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What Latin America has done to political ecology

Ce que l’Amérique latine fait à l’écologie politique

Assessment of an ascending current in the social sciences

Bilan d’étape d’un courant ascendant des sciences sociales

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Published on Tuesday, March 03, 2020 by Anastasia Giardinelli

Summary

La political ecology s’est aujourd’hui imposée comme un courant interdisciplinaire central pour penser les relations société / environnement. En Amérique latine, l’ecología politica s’est développée très rapidement depuis une trentaine d’année avec une grande richesse théorique, empirique et militante, et se trouve aujourd’hui dans une première phase d’institutionnalisation académique alors que la conjoncture politique actuelle du continent autorise à considérer qu’une première phase se termine et justifie l’idée de bilan d’étape. Ce colloque international vise à proposer un bilan d’étape, structuré selon quatre axes de débat : cartographier les spécificités de cette ecologia politica latino-américaine vis-à-vis du courant anglo-saxon ; cerner les raisons des difficultés d’appropriation en France de ce courant par les sciences sociales ; interroger la diversité interne de ce courant, notamment à travers la mise en valeur de trajectoires nationales / régionales de la ecología política, et identifier les fronts émergents et reconfigurations du programme.

Announcement

Colloque international : 5,6 & 7 mai 2020, Campus Condorcet - Centre de Colloques - Amphithéâtre Paris / Aubervilliers, Place du Front Populaire

Présentation

Nous avons le plaisir de vous proposer l'appel à communications pour le colloque international, « Ce que l’Amérique latine fait à ‘l’écologie politique ». Bilan d’étape d’un courant ascendant des sciences sociales », les 5, 6 et 7 mai 2020 au Campus Condorcet (Paris/Aubervilliers).

Le texte de l'appel à communications ainsi que toutes les informations se trouvent sur le site du colloque  https://ecopol-al.sciencesconf.org/ (date limite de réception des propositions de communication : 9 mars 2020).

Ce colloque est cofinancé par 10 établissements de l'enseignement supérieur et de la recherche, et plusieurs conférenciers invités ont déjà confirmés leur participation : Susana Hecht (Université de Californie, Los Angeles, EUA), Joan Martinez-Alier (Université Autonome de Barcelone, Espagne), Gabriela Merlinsky (UBA, CONICET, Argentine), Diana Ojeda (Université des Andes, Colombie), Jose Augusto Padua (Univ. Fédérale de Rio de Janeiro, Brésil), Erik Swyngedouw (Université de Manchester, R.U.).

Argumentaire

La political ecology s’est aujourd’hui imposée comme un courant interdisciplinaire central pour penser les relations société /environnement. En Amérique latine, l’ecología politica s’est développée très rapidement depuis une trentaine d’année avec une grande richesse théorique, empirique et militante, et se trouve aujourd’hui dans une première phase d’institutionnalisation académique alors que la conjoncture politique actuelle du continent autorise à considérer qu’une première phase se termine et justifie l’idée de ‘bilan d’étape’. Ce colloque international vise à proposer un bilan d’étape, structuré selon quatre axes de débat : 1) cartographier les spécificités de cette ecologia politica latino-américaine vis-à-vis du courant anglo-saxon ; 2) cerner les raisons des difficultés d’appropriation en France de ce courant par les sciences sociales; 3) interroger la diversité interne de ce courant, notamment à travers la mise en valeur de trajectoires nationales/régionales de la ecología política, et 4) identifier les fronts émergents et reconfigurations du programme.

Un moment charnière pour l’écologie politique latino-américaine

Il y a une quarantaine d’années, le champ de la political ecology s’est construit en opposition à une écologie a-politique dans laquelle les problèmes de dégradation environnementale étaient purement analysés et compris sous l’angle bio-physique ou technique. Popularisé dans le monde académique anglo-américain au milieu des années 1980 par Blaikie's and Brookfield (mais créé par Eric Wolf dès 1972), ce courant de pensée a fait école dans le monde entier (R. Bryant, 2015). Il est même devenu une des principales bannières de ralliement pour les chercheurs de sciences sociales qui travaillent sur les questions environnementales. Depuis une trentaine d’années la « Ecología política » est devenue en Amérique latine un courant important à la frontière entre les sciences sociales et l’activisme (ce qui est moins le cas dans le monde anglophone), grâce entre autre aux travaux pionniers de Enrique Leff, Eduardo Gudynas, Maristella Svampa, Joan Martinez Alier, V. M. Toledo, Arturo Escobar, ou Hector Alimonda, et porté par une puissante vague de mobilisations populaires contre des modes de développement destructeurs pour les écosystèmes et certaines populations qui les habitent.

Ce cycle de mobilisations a suscité un fort engouement et de foisonnantes études qui ont permis à ce courant - anglo-saxon à l’origine dans sa structuration académique – de prendre un visage original sur le continent latino-américain. La conjoncture actuelle de l’Amérique latine se prête particulièrement à une sorte de bilan d’étape. Après avoir offert les terrains de nombre des travaux fondateurs de la political ecology, puis accompagné et nourri les débuts du « tournant à gauche » du continent dans les années 2000, l’écologie politique en Amérique latine a connu une époque de tiraillements internes et de repositionnements, suscités par sa relation pour le moins conflictuelle avec les politiques économiques des gouvernements « progressistes ». Que ce soit en Bolivie, en Equateur, en Argentine, au Chili ou au Brésil, les praticiens de l'ecología política ont souvent rejoint de fait une opposition de gauche, principalement face au constat d'une reconduite des fondamentaux de l'extractivisme par des gouvernements initialement élus en partie sur une critique de ce modèle de développement. Ce clivage doit être analysé plus en profondeur. Le grand retour de ce courant dans une radicale opposition aux gouvernements actuels des pays de la région (et la croissante criminalisation des militants) marque aussi une nouvelle étape de son histoire.

Par ailleurs, l’époque est aussi celle de l’institutionnalisation de ce courant avec la publication de synthèses visant à présenter un tour d’horizon de ce courant au niveau régional (Alimonda et al., 2017, vol.1, vol.2) ou national (Durand Smith et al., 2012 ; Bustos et al. 2015), la constitution d'un groupe de travail du CLACSO depuis 2001, la célébration en décembre 2015 par la revue Ecología Política de son quart de siècle (le n°50 jetant un regard en arrière sur sa trajectoire,). Dans la lignée des congrès latino-américains de Ecología Política, les conférences et les cours spécialisés se sont multipliés dans tous les pays d’Amérique latine.

Enfin, l’écologie politique reste très peu visible et discutée frontalement dans le milieu académique français. Il est grand temps de proposer en France - et en discussion avec nos collègues latino-américains et européens – un premier bilan de ce qui s’impose à présent comme un important courant des sciences sociales.

Si on croise les constats de l’actuelle augmentation de la conflictualité environnementale face à des gouvernements autoritaires, avec celui de l’institutionnalisation de ce courant, et avec sa quasi invisibilité dans l’université française, on comprendra l’opportunité d’organiser en 2020 un colloque de « bilan d’étape » pour ce courant en pleine expansion. L’idée est donc bien de faire un colloque sur l’écologie politique latino-américaine : ses modes de circulation intellectuelle et les trajectoires nationales de ce programme, ses éventuels angles morts et questions émergentes.

1- La spécificité de l’Écologie politique latino-américaine par rapport à la Political Ecology anglo-saxonne

On a pu constater une attention croissante pour la spécificité des études de political ecology menées aux Suds par des chercheurs de ces régions (Bryant R.L., Bailey S., 1997, Martinez Allier, 2002), voire une volonté affirmée des promoteurs « centraux »  de mettre en valeur ces auteurs et l’importance de leurs contributions. Cette tendance à remettre en cause l’idée qu’il ne s’agirait que d’un programme de recherche du centre anglophone ayant été exporté en « périphérie » (Bryant, 2015) converge, bien sûr, avec l’orientation intellectuelle des chercheurs des Suds. Cette tendance est particulièrement puissante dans les écrits latino-américains de l’écologie politique, qui revendiquent souvent leur spécificité régionale (Alimonda et al., 2017), ou encore un lien spécifique avec les autres écologies politiques des Suds. Le premier point est donc de mieux cerner et de discuter de cette spécificité des études de « political ecology » en Amérique latine, où la « ecología política » est très marquée par une trajectoire propre de la pensée latino-américaine (contemporaine comme les décoloniaux ou à tonalité marxiste). Seront bienvenus des regards internes ou venus d’autres zones géographiques permettant de re-raconter cette histoire de connivences/échanges/histoires parallèles avec la political ecology anglo-saxonne, ou de montrer à travers un objet ou un cadre conceptuel comment se joue la démarcation, l’unification du courant, la provincialisation ou encore de discuter de cette différence affirmée.

En Europe comme en Amérique latine, on note la concurrence entre une multiplicité de labels utilisés pour décrire le positionnement des études de sciences sociales appliquées au champ de « l’environnement ».  L’étude des « conflits socio-environnementaux » et/ou de la « justice environnementale » (Merlinsky 2013), l’étude sur les savoirs et les représentations de la nature, ou de manière générale les études critiques sur le lien entre « environnement et développement », sont autant de recherches qui soit sont directement assimilées à la ecología política, soit tiennent à s’en distinguer. La définition de ce courant interdiscplinaire a donc bien sûr des frontières controversées, a du mal à maintenir un équilibre entre ses différentes composantes et connaît de nombreuses critiques internes (Walker P.A., 2005 ; - 2006 ; - 2007).

Le débat se centrera donc aussi sur les difficultés pour cerner les frontières de ce courant et de ce « label » en Amérique latine, et à rendre compte de la grande diversité interne de ce type d’études (nationales et thématiques), et ce, malgré les tentatives d’unification qui de ceux promeuvent d’idée "d’une" écología política, au singulier plutôt qu’au pluriel.

2- Circulations et malentendus académiques entre l’Amérique latine et la France

Comment mieux saisir les difficultés de réception de ces approches dans l’université et la recherche en  France ? La political ecology telle qu’elle s’est formée dans les pays anglo-saxons se trouve désormais très largement institutionnalisée dans le corps académique, notamment aux États-Unis où des départements universitaires lui sont consacrés. Parallèlement, l’écologie politique « française », issue d’une longue culture de critique économique, sociale et politique des questions écologiques, est dépourvue d’une structuration universitaire équivalente à son homologue étasunienne et se configure davantage autour d’une institutionnalisation partisane. Les échanges se font plus denses, mais dans des formes où les processus de globalisation/domination de l’anglais exacerbent les possibles tensions entre écologie politique et political ecology (Chartier & Rodary, 2015). Pour certains chercheurs, ce courant serait principalement une "mode" portée par des "militants", et à ce titre, perdant de sa crédibilité académique (Laslaz 2017).

Un seul livre explicitement consacré au courant de la political ecology a été publié en France (Gautier & Benjaminsen, 2012). En effet, l’appropriation tardive de ce courant en France est un point qui reste encore très peu exploré (Benjaminsen, Svarstad, 2009; Gautier & Benjaminsen, 2012, voir leur site éponyme, ou les initiatives récentes comme ATECOPOL ou Justice Environnementale). Le travail pour montrer les connivences avec les études françaises en sciences sociales derrière le contraste des « labels » a juste été amorcé (Gautier and Hautdidier, 2015 ; Chartier and Rodary, 2015). De plus, la place du courant latino-américain dans les publications françaises reste famélique : le seul livre sur le sujet en français ne contient aucun chapitre sur l’Amérique latine et un seul bref numéro de revue est consacré à l’écologie politique en Amérique latine (Ecologie et politique, Chartier et Lowry, 2013).

Malgré cet état de faits, de nombreux chercheurs français adoptant ou assumant cette démarche (car beaucoup pratiquent ce qui relève de la political ecology sans s’en revendiquer) sont de plus en plus nombreux. Cette communauté de pratique est  devenue très populaire parmi les doctorants et jeunes chercheurs et les outils de la political ecology a aidé à bousculer un certain conservatisme analytique des questions environnementales forgé dans le paradigme du développement durable. On retrouve donc ici, avec un net retard sur les sphères anglophones et surtout latino-américaines, les débats sur la politisation de la science, sur les intersections entre sphères militantes et scientifiques, qui font le quotidien des chercheurs en ecología política.

Il devient donc urgent de faire connaître ce courant des sciences sociales en dehors de sa région d’origine et de mieux comprendre ses difficultés d’appropriation par le champ académique français. Comment mieux cerner ces entraves à la circulation universitaire de l’ecología politica en France ? Les présentations pourront se pencher sur la spécificité de ce courant qui rend difficile sa réception en France, mais aussi insister sur certaines spécificité de la structuration des études de sciences sociales sur « l’environnement » en France.

3 - Les trajectoires nationales/régionales de l’ecología política

La mise en évidence de différentes trajectoires nationales et régionales de l’écologie politique. Ce type de communication visera à décrire et analyser la spécificité d’une trajectoire nationale en insistant sur des filiations intellectuelles particulières, des objets dominants (forêt & territoires, extractivisme, pollution, conflits autour de l’eau, etc.), et/ou sur l’influence d’une histoire politique nationale particulière. Les présentations sur les caraïbes (région d’ensemble ou pays) sont particulièrement encouragées. Certaines pistes de comparaison pourraient également être proposées en conclusion de ces analyses de trajectoire nationale ou éventuellement comme objet principal des présentations.

4  - Les fronts émergents de l’analyse en ecología política

Ce panel réunira des présentations portant sur les thématiques émergentes de l’ecología política. L’intégration tardive avec d’autres programmes de recherche a enrichi le champ de la political ecology, comme par exemple les études urbaines (Swyngedouw and Heynen, 2003; Keil, 2003), l’économie politique (Martinez Alier y Roca Jusmet, 2013, les études sur l’extractivisme (Alimonda, 2011 ; Svampa, 2019, 2019 b, Lander, 2013, Acosta, 2009), sur les politiques hydriques (Swyngedouw 2016), les études de sciences et technologie (STS, voir Forsyth T., 2003; puis Goldman et al. 2011), ou les études décoloniales et les « ontologies relationnelles » (Quijano, 2014, De la Cadena 2010, Blaser, 2013, Escobar, 1998). Certaines approches sont parfois considérées comme parallèles, et leur intégration au sein de la l’ecología política reste ambigüe. Nous pensons au lien environnement et santé, au croisement entre écologie politique et STS (études sociales des sciences), aux rencontres possibles entre études d’orientation plus ‘économie politique’ avec des études plus proches du tournant ontologique et de la prise en compte des non-humains (par exemple sur les valorations).

Il serait intéressant de mettre en valeur les thématiques invisibilisées, en particulier celle du genre, insuffisament développée à cause du privilège donné aux entrés plus structurelles et du rôle dominant donné aux auteurs masculins dans les textes de références. Une attention sera aisnsi donnée aux travaux qui présentent une analyse des divers féminismes et eco-féminismes, du rôle central qu’ont les femmes dans les luttes sociales et les processus d’auto-organisation collective, ainsi que dans les luttes anti-extractivistes et pour la défense des communs.

Les communications pourront répondre aux questions : Comment les notions mêmes de « politique » et « d’écologie » sont-elles déplacées ? Comment ces nouveaux cadrages interrogent la spécificité des débats latino-américains ?

Ce type de propositions sera l’occasion de discuter de la manière dont l’ecología política parvient à se transformer, se ressourcer, ou au contraire à être dépassée par d’autres courants d’analyse.

Keynote speakers confirmés

Susana Hecht (Universidad de California, Los Angeles, EE.UU.)

Joan Martinez-Alier (Universidad Autónoma de Barcelona, España),

Gabriela Merlinsky (UBA, CONICET), Diana Ojeda (Universidad de los Andes, Colombia)

Jose Augusto Padua (Univ. Federal de Rio de Janeiro)

Erik Swyngedouw (Universidad de Manchester), Reino Unido

Modalités de proposition

  • Les propositions doivent indiquer dans lequel des 4 axes de l’appel à proposition elles s’inscrivent, et préciser absolument à partir de quelles recherches précédentes (collectives et/ou individuelles) elles sont construites.
  • Indiquer son nom, adresse mel, statut et institution d’appartenance.
  • Longueur des propositions : 500 mots.
  • Langues des propositions écrites envoyées et des présentations orales durant le colloque : français (principale), anglais et espagnol.
  • Date limite de réception : 17 février 2020.

Chronogramme

  • 9 mars 2020 : Date limite de réception des propositions.

  • 16 mars : Envoi des réponses aux intéressés.
  • 6 avril : Diffusion du programme complet du colloque.
  • 5, 6 et 7 mai 2020 : Colloque international « Ce que l’Amérique latine fait à l’écologie politique » (Centre de Colloque Campus Condorcet).

Comité d’organisation – comité scientifique

  • David Dumoulin Kervran : Sociologue, CREDA, Univ. Sorbonne Nouvelle
  • Denis Chartier : Géographe, LADYSS, Université de Paris
  • Leticia Durand Smith : Anthropologue, CRIM, Univ. Aut. Nacional de México
  • Jean Foyer : Sociologue, CNRS, CREDA
  • Pierre Gautreau : Géographe, PRODIG, Univ. Paris 1
  • Mina Kleiche-Dray : Historienne, CEPED, Université de Paris-IRD
  • Gabriela Merlinsky : Sociologue, Univ. de Buenos Aires- CONICET
  • Grettel Navas, Sociologue,  ICTA, Institut de Ciencia y Tecnología Ambiental
  • Franck Poupeau : Sociologue, CNRS, IFEA et CREDA
  • Sébastien Velut, Géographe, CREDA, Université Sorbonne Nouvelle

Établissements financeurs

  • Institut des Hautes Études sur l’Amérique Latine 
  • Université Sorbonne Nouvelle
  • CREDA (UMR 7227)
  • PRODIG - Université Paris 1 Panthéon Sorbonne
  • LADYSS – Université de Paris
  • CEPED – Université de Paris
  • Institut des Amériques
  • Campus Condorcet

Partenaires

  • CRIM – Universidad Autonoma de México
  • Instituto Gino Germani, Facultad de Ciencias Sociales, Université de Buenos Aires
  • Groupe de travail CLACSO "Écologie politique depuis le Sud / Abya Yala"

Bibliographie citée

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Subjects

Places

  • Metro ligne 12 - arrêt Front Populaire - Centre de colloques du Campus Condorcet - Place du Front Populaire
    Aubervilliers, France (93)

Date(s)

  • Monday, March 09, 2020

Keywords

  • ecología política, écologie politique, suds

Contact(s)

  • DAVID DUMOULIN
    courriel : ecopol-al [at] sciencesconf [dot] org

Information source

  • MARION POISSONNIER
    courriel : marion [dot] poissonnier [at] sorbonne-nouvelle [dot] fr

To cite this announcement

« What Latin America has done to political ecology », Call for papers, Calenda, Published on Tuesday, March 03, 2020, https://calenda.org/758369

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