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The indenture legacy

Les suites de l’engagisme (XIXe-XXIe siècle)

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Published on Tuesday, April 21, 2020 by Céline Guilleux

Summary

Pour ce premier appel à communication, nous nous intéresserons surtout aux « diasporas » provoquées par l’engagisme. L’histoire de l’engagisme, phénomène migratoire de grande ampleur, reste peu étudiée à l’échelle internationale. Pourtant son importance est capitale au regard de l’histoire coloniale européenne et de la construction identitaire des anciens territoires coloniaux, des pays d’origine des engagés (Inde, Chine, Mozambique, Afrique de l’Ouest, etc…), de l’Europe ultra-marine, des Amériques et même de l’Europe continentale. Ce colloque international organisé sous forme de deux ateliers a pour ambition de contribuer à mettre en avant les déplacés eux-mêmes, ou leurs descendants, et d’analyser leur parcours identitaire au prisme d’expériences de vies.

Announcement

Colloque international, 26 et 27 novembre 2020, Université de Nantes.

Organisation

Université de Nantes, CRHIA

Argumentaire

Certaines populations d’origine africaine ou asiatique ont été déplacées à de multiples reprises par les puissances impériales du XVIIe au XIXe siècle, d’abord par la traite négrière, puis par son succédané l’engagisme. D’autres déplacements massifs de groupes socio-ethniques ont été provoqués par l’émigration organisée, la déportation de colons européens ou par des situations de conflits ou de guerres. Ces mouvements de populations ont ainsi créé des diasporas importantes vers les colonies européennes en Afrique, en Amérique, en Asie mais aussi dans les territoires du Pacifique et de l’Océan indien. Au cours du XXe siècle, un autre mouvement diasporique s’amorce, celui du retour vers les métropoles européennes ou vers le pays d’origine de ces populations alors qu’elles n’y sont pourtant pas nées. Certains groupes peuvent faire le choix d’un retour vers le pays d’origine pour des raisons économiques, culturelles ou identitaires ou préférer une nouvelle migration vers un territoire voisin, tandis que d’autres sont forcés et contraints de quitter le pays d’accueil notamment aux moments des indépendances.

Dans le cadre de son axe 1 « Hommes et biens en mobilité », le CRHIA (Centre de Recherches en Histoire Internationale et Atlantique) de l’Université de Nantes met en place un programme de grande envergure permettant d’une part l’organisation d’une série d’ateliers et de publications sur ces questions entre 2020 et 2025 et d’autre part la création d’un réseau scientifique international de chercheur(e)s permettant un croisement important des analyses portées sur ces phénomènes migratoires. Il s’agira de réfléchir aux diasporas engendrées par la traite, l’engagisme, et l’émigration forcée en général, à l’époque de l’expansion des empires européens, ainsi que sur les retours et les conséquences contemporaines de ces diasporas au XXe et XIXe siècles.

Ce programme a pour ambition de poser les bases d’un travail à grande échelle et sur la longue durée en étudiant la question des diasporas en contexte colonial et postcolonial dans son acception la plus large et en fédérant un grand nombre de chercheur(e)s appartenant à des champs disciplinaires variés.

Ce programme a également pour objectif d’amorcer un dialogue serein et un travail inédit en collaboration avec les acteurs(trices) des associations mémorielles et identitaires issu(e)s de ces communautés diasporiques permettant d’appréhender ces réflexions comme objet de l’étude scientifique mais également comme des éléments incontournables de la construction des savoirs.

Enfin, il s’agira aussi de mettre en place des actions et créer des outils pédagogiques via une collaboration étroite entre chercheur(e)s, monde associatif et enseignant(e)s afin de valoriser ces histoires et ces parcours auprès d’un large public de citoyens et d’apprenants. Le programme DIASCOM s’appuiera sur l’expertise du LIPE, Laboratoire d’innovation pédagogique sur l’Europe de l’Université de Nantes et aura pour mission de favoriser l’intégration de ces questions dans les programmes scolaires européens.

Pour ce premier appel à communication, nous nous intéresserons surtout aux « diasporas » provoquées par l’engagisme. L’histoire de l’engagisme, phénomène migratoire de grande ampleur, reste peu étudiée à l’échelle internationale. Pourtant son importance est capitale au regard de l’histoire coloniale européenne et de la construction identitaire des anciens territoires coloniaux, des pays d’origine des engagés (Inde, Chine, Mozambique, Afrique de l’Ouest, etc…), de l’Europe ultra-marine, des Amériques et même de l’Europe continentale.

Il s’agira non seulement de s’intéresser dans un premier temps à l’arrivée des déplacés issus de l’engagisme dans les colonies dites « d’accueil » au XIXe siècle et au début du XXe siècle mais aussi d’étudier, dans un second temps leur intégration et leurs stratégies de survivance notamment par le biais des communautarismes et ce, sur plusieurs générations.

L’objectif est d’étudier cette histoire globale de l’engagisme lors de ce premier colloque, pour en étudier les conséquences et les impacts sur les diasporas nées de ce contexte jusqu’à aujourd’hui, dans un second colloque en 2021. Au terme de nos travaux, il s’agira d’élaborer un bilan comparatif et transnational de ces premières diasporas forcées et de leur héritage chez les générations suivantes.

Ce colloque international organisé sous forme de deux ateliers a pour ambition de contribuer à mettre en avant les déplacés eux-mêmes, ou leurs descendants, et d’analyser leur parcours identitaire au prisme d’expériences de vies. La mise en commun de ces recherches permettra de nourrir l’historiographie des études diasporiques puisque les études existantes se sont surtout attachées à décrire le phénomène migratoire de l’engagisme, sur une temporalité courte, ou dans un cloisonnement temporel ou géographique, en laissant de côté la question de l’arrivée et de l’installation des engagés dans le pays d’accueil, ou celle de leurs descendants, créant ainsi un certain cloisonnement des recherches et en limitant l’analyse des conséquences sociétales actuelles.

Une première journée (un premier atelier) aura pour objectif de s’intéresser à l’arrivée de ces travailleurs engagés dans les sociétés « dites d’accueil » au XIXe. Les thèmes abordés pourront comprendre :

  • Le contexte du recrutement dans les empires: le contenu des contrats ; les droits et les devoirs des déplacés; la construction des corpus juridiques locaux ou nationaux visant à administrer et contrôler ces travailleurs étrangers mais aussi leurs descendants.
  • La place et le rôle de ces déplacés dans les sociétés coloniales d’arrivée : la perception et l’accueil de ces déplacés; les rapports avec les colons et les autres catégories de travailleurs ; la situation des femmes.
  • Rapports entre colons et engagés ; conflits communautaires ; rapports entre les différentes diasporas ; résistance et oppositions au système colonial, développement de communautés trans-ethniques issues de l’engagisme
  • L’intégration ou l’isolement de la première génération d’engagés: le maintien ou non de liens avec le pays d’origine ; la question du mariage, le maintien des cultures et croyances ancestrales ; la liberté de pratiquer ou non le culte des ancêtres, la vie quotidienne et les conditions de travail ; la nostalgie du pays des ancêtres ; les perspectives d’avenir ; leur statut juridique au regard des questions de citoyenneté.

Un deuxième journée (deuxième atelier) s’intéressera à l’intégration de ces déplacés et de leur descendance, aux stratégies de survivance (dont les communautarismes) sur plusieurs générations (XIXe-XXIe). Les sujets abordés pourront s’intégrer entre autres dans un des thèmes suivants :

  • L’intégration des descendants dans les sociétés d’accueil : stratégies d’intégration et de survivance ; ascension sociale et affirmation identitaire ; consolidation de la diaspora
  • Processus de transmission de l’histoire de la diaspora, de l’histoire des engagé(e)s de la première génération et des héritages culturels : créolisation et syncrétisme religieux ; liens avec le pays d’origine ; quête identitaire et communautarisme ; perception d’une histoire commune au sein de la diaspora ; représentations de l’engagisme ; accès à la citoyenneté/ nationalité du pays d’accueil, de la métropole ou du pays ancestral pour les descendants.
  • Impacts démographiques, sociaux, culturels et politiques sur les sociétés d’accueil ; politique multiculturelle des pays d’accueil
  • Rapports entre populations colonisées et « anciennes » populations déplacées  dans le contexte des indépendances ; tensions et reconfigurations socio-raciales ; racisme et discriminations. 
  • Rapports avec le pays colonisateur au moment des indépendances ou des départementalisations.
  • Quête identitaire ; retours ponctuels : acculturation ; conflits générationnels.
  • Encouragement à l’émigration, du pays d’origine vers le pays d’accueil, organisée par la diaspora
  • Enjeux identitaires et politiques contemporains ; demande de reconnaissance de la déportation/ qualification de crime contre l’humanité ; la question des réparations et de la comparaison avec la traite négrière dans le discours mémoriel.

Modalités de soumission

Ce premier colloque est conçu autour de deux ateliers de travail et d’échanges. Le comité encourage particulièrement les propositions de communication dans toutes les disciplines des sciences sociales et humaines qui favorisent une analyse sur un temps long en privilégiant la dimension comparative et les regards croisés entre les différentes échelles politiques et spatiales.

La finalité de ces deux premiers ateliers est de créer un réseau de chercheurs qui pourront partager leurs approches méthodologiques variées, sur un ensemble de diasporas, nées de l’engagisme, installées dans différents espaces géographiques pour tenter de dégager des points de convergence, en adoptant une approche transnationale (Levitt, « Transnationalism », 2010, 39-43).

S’ils le souhaitent, les intervenants travaillant sur des groupes socio-ethniques ou sur ces espaces diasporiques, auront la possibilité de présenter leurs recherches en deux temps (dans les deux ateliers) lors de deux communications de vingt minutes chacune, en s’intéressant d’abord à l’installation de la première génération issue de l’engagisme, avant d’aborder la situation de leur descendance lors de la deuxième journée.

Propositions d’articles

Dans leurs propositions de communication (350 à 500 mots) en français ou en anglais, les participants indiqueront s’il s’agit d’une recherche en deux temps, ou d’une intervention unique en précisant celui des deux ateliers qui leur semble le plus approprié.

Les échanges auront lieu en anglais et en français.

Les propositions accompagnées d’un bref CV (une page maximum) sont à envoyer

au plus tard le 15 mai 2020

à l’adresse suivante :programmediascom@gmail.com

Une lettre d’acceptation sera envoyée aux participants pour le 15 juin 2020.

Le texte de la communication devra être envoyé aux organisateurs au plus tard le 1 novembre 2020, pour être envoyé aux participants en amont des ateliers.

Une publication des articles (7000 à 8000 mots) qui seront retenus par le comité scientifique, fera suite à ce premier colloque.

Conditions

Frais d’inscription réduits: 25 euros

Le logement (une à quatre nuitées en fonction de la provenance) et la restauration seront pris en charge pour tous les participants par l’organisation. Les frais de transports restent à la charge des participants. En cas de difficultés pour financer le voyage, nous vous invitons à contacter l’organisation.

Directrices scientifiques

  • Françoise Le Jeune (CRHIA, Université de Nantes)
  • Virginie Chaillou-Atrous (CRHIA, Université de Nantes)

Comité de sélection

  • Ajay Dubey (Centre for African Studies, School of International Studies, Jawaharlal Nehru University, New Delhi)
  • Allessandro Stanziani (CNRS, EHESS)
  • Bernard Michon (CRHIA, Université de Nantes)
  • Delphine Diaz (CERHIC, Université de Reims)
  • Edward Alpers (UCLA History Department, Los Angeles)
  • Jenny Raflik (CRHIA, Université de Nantes)
  • Judith Misrahi-Barak (EMMA, Université de Montpellier)
  • Marie-Pierre Ballarin (URMIS,IRD)
  • Mathieu Claveyrolas (CNRS, EHESS, CEIAS)
  • Olivier Dard (Sirice, Université Paris 4)
  • Pieter Emmer (Université de Leyde, Pays-Bas)
  • Vijaya Teelock (Université de Maurice)

Comité organisateur

  • Françoise Le Jeune (CRHIA, Université de Nantes) : Francoise.Le-Jeune@univ-nantes.fr
  • Virginie Chaillou-Atrous (CRHIA, Université de Nantes) : Virginie.chaillou@univ-nantes.fr
  • Sacha Crusson (chargée de communication, CRHIA, Université de Nantes) 
  • Aurélie Cloarec (Gestionnaire financière, CRHIA, Université de Nantes)

Plus d’informations : https://diascom.hypotheses.org/

International conference, Novembre 26-27, 2020, Université de Nantes (France)

Organisation

CRHIA (Centre for Research in International History and History of the Atlantic) - Université de Nantes (France)

Argument

The Centre for Research in International History and history of the Atlantic (CRHIA) of the University of Nantes (France) is launching an international research groupDIASCOMalong with aresearch programmeworking on the study of the diasporas born out of the slave trade and indentured service in the long colonial context, and on the communities formed by the descendants of these African and Asian communities, in the decolonization context.

The aim of thisfive-year project in global history (2020-2025) is to examinethe agency of the diasporic groups born out of forced displacement, in colonial and post-colonial contexts.

In the first part of the DIASCOM programme, we would like to study the socio-economic, political and cultural strategies developed by the numerous ethnic groups deported by European nations from their home country, forming diasporas and diasporic communities over the years, in order to survive, adapt and take root in the colonies of the Atlantic, Indian or Pacific oceans, in the course of the 18th and 19th centuries?

Then in the second part of the DIASCOM programme, we would like to examine the historical and political contexts of the more recent phenomenon of the return of the Afro- descendant or Asian-descendant diasporas, as well as their sometime forced re-displacements in the 20th and 21st centuries (the so-called double diasporas). Indeed in many cases, some of these diasporic groups considered a return to the home country in the wake of decolonization, while others were forcefully uprooted, in the context of independence wars for instance, seekingrefugeinthehomecountryorinEurope.Inthehistoricalcontextofdecolonisation,

what were/are the socio-economic, political or cultural strategies used by the new diasporas formed by the descendants of past indentured servants and slaves, when they decide to stay put, or rather to return to their home country, or to seek refuge in European metropoles.

Aware that many research groups and networks are already at work on similar topics related to migrations and diasporas around the globe (« Diaspora, Migration and Identities»,Diaspolinks…), the DIASCOM programme chooses to focus primarily on the historicization of the forced migrations that gave birth to diasporas in the colonial context and on the social, geographical and cultural evolution of these diasporic populations who bear the legacy of indenture and slavery in the post-colonial era. A series of publications (online and printed) is planned.

We begin our networking strategy by setting up a first two-day conference in Nantes (France), on November 21-22, 2020. We wish to address one less studied aspect in diasporic studies:Diaspora formation in the wake of indenture.

We hope to gather together specialists of socio-ethnic groups transported out of Africa and Asia for indentured service in European colonies at large, in North and South Americas, in the West Indies, in the Indian or Pacific oceans.

Forstep 1# of the DIASCOM programme(the two-day conference in November 2020) we hope to develop some comparative analyses of diasporas born out of indenture, including the descendants of the first transported labourers, and their « settlement » strategy in the colonies. Our perspective in studying their agency is clearly transnational and it aims at filling up the gap in the current literature on the indenture legacy in diasporic studies.

At the end of that first conference, we wish to establish a network of international scholars to take the programme to its next steps and to solicit the support of sponsors.

We intend to gather a number of researchers with whom we will develop further historical research on diasporic formations, diasporic communities, displacement and redisplacement of new generations, or on the memory and legacy of indenture and slavery within the recent generations of descendants.

Step 2# of the DIASCOM programme (a two-day conference in November 2021) will focus on the return or on the redisplacement of the descendants of the indenture diasporas in the 20th and 21stcentury.

The following steps (2022-2023) will extend our research to other forced migrations, beginning with the slave trade and the examination of the slavery legacy among the Afro- descendant communities at large.

Then our final stage (2024-2025) intends to discuss all diasporas born out of forced migration or traumatic experiences in the course of the 19th and 20th century (including European diasporas), and their return to the home country out of choice or because of forced displacement in the 20th and 21st centuries. We also wish to compare the policies set up by European countries to deal with the return of these ethnic diasporas born out of European imperialism or out of traumatic circumstances in Europe, in the 20th and 21st centuries.

We invite researchers working on diasporic communities born out of indenture, in the course of the colonial context, to a two-day conference organised at Université de Nantes (France).

We wish to hear scientific presentations based on current historical research on the diasporic groups and communities formed of indentured labourers, and their « settlement » strategies in European colonies overseas. Discussions will start with the examination of the « agency » of the first generation of indentured labourers, transported to the colonies after the abolition of slavery. Then we will analyse their descendants’ community strategies in colonial and postcolonial context.

Guest speakers from other diaspora/migration programmes in Europe will also be invited to present their epistemological approach and the current research of their network.

Our research perspective in studying these less-studied diasporic groups forcefully transported to European colonies, is clearly historical and transnational (Levitt, 2010). It aims at filling up the gap in the current literature on the indenture legacy in diasporic studies.

For the sake of efficiency, the two-day conference on « The indenture legacy » will be organised along two workshops, with pre-circulated papers. In each workshop the focus will

be on the « settlement » phase, on identity formation, community building, cultural strategies used by diasporic communities in colonial context. Papers will analyse the early strategies of the communities of indentured labourers, and their survival modes in specific colonial contexts. Presenters can also choose to analyse the imperial policies regarding indentured servants in colonial context.

Workshop 1(day 1) will provide a «historical and socio-cultural perspective on the indentured diasporas »and ontheir community agency in the oppressive context of forced migration.

We seek presentations on the formation and settlement of indentured diasporas, from the recruiting phase of ethnic groups in their home country in the course of the 19th century (from the Indian subcontinent, Africa, Asia, Europe…) to the « settlement » process of these masses of labourers in the colonies throughout the globe. Based on case studies, papers could focus on the sense of belonging that the first generation of indentured labourers developed upon arrival in the colonies:

  • How did the first generation of indentured men and women organize themselves in communities?
  • How did they position their groups regarding the rest of the European settlers or the emancipated slaves ?
  • What strategies did they develop to form communities, to maintain their cultural identity and their communal values in that constrainedcontext.
  • Did they express any political views, any resistance to oppression and exploitation, or any desire to return to their home country?

Workshop 2(day two) will be dedicated to «The legacy of indenture on the descendant communities» will gather presentations on the cultural, political or social strategies of the descendants born out of the first indentured diasporas, in colonial and post-colonial contexts. Through a transdisciplinary approach, papers will address the strategies used by the successive generations by either:

  • Preserving the original communities founded by their parents, and constructing an imaginary or real relationship to « home»,by initiating new diapsoras from home (marriage, chain migrations), by consolidating cultural and economic connections with the homecountry.
  • Emancipating themselves from their family legacy and denying the memory of forced migration, by seeking integration in the host country and claiming socialsuccess…
  • Claiming a political status within the host country, asking forreparations…
  • Thinking about returning to the home country in the context ofdecolonization.

Bearing in mind the historical context in which the second and third generations evolved - the rise of independence and emancipation movements in the colonies in the late 19th and early 20th centuries – it would be interesting to historicize the strategies of these diasporic communities in the host colony, or vis à vis their home country for those considering to return there after decolonization.

At the end of this first conference, we wish to establish a network of international scholars to take the programme to its next steps. Next, we wish develop further historical research on diasporic formations and diasporic communities born out of slavery and servitude, as well on their community-building strategies in colonial context. Then, we will focus on the postcolonial context to analyse the strategies of displacement and double diaspora of the Afro- or Asian descendants bearing the legacy of forced migration. (see DIASCOM presentation)

Submission

Proposals for papers in English or French (500 words) along with a short bio must be submitted

by May 15, 2020

to the organisers:programmediascom@gmail.com.

Papers can be submitted to one workshop or two workshops for colleagues working on a transgenerational perspective.

Notification of acceptance will be sent byJune 15, 2020.

Papers will be pre-circulatedso we expect a full draft of your contribution byNovember 1, 2020.

After the conference, our scientific committee will proceed to select a number of articles (7,000 to 8,000 words) for a peer-reviewed volume.

Contact info: programmediascom@gmail.com

Practical details

Registration fees : 25 euros

Room and board covered by the conference. Participants must pay for their own travel expenses.

Steering committee

  • Françoise Le Jeune (CRHIA, Université de Nantes) Virginie Chaillou-Atrous (CRHIA, Université de Nantes)
  • Sacha Crusson (chargée de communication, CRHIA, Université de Nantes) Aurélie Cloarec (Gestionnaire financière, CRHIA, Université de Nantes)

Sélection Committee

  • Ajay Dubey (Centre for African Studies, School of International Studies, Jawaharlal Nehru University, New Delhi)
  • Allessandro Stanziani (CNRS, EHESS)
  • Bernard Michon (CRHIA, Université de Nantes)
  • Delphine Diaz (CERHIC, Université de Reims)
  • Edward Alpers (UCLA History Department, Los Angeles)
  • Jenny Raflik (CRHIA, Université de Nantes)
  • Judith Misrahi-Barak (EMMA, Université de Montpellier)
  • Marie-Pierre Ballarin (URMIS,IRD)
  • Mathieu Claveyrolas (CNRS, EHESS, CEIAS)
  • Olivier Dard (Sirice, Université Paris 4)
  • Pieter Emmer (Université de Leyde, Pays-Bas)
  • Vijaya Teelock (Université de Maurice)

Organization Committee

  • Françoise Le Jeune (CRHIA, Université de Nantes) : Francoise.Le-Jeune@univ-nantes.fr
  • Virginie Chaillou-Atrous (CRHIA, Université de Nantes) : Virginie.chaillou@univ-nantes.fr
  • Sacha Crusson (chargée de communication, CRHIA, Université de Nantes) 
  • Aurélie Cloarec (Gestionnaire financière, CRHIA, Université de Nantes)

Places

  • Chemin de la Censive du Tertre
    Nantes, France (44)

Date(s)

  • Friday, May 15, 2020

Keywords

  • engagisme, colonisation, migration, diasporas, intégration, communautarisme, héritage

Contact(s)

  • Virginie Chaillou-Atrous
    courriel : programmediascom [at] gmail [dot] com
  • Françoise Le Jeune
    courriel :

Reference Urls

Information source

  • Sacha Crusson
    courriel : crhia [at] univ-nantes [dot] fr

To cite this announcement

« The indenture legacy », Call for papers, Calenda, Published on Tuesday, April 21, 2020, https://calenda.org/770251

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