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Death and Migration: Perspectives from the Post-Soviet Space

Mourir au loin : perspectives de l’espace post-soviétique

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Published on Wednesday, January 20, 2021 by Céline Guilleux

Summary

Ce dossier de la Revue européenne des migrations internationales propose de s’inscrire dans une thématique de recherche qui connaît un fort renouvellement ces dernières années, celle de la mort et de la migration. Il propose en même temps d’éclairer un espace jusque-là très peu étudié sous cet angle (l’espace post-soviétique) et de développer une approche qui s’intéresse non seulement à la gestion des corps « morts au loin » (morts en migration, morts par la migration), mais également aux effets d’une certaine proximité de la mort en contexte migratoire sur les pratiques de prévoyance et d’entraide mutuelle lorsqu’elles existent, ainsi que sur l’ensemble du projet migratoire. Deux axes principaux vont guider les contributions : le premier concerne les modalités de gestion des morts en contexte migratoire, le second les pratiques de prévoyance et de solidarité liées à la proximité de la mort en migration.

This dossier of Revue européenne des migrations internationales proposes to take up a research theme that has undergone a strong renewal of interest in recent years, that of death and migration. This dossier aims to shed light on an area which has been little studied from this angle (the post-Soviet space) and to develop an approach which focuses on the management of bodies 'dead in the distance' (deaths in migration, deaths due to migration). This dossier also focuses on the effects of a certain proximity to death on the practices of foresight and mutual aid (when they exist) in the migratory context, as well as their impacts on migration as a whole. Two thematic axes will guide the contributions: the first concerns the practical modalities of the management of dead bodies abroad; the second concerns mitigating and solidarity practices in relation to the proximity of death in migration.

Announcement

Argumentaire

Ce dossier propose de s’inscrire dans une thématique de recherche qui connait un fort renouvellement ces dernières années, celle de « mort et migration ». Il propose en même temps d’éclairer un espace jusque-là très peu étudié sous cet angle (l’espace postsoviétique) et de développer une approche qui s’intéresse non seulement à la gestion des corps « morts au loin » (morts en migration, morts par la migration), mais également aux effets d’une certaine proximité de la mort en contexte migratoire sur les pratiques de prévoyance et d’entraide mutuelle lorsqu’elles existent, ainsi que sur l’ensemble du projet migratoire. Au regard du foisonnement actuel des recherches sur ces thématiques, et malgré un travail de pionnier de Verdery sur les enjeux politiques de la circulation des morts dans l'espace post-communiste (Verdery, 1999), il est remarquable de noter que l’un des espaces migratoires les plus importants à l’échelle mondiale est si peu représenté – cette proposition vise à compenser quelque peu ce manque.

Les migrations au sein de l’espace postsoviétique

Au sein de l’espace post-soviétique, la Fédération de Russie est depuis 1991 le premier pays d’arrivée des migrant·es – et l’un des premiers pays dans le monde[1], parmi lesquels l’écrasante majorité est issue des anciennes républiques soviétiques. Si la variété du phénomène migratoire qui s’est développé dans la région, depuis les « premières » migrations économiques internes à l’URSS jusqu’au circulations actuelles, a été relativement bien étudiée (Thorez, 2007 ; Laruelle, 2010 ; Rahmonova-Schwarz, 2012 ; Abashin, 2014 ; Reeves, 2017 ; Hohmann et Kurbonova, 2018 ; Abashin, 2019 ; Demintseva, 2020), la manière dont sont vécus les décès de parents, collègues, voisins, compatriotes ou simples connaissances au sein des populations immigré.es n’a été que peu explorée.

L’espace postsoviétique ne présente pas d’homogénéité territoriale, démographique, économique, religieuse ou politique. Mais il peut être pensé à partir d’une expérience historique commune, celle de l’Union soviétique (Hann, 2002 ; Fourniau, 2019), et de ses effets particulièrement notables sur les expériences contemporaines en matière de circulations migratoires (qu’il s’agisse d’ingénierie politique en matière de migration, d’un certain rapport à l’étranger, du savoir-circuler, du plurilinguisme et de la familiarité avec la langue russe, etc.). En effet, depuis l’effondrement de l’URSS en 1991, les dynamiques migratoires dans la région se sont largement inscrites dans le maintien de la centralité de la Russie comme pays pourvoyeur de ressources vis-à-vis des pays « frères » : la Russie est rapidement devenue l’un des premiers pays au monde d’arrivée de migrants – dans un premier temps les « compatriotes » russophones qui s’installent ou se réinstallent en Russie, mais rapidement ces flux se sont surtout composés de citoyens des ex-républiques soviétiques (Ukraine, Biélorussie, Caucase et Asie centrale), territoires souvent qualifiés en russe d’« étranger proche » (blizhe zarubjezhe) (Laruelle, 2010). Ainsi, parmi les plus de 12 millions d’entrées sur le sol russe déclarées en 2014 pour des raisons professionnelles, plus de 77 % sont issues des anciennes républiques soviétiques (Hohmann, 2019). Et si plus récemment les destinations migratoires se sont diversifiées (vers la Turquie, la Corée du Sud, les États-Unis ou l’Europe de l’Ouest), la Russie demeure un pays central non seulement dans la géopolitique des flux migratoires, mais également dans les expériences des individus et du savoir-circuler transnational.

Aussi ce dossier a-t-il pour vocation d’éclairer l’actualité de ces circulations et de ces expériences, mais à partir d’une approche spécifique : celle de la circulation de personnes décédées au loin, au sein de cet espace, ainsi que de ses conditions de possibilité. L’analyse des effets réciproques et mutuels de la mort et de la migration (ce que l’une fait à l’autre et réciproquement) s’est particulièrement étoffée durant la décennie qui vient de s’écouler, ainsi qu’en atteste la revue de littérature très complète effectuée récemment par Lestage (2019). Tandis que les travaux de la décennie précédente avaient insisté sur les formes d’organisation des groupes de migrants, formant des communautés, autour du rapatriement ou de l’inhumation des morts (entre autres, Chaïb, 2000 ; Gardner et Grillo, 2002 ; Gardner, 2002 ; Petit, 2005 ; Berthod, 2006 ; Aggoun, 2006), la décennie qui vient de s’écouler a montré la diversification des approches : la violence des frontières et les effets de leur sécurisation sur le risque de mort en migration, les enjeux éthiques et politiques liés à l’identification et à la territorialisation de corps étrangers parfois (souvent) non réclamés, les formes de contestations politiques liées au soin et à la dignité des morts – les siens ou ceux des autres (Heller et Pezzani, 2014 ; Steputtat, 2014 ; Kobelinsky, 2017 ; Kobelinsky et Le Courant, 2017 ; Ural, 2016 ; Stierl, 2016 ; Anteby-Yemini, 2018 ; Berthod, 2018 ; Cuttita et Last, 2020). Le dossier de la REMI qu’avait coordonné Lestage sur la mort en migration en 2012 annonçait déjà cette diversité (Alaoui, 2012 ; Moreras et Tarrés, 2012 ; Saraiva et Mapril, 2012 ; Lestage, 2012), qui n’a fait que se renforcer depuis

Ce dossier propose ainsi de saisir un moment particulier – celui de la mort au loin – au sein d’un espace particulier – l’espace post-soviétique – pour comprendre non seulement comment se perpétuent et s’ancrent les circulations migratoires dans les territoires d’arrivée, mais également comment la gestion des défunts peut contribuer à perpétuer et façonner des groupes transnationaux dans le temps, de part et d’autres des frontières traversées.

Une double problématique est au cœur de ce projet de publication : d’une part, un questionnement sur les logiques financières, logistiques et éthiques – encore très mal connues au sein de cet espace très étendu – qui président à la gestion collective des morts, à leur inhumation sur place ou au rapatriement ; et, d’autre part, une interrogation sur les effets de la mort (sa proximité quotidienne, ses représentations, ses effets sur le sentiment de danger, sur les projets migratoires etc.) sur des pratiques de prévoyances et d’adaptation face au risque, tant en fonction des situations administratives et financières des immigré.es que des contextes sociopolitiques et médiatiques qui entourent les migrations. Tout particulièrement, nous proposons d’explorer les pratiques de collectivisation des ressources liées à a volonté de s’occuper de ses morts, qu’il s’agisse d’organisations associatives ou de mutuelles, de mobilisations politiques, ou de réseaux liés au lieu de travail.

Pour développer ces deux points, nous proposons deux axes thématiques : Prendre soin des morts en migration : identification, circulation, restitution Perception du risque de mort en migration : stratégie, prévoyance, militantisme

Axe 1 : Prendre soin des morts en migration : identification, circulation, restitution des corps

Pourtant sujet récurrent de l’actualité médiatique, les événements de mort « précoce » ou violente ainsi que le soin accordé aux migrant·e·s décédé·e·s n’ont été que relativement peu explorés au sein de l’aire postsoviétique. Il s’agira ici de s’intéresser aux pratiques individuelles, familiales et collectives de gestion de la mort en mobilité, les processus d’identification et de mise en circulation des défunt·e·s. L’exploration des « chaînes d’intervention » des différent.es acteurs et actrices de ces réseaux – familiaux, villageois, religieux, associatifs, mais aussi les pompes funèbres ou les entreprises de transport funéraire – permet de faire intervenir dans l’analyse différentes échelles de contraintes et supports d’actions (politique des frontières, administration de la mort, ressources économiques des familles, ou encore réseaux sociaux, etc.). À partir de réseaux de relations tissés par la mort, il s’agit d’explorer également les modalités pratiques des adaptations rituelles aux conditions de la mobilité (ou de l’immobilité forcée, comme durant la fermeture des frontières liée à l’épidémie de COVID-19), de la multiplication possible des appartenances (identitaires, religieuses, territoriales) et de la constitution de nouveaux espaces de deuil et de lieux de mémoire (Ansari, 2007 ; Rachédi et al., 2016).

En effet, paradoxalement le contexte migratoire peut amener à s’occuper des morts des autres : l’État, en distinguant « ses » morts des morts étrangers (Lestage, 2019), incite parfois l’organisation de groupes d’entraide qui dépassent ces catégories citoyens/étrangers, ayant pour objectif de répondre à une certaine « éthique » du deuil et de la mort. Ainsi, il arrive qu’on n’enterre plus seulement « ses » morts, mais aussi ceux des autres. Or cela exige un investissement en temps, en énergie et en financement qui n’est pas anodin : ces pratiques de soin aux morts en contexte de mobilité interrogent ainsi les manières de faire collectif (Stierl, 2016) et incitent à questionner le sens de la « communauté » (Leservoisier, 2019) – et notamment le lien d’identification avec les morts. Comment dans ce contexte sont négociées les appartenances ethniques, confessionnelles, citoyennes ? L’espace postsoviétique apparaît comme un lieu d’autant plus pertinent pour éclairer ces questions que les conceptions des nationalités héritées de l’Union soviétique et les tensions nationalistes actuelles alimentent la mise en scène de groupes ethnonymiques – les « Azéris », les « Tadjiks », les « Ouzbeks », etc. – pour en faire faire des ensembles aux caractéristiques culturelles et religieuses bien délimitées. La diversité des pratiques accordée aux morts doit permettre de nuancer et complexifier ces appartenances et les réseaux de circulation qu’elles contribuent à tisser.

Axe 2 : Perception du risque de mort : stratégies, prévoyance, militantisme

Ce second axe est sous doute le moins exploré jusqu’à présent. En Russie, le racisme (Zakharov, 2015 ; Agadjanian et al., 2017 ; Abashin, 2020) et la « migrantophobie » (Hohmann, 2019) alimentés quotidiennement par une presse et une géopolitique globalement assez hostiles aux migrant·e·s, ainsi que l’importance des réseaux sociaux dans la circulation des informations « chocs » (qu’elles soient perçues comme « pro » ou « anti » migrant·e·s) et des rumeurs contribuent à rendre très présente la mort comme sujet associé aux migrant·e·s ou au projet migratoire. Il s’agit ici de se demander comment les représentations de la mort associée aux migrant·e·s ou au projet migratoire peuvent influer sur les représentations du risque et les pratiques sociales en lien avec la migration.

Si un certain nombre de recherche dans d’autres régions met à jour l’existence « caisses » de solidarité (Petit, 2005), peu d’études ont été réalisées pour saisir les modalités et les conditions de participation à des réseaux d’entraide – voire les raisons qui pousseraient à ne pas s’y engager. Car, pour des raisons qui peuvent être diverses et qu’il s’agira d’explorer (entre autres, instabilité du séjour migratoire, manque de moyens financiers, isolement, peur de la visibilité que cela peut entrainer, refus de se soumettre au contrôle communautaire ou insertion dans la société d’arrivée qui n’exige pas d’y avoir recours, etc.), toute personne immigrée ne souhaite pas ou n’a pas nécessairement les moyens de participer à des stratégies collectives de traitement des défunt·e·s à titre communautaire. Ce deuxième axe propose d’explorer les perceptions individuelles et collectives liées à la mort, en fonction des situations personnelles d’ordre administratif et professionnel, des impératifs familiaux, des situations de santé ou des projections dans le futur, etc. La proximité de la mort et du risque de mort dans des contextes de précarité migratoire et professionnelle peut déboucher sur des stratégies de prévention et de prévoyance à des degrés d’informalité divers qu’il s’agira d’analyser.

Les effets de la proximité de la mort sur les stratégies de prévoyance peuvent également être approchées du point de vue des familles restées dans le pays d’origine. Depuis longtemps déjà, un certain nombre de travaux sur les migrations s’est intéressé à la migration du point de vue de celles et ceux qui restent (left behind). Nombreux sont ceux ayant souligné les décalages entre les attentes et les projets de vie des migrant·e·s d’une part et de leur famille de l’autre, des liens d’interdépendance parfois pesants que l’attente de revenus peut générer, le rôle des TIC dans la constitution des familles transnationales, etc. (entre autres, voir Archambault, 2010 ; Laruelle, 2010 ; Hoang et Yeoh, 2011 ; Reeves, 2011 ; Ikuomola, 2015 ; Hannaford, 2017 ; Urinboyev, 2017). Toutefois, là encore, peu ont travaillé sur l’effet de la mort sur les familles et sur les sociétés de départ. Pourtant, l’arrivée des cercueils aux aéroports, gares ferroviaires ou routières peut susciter un grand nombre de questions parmi les témoins, portant sur les circonstances de la mort comme sur la valeur d’une vie perdue précocement (Butler, 2009 ; Fassin, 2018), en passant par la possibilité de poursuivre l’engagement migratoire par le biais d’un autre membre de la famille lorsque cela possible. Car, en Asie centrale comme au Caucase, les revenus de la migration constituent une part majeure des ressources des foyers. Comment composer avec un événement tragique qu’est la mort précoce d’un membre de sa famille qui entraine, dans le même temps, une perte potentiellement conséquente de revenus ? Que dire ou faire lorsqu’au contraire, la mort ramène à la famille un « disparu » de la migration, l’une de ces personnes ayant choisi de rompre le lien familial et les obligations qu’il génère ? Sur quelles considérations éthiques voire politiques ces expériences peuvent-elles déboucher ? Ce sont autant d’interrogations qui cherchent à éclairer les liens entre expériences de la mort, réflexivité et stratégies d’adaptation en migration.

Calendrier

  • Lancement de l’appel : 01 janvier 2021
  • Envoi des propositions résumées (réponse dans les semaines qui suivent) : 01 mars 2021

  • Envoi des articles pour évaluation : 01 décembre 2021
  • Envoi des articles dans leur version finale : 01 juin 2022
  • Parution du dossier : 01 décembre 2022

Modalités de soumission

Les propositions d’articles peuvent être rédigées en français ou en anglais et devront comprendre l’affiliation de l’auteur·rice, une proposition de titre et un résumé de 300 mots. Elles peuvent émaner de différentes disciplines des sciences sociales, et sont à envoyer à juliette.cleuziou@univ-lyon2.fr

avant le 01 mars 2021.

Pour plus de détails (normes, nombre de caractères, présentation, etc.) : https://journals.openedition.org/remi/5848

Coordinateur·rice·s du dossier

  • Juliette Cleuziou (maîtresse de conférences au département d’anthropologie de l’Université Lumière Lyon 2. Elle travaille au Tadjikistan depuis 2011, où elle mène des recherches sur l’économie rituelle, la parenté et le genre, notamment dans le cadre des mariages. Elle travaille également en Russie depuis 2008, et s’intéresse aux effets des flux migratoires en provenance du Tadjikistan sur les sociétés d’origine et sur la formation de communautés tadjikes en Russie. Elle coordonne actuellement un projet de recherche sur les dimensions rituelles, économiques et politiques de la gestion des morts tadjiks en Russie)
  • Françoise Lestage (anthropologue, professeure, URMIS, Université de Paris/CNRS/IRD – casier 7027 – 75205 Paris cedex 13)
  • Julien Thorez (géographe, chargé de recherche, CERMI-CNRS-Université Sorbonne Nouvelle-EPHE-INALCO – 27, rue Paul Bert – 94204 Ivry-sur-Seine)

Contacts

remi@univ-poitiers.fr

Références bibliographiques

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Note

[1] Au quatrième rang mondial en nombre d’entrées sur le territoire, selon le rapport 2020 de l’UN-Migration (IOM), derrière les États-Unis, l’Allemagne et l’Arabie saoudite.

Argument

This dossier proposes to take up a research theme that has undergone a strong renewal of interest in recent years, that of "death and migration”. This dossier aims to shed light on an area which has been little studied from this angle (the post-Soviet space) and to develop an approach which focuses on the management of bodies “dead in the distance” (deaths in migration, deaths due to migration). This dossier also focuses on the effects of a certain proximity to death on the practices of foresight and mutual aid (when they exist) in the migratory context, as well as their impacts on migration as a whole. In view of the current proliferation of research on these themes, and despite Verdery’s pioneering work on the political stakes of the circulation of the dead in the post-socialist space (Verdery, 1999), it is remarkable that one of the most important migratory spaces on a global scale is so poorly represented ― this proposal aims to compensate somewhat for this lack.

Migration within the Post-Soviet Space

Since 1991, the Russian Federation has seen the highest inflow of migrants of any post-Soviet States – and one of the highest in the world. The overwhelming majority of migrants are coming from post-Soviet republics. A variety of migration phenomenon from this region, from the “first” internal economic migrations within the USSR to the current circulations, have been relatively well studied (Thorez, 2007; Laruelle, 2010; Abashin, 2014; Reeves, 2017; Hohmann and Kurbonova, 2018; Abashin, 2019; Demintseva, 2020). However, the experiences of the deaths of relatives, colleagues, neighbours, compatriots and acquaintances among these immigrant populations has been little explored.

There is no territorial, demographic, economic, religious or political homogeneity in the post-Soviet space. However, it can be thought of on the basis of a common historical experience, that of the Soviet Union (Hann, 2002; Fourniau, 2019) and its particularly notable effects on contemporary experiences of migratory movements (whether it be political engineering in terms of migration, a certain relationship with foreign countries, the ability to circulate, or plurilingualism and familiarity with the Russian language, etc.). In fact, since the collapse of the USSR in 1991, migration dynamics in the region have largely contributed to the maintenance of Russia’s centrality as a provider of resources to “brother” countries. Russia has rapidly become one of the world’s leading countries in the number of migrant arrivals – initially Russian-speaking ‘compatriots’ who settle or resettle in Russia. These flows have then become composed mainly of citizens of former Soviet republics (Ukraine, Belarus, the Caucasus and Central Asia), territories often referred to in Russian as “near abroad” (blizhe zarubjezhe) (Laruelle, 2010). Thus, among the more than 12 million entries onto Russian soil declared to be for professional reasons in 2014, more than 77% come from former Soviet republics (Hohmann, 2019). And although more migration destinations have recently diversified (to Turkey, South Korea, Gulf countries, the United States or Western Europe), Russia remains a central figure, not only in the geopolitics of migratory flows but also in the experiences of individuals and transnational know-how.

The purpose of this dossier is to shed light on the current state of these movements and experiences from a specific approach: that of the movement of people who died far from home, within this space, as well as the conditions under which their circulation is made possible after death. Analysis of the reciprocal and mutual effects of death and migration (what one does to the other and vice versa) has particularly progressed over the past decade, as evidenced by the comprehensive literature review recently carried out by Lestage (2019). Work of the previous decade emphasised the forms of organisation of migrant groups or “communities”, around the repatriation or burial of the dead (among others, Chaïb, 2000; Gardner and Grillo, 2002; Gardner, 2002; Petit, 2005; Berthod, 2006; Aggoun, 2006). The most recent decade, however, has shown a diversification of approaches. Among them, we can cite impact of border violence and the effects of securing borders on the risk of death in migration, the ethical and political issues linked to the identification and territorialisation of sometimes (often) unclaimed foreign bodies, and the forms of political contestation linked to care and dignity of the dead – one’s own or those of others (Heller and Pezzani, 2014; Steputtat, 2014; Kobelinsky, 2017; Kobelinsky and Le Courant, 2017; Ural, 2016; Stierl, 2016; Anteby-Yemini, 2018; Berthod, 2018; Cuttita and Last, 2020). The dossier of the REMI coordinated by Lestage on death in migration in 2012 already heralded this diversity (Alaoui, 2012; Moreras and Tarrés, 2012; Saraiva and Mapril, 2012; Lestage, 2012), which has only become even more pronounced since then.

This dossier thus proposes to capture a particular moment – that of death happening abroad – within a particular space – the post-Soviet space – in order to understand not only how migratory flows are perpetuated and anchored in the territories of arrival, but also how the management of the deceased can contribute to perpetuating and shaping transnational groups over time, on both sides of the borders they cross.

A twofold approach is at the heart of this publication project: on the one hand, a questioning of the financial, logistical and ethical logic – still poorly known within this very large space – which governs the collective management of the dead and their burial on the spot or repatriation. On the other hand, a questioning of the effects of death (its daily proximity, its representations, its effects on the feeling of danger, on migratory projects, etc.) on practices of preventive practices and adaptation to risk, both in relation to the administrative and financial situations of immigrants and the socio-political and media contexts surrounding migration. In particular, we propose to explore the practices of creating communal resources as linked to the will to care for the dead, whether it be through associative or mutual organisations, political mobilisation, or via networks linked to the workplace.

To develop these two points, we propose two thematic axes: (1) Caring for the dead in migration: identification, circulation, return of bodies (2) Perception of the risk of death in migration: strategy, foresight, political activism

Axis 1 – Caring for the Dead in Migration: Identification, Circulation, Return of Bodies

Despite its recurrence in the media, “early” or violent deaths of migrants and the level of care given to deceased migrants have been relatively unexplored in the post-Soviet area. The focus here will be on individual, family and collective practices of managing death far from home or in transit, and the processes of identification and transfer of the deceased’s body. Exploration of the “chains of intervention” and the participation of different actors in these networks – family, village, religious, associative, as well as undertakers or funeral transport companies – will make it possible to involve different scales of constraints and actions in the analysis (border policy, administration of death, welfare system, families’ economic resources, etc.). Starting from networks of relationships woven by death, the practical adaptations of death ritual to the context of life in transit (or in forced immobility, such as during the closure of borders linked to the COVID-19 epidemic), the possible multiplicity of networks (ethnic, religious, territorial) and the constitution of new spaces of mourning and places of memory (Ansari, 2007; Rachédi et al., 2016) are also explored.

Paradoxically, the migratory context can lead to caring for the dead of others: the state, by distinguishing ‘its’ dead from the dead of foreigners (Lestage, 2019), sometimes encourages the organisation of self-help groups that go beyond these citizen/foreigner categories, with the aim of responding to a certain ‘ethic’ of mourning and death. Thus, it happens that people no longer only bury “their” dead, but also those of others. However, this requires an investment in time, energy and funding that is not insignificant: these practices of caring for the dead in the context of mobility raise  questions about the collective way of doing things (Stierl, 2016) and encourage us to question the meaning of “community” (Leservoisier, 2019) – and in particular the link of identification with the dead. In this context, how are ethnic, religious and civic affiliations negotiated? The post-Soviet space appears all the more relevant for shedding light on these questions as the conception of nationality inherited from the Soviet Union and current nationalist tensions fuel the stage for ethnonymic groups – the “Azeris”, the “Tajiks”, the “Uzbeks”, etc. – to primarily identify along these lines with  the purported cultural and religious characteristics. The diversity of practices surrounding the management of dead abroad lend themselves to formation of nuanced and complicated affiliations and networks in the context of death in migration. 

Axis 2 – Perception of the Risk of Death: Strategies, Foresight, Political Activism

This second axis is undoubtedly the least explored so far. In Russia, racism (Zakharov, 2015; Agadjanian et al., 2017; Abashin, 2020) and “migrantophobia” (Hohmann, 2019) is fuelled daily by a press and geopolitics that are globally hostile to migrants. The significant role of social networks in the circulation of “shock” information (whether perceived as “pro” or “anti” migrants) and rumours contribute to a strong public perception connecting migrants and death. The question here is how representations of death associated with migrants or the migratory project can influence representations of risk and social practices in relation to migration.

While a certain amount of research in other regions has brought the existence of solidarity “funds” to light (Petit, 2005), few studies have been carried out to grasp the terms and conditions of participation in self-help networks – or the reasons for not taking part in them. Because, for reasons that can be diverse and that should be explored ― instability of the migratory stay, lack of financial means, isolation, fear of the visibility that this may entail, refusal to submit to community control or integration into the society of arrival that does not require recourse to it, among others ― not all immigrant persons wish or have the means to participate in collective strategies for dealing with the deceased in a community capacity. This second axis proposes to explore individual and collective perceptions related to death, in the context of specific administrative and professional situations, family imperatives, health situations or projections into the future, etc. Proximity to (the risk of) death during migration have contributed to the development of preventive strategies of varying degrees of informality, which will be analysed.

The effects of the proximity of death on mitigation strategies can also be approached from the point of view of families remaining in the country of origin. For a long time now, a number of studies on migration have looked at migration from the point of view of those who remain (the “left behind”). Many have highlighted the discrepancies between the expectations and life goals of migrants on one hand, and their families on the other. These studies explore the interdependent, and possibly burdensome expectations of income that can arise, the role of ICTs in the constitution of transnational families, etc. (Archambault, 2010; Laruelle, 2010; Hoang and Yeoh, 2011; Reeves, 2011; Ikuomola, 2015; Hannaford, 2017; Urinboyev, 2017).

However, here again, few have studied the effects of death on families and on the societies of departure. Yet the arrival of coffins at airports, railway or bus stations can raise a wide array of questions among witnesses, ranging from the circumstances of death (did he/she die with dignity?), to the value of a life lost early and abroad (Butler, 2009; Fassin, 2018), to the possibility of continuing the migratory engagement through another family member, where possible. In Central Asia and the Caucasus, migration income is a major part of household resources. How do families cope with the tragic event of the early death of a family member, which at the same time results in a potentially significant loss of income? What can be said or done when, on the contrary, death brings back to the family a “disappeared” relative, one of these people having chosen to break the family bond and its consequences? What ethical or even political considerations can these experiences lead to? These are all questions that seek to shed light on the links between experiences of death, reflexivity and adaptation strategies in migration.

Calendar

  • Start of call: January 1st, 2021
  • Deadline to send abstracts (answer in the following weeks): March 1st, 2021

  • Deadline to send articles for peer-review: December 1st, 2021
  • Deadline to send articles in their final version: June 1st, 2021
  • Publication: December 2022

Submission Modalities

Proposals for articles should be written in French or English, and should include the author’s affiliation, a title and a 300-word abstract.

They can come from different disciplines of the social sciences, and should be sent to juliette.cleuziou@univ-lyon2.fr

before March 1st, 2021.

Texts need to conform to house style (https://journals.openedition.org/remi/5848)

Selection Committee/Coordination

  • Juliette Cleuziou (assistant professor at the anthropology department of the University Lumière-Lyon 2. She has been working in Tajikistan since 2011, where she is conducting research on ritual economy, kinship and gender, particularly in the context of marriages. She has also been working in Russia since 2008, and is interested in the effects of migratory flows from Tajikistan on societies of origin and on the formation of Tajik communities in Russia. She is currently coordinating a research project on the ritual, economic and political dimensions of the management of dead bodies among Tajiks in Russia)
  • Françoise Lestage (anthropologist, professor, URMIS, University of Paris/CNRS/IRD – casier 7027 – 75205 Paris cedex 13; francoise.lestage@u-paris.fr)
  • Julien Thorez (geographer, research Fellow, CERMI-CNRS-Université Sorbonne Nouvelle-EPHE-INALCO – 27, rue Paul Bert – 94204 Ivry-sur-Seine; julien.thorez@cnrs.fr)

Contacts

remi@univ-poitiers.fr

References

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Zakharov Nikolay (2015) Race and racism in Russia, Houndmills, Basingstoke, Hampshire, Palgrave Macmillan.

Date(s)

  • Monday, March 01, 2021

Keywords

  • mort, migration, espace post-soviétique, rituel transnational, risque, prévoyance, solidarité, death, migration, post-Soviet space, transnational rituals, risk, foresight, solidarity

Contact(s)

  • Audrey Brosset
    courriel : remi [at] univ-poitiers [dot] fr

Information source

  • Audrey Brosset
    courriel : remi [at] univ-poitiers [dot] fr

To cite this announcement

« Death and Migration: Perspectives from the Post-Soviet Space », Call for papers, Calenda, Published on Wednesday, January 20, 2021, https://calenda.org/831276

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