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Historiographie et traduction

Historiography and translation

Approche comparée d’une pratique historique

Comparative approaches to writing translation histories

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Publié le mercredi 15 juillet 2020 par Anastasia Giardinelli

Résumé

Le numéro monothématique de World Literature Studies centré sur l’historiographie voudrait interroger le rôle joué par la traduction dans la construction et la représentation d’une culture européenne, en multipliant les lectures comparatives des différents regards portés précisément sur la dimension historique du traduire, sur la pratique et le rôle des traducteurs dans l’histoire, tels qu’ils apparaissent dans des espaces socio-culturels différents.

Annonce

Éditrices

  • Katarína Bednárová, Institut de littérature mondiale de l’Académie slovaque des Sciences, Bratislava, Slovaquie
  • Isabelle Poulin, Université Bordeaux-Montaigne, Bordeaux, France

Co-éditeur

  • Igor Tyšš, Université Constantin le Philosophe, Nitra, Slovaquie

Langues : français, anglais

Type d’appel : ouvert

Présentation

Ce n’est qu’au début du XXIe siècle qu’en Europe des œuvres historiographiques voient le jour dans le domaine de la traduction. Antoine Berman (1942 – 1991), historien et théoricien français éminent, avait été l’un des premiers chercheurs en Europe francophone à relever au siècle précédent l’importance d’une historiographie des traductions pour penser la culture, la littérature et les langues européennes. Son décès prématuré ne lui a pas permis de mener à terme tous ses projets et travaux de recherche. Anton Popovič (1933 – 1984), l’un des fondateurs de la traductologie en Slovaquie, a connu le même sort. Ses premières réflexions sur la nécessité d’une historiographie mettant en évidence les programmes, les concepts et l’évolution des méthodes traductives dans le temps et l’espace culturels datent des années 1970. Dans la seconde moitié du XXe siècle, on voit Jean Delisle, traductologue canadien, publier des textes portant sur un projet de l’histoire de la traduction (Meta, 22, 1, 1977, p. 66 – 71) ainsi que des monographies esquissant des portraits de traducteurs (1999) et traductrices (2002) etc. S’en suivent des textes de Dirk Delabastita, de Lieven D’hulst, d’Henri Meschonnic et d’autres chercheurs (infra la bibliographie sommaire et signalétique).

L’historiographie est à l’heure actuelle l’un des objets d’études majeurs de la traductologie européenne et d’outre-mer. Sans aucun doute, on peut y voir une connexion avec le fameux « tournant sociologique » de la traductologie compris comme retour au phénomène humain – intérêt pour les traducteurs et les contextes de traductions dans leur conditionnement historique. Le nombre grandissant de projets d’histoires des traductions, dans différentes langues, déjà réalisés ou bien en cours, peut fournir une opportunité permettant de procéder à une comparaison de l’état, des configurations et des modalités de la traduction littéraire dans des espaces culturels pris dans des contextes géopolitiques différents, et liés à des traditions littéraires variées.

La seule comparaison de travaux menés dans l’espace culturel slovaque (à partir des années 1960, 1990 et les synthèses de 2013, 2015 – 2017) et en Europe occidentale montre déjà plusieurs points de jonction, des ressemblances entre les phénomènes principaux censés atténuer, voire atténuant vraiment, la représentation convenue des modèles binaires du centre et de la périphérie dans la culture européenne. La lecture comparative des histoires des traductions laisse voir, par exemple, l’impact de facteurs extralittéraires sur la traduction quels que soient les systèmes sociétaux et politiques. Le numéro monothématique de WLS centré sur l’historiographie voudrait interroger le rôle joué par la traduction dans la construction et la représentation d’une culture européenne, en multipliant les lectures comparatives des différents regards portés précisément sur la dimension historique du traduire, sur la pratique et le rôle des traducteurs dans l’histoire, tels qu’ils apparaissent dans des espaces socio-culturels différents.

Axes de réflexion :

  • méthodologie de l’histoire des traductions

  • xénophobie culturelle dans l’histoire des traductions

  • geste politique

    • traduction vue comme raison d’Etat dans les ensembles politiques multiethniques

    • politiques culturelles et traduction

    • événement politique et promotion soudaine de la traduction

    • événement politique et modification du statut du traducteur

    • censure dans l’histoire des traductions

  • pseudo-traductions : fonctions et avatars dans l’histoire des traductions et dans l’histoire des littératures

  • péri-textes – les médiateurs de traduction ; leurs formes historiques

  • traduction comme événement littéraire

  • traduction littéraire et autres champs des arts et des savoirs [penser l’intérêt qu’il y a à déborder le champ littéraire pour une histoire des traductions]

Modalités de proposition

Retour des résumés (1800 signes) : le 30 novembre 2020

Adresse : isabelle.poulin@u-bordeaux-montaigne.fr; katarina.bednarova@uniba.sk; igor.tyss@gmail.com

Date de notification : le 31 décembre 2020

Date limite pour envoie des textes définitifs (27 000 – 36 000 signes) : le 31 mars 2021

Pour visiter le site de World Literature Studies : http://www.wls.sav.sk/?page_id=332&lang=en

Catégories

Dates

  • lundi 30 novembre 2020

Mots-clés

  • translation studies, historiography, translation history

Contacts

  • Igor Tyšš
    courriel : igor [dot] tyss [at] gmail [dot] com

Source de l'information

  • Igor Tyšš
    courriel : igor [dot] tyss [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Historiographie et traduction », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 15 juillet 2020, https://calenda.org/790682

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