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Published on Wednesday, March 25, 2020 by Céline Guilleux

Summary

Médiator, Dépakine, Thalidomide, sang contaminé, prothèses mammaires… les scandales sanitaires de ces cinquante dernières années ont régulièrement concentré l’attention générale sur le problème du risque médical. Les nombreuses questions qu’ils ont soulevées, abondamment relayées par les médias, nous montrent à quel point la question de l’erreur médicale est cruciale et complexe. Mais avant de devenir scandale, l’erreur médicale est aussi un risque inhérent à la pratique de la médecine, et cela depuis qu’elle existe. Une erreur dans le diagnostic, dans le pronostic ou dans la thérapeutique, aussi minime soit-elle, peut avoir des répercussions désastreuses pour le médecin et le malade si elle n’est pas repérée et corrigée. Loin de la médiatisation que peuvent connaître les scandales sanitaires d’aujourd’hui, quel est donc le statut de l’erreur médicale dans les médecines anciennes et quels sont ses enjeux ?

Mediator, Depakine, Contergan, verseuchtes Blut, Brustprothesen... die Gesundheitsskandale der letzten fünfzig Jahre haben die allgemeine Aufmerksamkeit regelmäßig auf das Problem der medizinischen Risiken gelenkt. Die vielen Fragen, die sie aufgeworfen haben und die von den Medien reichlich weitergegeben wurden, zeigen uns, wie entscheidend und komplex das Thema der Kunstfehler ist: Woher kommt der Fehler? Bevor es aber zu einem Skandal wird, ist der Kunstfehler auch ein inhärentes Risiko in der medizinischen Praxis, und zwar seit ihrer Gründung. Ein noch so kleiner Fehler in der Diagnose, Prognose oder Therapie kann für den Arzt und den Patient katastrophale Folgen haben, wenn er nicht erkannt und korrigiert wird. Wie steht es also um den Status des medizinischen Fehlers in der antiken Medizin und was steht auf dem Spiel?

Mediator, Depakine, Thalidomides, contaminated blood, breast implants... health scandals over the past fifty years have regularly focused general attention on the problem of medical risk. They have raised many questions, abundantly relayed by the different media, showing us how crucial and complex the question of medical error is: where did the error come from? But before becoming a scandal, medical error has also been an inherent risk in the practice of medicine, since its very beginning. A mistake in diagnosis, prognosis or therapy, no matter how small, can have disastrous consequences for the doctor and the patient if not detected and corrected. Far from the huge media coverage of current health scandals, what is the status of medical error in ancient medicines and what are its issues?

Announcement

Argumentaire

Médiator, Dépakine, Thalidomide, sang contaminé, prothèses mammaires… les scandales sanitaires de ces cinquante dernières années ont régulièrement concentré l’attention générale sur le problème du risque médical. Les nombreuses questions qu’ils ont soulevées, abondamment relayées par les médias, nous montrent à quel point la question de l’erreur médicale est cruciale et complexe : d’où vient l’erreur ? Pourquoi n’a-t-on pas su l’éviter ? Ignorance, manque de précautions, choix délibéré ? Pourquoi ne l’a-t-on pas dénoncée plus tôt ? À ces interrogations d’ordre scientifique viennent s’ajouter les plaintes et les récits des victimes : comment réparer le tort qui leur a été causé ? Comment rétablir un lien de confiance avec le personnel médical ? L’ampleur inédite du procès de « l’affaire Médiator », qui s’est ouvert à Paris en septembre 2019, souligne combien l’erreur médicale est à la fois une crise sanitaire, judiciaire et sociale.

Mais avant de devenir scandale, l’erreur médicale est aussi un risque inhérent à la pratique de la médecine, et cela depuis qu’elle existe. Une erreur dans le diagnostic, dans le pronostic ou dans la thérapeutique, aussi minime soit-elle, peut avoir des répercussions désastreuses pour le médecin et le malade si elle n’est pas repérée et corrigée. Loin de la médiatisation que peuvent connaître les scandales sanitaires d’aujourd’hui, quel est donc le statut de l’erreur médicale dans les médecines anciennes et quels sont ses enjeux ?

Telle est la question que nous souhaitons examiner au cours de ce colloque. Plusieurs thématiques nous semblent requérir une attention toute particulière.

Comment désigner l’erreur médicale ?

Le vocabulaire de l’erreur médicale dans les textes spécialisés (textes médicaux et juridiques) et non-spécialisés est particulièrement important : existe-t-il un lexique spécifique attaché à la notion d’erreur médicale ? Par qui et dans quelles conditions est-elle établie ? Le médecin qui l’a commise ou le patient qui l’a subie peuvent-il identifier l’erreur, ou l’intervention d’un expert extérieur est-elle nécessaire ? Le lexique choisi donne-t-il des indications quant au degré de gravité de l’erreur ? Comment, par ailleurs, déceler, dans le vocabulaire utilisé, l’erreur volontairement dissimulée ou celle qui est reconnue à demi-mot ?

Comment identifier une erreur médicale ?

Quels critères permettent d’identifier une erreur médicale et de la différencier d’une aggravation naturelle de la maladie ? Cette prise de conscience a-t-elle la même valeur selon que l’erreur est reconnue par le médecin ou par le patient ? Comment, par ailleurs, l’erreur médicale est-elle envisagée par les patients et leur entourage, et dans quelle mesure modifie-t-elle la relation entre le médecin et son malade ? Si l’erreur médicale est en partie liée à un choix ou un geste du médecin, le rôle du malade, amené – quelles qu’en soient les raisons - à ne pas suivre les prescriptions de son médecin, ne doit pas être minimisé.

Le contexte de l’erreur médicale

Dans l’Antiquité et au Moyen Âge, la médecine fait partie des technai dont la pratique comporte le plus de risques : le médecin a en effet puissance de vie et de mort sur ceux qu’il soigne. Quelles sont, dans l’exercice de la médecine aux époques anciennes, les conditions ou les situations qui peuvent entraîner une erreur médicale ? Le médecin a-t-il la possibilité d’évaluer le risque et de se prémunir contre certaines formes d’erreurs ?

L’erreur médicale, entre expérience et expérimentation

Comment l’erreur, qui apparaît parfois comme inévitable, s’inscrit-elle dans la pratique de la médecine ? Si, d’un côté, la peur de commettre une erreur en entraîne parfois une autre, le médecin peut-il, de l’autre, oser en répéter une ? Inversement, existe-t-il pour le médecin des manières de corriger son erreur s’il parvient à la repérer et à la comprendre à temps ?

Dénoncer ou dissimuler ? Erreur médicale et scandale

Entre censure, loi du silence et secret médical, l’erreur médicale est volontiers tue. Dans quelles conditions et dans quel but dissimule-t-on une erreur ? Pourquoi et comment, au contraire, la révéler et la diffuser ? Cette initiative provient-elle du malade ou du médecin ? Au-delà des querelles entre écoles, qui ont déjà fait l’objet de nombreux travaux, quelle part donner, dans la divulgation d’une erreur, aux rivalités entre médecins ? Peut-elle servir à l’instruction d’un futur médecin, dans un contexte où les études de médecine ne sont pas encore sanctionnées par un diplôme ? L’erreur peut-elle même, dans la mesure où elle doit être corrigée, être mise à profit pour contribuer au progrès de la science ?

La participation attendue de médecins et praticiens hospitaliers permettra de mettre en perspective les notions abordées au cours des différentes interventions, en les confrontant notamment aux enjeux scientifiques, techniques et judiciaires de la médecine telle qu’elle est pratiquée de nos jours.

Dates et lieu

  • Lieu : Université Lyon 2 Lumière
  • Date : 26-28 mai 2021

Modalités de contribution

Les communications dureront 20 minutes et seront suivies de 15 minutes de discussion. Elles pourront être données en français, anglais, allemand, italien ou espagnol.

Les propositions de communication (titre, résumé d’une quinzaine de lignes et bibliographie indicative) doivent être envoyées

avant le 1er mai 2020

par mail aux deux adresses suivantes :

  • jeanne-elise[dot]mathieu[at]wanadoo[dot]fr
  • diane[dot]ruiz-moiret[at]univ-lyon2[dot]fr

Dans la perspective de la publication des actes, les textes des différentes communications devront être disponibles au plus tard deux mois après le colloque.

Ce colloque sera le premier d’une série de rencontres bisannuelles organisées par de jeunes chercheurs dans le domaine des médecines anciennes.

Comité d’organisation

  • Jeanne Mathieu (Université Lumière-Lyon 2, UMR 5189 HiSoMA)
  • Diane Ruiz-Moiret (Université Lumière-Lyon 2 et Sorbonne-Université, UMR 5189 HiSoMA)

Superviseurs

  • Isabelle Boehm (Université Lumière-Lyon 2, UMR 5189 HiSoMA)
  • Laurence Moulinier-Brogi (Université Lumière-Lyon 2, UMR 5648 CIHAM)

Comité scientifique

  • Vincent Barras (Institut des Humanités en Médecine, Université de Lausanne)
  • Véronique Boudon-Millot (CNRS, UMR 8167 Orient-Méditerranée, Paris)
  • Vérène Chalendar (Collège de France, UMR 7192, Paris)
  • Véronique Dasen (Université de Fribourg, Suisse)
  • Alessia Guardasole (CNRS, UMR 8167 Orient-Méditerranée, Paris)
  • Antoine Pietrobelli (Université de Reims-Champagne Ardennes, EA 3311 CRIMEL, Reims)
  • Antonio Ricciardetto (Università degli Studi di Cassino e del Lazio meridionale, CEDOPAL, UMR 8167 Orient Méditerranée, Paris)
  • Christine Salazar (Humboldt-Universität, Berlin)
  • Philip van der Eijk (Humboldt-Universität, Berlin)

Präsentation

Mediator, Depakine, Contergan, verseuchtes Blut, Brustprothesen... die Gesundheitsskandale der letzten fünfzig Jahre haben die allgemeine Aufmerksamkeit regelmäßig auf das Problem der medizinischen Risiken gelenkt. Die vielen Fragen, die sie aufgeworfen haben und die von den Medien reichlich weitergegeben wurden, zeigen uns, wie entscheidend und komplex das Thema der Kunstfehler ist: Woher kommt der Fehler? Warum wurde er nicht vermieden? Unwissen, fehlende Vorsichtsmaßnahmen, bewusste Entscheidung? Warum wurde er nicht schon früher angeprangert? Zu diesen wissenschaftlichen Fragen kommen noch die Beschwerden und Geschichten der Opfer: Wie kann der Schaden, der ihnen zugefügt wurde, behoben werden? Wie kann das Vertrauensverhältnis zum medizinischen Personal wieder hergestellt werden? Das beispiellose Ausmaß des im September 2019 in Paris eröffneten Mediator-Prozess unterstreicht, wie sehr der Kunstfehler gleichzeitig eine gesundheitliche, rechtliche und soziale Krise darstellt. Bevor es aber zu einem Skandal wird, ist der Kunstfehler auch ein inhärentes Risiko in der medizinischen Praxis, und zwar seit ihrer Gründung. Ein noch so kleiner Fehler in der Diagnose, Prognose oder Therapie kann für den Arzt und den Patient katastrophale Folgen haben, wenn er nicht erkannt und korrigiert wird. Wie steht es also um den Status des medizinischen Fehlers in der antiken Medizin und was steht auf dem Spiel?

Dieser Frage wollen wir im Rahmen dieses Symposiums nachgehen. Einige Themen scheinen uns besondere Aufmerksamkeit zu erfordern.

Wie wird der Kunstfehler bezeichnet ?

Die Terminologie des medizinischen Fehlers in spezialisierten (medizinischen und juristischen Texten) und nicht spezialisierten Texten ist von größter Bedeutung: Welches Vokabular wird dem Begriff des Kunstfehlers zugeordnet? Von wem und unter welchen Bedingungen wird er festgestellt? Kann der Arzt, der den Fehler begangen hat, oder der Patient, der ihn erlitten hat, den Fehler erkennen, oder ist die Intervention eines externen Experten notwendig? Gibt das gewählte Lexikon Hinweise auf den Grad der Schwere des Fehlers? Außerdem: Wie erkennt man durch das verwendete Vokabular einen absichtlich verborgenen oder halb formulierten Fehler?

Wie wird man sich eines Kunstfehlers bewusst?

Wie kann man sich eines Kunstfehlers bewusst werden? Welche Kriterien können einen Kunstfehler von einer natürlichen Verschlimmerung der Krankheit unterscheiden? Hat dieses Bewusstsein den gleichen Wert, je nachdem, ob der Fehler vom Arzt oder vom Patienten erkannt wird? Wie wird der Fehler von den Patienten und ihrer Umgebung gesehen und inwieweit verändert er das Verhältnis zwischen dem Arzt und dem Patient? Wenn ein Kunstfehler teilweise mit einer Entscheidung oder einer Handlung des Arztes zusammenhängt, sollte die Rolle des Patienten, der - aus welchen Gründen auch immer - die Verschreibungen seines Arztes nicht befolgt, nicht verharmlost werden.

Der Kontext des medizinischen Fehlers

Die Medizin erscheint im Kontext der Antike und des Mittelalters als eine der Technai, deren Praxis die meisten Risiken enthält: Der Arzt hat die Macht über Leben und Tod über den, den er behandelt. Was sind in der medizinischen Praxis in der Antike die Bedingungen oder Situationen, die zu Fehlern führen können? Ist der Arzt in der Lage, das Risiko abzuschätzen und sich gegen bestimmte Formen von Fehlern zu schützen?

Der Kunstfehler, zwischen Erfahrung und Experiment

Wenn einerseits die Angst, einen Fehler zu machen, manchmal zu einem anderen führt, kann der Arzt es dann andererseits wagen, einen Fehler zu wiederholen? Gibt es umgekehrt Möglichkeiten für den Arzt, seinen Fehler zu korrigieren, wenn er ihn rechtzeitig erkennen und verstehen kann? Wie passt der manchmal unvermeidliche Fehler generell in die Praxis der Medizin?

Anprangern oder vertuschen? Kunstfehler und Skandal

Zwischen Zensur, dem Gesetz des Schweigens und der ärztlichen Schweigepflicht wird der Kunstfehler bereitwillig beschwiegen. Unter welchen Bedingungen und zu welchem Zweck wird ein Fehler verborgen? Warum und wie, im Gegenteil, enthüllen und verbreiten wir ihn? Geht diese Initiative vom Patienten oder vom Arzt aus? Welchen Anteil an der Aufdeckung eines Fehlers sollte - abgesehen von den Streitigkeiten zwischen den Schulen, die bereits eingehend untersucht wurde - die Rivalität zwischen den Ärzten, der Aufbau eines zukünftigen Arztes und ganz allgemein der Fortschritt der Wissenschaft haben?

Die erwartete Beteiligung von Ärzten wird es ermöglichen, die bei den verschiedenen Interventionen angesprochenen Ideen mit den wissenschaftlichen, technischen und rechtlichen Herausforderungen der Medizin, wie sie heute praktiziert wird, zu konfrontieren.

Ort / datum

  • Ort : Université Lumière Lyon 2
  • Datum : 26.-28. Mai 2021

Einreichung

Die Vorträge werden 20 Minuten lang sein, gefolgt von einer 15 Minuten Diskussion. Sie können auf französisch, englisch, deutsch, italienisch oder spanisch sein.

Vorschläge (Titel, Zusammenfassung von ca. 15 Zeilen und indikative Bibliographie) müssen vor dem 1. Mai 2020 per E-Mail an die beiden folgenden Adressen geschickt werden:

  • jeanne-elise[dot]mathieu[at]wanadoo[dot]fr
  • diane[dot]ruiz-moiret[at]univ-lyon2[dot]fr

Im Hinblick auf die Veröffentlichung des Tagungsbandes sollen die Texte der verschiedenen Beiträge spätestens zwei Monate nach dem Kolloquium vorliegen.

Dieses Kolloquium ist das erste in einer Reihe von zweijährlichen Treffen, die von jungen Forschern im Bereich der antiken Medizin organisiert werden.

Wissenschaftliches Komitee

  • Vincent Barras (Institut des Humanités en Médecine, Université de Lausanne)
  • Véronique Boudon-Millot (CNRS, UMR 8167 Orient-Méditerranée, Paris)
  • Vérène Chalendar (Collège de France, UMR 7192, Paris)
  • Véronique Dasen (Université de Fribourg, Suisse)
  • Alessia Guardasole (CNRS, UMR 8167 Orient-Méditerranée, Paris)
  • Antoine Pietrobelli (Université de Reims-Champagne Ardennes, EA 3311 CRIMEL, Reims)
  • Antonio Ricciardetto (Università degli Studi di Cassino e del Lazio meridionale, CEDOPAL, UMR 8167 Orient Méditerranée, Paris)
  • Christine Salazar (Humboldt-Universität, Berlin)
  • Philip van der Eijk (Humboldt-Universität, Berlin)

Argument

Mediator, Depakine, Thalidomides, contaminated blood, breast implants... health scandals over the past fifty years have regularly focused general attention on the problem of medical risk. They have raised many questions, abundantly relayed by the different media, showing us how crucial and complex the question of medical error is: where did the error come from? Why did we fail to avoid it? Ignorance, lack of precautions, deliberate choice? Why didn't we denounce it earlier? In addition to these scientific questions come the complaints and stories of the victims: how can the harm be repaired? How can trust be re-established between them and the medical personnel? The unprecedented scale of the Mediator trial, which started in Paris in September 2019, highlights how medical error is both a health, legal and social crisis.

But before becoming a scandal, medical error has also been an inherent risk in the practice of medicine, since its very beginning. A mistake in diagnosis, prognosis or therapy, no matter how small, can have disastrous consequences for the doctor and the patient if not detected and corrected. Far from the huge media coverage of current health scandals, what is the status of medical error in ancient medicines and what are its issues? This is the question that will be asked during this conference. Several themes require special attention.

How can the medical error be named ?

The vocabulary of medical error in non-specialized and specialized texts (medical and legal texts) is particularly important: is there a specific lexicon attached to the concept of medical error? By whom and under what conditions is it established? Can the doctor who committed the error or the patient who suffered from it identify the error, or is the intervention of an outside expert necessary? Does the lexicon chosen give indications as to the severity of the error? Moreover, can the vocabulary used help us to detect an intentionally concealed or implicitly recognized error?

How can it be identified?

Which criteria help to identify a medical error and to differentiate it from a natural worsening of the disease? Does this awareness have the same value depending on whether the error is recognized by the doctor or by the patient? Furthermore, how is medical error considered by patients and their relatives, and to what extent does the error modify the relationship between the doctor and his patient? If the medical error is partly related to a choice or a gesture of the doctor, the role of the patient, in not following the prescriptions of his doctor – whatever the reasons may be – should not be minimized.

The context of medical error

Medicine appears, in Antiquity and in the Middle Ages, as one of the technai which involves the most risks: the doctor has indeed power of life and death over his patients. In the practice of medicine in ancient times, what are the conditions or situations which can cause medical error? Is the doctor able to assess the risk and protect himself against certain forms of error?

The medical error, between experience and experimentation

How does medical error, which sometimes appears to be inevitable, fit into the practice of medicine? On the first hand, if the fear of making a mistake sometimes leads to another one, can the doctor, on the other hand, dare to repeat his error? Conversely, are there ways for the doctor to correct his error if he can detect and understand it in time?

To denounce or to council? Medical error and scandal

Between censorship, imposed silence and medical secret, medical error is often willingly concealed. Under what conditions and for what purpose is an error concealed? On the contrary, why and how is it possible to reveal and spread it? Does this initiative come from the patient or the doctor? Beyond the quarrels between schools, which have already been the subject of numerous works, what weight should be given, in the disclosure of an error, to rivalries between doctors, to the instruction of a future doctor and, in general, to the advance in science?

The expected participation of doctors and hospital practitioners will put into perspective the concepts approached during the various interventions, by confronting them with the scientific, technical and legal challenges of medicine as it is practiced today.

Date and place

Place : Université Lyon 2 Lumière

Date : May 26-28 2021

Submission guidelines

Presentations will last 20 minutes and will be followed by 15 minutes of discussion. They can be given in French, English, German, Italian or Spanish. Communication proposals (title, fifteen-line summary and indicative bibliography) must be sent

before May 1st, 2020

by email to the two following addresses:

  • jeanne-elise[dot]mathieu[at]wanadoo[dot]fr
  • diane[dot]ruiz-moiret[at]univ-lyon2[dot]fr

In view of the publication of the conference proceedings, the texts of the communications will have to be available no later than two months after the conference. This conference will be the first in a series of biennial meetings organized by young researchers in the field of ancient medicines.

Places

  • 86, rue Pasteur
    Lyon, France (69007)

Date(s)

  • Friday, May 01, 2020

Keywords

  • erreur médicale, médecine, médecin, pharmacologie, silence

Contact(s)

  • Jeanne Mathieu
    courriel : jeanne-elise [dot] mathieu [at] wanadoo [dot] fr
  • Diane Ruiz-Moiret
    courriel : diane [dot] ruiz-moiret [at] univ-lyon2 [dot] fr

Information source

  • Jeanne Mathieu
    courriel : jeanne-elise [dot] mathieu [at] wanadoo [dot] fr

To cite this announcement

« Dénoncer ou dissimuler ? L’erreur médicale dans l’Antiquité et au Moyen Âge », Call for papers, Calenda, Published on Wednesday, March 25, 2020, https://calenda.org/765616

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