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The Russian Empire, USSR and post-Soviet world in contact with other cultural places

L’Empire russe, l’URSS et le monde post-soviétique au contact d’autres aires culturelles

Methodological and epistemological stakes

Enjeux méthodologiques et épistémologiques

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Published on Wednesday, July 15, 2020 by Anastasia Giardinelli

Summary

Le GDR « Empire russe, URSS, monde post-soviétique » est né début 2019. Il a vocation à mettre en réseau les chercheurs français en sciences humaines et sociales travaillant sur l’Empire russe, l’URSS et le monde post-soviétique, dispersés sur l’ensemble du territoire, et à soutenir les étudiants et les jeunes docteurs s’engageant dans des travaux sur cette aire. Il souhaite aussi donner de la visibilité aux travaux portant sur cet espace et renforcer le dialogue interdisciplinaire avec les chercheurs français travaillant sur d’autres espaces.

Announcement

Présentation

Le GDR « Empire russe, URSS, monde post-soviétique » est né début 2019. Il a vocation à mettre en réseau les chercheurs français en sciences humaines et sociales travaillant sur l’Empire russe, l’URSS et le monde post-soviétique, dispersés sur l’ensemble du territoire, et à soutenir les étudiants et les jeunes docteurs s’engageant dans des travaux sur cette aire. Il souhaite aussi donner de la visibilité aux travaux portant sur cet espace et renforcer le dialogue interdisciplinaire avec les chercheurs français travaillant sur d’autres espaces. Il est ouvert à tous les chercheurs intéressés par l’un de ses trois axes :

  • « Culture, création, patrimoine »,
  • « Mutations et innovations »,
  • « Frontières et connexions ».

La deuxième journée d’étude du GDR Empire russe, URSS, monde post-soviétique, « L’Empire russe, l’URSS et le monde post-soviétique aux contacts des autres aires culturelles. Enjeux méthodologiques et épistémologiques » s’inscrit dans l’axe « Frontières et connexions » et aura lieu les 4-6 février 2021 à Grenoble. Elle entend rassembler les chercheurs dont les travaux mettent en relation plusieurs aires géographiques et culturelles dont l’aire (post)-soviétique.

Comment les chercheur.es dont l’objet est l’espace frontalier entre ces aires dialoguent- ils/elles avec les chercheur.es et les recherches provenant de cet espace ? Par quels moyens méthodologiques les chercheur.es travaillant prioritairement sur les espaces post-soviétiques abordent-ils/elles les autres aires géographiques ? Inversement, comment les chercheur.es, dont l’objet principal se situe en dehors de l’aire russo-(post-)soviétique abordent-ils/elles cette dernière ? Enfin, quels sont les outils épistémologiques, propres à chaque discipline, permettant ou entravant un tel dialogue ?

    • La journée d’étude sera précédée par une série de séminaires introductifs à l'automne 2020 consacrés aux différentes approches théoriques de la problématique proposée. Les participants à la journée d’étude seront invités à y prendre part. Le programme des séminaires sera diffusé en septembre.
    • Par ailleurs, nous prévoyons la publication d’une sélection de contributions dans le cadre d’un numéro spécial de revue.

Questionnements transversaux

Avec cette journée d’étude, nous proposons d’élargir un espace de réflexion relatif aux implications épistémologiques des traversées d’aires (Byford et al. 2020 ; Aymes et Bouquet 2016 ; Ette 2019) et à la généalogie des « études aréales » (area studies) (Walker, Sakai 2019) depuis leurs zones géographiques de contact frontalier (Bartov et Weitz 2013) mais aussi à travers des conflits et frictions « répliqués » dans d’autres espaces. L’objectif est ainsi de réfléchir aux enjeux de la production des connaissances – enjeux méthodologiques, épistémologiques ou académiques – induits par la mobilisation de plusieurs aires géographiques et de plusieurs disciplines lorsqu’un questionnement et/ou un objet d’étude spécifique nécessitent leur mise en relation. Celles-ci peuvent s’appréhender à différentes échelles : contacts géographiques sous-tendus par les questions de frontières ou d’espaces frontaliers (Dullin 2014 ; Forestier-Peyrat 2020), contacts institutionnels, contacts linguistiques ou encore contacts individuels (matrimoniaux etc.).

Les enjeux méthodologiques qui pourront être explorés sont par exemple linguistiques (apprentissage des langues au service de la recherche), la question des terrains multi-situés, le rapport aux sources et aux archives situés dans des espaces géographiques et politiques différents, la question de la superposition des chronologies et échelles spatiales relevant de différentes aires culturelles, etc. Quant aux enjeux épistémologiques posés par les zones de contacts entre aires, ils pourront être abordés à travers le défi qui consiste à mobiliser un corpus bibliographique, provenant d’une autre aire, la migration des concepts, approches théoriques et cadres chronologiques d’une tradition académique à une autre (par exemple les notions de postcolonial et de décolonial) ou les différents prismes disciplinaires. Pourront aussi être étudiées les évolutions épistémologiques jetant une lumière différente sur les relations entre aires (par exemple le spatial turn, le mobility turn (Mielke, Hornidge, 2017) et le transnational turn (Doak, Platt, Strukov, 2020) et pouvant même aller jusqu’à l’affirmation de new area studies.

Enfin, les communications pourront soulever la question des enjeux académiques liés à ces traversées d’aires, tels que la question des réseaux de recherche (liens et cloisonnements), des lieux de publication ou encore des enjeux éthiques et politiques différenciés et parfois concurrents selon les aires étudiées (dilemmes et controverses). De plus, si certains chercheurs travaillant sur l'aire (post)soviétique se définissent par un rattachement disciplinaire en SHS, d'autres s'insèrent dans le découpage disciplinaire par langue établi à travers l'histoire des études aréales en France et ailleurs (Lucken, Postel-Vinay, 2020 ; Popa, 2015). Quelle différence y a- t-il entre ces deux démarches du point de vue de la construction de l'objet, des narrations scientifiques et, pour les jeunes chercheurs notamment, de l’insertion professionnelle ?

Approches et thèmes suggérés

  1. Zones de friction

Dans une historiographie désormais « classique », les zones de contacts ont été abordées sous le prisme de la question nationale ou de la politique des nationalités de l'empire russe d'abord et de l'URSS ensuite, autrement dit à travers le problème des périphéries nationales de l’empire (Martin 2001; Hirsch 2005; Cadiot 2007). Depuis la fin des années 1990, l’historiographie s’est plus spécifiquement emparée de la problématique des zones de contact dans l’examen des marges d’empires européens, ces confins (borderlands), carrefours de peuples et de cultures. L’approche par les collectivités nationales, minoritaires, qu’il s’agisse des politiques étatiques suivies à leur égard ou des comportements des groupes, y a été privilégiée, notamment pour analyser les conflictualités et l’histoire de la destruction de ces lieux pluriels (Gousseff 2015). La spécificité des confins a aussi inspiré d’autres approches, intégrant une réflexion géo-historique sur les espaces de l’entre-deux (Zwischenraum), les « frontières fantômes » (Von Hirschhausen 2017), élaborant, dans une perspective plus anthropologique de nouveaux concepts tel que celui « d’indifférence nationale » propre à décrire certains comportements produits de la localité (Brüggemann et Wezel 2019). Ainsi, ces espaces peuvent aussi être pensés comme relativement autonomes par rapport aux logiques du centre impérial ou comme situés à l'intersection de différents ensembles impériaux, comme l'Empire ottoman, l’Empire perse et l'Empire russe (Therme 2018).

  1. Zones de migration et connexion

La question des zones de contacts a aussi été abordée à travers l'analyse des conflits internationaux qui ont éclaté dans ces espaces lors des périodes de transition étatique, par exemple après 1917 ou à la suite de la chute du mur de Berlin (Filler 2008). Les reconfigurations des frontières qui les ont suivies ont abouti à d’importants mouvements de populations à l’intérieur de l’ancien espace impérial et en dehors de celui-ci (Gousseff 2008, de Tinguy 2004). Ces migrations ont, d’une part, renforcé les connexions existantes entre les espaces appartenant anciennement au même État (Braux 2015), et ont, d’autre part, participé, à la formation des liens avec d’autres espaces nationaux (Ferry 2015).Ainsi, l’étude des phénomènes migratoires interroge-t-elle avec force la question des zones de contact, qu’ils se situent proprement aux frontières (Reeves 2014, Davydova-Minguet 2018) ou que la problématique de la zone de contact soit « répliquée » au sein d’autres espaces (Le Huérou 2014, Hohmann 2016).

Les problématiques en lien avec les connexions et migrations contemporaines doivent être replacées dans le contexte historique des mobilités, circulations et contacts empêchés tant pour sortir de l’Empire russe ou l’URSS que pour y retourner. Dans ce contexte, les zones de contact peuvent être reproduites en dehors de l’aire russo-(post-)soviétique comme ce fut le cas avec la rencontre en France entre les Arméniens ottomans rescapés du génocide et les Arméniens de l’Empire russe (Kunth, 2016), ou encore, de nos jours, quand la « frontière intérieure » entre la Tchétchènie et le reste de la Russie se « duplique » au sein de l’émigration depuis la Russie en France et en Grande-Bretagne (Bronnikova, 2014).

La mobilité des personnes, des biens, des idées et des virus remet ainsi en question les frontières politiques et les frontières socio-culturelles, ethniques et religieuses (Petric 2015).

  1. Zones de contact littéraire

Ces dernières années sont apparues ou se sont développées des approches qui se sentent plus à l’aise avec les préfixes « trans » (transculturalité, transdisciplinarité) ou « inter » (intermédialité, intertextualité) qu’avec celui de « post » (postmodernité ou post-mémoire). À une construction vectorisée du processus littéraire, la théorie substitue volontiers une étude des croisements et des polyphonies (au sens de transgressions et métissages discursifs, implants plurilingues ou représentations d'autres langages), envisageant la littérature comme un espace poreux en dialogue avec d’autres formes de connaissance du monde, que ce soient les SHS ou d’autres arts, notamment visuels (Géry, Mélat, 2014 ; Géry, 2016). Avec l’intérêt croissant pour la traduction - en l’occurrence, les zones de contact entre les littératures « nationales » ; les écrivains traducteurs ; les adaptations / réécritures ; les transferts (Maurus, Vrinat-Nikolov, 2018) -, pour les écritures hybrides (textes intégrant documents, photographies, dessins etc.), pour les brouillages génériques (entre fiction et document par exemple, comme ceux de Svetlana Aleksievitch), la théorie littéraire, héritière du caractère « passe-muraille » de ses objets, s’expose à ses propres limites, repense les frontières temporelles entre différents mouvements, emboitant le pas à la littérature qui, elle, revisite à nouveaux frais les questions de territoire (entre soi et l’histoire collective, mais aussi les conflits inter-nationaux post- soviétiques et, plus généralement, les zones de contact entre les nationalités de l'Empire russe ou de l'URSS). Enfin, l’historiographie littéraire elle-même, désireuse d’échapper au modèle national mis en place au XIXe siècle (et d’ailleurs problématique dans le cas d’une littérature d’Empire ou, actuellement, fédérative) tend depuis quelques décennies à privilégier les approches par « contact » impliquant les langues, le rapport des littératures dites « majeures » ou « mineures » (Delègue, 1996), les productions écrites ou orales : approche transrégionale (Cornis-Pope, Neubauer, 2010), comparative (Valdès, Hutcheon, 1996) par aires culturelles, littérature-monde (Damrosch, 2003 ; Le Bris, Rouaud, Almassy, 2007).

  1. Zone de contact linguistique

La question de la frontière linguistique et de la difficulté, voire l’impossibilité à déterminer celle-ci, a été fort débattue en Europe orientale. Elle prend appui sur la description du « fait » linguistique : un mot particulier, un particularisme de prononciation, d’accent, d’intonation, de syntaxe ont servi à identifier des communautés linguistiques distinctes. Mais les parlers ne peuvent s’arrêter nettement sur une ligne, la frontière qui les délimite est forcément d’une frontière dense. En tout cas, la frontière linguistique ne peut se superposer à la frontière géographique ou politique, comme le notait Jakobson dès le début des années 1930 dans ses réflexions sur la phonologie des langues en Eurasie (Jakobson 1931). Le linguistique se prête volontiers à une instrumentalisation par le politique, avec l’enjeu de créer artificiellement une communauté nouvelle se reconnaissant dans un standard nouveau.

Dans l’espace post-soviétique aujourd’hui, cette question revêt une actualité certaine. Des communautés considérées hier comme homogènes du point de vue de la langue usuelle, se trouvent aujourd’hui morcelées ou déplacées. Le russe constituait une langue commune, supranationale. Qu’en est-il aujourd’hui ? Les situations de diglossie, — associant le recours à une langue commune (langue de l’école, de l’administration, de l’entreprise) et à une langue restreinte à la sphère de l’intime, du cercle familial —, voire de triglossie, sont fréquentes, notamment en situation de migration. Sur le plan de la réflexion théorique, la question de la frontière linguistique a donné lieu à d’importants travaux depuis le début du XXe siècle, qui pourront faire l’objet d’analyses pendant la journée d’étude. Dans son cours inaugural du 21 septembre 1900 à l’Université de St-Pétersbourg, Jan Baudouin de Courtenay critiquait déjà la notion de « pureté » des langues et déclarait que toutes étaient mixtes. Une nouvelle modalité de représentation, la carte linguistique, puis l’atlas linguistique ont promu le développement de la géolinguistique, représentant les parlers et leurs frontières. Ce courant a bénéficié d’un franc succès en Europe orientale, en Russie notamment, où il a cherché à rendre compte de particularités phonétiques, mais aussi morphologiques.

  1. Zone de contact intellectuel

Du point de vue de l’outillage intellectuel, la traversée des aires peut induire une relecture comparée et critique des concepts désignant les collectifs, minoritaires ou non, notamment ceux issus du leg de l'ethnologie soviétique, tels les notions de "tribus", "ethnies", "ethnos", "nations" (Gossiaux 1997 ; Filippova 2010 ; Anderson et Arzyutov 2019). La rencontre entre les aires a également permis la migration heuristique, plus ou moins heureuse, de concepts provenant de traditions épistémologiques exogènes. Ainsi, on assiste depuis une décennie à une multiplication de travaux relisant l’histoire et l’anthropologie (post)soviétique à la lumière du courant décolonial ou post-colonial (Hladik 2011, Tlostanova 2011, Gerasimov et al. 2013, Morozov 2015, Pucherova 2019, Koplatadze 2019, Djagalov 2020), comprenant des travaux sur la "race" (Zakharov 2015) ou cherchant à croiser les études post-communistes et post- coloniales (Chari, Verdery 2009). Il en est de même pour des notions provenant de l’anthropologie africaniste, tels que les notions d’État néo-patrimonial (Fisun 2012). Les contributions pourront également questionner des notions qui ont migré dans l'autre sens, c’est-à-dire des mondes post-soviétiques vers d'autres aires : totalitarisme, atomisation de la société, commun/communautaire).

Enfin, l’influence du tournant transnational en SHS sur les études aréales, notamment sur l’aire russo-(post-)soviétique, doit être interrogée de plus près. Ce courant des transnational Russian studies, émerge tardivement par comparaison avec l’apogée du transnational dans le reste des SHS, mais s’affirme rapidement dans le champ des new area studies, avec pour objectif d’étudier les lieux et zones de rencontre entre les représentants du monde post-soviétique, ses diasporas, mais aussi les chercheur.es et les recherches qui les décrivent. Ce déplacement épistémologique nécessite certainement un éclairage supplémentaire.

Comité scientifique

  • Sylvie Archaimbault (CNRS-Eur’Orbem)
  • Marc Aymes (CNRS-CETOBaC)
  • Andy Byford (Durham University)
  • Boris Czerny (ERLIS, Université de Caen-Basse Normandie)
  • Alexey Evstratov (Université de Lausanne)
  • Elena Filippova (Académie des sciences de Russie)
  • Svetlana Gorshenina (AOROC (CNRS/ENS)
  • Maison de l'histoire de l’Université de Genève)
  • Jean-Philippe Jaccard (Université de Genève)
  • Ioana Popa (CNRS-ISP)
  • Clément Therme (CERI)
  • Membres du Comité Scientifique du GDRUS

Comité d'organisation

Olga Bronnikova (Université Grenoble Alpes- ILCEA4)

Maroussia Ferry (EHESS-CERCEC)

Etienne Forestier-Peyrat (Sciences Po Lille- IRHIS)

L'organisation par panels de discussions sera effectuée de sorte qu'une large place au dialogue avec le public mais aussi entre les participants soit ménagée. À cette fin, les interventions de chaque participant.es aux panels seront envoyées en avance aux autres participant.es et aux discutant.es.

Des ateliers disciplinaires et interdisciplinaires, consacrés à des travaux en cours seront également organisés. Les « zones de contact », cette fois avec les sphères hors académie, seront également explorées sous forme d'ateliers avec des professionnels (ONG, Organisations Internationales, journalisme, institutions culturelles et muséographiques, institutions publiques etc.).

Calendrier 

Les propositions de 500 mots sont à envoyer pour le 20 septembre.

Mettre en copie les trois adresses suivantes : olga.bronnikova@gmail.com ; maroussia.ferry@gmail.com ; etienne.peyrat@sciencespo-lille.eu

Références indicatives

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Places

  • Université Grenoble Alpes
    Grenoble, France (38)

Date(s)

  • Sunday, September 20, 2020

Keywords

  • Empire russe, URSS, monde post-soviétique, aire culturelle, zone de contact, épistémologie

Contact(s)

  • Olga Bronnikova
    courriel : bronnikova [dot] olga [at] gmail [dot] com

Information source

  • Olga Bronnikova
    courriel : bronnikova [dot] olga [at] gmail [dot] com

To cite this announcement

« The Russian Empire, USSR and post-Soviet world in contact with other cultural places », Call for papers, Calenda, Published on Wednesday, July 15, 2020, https://calenda.org/790712

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