Página inicialLe monde à l’ère du coronavirus Covid-19

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Le monde à l’ère du coronavirus Covid-19

Regards croisés sur l’avenir

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Publicado segunda, 04 de janeiro de 2021 por Céline Guilleux

Resumo

Le Centre de l’enseignement intensif des langues (CEIL) de l’université de Biskra – Algérie lance un appel à contribution pour un ouvrage collectif sur le devenir du monde après la pandémie du coronavirus Covid-19 vu sous l’angle de plusieurs disciplines.

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Argumentaire

Depuis le début de l’année 2020, le monde connait une flambée pandémique de grande ampleur causée par la propagation de la maladie du coronavirus COVID-19. D’origine inconnue, cette maladie est apparue vers la fin du mois de décembre 2019 en Chine dans la ville de Wuhan, province du Hubei. Puis, elle n’a cessé de prendre de l’ampleur avec une rapidité inquiétante, d’abord en Chine et ensuite, dans le reste du monde avec des cas enregistrés dont la plupart ont été associés à des voyages en provenance de ce pays.

La circulation active du virus, causée essentiellement par une transmission interhumaine importante, a fait perdre, en si peu de temps, de centaines de milliers de vies à travers le monde. Cette dynamique accélérée de la pandémie a contraint les pays du monde entier à entreprendre des stratégies de riposte. D’énormes mesures de lutte contre la maladie sont donc envisagées, allant des simples gestes sociaux à adopter au quotidien jusqu’aux décisions les plus difficiles et radicales telles que le confinement qui tourne souvent à l’enfermement, la fermeture des frontières, des écoles et des entreprises économiques ainsi que les musées, les théâtres, les salles de cinéma et tous les lieux publics qui risquent de devenir des foyers épidémiques.

Ces différentes mesures, qui étaient quelques mois auparavant complètement imprévisibles et qui ont remis en cause les fondements de la mondialisation, ont eu un impact important dans tous les domaines de la vie entrainant les populations à adopter de nouvelles conduites dans le cadre de nouvelles formes d’organisations sociales imposées et contrôlées par les pouvoirs publics afin de mieux anticiper, gérer et contrer la pandémie.

Devant cette situation que le monde n’a jamais connue et qu’il affronte avec  désarroi, confusion et énormément d’incertitudes, il nous a semblé que l’analyse des impacts de la pandémie de la COVID-19 et de ses effets particuliers dans différents domaines par des spécialistes, permettra de mieux comprendre les expériences vécues, les stratégies de sortie de crises et les perspectives envisagées pour un lendemain plus serein et plus certain.

Dans cette optique, il s’agira de s’interroger non seulement sur l’impact de la crise sanitaire mondiale sur les différents domaines de la vie (sociale, politique, économique, éducative, culturelle, …) mais aussi et surtout, sur leur devenir face à une pandémie dont la virulence et la récurrence ne cessent d’entraver les différentes stratégies de reprise et obligent les décideurs à prévoir de nouveaux scénarios avec un esprit caractérisé à la fois par la méfiance et la réinvention.

Pour ce faire, il sera question d’aborder un certain nombre d’interrogations dont les réponses permettront de mieux comprendre les circonstances d’un vécu récent grandement tumultueux ainsi que les nouveaux défis et les nouveaux objectifs qui sont passés de la recherche de l’épanouissement à la quête de la quiétude.

Cet appel vise donc le concours des spécialistes  pour apporter leurs contributions de nature théorique, descriptive et/ou analytique ou encore empirique, sur un phénomène jusque là méconnu et dont les réflexions pourraient éclairer, même d’une faible lueur, ses contraintes, ses impacts ainsi que son évolution.

Les spécialistes en sciences humaines et sociales sont appelés à mettre la lumière sur  les incidences de la crise sanitaire sur les individus ainsi que sur les collectivités humaines et à prévoir les conditions et les modalités d’un retour à la normalité par la mise en place, entre autres, d’un ensemble d’ordonnancements théoriques. Afin d’éviter les erreurs d'anticipation et les  mauvaises estimations des risques dont les causes peuvent être multifactorielles (biologiques, sociales, comportementales, culturelles,…), les principes de ces modalités ou de ces éventuels ordonnancements ne doivent pas se présenter uniquement comme les résultats d’un regard porté sur le vécu sous un angle particulier, mais plutôt comme un ensemble de choix cohérents conçus pour éclairer rétrospectivement le passé, pour comprendre les diverses formes de fonctionnement des communautés sociales et assurer en conséquence  un « être ensemble » plus radieux et prometteur.

Ces objectifs ne peuvent se concrétiser sans le concours des professionnels des médias et des spécialistes en sciences de l’information-communication qui, devant les flux d’informations brutes provenant de tous bords, doivent éclairer le débat public au moment où les citoyens et les politiques attendent des réponses rationnelles. L’interaction entre les scientifiques (médecins, virologues, psychologues, sociologues, …) et les professionnels des médias s’avère donc d’une utilité fondamentale dans un contexte dominé par le doute et l'imprévisibilité. Dans cette perspective, il convient de s’interroger sur les stratégies les plus cohérentes et appropriées en matière de communication pour que l’information soit crédible et adaptée aux attentes et aux besoins de l’auditoire.

Le langage utilisé dans la diffusion de l’information s’est enrichi par l’introduction de nouveaux mots et de nouvelles expressions nés de la situation pandémique et qui se sont répandus rapidement grâce notamment aux médias officiels et aux réseaux sociaux. De ce fait, les linguistes font de ces changements lexicaux qui, répondent à différents besoins en matière de communication, des objets d’étude vu sous l’angle  de différentes approches d’analyse et d’intervention et de nouvelles dynamiques de recherche en linguistique. La question qui se pose à ce niveau vise, entre autres, la détermination de ces nouveaux termes et expressions employés dans divers domaines de la vie (politique, économie, médecine, sociologie,…), l’évolution de ce phénomène langagier et son adaptation aux différentes situations d’énonciation.

Certains de ces mots et expressions ont déjà été utilisés auparavant par quelques écrivains qui se sont emparés de la thématique de l’épidémie notamment après la deuxième guerre mondiale et dont les œuvres sont devenus de véritables corpus de recherche en littérature. De la peste camusienne aux pestiférés de Pagnol en passant par les cholériques gioniens, la thématique de l’épidémie y a été abordée sous plusieurs facettes évoquant un marasme généralisé, des vies dissolues et une humanité en détresse : l’épidémie morale, la banalisation de la mort, les quêtes désespérées, l’appréhension du chaos, la contingence de l’existence, les forteresses assiégées, … autant d’aspects qui révèlent, d’une manière ou d’une autre, ce que subis actuellement les humains sur le plan individuel et collectif, mais riches d'enseignements quant à leurs réactions en temps de pandémie et leur appréhension de l’avenir notamment avec les romans de science-fiction post-apocalyptique.

Dans le domaine de l’éducation, des mesures préventives conduisant à la fermeture des écoles et des universités ont été appliquées dès les premiers jours de l’apparition de la pandémie. Elles entrent dans le cadre des dispositions prises par les états dans la gestion de crises liées à la sécurité nationale. Afin d’éviter que la crise éducative ne dégénère en catastrophe pour toute une génération, d’autres mesures ont également été  prises pour modifier et adapter les habitudes des enfants  et des jeunes à cette nouvelle situation en créant de nouvelles modalités pour un enseignement à distance dans le but d’assurer un fonctionnement en mode dégradé de l’école et de l’université. Ces différentes mesures ont contraint les spécialistes à explorer de nouvelles méthodes d'enseignement et d'apprentissage et les didacticiens patriciens à concevoir des programmes d'enseignement et d'apprentissage alternatifs et à produire des supports pédagogiques  adaptés à l’apprentissage en ligne pour une meilleure résilience des différents systèmes d’enseignement et de formation. Dans cette optique, il convient de faire le point sur les potentialités de ce type d’enseignement et de s’interroger sur son efficacité, ses contraintes et ses limites.

Nous avons essayé à travers cette présentation de fournir le passage en revue de certains éléments majeurs relatifs à la thématique de la pandémie et nous invitons les enseignants et les chercheurs intéressés par la présente thématique à faire des propositions pour un ouvrage collectif qui va être conçu dans une approche pluridisciplinaire où plusieurs domaines seront représentés (sciences de la communication, sciences humaines et sociales, sciences de l’éducation, littérature et expression artistique, …). Selon l’OMS, « la santé est un état de complet bien-être physique, mental et social et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité », ce qui justifie amplement cette pluridisciplinarité dont l’objectif premier est de mettre en commun nos connaissances sur la thématique abordée. Il est à signaler, enfin de cette présentation, que nous avons pris le temps nécessaire afin de laisser s’attiédir les situations dégénérées par la crise sanitaire et éviter de produire des premières analyses « à chaud » pour mieux prévoir le début de la fin de ce fléau et d’envisager l’avenir avec une visibilité plus large et plus claire.

Contributions possibles :

  • Les pandémies qui ont affecté les civilisations et ont changé le cours de l'histoire.
  • La pandémie du coronavirus vue par les sciences humaines et sociales.
  • Le rôle des médias : moyens de communication (plans, modes sémiotiques, …) mis en œuvre dans la lutte contre la pandémie.
  • Les mesures de luttes contre la pandémie dans le contexte scolaire et universitaire.
  • La thématique des pandémies dans l’expression littéraire et artistique.

Modalités de contribution

Langues acceptées :

  • Français, anglais et espagnol.

Calendrier :

  • 01 février 2021 : date limite pour la réception des propositions (de 300 à 400 mots).

  • 15 février 2021 : avis du comité scientifique.
  • 15 mars 2021 : soumission des contributions définitives.
  • 30 mars 2021 : retour de l’évaluation des articles soumise par les experts.
  • 15 avril 2021 : envoi des articles après rectifications. 
  • 30 avril 2021 : Soumission de l’ouvrage à la maison d’édition.

Les propositions sont à envoyer à l’adresse électronique suivante : m.hammouda@univ-biskra.dz

Direction scientifique

  • Directeur de publication: Khaled Guerid
  • Coordonnateurdu projet: Mounir Hammouda

Locais

  • Biskra, Argélia (07000)

Datas

  • segunda, 01 de fevereiro de 2021

Palavras-chave

  • covid19, sociologie, éducation, littérature, avenir

Contactos

  • Mounir Hammouda
    courriel : m [dot] hammouda [at] univ-biskra [dot] dz
  • Khaled Guerid
    courriel : k [dot] guerid [at] univ-biskra [dot] dz

Fonte da informação

  • Mounir Hammouda
    courriel : m [dot] hammouda [at] univ-biskra [dot] dz

Para citar este anúncio

« Le monde à l’ère du coronavirus Covid-19 », Chamada de trabalhos, Calenda, Publicado segunda, 04 de janeiro de 2021, https://calenda.org/826411

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