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Visions of wandering

L'errance

Corps & Psychisme journal

Revue « Corps & Psychisme »

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Published on Tuesday, September 08, 2020 by Céline Guilleux

Summary

Les figures de l’errance ne datent pas d’aujourd’hui, les chevaliers médiévaux recherchaient déjà des aventures, les vagabonds, les enfants autistes, les mal-mariés faisaient partie de la marge.  Le vagabondage des désaxés, sans passé, sans avenir, sans investissement, sans idée de changer le monde n’est-il pas devenu un mode d’être de la modernité ? La difficulté à s’engager dans des relations sentimentales, l’errance du cœur en fait aussi partie, avec un sentiment d’impuissance, de vide, d’alexthymie, proche des limites. Ces personnages s’associent à notre imaginaire, nous attirant lorsque que nous sommes contraints par des occupations dévoreuses du temps, inscrits dans les corsets de la société normée ou directive. L’errance est-elle une disposition psychique, une quête identitaire lorsque le genre est sans cesse questionné ?

Announcement

Numéro 79 de la revue Corps & Psychisme sur L'Errance à paraître en décembre 2021.

Argumentaire

L’errance est l’action de marcher sans cesse ou bien de se promener sans but. Le mot est issu du vieux français de voyage, du chemin. Aller de ci et de là sans voie toute tracée. De façon plus abstraite et quelque peu désuète, errer c’est aussi risquer de se tromper, du latin erratia, erreur (« erratum » dans les corrections textuelles).

La clinique de l’errance est une réalité sociale et la psychanalyse a quelque chose à dire du symptôme individuel et du symptôme social. De plus en plus visible, elle interpelle les professionnels en institution, dans des associations ou dans la rue. Il s’agit des migrants, sans logement, sans titre de séjour, fuyant un pays qui n’accueille plus leurs aspirations d’avenir, leurs idéaux, refusant la pauvreté, les traditions, la politique. Ils partent sans savoir ce qui les attend au-delà des frontières, vers un ailleurs peu empressé de les intégrer. Les péripéties du voyage les exposent à des traumatismes sans fin qu’ils peinent à énoncer.

Les personnes sans foyer ont élu domicile dans la rue, sans ressources, sans but apparent sans formuler de demande, redoublant ainsi leur exclusion. La vie comme on peut à contrario d’une vie rêvée, est émaillée de déceptions et d’embûches, faisant perdre son identité, ses repères. Et temporairement les errants trouvent refuge à l’hôpital psychiatrique, qui sont souvent des anciens hospices. Mais le social échoue à y remédier sans qu’une parole exprime un besoin. L’errance est-elle alors le symptôme d’un désordre psychique ou son effet, l’errant s’identifie-t-il à son symptôme social ? L’adresse à d’autres secourables permet-elle d’exprimer la souffrance et de briser le cercle de l’exclusion ?

Le promeneur, le flâneur est aussi un errant qui se laisse guider par son inspiration, à la recherche de la beauté des jardins, de bâtiments étonnants, de chemins méconnus, d’objets récupérés. Se perdre permet-il de découvrir une continuité intérieure, d’éprouver son moi au contact de réalités inconnues et de sublimer la vie pulsionnelle ?

Quels rapports entre ces personnes déambulant pour le plaisir et les errants sociaux ? Dans un monde où la crise fait rage, où les relations économiques dominent, ne devient-on pas rapidement un errant si l’on refuse de se fondre dans les courants dominants ?  Mais tracer son chemin dans la complexité est aussi une façon d’y trouver une place.

D’ailleurs les figures de l’errance ne datent pas d’aujourd’hui, les chevaliers médiévaux recherchaient déjà des aventures, les vagabonds, les enfants autistes, les mal-mariés faisaient partie de la marge.

 Le vagabondage des désaxés, sans passé, sans avenir, sans investissement, sans idée de changer le monde n’est-il pas devenu un mode d’être de la modernité ? La difficulté à s’engager dans des relations sentimentales, l’errance du cœur en fait aussi partie, avec un sentiment d’impuissance, de vide, d’alexthymie, proche des limites.

Ces personnages s’associent à notre imaginaire, nous attirant lorsque que nous sommes contraints par des occupations dévoreuses du temps, inscrits dans les corsets de la société normée ou directive.

La littérature donne un sens moderne à l’errance, avec l’écriture automatique des surréalistes, l’usage du réel, la transformation narrative du récit, l’ajout de passages de l’autobiographie, l’usage des détails, « magma de mots et d’émotions » comme l’écrit Claude Simon.

L’errance est-elle une disposition psychique, une quête identitaire lorsque le genre est sans cesse questionné ?

Quelle place aussi accorder à l’association libre, à la suspension du jugement qui s’exerce sur les pensées, à la régression, au libre cours laissé aux représentations-but inconnues qui place l’errance au cœur l’expérience analytique car, lorsqu’un analysant commence une cure ni lui ni l’analyste ne savent où les mènera leur voyage.

Objet de la revue

Dans une perspective psychanalytique, la revue Corps & Psychisme publie des informations, des contributions théoriques et des analyses de terrain susceptibles d’apporter un éclairage original sur les problématiques et les évolutions du rapport subjectif au corps, déterminant en matière d’analyse des conduites et comportements humains.

Modalités de contribution

Date limite : 31 décembre 2021

Les articles soumis pour publication ne doivent pas être proposés simultanément à une autre revue. L’auteur s’engage à proposer un article original.

Les articles soumis doivent compter entre 15000 et 30000 signes (espaces compris). Les notes de bas de pages doivent faire l’objet d’un usage modéré et elles doivent être courtes (une phrase ou deux). Les articles seront rédigés en police Times New Roman, taille 12, interligne 1,5 et justifié. Aucun mot ne doit être saisi en gras. La revue accepte un usage raisonné des italiques. L’écriture des instances psychiques se fait avec des minuscules : conscient, ça, moi, etc. La première ligne de chaque paragraphe commence directe- ment à la marge (sans retrait d’alignement).

Les articles sont publiés en français. Ils doivent être accompagnés :

  • d’un résumé en français et en anglais de 5 lignes environ présentant l’objet de la recherche et la problématique posée ainsi que la méthodologie/l’approche (l’article s’appuie-t-il sur des cas cliniques, les auteurs sont-ils psychanalystes, sociologues, thérapeutes, Quelques éléments de conclusion seront annoncés.
  • de 5 mots-clés en anglais et en français. Pour le choix des mots clés, se référer au thésaurus : http://mesh.inserm.fr/ FrenchMesh/

Chaque article fera apparaître sur la première page les noms, adresse électronique, adresse postale, titre et institution d’appartenance du ou des auteurs ainsi que le résumé et 5 mots clés.

Références bibliographiques dans le corps du texte

Les références bibliographiques ne doivent pas excéder 30 lignes et figurent en fin d’article. Tous les auteurs cités dans l’article doivent figurer dans la bibliographie. Les références bibliographiques ne peuvent pas figurer sous la forme de notes de bas de page.

Dans le corps du texte les citations sont notées (Freud, 1940) et lorsqu’une citation est faite elle doit mentionner la page : (Freud, 1940, p. 45). L’année donnée dans les références du corps du texte est celle de l’édition originale, suivie d’une barre oblique (/), suivie de l’année de publication du document consulté par l’auteur (Freud, 1900/2013,

Si l’auteur ou la date est déjà précisée dans le texte, il n’est pas nécessaire de les mentionner dans la parenthèse. Au-delà de deux co-auteurs, indiquer (Marty et al., 1972, p.65). Les noms propres sont à donner avec le prénom à la première occurrence seulement.

Bibliographie de fin d'article

Dans la bibliographie en fin d’article, tous les auteurs doivent être listés. Au-delà de 6 auteurs ajouter « et al. ».

La référence d’un article comporte : Nom d’auteur et initiales des prénoms. (année de la publication entre parenthèses) « titre de l’article entre guillemets » titre de la revue en italique et non abrégé, volume en italique(numéro de parution) : première et dernière pages. Exemple : KORFF-SAUSSE S. (2012) « Fantômes sur le divan » Cliniques méditerranéennes, 1(86) : 85-96.

La référence d’un livre comporte : Nom de l’auteur les initiales des prénoms. (date de la première édition/date du document consulté entre parenthèses) Titre de l’ouvrage en italique. Lieu de publication, nom de l’éditeur (pour les ouvrages étrangers dont il existe une traduction française, indiquer les références de l’édition francophone). Exemple : GREEN A. (1993/2015) Le Travail du négatif. Paris, Éditions de Minuit.

La référence d’un chapitre de livre comporte : nom d’auteur et initiales des prénoms. (année de la publication entre parenthèses) Titre du chapitre. Dans Auteur A. titre du livre en italique : première et dernière pages. Lieu de publication, éditeur. Exemple : DEJOURS C. (2005) Le corps comme exigence de travail pour la pensée. Dans DEBRAY R., DEJOURS C. & FÉDIDA P. Psychopathologie de l’expérience du corps : 63-106. Paris, Dunod.

Indexation

Parmi les références bibliographiques, seront privilégiées les plus récentes.

Parmi elles, 5 au moins doivent dater de moins 10 ans et appartenir à des revues indexées PsycINFO.

Parmi les revues francophones (liste non exhaustive), on comptera notamment : Topique : revue freudienne, Dialogue : Recherches sur le couple et la famille, Adolescence, Enfance, Cliniques méditerranéennes, Devenir, L’en- céphale, Neuropsychiatrie, Neuropsychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, Psychologie clinique et projective, Revue française de psychanalyse, L’évolution psychiatrique, Revue française de psychosomatique, Thérapie familiale, Recherches en Psychanalyse.

Procédure d'acceptation

Les articles seront soumis anonymement à deux ou trois relecteurs, membres du comité de rédaction et/ou spécialistes extérieurs à la revue. Les articles acceptés le sont sous réserve des modifications de forme ou précisions de fond demandées par ces référés.

Date(s)

  • Friday, December 31, 2021

Keywords

  • corps, psychisme, errance

Contact(s)

  • Annie Roux
    courriel : revue [dot] champpsy [at] gmail [dot] com

Reference Urls

Information source

  • Annie Roux
    courriel : revue [dot] champpsy [at] gmail [dot] com

To cite this announcement

« Visions of wandering », Call for papers, Calenda, Published on Tuesday, September 08, 2020, https://calenda.org/799013

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