] yahoo [dot] fr

To cite this announcement

« Childhood + culture = socialization », Call for papers, Calenda, Published on Friday, February 28, 2020, https://calenda.org/752650

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