AccueilLe doctorat en architecture : la richesse d'une polysémie

Le doctorat en architecture : la richesse d'une polysémie

Journée d'étude (EnVironnements numériques, Cultures Architecturales et Urbaines) EVCAU 

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Publié le mardi 23 juin 2020 par Anastasia Giardinelli

Résumé

La recherche doctorale peut-elle décliner de nouveaux rapports à la conception, où l'écriture participe du processus ? Le texte, s’il est essai, manifeste, historiographie, répertoire théorique ou iconographique, est dans sa syntaxe déjà une traduction hiérarchisée des histoires que les architectes ont pour spécialité de mettre en espace. Jusqu’où peut aller la narration en ce qu’elle est forcément partie prenante de l’écriture dans la naissance du projet ? Ce colloque propose de rassembler des expériences variées dans leurs approches du doctorat en architecture. Nous souhaitons que ce temps d’étude offre à voir une palette de thèses qui portent les ambitions de leurs auteurs.es. Nous souhaitons par ailleurs porter à la discussion tant l’objet-doctorat que ce qu'il signifie du devenir du métier d'architecte.

Annonce

Compte-tenu de la pandémie de COVID-19, la journée doctorale se fera par visioconférence.

19-20/11/2020

Argumentaire

Au-delà de l’interdisciplinarité, qu’est-ce que cet objet mal identifié que l’on appelle thèse d’architecture ? Les nouvelles thèses d’architecture revisitent la préoccupation première de l’architecte : l’objet(ctif) de la réalisation. L’édifice constitue la complétion matérielle la plus fréquente du projet d’architecture. Mais qu’en est-il de ce qui constitue le mémoire de doctorat, qu’en est-il du processus qui y conduit et des débouchés qui le dépassent ?

À hauteur de la thèse, il nous intéresse de découvrir le bouillonnement des ambitions par lesquelles veulent parler les architectes et chercheurs.es en architecture d’aujourd’hui. Le.la chercheur.e qui s'engage dans un 3e cycle doit-il.elle craindre de perdre le socle de l’édifice qui attestait du cœur du travail de l’architecte ? Toutefois, la thèse n'est-elle pas le lieu et le moment où le discours de la personne-même de l’architecte peut justement s’alléger du seul primat de la matérialité ? De l’objet tenu entre deux mains à l’espace de vie qu’éprouve le corps en mouvement, pourrait-on en arriver enfin à questionner les nouvelles aspirations des architectes ? Des projets et recherches en architecture émergent aujourd’hui une variété de propositions. Le besoin de chercher d’autres outils et cadres de conception témoignent d’enjeux sociétaux originaux. Les architectes s’en emparent et en font peut-être même un engagement de carrière.

La recherche doctorale peut-elle décliner de nouveaux rapports à la conception, où l'écriture participe du processus ? Le texte, s’il est essai, manifeste, historiographie, répertoire théorique ou iconographique, est dans sa syntaxe déjà une traduction hiérarchisée des histoires que les architectes ont pour spécialité de mettre en espace. Jusqu’où peut aller la narration en ce qu’elle est forcément partie prenante de l’écriture dans la naissance du projet ? Alors que nous sommes dans le cadre du doctorat, nous prétendons que la thèse constitue le moment de « faire lien » entre la pratique et la recherche (deux éléments non opposés pouvant être étroitement liés et/ou combinés). Nous nous situons là, en retour aux sources du processus de conception, où la nécessité de clore le projet architectural est mise en suspens. Nos outils et méthodes parlent de la souplesse à laquelle nous recourons pour parler et projeter l’architecture. La pratique complexe de l’architecture peut-elle se nourrir et se renouveler par la recherche doctorale ?

Objectifs 

Ce colloque propose de rassembler des expériences variées dans leurs approches du doctorat en architecture. Nous souhaitons que ce temps d’étude offre à voir une palette de thèses qui portent les ambitions de leurs auteurs.es. Le doctorat amène à se positionner entre étudiants.es et professeurs.es, entre maîtres.es d’œuvre et chercheurs.es ou encore entre l’architecture et d’autres domaines d’études. Cet entre-deux est l’opportunité de faire transition. Les doctorants.es ont cette liberté et cette mission de dessiner un parcours de connexions originales puisqu’ils.elles sont amenés.es à étudier des lieux et situations non élucidés. La thèse effectivement s’ancre aussi dans la spécificité du terrain de recherche qu’elle traite. Être prêt à approcher l’inconnu si complexe soit-il, est la marque d’une curiosité à découvrir mais aussi à travailler de manière interdisciplinaire.

Thèmes possibles 

Nous souhaitons porter à la discussion tant l’objet-doctorat que ce qu'il signifie du devenir du métier d'architecte. Les thèmes que nous proposons ne sont pas exclusifs. Les propositions peuvent croiser plusieurs thèmes.

  • Thèses liées à un projet en vue d’une construction, d’une réhabilitation, d’une stratégie d’aménagement.

  • Thèses portées sur la théorie, les pensées empruntées à d’autres disciplines et qui projettent une application, un enrichissement voire un bouleversement du métier.

  • Thèses portant sur les performances techniques et technologiques liées au bâtiment qui donnent la perspective d’une architecture remarquable et innovante.

  • Thèses portant sur l’habitant, considération architecte-citoyen.

Modalités d’envoi des propositions

Les propositions résumeront en 300 mots l’argumentaire de la communication (d’une durée maximale de 15 minutes) en précisant le titre de celle-ci, ses sources, ses points forts, ses mots-clés et seront accompagnées d’une courte biographie de l’auteur.

Les propositions de communication sont à envoyer par mail avant le 14 août 2020 à l’adresse mail : journeedoctoraleevcau@outlook.fr

Un projet de publication en ligne est prévu à l’issue de la journée doctorale, réunissant l’ensemble des contributions.

Les doctorants.es participant au séminaire seront sélectionné.es sur la base du résumé de leur communication. Ils.elles. vont être informé.es de l'acceptation ou du refus le 2 octobre 2020.

Les doctorants.es sélectionné.es doivent faire parvenir l’ensemble de leur communication à la même adresse avant le 6 novembre 2020.

Comité d’organisation

  • Zineb Bennouna, doctorante en architecture
  • Lila Bonneau, doctorante en architecture
  • Caroline Clément, doctorante en architecture
  • Esin Ekizoglu, doctorante en architecture
  • Houda Lichiheb, doctorante en architecture
  • Elena Maj, doctorante en architecture
  • Phuoc Van Anh  Nguyen, doctorante en architecture
  • Louisette Rasoloniaina doctorante en architecture

Sous la responsabilité scientifique de :

  • Catherine Deschamps 
  • Gilles-Antoine Langlois

Comité scientifique

  • Nabil Beyhum, (Sociologue, Docteur en sociologie urbaine, Maître de conférences, EVCAU, ENSA de Paris Val-de-Seine)
  • Charlotte de Castelnau-L'Estoile, (Historienne, Docteure en histoire, HDR, Professeure d’histoire moderne, ICT, Université Paris Diderot- Paris 7- Université de Paris)
  • Patrice Ceccarini, (Architecte DPLG, Urbaniste, Docteur en histoire et civilisation, option sciences des langages/architecture EHESS-Paris, Professeur, EVCAU, ENSA de Paris Val-de-Seine)
  • Catherine Deschamps, (Socio-anthropologue contemporaine, Docteure en anthropologie, – HDR, Professeur, LHAC, ENSA de Nancy, chercheuse associée à EVCAU)
  • Hervé Gaff (Architecte DPLG, Docteur en philosophie, Maître de conférences, Laboratoire d'Histoire de l'Architecture Contemporaine (LHAC), ENSA de Nancy, Archives Henri Poincaré - Philosophie et Recherches sur les Sciences et les Technologies, CNRS / Université de Lorraine / Université de Strasbourg)
  • Laurence Gillot, (Historienne, Docteure en histoire, Maîtresse de conférences, AnHiMA, Université Paris Diderot- Paris 7- Université de Paris, UFR GHES, UMR 8210 AnHiMA, Université Paris Diderot- Paris 7- Université de Paris)
  • Jean Pierre Guilhembet, (Historien, Docteur en histoire, HDR, Professeur des universités, Professeur d’histoire romaine, AnHiMA, Université Paris Diderot- Paris 7- Université de Paris)
  • Gilles Antoine Langlois, (Historien, Urbaniste, Docteur en histoire, docteur en urbanisme et aménagement, – HDR, Professeur, EVCAU, ENSA de Paris Val-de-Seine)
  • Béatrice Mariolle (Architecte DPLG, Urbaniste, Docteure en architecture, IPRAUS UMR AUSSER, ENSAP de Lille)
  • Elizabeth Mortamais, (Architecte DPLG et Paysagiste DPLG, Paysagiste-conseil de l’Etat Docteure en Sciences de l’Information –HDR, Maîtresse de conférences Emérite, EVCAU, ENSA de Paris Val-de-Seine)
  • Donato Severo, (Architecte DPLG, Docteur en histoire de l'architecture, –HDR, Professeur, EVCAU, ENSA de Paris Val-de-Seine)
  • Pascal Terracol, (Architecte DPLG, Docteur en géographie – HDR, Maître de conférences Sciences et Techniques de l'Architecture, EVCAU, ENSA de Paris Val-de-Seine)
  • Nicolas Tixier, (Architecte DPLG, Docteur en architecture –HDR, Professeur, AAU Cresson, ENSA de Grenoble)

Lieux

  • 3 Quai Panhard et Levassor, 75013 Paris
    Paris, France (75)

Dates

  • vendredi 14 août 2020

Mots-clés

  • doctorat en architecture, recherche, interdisciplinarité, projet d'architecture

Contacts

  • Doctorant.es EVCAU
    courriel : journeedoctoraleevcau [at] outlook [dot] fr

Source de l'information

  • Doctorant.es EVCAU
    courriel : journeedoctoraleevcau [at] outlook [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Le doctorat en architecture : la richesse d'une polysémie », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 23 juin 2020, https://calenda.org/786443

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