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The Quebec tradition of religious studies

La tradition québécoise d’étude de la religion

1st biennial congress - The Quebec Society of Religious Studies

Ier congrès biennal – Société québécoise pour l'étude de la religion

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Published on Monday, March 09, 2020 by Céline Guilleux

Summary

L’université Laval est heureuse d’être l’hôte officiel de ce premier congrès biennal de la Société québécoise pour l'étude de la religion. Avec le thème « La tradition québécoise d’étude de la religion », c’est à une cartographie de l’étude du religieux québécois que l’événement convie, dans la diversité des approches, des perspectives, des objets et des nationalités. Les 19 et 20 novembre 2020 seront l’occasion d’un rassemblement d’ampleur des chercheuses et chercheurs du religieux, permettant d’échanger et de collaborer autour d'un objet en partage.

Announcement

Date et lieu

1er congrès biennal, 19 et 20 novembre 2020

Faculté de théologie et de sciences religieuses – Université Laval

Thème proposé

« [O]n pourrait se demander s’il ne serait pas d’un grand secours que ceux qui étudient la religion et la philosophie et d’autre part ceux qui étudient les sciences sociales puissent se réunir à intervalles périodiques pour se stimuler réciproquement. Chacun contribuerait au développement de la sociologie de la religion dans les limites de ses propres travaux. Les sociologues, adonnés à l’étude de la société, des théories politiques et des formes de gouvernement, pourraient exposer un aspect du sujet, tandis que ceux qui travaillent à l’étude comparative des religions, aidés par la philologie, l’archéologie et par les différentes théologies, pourraient développer l’autre aspect, les uns et les autres élaborant une sociologie de la religion. » Joachim Wach, Sociologie de la religion, 1955, p.14.

« L’arrivée de la SQÉR a donné forme et figure à la vitalité des Québécois et des Canadiens français dans l’étude scientifique de la religion. Ce faisant, elle a fait mieux apparaître leur originalité, en même temps qu’elle les équipait pour mieux les relier avec les autres cultures scientifiques et sociales dans cette pratique. »Jean-Paul Rouleau, « Mot du président », Bulletin de la SQÉR, no 9., 1994.

Vastes projets scientifiques et institutionnels que nous faisons explicitement nôtres dans le cadre de ce premier congrès biennal de la Société québécoise pour l’étude de la religion : Quels sont les grands ouvrages, les grands débats, les grandes approches et les grandes écoles qui ont marqué et qui marquent encore l’étude québécoise du religieux et de la religion? Autour de quelles interrogations, de quelles préoccupations, de quels enjeux et de quels concepts son champ intellectuel s’est-il défini et structuré au fil du temps? Quels en sont les grands moments, les grands tournants, les grands contextes, les grandes influences? Quels en sont les grands artisans et les grandes artisanes, connus et oubliés, pionniers et héritiers, de la marge comme du centre? Voilà les questions axiologiques au centre du premier congrès biennal de la Société québécoise pour l’étude de la religion, qui a pour projet l’objectivation de la tradition québécoise d’étude de la religion.  En effet, l’heure des bilans fondateurs nous semble venue pour l’étude de la religion au Québec. Quelques raisons l’expliquent.

Le contexte, d’abord, est central. Rarement a-t-on parlé autant de religion au Québec que depuis une décennie – et rarement en a-t-on aussi peu parlé. Si le mot est sur toutes les lèvres depuis le débat sur les accommodements raisonnables et celui sur le modèle québécois de laïcité, il y est davantage question de principes universels et de modèles de gestion étatique du religieux que de religion vécue, pratiquée et pensée. L’un ne va pourtant pas sans l’autre : c’est bien le religieux concret que se propose d’encadrer la loi, et ce sont bien certains rapports concrets à la religion qui instruisent la loi.

Le contexte, ensuite, est fondamental. Si l’on a beaucoup et peu parlé de religion au cours de la dernière décennie au Québec, on a également, pour des raisons semblables, beaucoup et peu parlé du Québec, de la religion telle qu’elle y est effectivement vécue, pratiquée, pensée et encadrée. L’islam tel qu’il existe au Québec n’est pas a priori celui qui existe dans les pays arabes, pas plus que l’islam n’est pareillement pratiqué de pays en pays, d’époque en époque, de tradition en tradition, de groupe en groupe. Non seulement en est-il de même des rapports tantôt divergents tantôt convergents des Québécois francophones de tradition catholique à l’égard de la religion, mais il en est de même, plus largement, de l’ensemble du paysage religieux québécois, qui n’est ni celui que l’on retrouve ailleurs, ni celui qu’une culture et des institutions (politiques, juridiques, etc.) appréhendent distinctement.

Les chercheurs en études québécoises de la religion sont ainsi doublement convoqués par le grand comme par le petit contexte, et ce, alors même que leur champ d’expertise a connu d’importantes transformations au cours des dernières décennies, qu’il s’agisse de la laïcisation de la perspective disciplinaire, de la fermeture de nombre de facultés de théologie, de la baisse du nombre d’étudiants inscrits en sciences religieuses, voire de la « sous-traitance » ou « sous-champtisation » des études religieuses, appelées en complément utile d’autres disciplines, mais écartées en tant que perspective épistémologique. Qu’est-ce qu’étudier le monde par la lorgnette du fait religieux, de la question religieuse et de la dimension religieuse du social, lui-même à comprendre en soi, en relation et en comparaison? S’il s’agit là d’un défi pour l’étude québécoise de la religion, il s’agit surtout d’une invitation et d’une raison d’être, celles d’un chantier de recherche.

En cela, si l’heure des bilans fondateurs a sonné, c’est bien à un bilan qui ouvre des horizons et qui creuse des perspectives que sont conviés les chercheurs de toutes les disciplines. Un bilan dont le devoir de mémoire a pour vocation d’inspirer et d’enrichir de nouveaux travaux autant que de prévenir certains écueils et d’anticiper certaines difficultés grâce à une connaissance améliorée du travail et du terrain des devanciers. La science, a-t-on l’habitude de dire, est cumulative. Encore faut-il pour cela que le travail soit effectivement cumulé – recensé, colligé, problématisé, synthétisé. C’est à ce travail de fondation institutionnelle que se consacre plus ou moins consciemment la Société québécoise pour l’étude de la religion depuis sa relance en 2016.

Depuis lors en effet, quatre grands colloques aux titres suggestifs ont été organisés : « Le religieux où on ne l’attend pas. Nouveaux enjeux pour la recherche universitaire » (2016); « Religion et culture : entre oxymore et pléonasme » (2017); « Étudier la religion au Québec : regards d’ici et d’ailleurs » (2017); « Les espaces du religieux » (2018). Tour à tour, la SQÉR s’est employée à cartographier les nouveaux enjeux et les nouveaux lieux d’expression de la religion, tout en dégageant les grandes questions et les grandes approches que ses membres ont en propre et en partage avec d’autres champs et traditions de recherche.

Pour son premier congrès biennal, décidé lors de l’assemblée des membres tenue en 2018, la Société québécoise pour l’étude de la religion se propose de retourner à ses sources, celles qui fondent sa raison d’être, celles qui animent ses recherches et celles qui la projettent vers l’avant : « La tradition québécoise d’étude de la religion » (2020). Le propos est volontairement large et fondamental, car il vise à instituer autant qu’à fédérer. Il cherche à comprendre les intérêts de recherche des Québécois. Il cherche à recenser, à colliger, à problématiser et à synthétiser l’étude québécoise de la religion, afin d’expliciter en l’institutionnalisant son champ discursif, vaste et divers, de sorte que sa tradition vivante puisse être enseignée, discutée, améliorée – et qu’avec elle, la religion telle qu’elle existe au Québec soit pensée dans sa complexité et son actualité.

Axes de réflexion

Quatre axes principaux sont proposés :

Les approches québécoises en étude de la religion : quelles sont les grandes approches québécoises en matière d’étude de la religion? Quelle est leur histoire, leur regard épistémologique et méthodologique, leurs principaux acteurs, débats et contributions?

Les chercheurs québécois en étude de la religion : qui sont les grands auteurs québécois en études de la religion? Quelle est leur histoire, leur regard épistémologique et méthodologique, leurs principales contributions?

Les contributions québécoises à l’étude de la religion : quelles sont les principales contributions à l’étude québécoise de la religion? Quelles sont les contributions à des phénomènes religieux internationaux étudiés à partir du Québec? Quels en sont les œuvres, les livres, les articles, les colloques et les débats marquants?

Les objets québécois en étude de la religion : quels sont les principaux objets en étude québécoise de la religion? Quels sont les objets extérieurs au Québec étudiés par des Québécois? Quels sont les objets émergents et nouveaux? Comment comprendre et expliquer cet intérêt de connaissance, son traitement et donc son effet sur la constitution de la tradition québécoise d’étude de la religion? En quoi sont-ils singuliers et universels?

Modalités de contributions

Proposer une communication ou un panel thématique

La formule « congrès » permet la tenue de sessions thématiques (panels) réunissant des chercheuses et chercheurs autour d’un thème ou d’un sujet particulier. Cette modalité favorise tout aussi bien l’exploration d’un nouveau sujet que la synthèse des travaux menés au cours des dernières années. La session thématique peut être organisée par une chercheuse ou un chercheur (professeur, postdoctorant, doctorant, professionnel de recherche…). Les intentions peuvent être diverses : regrouper des experts et spécialistes d’une question particulière, faire le point sur les travaux en équipe de recherche ou préparer une publication collective.

Dans le document trouvé ici, vous obtiendrez les indications nécessaires à la soumission d’une proposition de session thématique.

À noter que les propositions hors-thème sont acceptées.

La date limite est fixée au 1er avril 2020.

Proposer une communication libre

Vous êtes invités à soumettre une proposition de communication libre, individuellement ou en équipe. En regard des propositions reçues, les organisateurs-hôtes regrouperont les communications sous différentes thématiques.

Dans le document trouvé ici, vous obtiendrez les indications nécessaires à la soumission d’une proposition de communication libre.

À noter que les propositions hors-thème sont acceptées.

La date limite est fixée au 1er avril 2020.

Organisateurs

Jean-François Laniel et Jean-Philippe Perreault

Comité de sélection

Membres du comité de sélection des propositions :

  • David Koussens, professeur, Centre d’étude du religieux contemporain, Université de Sherbrooke
  • Géraldine Mossière, professeure, Institut d’études religieuses, Université de Montréal
  • Anne Létourneau, professeure, Institut d’études religieuses, Université de Montréal
  • Sivane Hirsch, professeure, Sciences de l’éducation, Université du Québec à Trois-Rivières
  • Catherine Foisy, Département de sciences des religions, Université du Québec à Montréal
  • Jean-François Laniel, Faculté de théologie et de sciences religieuses, Université Laval
  • Jean-Philippe Perreault, Faculté de théologie et de sciences religieuses, Université Laval

Places

  • Université Laval - 2325 Rue de l'Université
    Quebec City, Canada (G1V 0A6)

Date(s)

  • Wednesday, April 01, 2020

Keywords

  • religion, théologie

Contact(s)

  • Jean-François Laniel
    courriel : sqer2020 [at] ftsr [dot] ulaval [dot] ca
  • Jean-Philippe Perreault
    courriel : sqer2020 [at] ftsr [dot] ulaval [dot] ca

Information source

  • Jean-François Laniel
    courriel : sqer2020 [at] ftsr [dot] ulaval [dot] ca

To cite this announcement

« The Quebec tradition of religious studies », Call for papers, Calenda, Published on Monday, March 09, 2020, https://calenda.org/754175

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