InicioLes familles migrantes sans domicile : des vulnérabilités multiples

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Les familles migrantes sans domicile : des vulnérabilités multiples

Homeless migrant families: multiple vulnerabilities

Revue « Populations vulnérables » n° 8

Populations vulnérables journal no. 8

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Publicado el jueves 10 de septiembre de 2020 por Céline Guilleux

Resumen

Ce numéro de Populations vulnérables souhaite interroger les formes de vulnérabilités multiples des familles immigrées sans domicile au sens large : vivant en hébergement institutionnel d’une part et aussi en squat, bidonville, à la rue ou hébergées chez des tiers. Une importance particulière sera accordée aux trajectoires tant migratoires que résidentielles de ces familles. Les propositions viseront à analyser les conditions de vie de ces personnes (accès aux soins, problématiques de santé, scolarisation, exposition aux violences, etc.) et aussi leur rapport au système d’hébergement institutionnel et la façon dont elles sont prises en charge.

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Coordination du numéro

Armelle Andro et Pierre Eloy, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne - CRIDUP

Argumentaire

Les transformations de la société ont conduit à une augmentation des situations de vulnérabilité et l’apparition de nouvelles formes de pauvreté affectant tout particulièrement les immigré·e·s, et notamment celles et ceux en famille. En effet, depuis les années 1990, le phénomène social du sans-abrisme touche une population plus diversifiée qu’auparavant, comme en témoignent les fortes évolutions entre les premières enquêtes du milieu des années 1990 et celle de 2012, réalisées par l’Institut national d’études démographiques (Ined) et l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Ainsi, les familles, souvent immigrées, sont de plus en plus nombreuses à solliciter les services d’aide aux sans-domicile là où les hommes seuls étaient jusque-là très majoritaires (Mordier, 2016 ; Yaouancq et Duée, 2014). La forte augmentation du recours aux dispositifs de l’urgence sociale conduit les acteurs institutionnels à repenser le mode de prise en charge (Guyavarch et Garcin, 2014). L’absence de places adaptées en centre d’hébergement amène l’État et les collectivités à recourir massivement aux hôtels (Le Méner, 2013). À l’inverse des dispositifs d’insertion pour sans-domicile, l’hôtel n’offre que peu de perspectives de sortie vers le logement. Cette forme d’habitat de relégation s’institutionnalise et devient la norme de l’hébergement d’urgence pour les familles immigrées depuis la fin des années 1990 (Oppenchaim et Le Mener, 2013).

Les recherches ont mis en avant les multiples difficultés rencontrées par les familles sans domicile dans l’accès aux centres d’hébergement d’urgence (Eloy, 2019) ainsi qu’au moment de la sortie vers le logement pérenne (Lanzaro, 2014). Par ailleurs, les conditions de vie dans ces structures ont des répercussions sur la scolarisation (Oppenchaim et Le Mener, 2015) ou encore l’accès aux soins. Les problèmes de santé, très fréquents, tant pour les parents que pour les enfants, ont été particulièrement bien documentés par les enquêtes quantitatives (Andro et al., 2019 ; Arnaud et al., 2018 ; Guyavarch, Le Méner et Vandentorren, 2014 ; Lefeuvre et al., 2016 ; Roze et al., 2018). Toutefois, les situations de vulnérabilité varient selon les ressources (sociales, culturelles et économiques), le pays d’origine, le statut administratif et aussi selon le type de prise en charge ou encore le temps passé dans la « carrière de survie » (Pichon, 2010). Les problématiques auxquelles font face les familles sans domicile sont donc multiples et nécessitent d’être mieux appréhendées. Par ailleurs, de quelle façon les dispositifs d’hébergement peuvent-ils aider les familles à « s’en sortir » ou à défaut entériner des situations de précarité ? De façon plus générale, comment se sont adaptés les acteurs de l’urgence sociale face à l’arrivée de cette nouvelle catégorie de population sans domicile ? Enfin, qu’en est-il des familles sans domicile n’ayant pas ou plus recours aux dispositifs d’hébergement institutionnel ?

Ce numéro de Populations vulnérables souhaite interroger les formes de vulnérabilités multiples des familles immigrées sans domicile au sens large : vivant en hébergement institutionnel d’une part et aussi en squat, bidonville, à la rue ou hébergées chez des tiers. Une importance particulière sera accordée aux trajectoires tant migratoires que résidentielles de ces familles. Les propositions viseront à analyser les conditions de vie de ces personnes (accès aux soins, problématiques de santé, scolarisation, exposition aux violences, etc.) et aussi leur rapport au système d’hébergement institutionnel et la façon dont elles sont prises en charge.

Les approches quantitatives et qualitatives proposant d’articuler des recherches sur le sans-abrisme et les migrations sont les bienvenues. Par ailleurs, une importance particulière devra être accordée à la délimitation du contour de la population étudiée et à la définition des concepts employés.

Ce numéro est ouvert aux travaux nationaux et internationaux.

Calendrier

Remise des propositions d’articles à envoyer à virginie.dejoux@u-bourgogne.fr

pour le 20 décembre 2020

(1 à 2 pages avec la problématique, la méthodologie et le plan de l’article).

Remise des articles définitifs pour le 30 avril 2021.

Les textes devront parvenir en langue française et feront l’objet d’une évaluation par les pairs.

Les consignes de rédaction et de présentation sont téléchargeables ici. Le formulaire de cession de droits en vue de la publication est disponible ici. La composition du comité de rédaction est disponible ici.

Comité de rédaction

  • Jimmy Armoogum, chargé de recherche à l’Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux (IFSTTAR)
  • Alain Ayerbe, maître de conférences à l’université de Strasbourg (SAGE - UMR 7363)
  • Elizabeth Brown, maîtresse de conférences honoraire à l’Institut de démographie de l’université Paris 1 (IDUP)
  • Aurélien Daré, maître de conférences à l’université Paris Nanterre (CRESPPA - UMR 7217)
  • Virginie De Luca Barruse, professeure et directrice de l’Institut de démographie de l’université Paris 1 (IDUP)
  • Virginie Dejoux, maîtresse de conférences à l’université de Bourgogne (LIR3S - UMR 7366)
  • Maryse Gaimard, professeure à l’université de Bourgogne (LIR3S - UMR 7366)
  • Yara Makdessi, responsable du pôle données sociales au Conseil national de l'information statistique (CNIS)
  • Lucy Marquet, maîtresse de conférence à l’université Lille 1 (CLERSÉ - UMR 8019)
  • Nicolas Rebière, maître de conférences à l’Institut de démographie de l’université de Bordeaux

Lugares

  • LIR3S UMR 7366 CNRS-uB, Faculté de Droit et de Science Politique - 4 Boulevard Gabriel
    Dijon, Francia (21)

Fecha(s)

  • domingo 20 de diciembre de 2020

Archivos adjuntos

Palabras claves

  • famille migrante, sans-abrisme, vulnérabilité, hébergement institutionnel, trajectoire

Contactos

  • Virginie Dejoux
    courriel : virginie [dot] dejoux [at] u-bourgogne [dot] fr

URLs de referencia

Fuente de la información

  • David Valageas
    courriel : david [dot] valageas [at] u-bourgogne [dot] fr

Para citar este anuncio

« Les familles migrantes sans domicile : des vulnérabilités multiples », Convocatoria de ponencias, Calenda, Publicado el jueves 10 de septiembre de 2020, https://calenda.org/799893

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