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La spatialité japonaise (Japarchi)

Japanese spatiality (Japarchi) - 2020-2021

Année 2020-2021

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Publicado el martes 27 de octubre de 2020 por Céline Guilleux

Resumen

Le séminaire annuel « Spatialité au Japon » du réseau scientifique thématique JAPARCHI a repris à l’automne 2018. En s’intéressant à un ensemble de notions et de dispositifs fondamentaux de la culture spatiale du Japon, il s’inscrit dans la continuité de l’« encyclopédie ouverte » publiée en 2014 : Vocabulaire de la spatialité japonaise. Cette année, les entrées thématiques portent : 1) sur la notion d’informel dans l’actualité de l’espace. Cette notion apporte un renouvellement conceptuel et pratique utile pour aborder les questions de transitions, de ville soutenable et également de crises, 2) sur les notions de paysage au Japon avec une deuxième journée d’étude 3) les jardins japonais en France, c’est-à-dire sur la présence/l'empreinte/la réception/l’influence du Japon dans le paysagisme en France, avec une première journée d’étude 4) sur le patrimoine architectural, urbain et paysager dans la ville japonaise d’aujourd’hui.

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Argumentaire

Le séminaire annuel « Spatialité au Japon » du réseau scientifique thématique JAPARCHI a repris à l’automne 2018. En s’intéressant à un ensemble de notions et de dispositifs fondamentaux de la culture spatiale du Japon, il s’inscrit dans la continuité de l’« encyclopédie ouverte »  publiée en 2014 : Vocabulaire de la spatialité japonaise.

Cette année, les entrées thématiques portent :

  1. sur la notion d’informel dans l’actualité  de l’espace. Cette notion apporte un renouvellement conceptuel et pratique utile pour aborder les questions de transitions, de ville soutenable et également de crises,
  2. sur les notions de paysage au Japon avec une deuxième journée d’étude
  3. les jardins japonais en France, c’est-à-dire sur la présence/l'empreinte/la réception/l’influence du Japon dans le paysagisme en France, avec une première journée d’étude

sur le patrimoine architectural, urbain et paysager dans la ville japonaise d’aujourd’hui. Cette thématique est l'occasion d'interroger les pratiques patrimoniales actuelles et les divers enjeux de la conservation et de la valorisation patrimoniale dans la ville japonaise d'aujourd'hui. Deux autres entrées s’ajoutent : sur la représentation et la revitalisation urbaine.

Toutes ces thématiques sont abordées à travers des dispositifs ou des agencements matériels, construits ou se déployant dans le territoire ; des notions ou des concepts relevant de l’architecture, de l’urbanisme, du jardin ou du paysage ; des acteurs ou actrices qui agissent dans ou avec l’espace et sa représentation. Chacune de ces entrées, correspondant à un terme ou à une expression, voire à un toponyme, est définie par une mise en perspective historique, une description, une analyse des fonctions, significations dans son actualité, accompagnées de tout autre caractéristique essentielle.

En raison des conditions liées à la COVID19 et de l’impossibilité de se déplacer, nous confirmerons certaines modalités au fur et à mesure ainsi que les lieux et certaines dates.

Au plaisir de vous retrouver au fil des séances, Sylvie BROSSEAU et Catherine GROUT, coresponsables du séminaire.

Calendrier du programme

30 octobre 2020

Évolutions, transformations urbaines et représentations

(report de la séance prévue en avril 2020)

Co-organisation : Maison Franco-japonaise (MFJ), Ebisu, Tokyo

horaire 14h45-19h30 heures au Japon ; 6h45-11-30 heures en France

  • modalité : visioconférence
  • modération : Sylvie Brosseau

Inscription : sur le site de la MFJ

  • « Penser les effets spatiaux et sociaux de la décroissance urbaine au Japon, toshi no shukushô 都市の縮小 : éléments d'un lexique en expansion ». par Sophie BUHNIK (chercheuse en géographie et en études urbaines à l'Institut français de recherche sur le Japon à la Maison franco-japonaise (UMIFRE 19) Concernant la décroissance urbaine qui a pris au Japon a pris une ampleur inédite, sera présentée ici la manière dont la recherche urbaine japonophone s'est emparée des mots akiya 空き家 ("maison vide"), kaimono nanmin 買い物難民 ("sinistré du shopping") et fûdo dezâto フードフードデザート (désert alimentaire). 
  • « Informalité / 違式 / 意識– Appréhender la régulation informelle de la pratique du vélo dans l’espace public japonais comme une pratique sociale » par Marion LAGADIC (doctorante à l'Université d'Oxford DPhil in Sustainable Urban Development) Cette étude mêle théorie de la pratique sociale et principes de géographie culturelle pour traiter conjointement l’espace physique et les perceptions subjectives des individus quant à la pratique du vélo dans l’espace urbain au Japon.
  • « La protection des groupes de bâtiments traditionnels dentōteki kenzōbutsu-gun 伝統的建造物群. Le patrimoine urbain japonais entre travail de mémoire et marchandisation » par Barbara RIEF VERNAY (Architecte, urbaniste, docteure en géographie urbaine, chercheuse et chargée de cours à l’Institut JASEC (Japan Austrian Science Exchange Center) de l’Université Technique de Vienne/Autriche) et MISHIMA Nubuo (Architecte, urbaniste, docteur en urbanisme, professeur en architecture et urbanisme, directeur adjoint du Centre d’Aménagement Régional de la Faculté des Sciences et de l’Ingénierie, Université de Saga/Japon) Suite à la disparition de nombreux ensembles au cours des décennies d’après-guerre, les autorités japonaises ont adopté en 1975 le principe des « zones de protection de groupes de bâtiments traditionnels» (Dentōteki Kenzōbutsu-gun Hozon-chiku) 伝統的建造物群保存地区 ; celles-ci ont connu des transformations socio-spatiales et économiques importantes.
  • « Kenchiku shashin 建築写真 Photographie d’architecture » par Cecile LALY (historienne de l’art, CREOPS, lecturer à l’université de Musashi, Tokyo) La photographie d’architecture pratiquée au Japon renvoie à la formation des photographes japonais, aux activités de la Société des photographes d’architecture du Japon, aux expositions de «photographies d’architecture» et aux publications d’albums photo de bâtiments ou d’ensemble architecturaux célèbres.

20 novembre 2020

Patrimoine et aménagements urbains : pratiques et enjeux contemporains (1)

Modalités : en visioconférence avec le lien suivant https://zoom.us/j/92003254874 

Dans le cadre du cours « Villes asiatiques » organisé par Yang LIU, architecte, enseignante ENSA Paris-Belleville

  • salle : 12
  • horaire : 17h30-19h (heures en France)
  • modalités : en présentiel (une vingtaine de places disponibles)

modération : Yang Liu et Catherine Grout

inscription obligatoire à japarchi@gmail.com avant le 13 novembre

  • « Buke yashiki : histoire, gestion et considération d'un patrimoine bâti militaire prémoderne dans la ville contemporaine » par Delphine Vomscheid (Architecte, docteure en histoire de l’architecture, post-doctorante au CRCAO) Les enjeux de la patrimonialisation des anciennes résidences de guerriers (buke yashiki) seront discutés à travers l'étude et la présentation de plusieurs cas d'étude sélectionnés comme "secteurs d'édifices traditionnels importants à conserver" (jūyō dentōteki kenzōbutsugun hozon chiku 重要伝統的建造物群保存地) à travers le Japon.

25 janvier 2021

La notion d’informel dans l’actualité de l’espace et de l’art : pratiques, organisations, fabrications et conceptions

lieu ENSAP de Lille

  • salle : sera confirmée en fonction du nombre d’inscrit.es.
  • horaires : matin 10h30-13h (heure en France)
  • modalités : seront précisées en fonction des possibilités de réunion et de déplacement

Inscription obligatoire : auprès de japarchi avant le 20 janvier

discutante : Aysegül Cankat (architecte, professeure à l’ENSA de Grenoble, membre du laboratoire Cultures Constructives à Grenoble)

modération : Catherine Grout 

  • "Maintien à domicile des personnes âgées : la pratique du mimamori dans l'arrondissement de Bunkyô à Tōkyō" par Camille Picard (doctorante en urbanisme à l'Université Paris-Est au Lab'Urba, en co-tutelle avec l'Université Préfectorale de Kyoto et en CIFRE avec Leroy Merlin Source, lauréate de la Fondation Palladio). Avec le vieillissement de la population et les coûts engendrés par un tel bouleversement démographique, les pratiques de soutien au maintien à domicile sont mises à l'honneur. C'est dans ce contexte que nous proposons de revenir sur les activités de veille (mimamori) sur les personnes âgées en nous appuyant sur le cas de l'arrondissement de Bunkyô à Tōkyō.
  • « Les motifs et potentiels de l’informel dans la transformation et la revitalisation de maisons vacantes (空き家 akiya) par des artistes au Japon. » par Fanny Terno, (artiste, doctorante à Aix-Marseille Université, ED354, Laboratoire d’Études en Sciences des Arts, EA3274, et lauréate de la bourse MEXT à la Kyoto City University of the Arts) et Thomas Vauthier (artiste, doctorant à Aix-Marseille Université, ED354, Laboratoire d’Études en Sciences des Arts, EA3274). En mobilisant quatre exemples de revitalisation d’akiya par des artistes japonais - respectivement situées sur les îles Naoshima, Teshima, Ogijima et Momoshima - il s’agira de décrire et d’analyser les processus et les effets économiques, symboliques et esthétiques à l’œuvre. La notion d’informel sera mobilisée afin d’éclairer le cycle d’entropie et de néguentropie inhérent aux akiya, de caractériser les pratiques artistiques prenant comme terrain de recherches les akiya et enfin d’expliciter les dynamiques processuelles d’autonomisation et d’auto-organisation générées par certaines de ces œuvres in situ.

17 avril 2020

(éventuellement 16 avril)

Patrimoine et aménagements urbains : pratiques et enjeux contemporains (2)

lieu : Ecole française d’Extrême-Orient (EFEO), Kitashirakawa bettô-chô 29, Sakyô-ku, 606-8276 Kyoto

  • lieu : en cours de définition
  • horaire : en cours de définition
  • inscription obligatoire avant le 10 avril japarchi@gmail.com
  • modalités : à confirmer soit sur place soit en visioconférence, si sur place, les deux parties auront lieu le même jour, si en visioconférence, elles auront lieu deux jours différents afin de permettre la liaison tenant compte du décalage horaire : en France (matin) et au Japon (après-midi).

1ère partie (matin au Japon) si in situ ou  16 avril si en visioconférence (fin d’après-midi au Japon

discutante : Junko Abe (maîtresse de conférence à l’université Sugiyama Jogakuen, Japon)

modération : Delphine Vomscheid (responsable de la « thématique patrimoine »), Sylvie Brosseau et Catherine Grout

  • « De la maison au quartier: comment protéger le paysage urbain de la ville de Kyoto ? » par Benoît Jacquet (maître de conférences à l'EFEO et à l'ENSAPLV) Dans la ville de Kyoto, il existe encore environ 40 000 maisons de structure bois construites avant les années 1950. Ce patrimoine, qui compose le paysage urbain historique, n'est pas protégé et diminue de 10 à 20% toutes les décennies. Comment, néanmoins, peut-il être conservé, restauré ou rénové ? Nous présenterons quelques cas d'études réalisées en lien avec le Centre pour le paysage et le développement des communautés urbaines de la ville de Kyoto.
  • « Peut-on percevoir l’émergence d’un projet urbain olympique à Tokyo dans les années 2010 ? » par Alexandre Faure (post-doctorant à la Fondation France-Japon de l’EHESS) et Louise Claire Wagner (doctorante à l’Université Paris Nanterre) À partir d’une étude des documents d’urbanisme du Gouvernement Métropolitain de Tokyo (TMG), des arrondissements de Chûô et de Kôtô, nous chercherons à montrer comment les projets urbains olympiques ont modifié ou non l’occupation des sols projetée, en comparant les plans d’urbanisme avant et après les deux candidatures aux Jeux Olympiques.

2ème partie du 17 avril (après-midi) si in situ ou toujours le 17 avril après-midi si en visioconférence (au Japon)

Journée d’étude sur les « Jardins japonais en France » (1)

  • modération : Hiromi Matsugi (responsable de la thématique « jardins japonais en France »), Sylvie Brosseau et Catherine Grout
  • discutant : Emmanuel Marès  (historien de l’architecture et des jardins japonais, maître de conférence à l’université de Kyoto Sangyo, chercheur associé à l’Institut de recherche de Nara pour le patrimoine)

Inscription obligatoire : auprès de japarchi avant le 19 avril

  • « Le parc du Midori no Sato (ミドリノサト), miroir du voyage au Japon de Hugues Krafft » par Yacin Toumiat (géographe, archéologue, doctorant en géographie urbaine et sociale à Sorbonne Université, Laboratoire MÉDIATIONS, Sciences des lieux - Science des liens, Diplômé de la Double-Licence Archéologie-Géographie et du Master Archéologie de Sorbonne Université) De retour du Japon, Hugues Krafft a aménagé, à partir de 1884, le premier parc japonais privé en France, le Midori no Sato. Une enquête historique et ethnographique sera proposée afin de déterminer les inspirations liées à son voyage dans l’aménagement du parc.
  • « Le jardin du cinéma La Pagode à Paris et ses antécédents »par Ursula WieserBenedetti (architecte paysagiste, titulaire du DEA ‘Jardins, Paysages, Territoires’, EAPLV/EHESS, Paris, diplômée en études japonaises, INALCO, Paris, docteure en Histoire et civilisations, spéc. Architecture du paysage, EHESS, Paris, directrice du département ‘Jardin, Paysage, Ecosystème’ de la Fondation CIVA, Bruxelles) Ce jardin tient une place particulière dans l’histoire des jardins japonisants en France et en Europe. Conçu par l’architecte Alexandre Marcel en 1896, nous proposons d’en éclairer l’histoire ainsi que le projet actuel de restauration / restitution.
  • « Une connexion entre le jardin japonais et la sculpture moderne occidentale : le jardin de l’UNESCO par Isamu Noguchi » par Hiromi Matsugi (docteure en histoire de l'art, Assistant Professor à International Research Center for Japanese Studies (Nichibunken)). A travers l’analyse d’une œuvre charnière, nous examinerons l’hypothèse selon laquelle ces deux arts se sont influencés mutuellement dans les années 1950 alors qu’ils incarnent pourtant des valeurs contradictoires.
  • « Le jardin du présent intensément » : histoire et sens d’un jardin aux résonances japonaises en France par Manuel Tardits (architecte, Master en ingénierie de l’université de Tokyo, professeur à l’université Meiji, co-fondateur de l’agence MIKAN). Nous décrirons la conception d’une œuvre réalisée pour le Festival International des Jardins de Chaumont-sur-Loire en 2018. Cette évocation servira de prétexte pour questionner les ressorts de la japonité.

23 avril 2021

Date à confirmer

co-organisation : Maison Franco-japonaise (MFJ), Ebisu, Tokyo

horaires :  15-19h heure japonaise

Journée d’étude « Les notions de paysage au Japon, autour du ba » (2)

en cours d'élaboration

modération : Sylvie Brosseau et Catherine Grout

discutants :  Kobayashi Yasuo (philosophe, professeur émérite de l’université de Tokyo) et  Nakamura Yoshio (ingénieur, paysagiste, professeur émérite de l’Institut de technologie de Tokyo).

  • « Récits de voyage et paysages » par Sylvie BROSSEAU (architecte-chercheure, université de Waseda, Tokyo) Quels sont les mots utilisés pour dire le « paysage » dans Oku no hosomichi 奥の細道, (L’étroit chemin du fond), écrit par Bashô au XVIIe siècle?
  • TANAKA Naoto (ingénieur hydraulicien, maître de conférence à l'université de Kumamoto, landscape management, history of civil engineering and community development based on participation).
  • Cyrille MARLIN (paysagiste, maître de conférence Ensap Bordeaux, Passages UMR 5319) Les paysagistes japonais Nakamura Yoshio et Tanaka Naoto revendiquent leur approche théorique du paysage comme leur démarche pratique à partir d’un terme particulier pour dire le paysage : fûkei 風景. Si l’usage de ce terme implique un environnement sémantique particulier en japonais, qui rassemble des notions voisines comme fûdo 風土 (le milieu humain) et fûbutsu 風物 (fragments saisonniers de paysage), l’application pratique de ce plan de langage nécessite pour eux l’utilisation d’une notion intermédiaire, celle de ba 場 (le lieu). Pourquoi un terme si ordinaire prend-il une telle importance ? Au point que, par exemple, Tanaka Naoto puisse définir sa pratique à partir de ce qu’il nomme « design de ba ».
  • «Ba et fûkei (à partir du projet de Taho Ritsuko de 1997-98 avec des résident.es du danchi à Minami-Ashiyahama) » par Catherine GROUT (professeure d’esthétique, HDR à l’ENSAP de Lille, membre du Lacth, ancienne résidente de la Villa Kujoyama) Nous verrons, ici, comment une certaine conception du paysage (fûkei), a pu permettre à l’artiste Taho Ritsuko de susciter l’interactions de personnes rescapées du séisme de Hanshin-Awaji (Osaka-Kôbe) de 1995 destinées à une co-présence active correspondant à la notion de ba (scène, lieu ou champ).

Lugares

  • en visioconférence - Maison Franco-japonaise, Ebisu
    Tokio, Japón
  • Salle 12 - ENSA de Paris Belleville, 60 bd de la Villette
    París, Francia (75019)
  • 2 rue Verte
    Villeneuve-d'Ascq, Francia (59)

Fecha(s)

  • viernes 30 de octubre de 2020
  • viernes 20 de noviembre de 2020
  • lunes 25 de enero de 2021
  • viernes 16 de abril de 2021
  • sábado 17 de abril de 2021
  • viernes 23 de abril de 2021

Palabras claves

  • spatialité, paysage, informel, Japon, jardin-japonais, patrimoine

Contactos

  • Sylvie Brosseau
    courriel : Japarchi [at] gmail [dot] com

URLs de referencia

Fuente de la información

  • Catherine Grout
    courriel : c-grout [at] lille [dot] archi [dot] fr

Para citar este anuncio

« La spatialité japonaise (Japarchi) », Seminario, Calenda, Publicado el martes 27 de octubre de 2020, https://calenda.org/812966

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