AccueilArchéologie et fouilles en contexte difficile

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Archéologie et fouilles en contexte difficile

Archaeology and excavations in a difficult context

Journée doctorale de l'école doctorale 112 « Archéologie »

Archaeology doctoral school 112

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Publié le jeudi 04 février 2021 par Céline Guilleux

Résumé

L’édition 2021 de cette journée sera consacrée au thème de l'Archéologie et fouilles en contextes difficiles. Qu’il s’agisse des limites environnementales, institutionnelles ou politiques, l’exploration et l’étude archéologique souffrent parfois de freins quant à l’accès aux données primaires. Cette journée vise à élaborer les typologies des situations auxquelles les archéologues de tous les horizons géographiques et culturels font face, ainsi qu’à présenter les solutions et compromis auxquels les professionnels de l’archéologie ont recours pour contourner ces contextes. Cette journée s’adresse principalement aux doctorant·e·s issu·e·s de tous les parcours en sciences humaines et sociales et travaillant sur l’archéologie, soit dans des contextes géographiques, climatiques, et environnementaux spécifiques (submersion, pergélisol, aridité et isolement, etc.), soit dans des contextes politiques et institutionnels verrouillés (restriction des permis, conflits armés et prédation des sites, etc.).

Annonce

Argumentaire

Si l’archéologie dispose généralement d’un cadre favorable pour être pratiquée sans entraves, il est des milieux qui sont intrinsèquement difficiles à explorer pour les chercheurs, pour des raisons institutionnelles, techniques et physiques. La recherche ne se fait pas non plus sans rencontrer des contextes qui peuvent entraver ou limiter son ouvrage. Quand l’archéologue doit aussi se faire alpiniste, spéléologue, plongeur, médiateur, politicien ou encore diplomate, quels compromis scientifiques et méthodologiques formule-t-il pour pouvoir effectivement mettre au jour, collecter, enregistrer et publier les données ? 

Ces dernières décennies, la question des fouilles en zone de conflits est de plus en plus largement abordée et entre en résonance avec l’actualité politique. De nombreux sites ont été rendus inaccessibles, ont été endommagés ou menacés par des conflits armés, des tensions religieuses, ethniques ou tout autre évènement ayant rendu le milieu hostile à l’Homme par l’Homme. La difficulté de ces contextes ne complique pas simplement la préservation du patrimoine architectural et culturel potentiellement en danger mais complexifie la préparation et le travail de terrain de l’archéologue.

Par ailleurs, il subsiste encore quelques lieux dans le monde où l’Homme ne pose pas de problème, puisqu’il ne s’y aventure pas. Mais les milieux naturels dans lesquels évoluent certains archéologues peuvent être, en revanche, parfaitement inhospitaliers et peu propices à l’archéologie. L’environnement, par son hostilité devient alors un élément inhérent non seulement à l’étude du site mais également à toute la logistique de la fouille. Pourtant ces sites, réputés difficiles, constituent des gisements féconds pour le renouvellement de la connaissance : longtemps écartés, inaccessibles par manque de moyens ou du fait de l’absence de solutions technologiques viables, ils peuvent renfermer des informations déterminantes pour la compréhension des passés.

La place de l’archéologue sur le chantier de fouille est primordiale mais parler des contextes difficiles offre également la possibilité de questionner les problématiques de peuplement, de ressources et d’interactions avec le milieu. L’anthropisation d’un paysage est un mécanisme complexe à restituer et il l’est d’autant plus dans un milieu difficile, ayant parfois fortement évolué avec le temps. Ce thème offre donc la possibilité aux communicants d’aborder les problématiques spécifiques soulevées par ces contextes, au travers des questionnements actuels de l’archéologue sur le passé et sur les sociétés qui ont occupé des espaces hostiles.

Modalités de contribution

  • Journée ouverte aux doctorants en Sciences Humaines et Sociales ;
  • Contributions possibles : Une communication orale de 20 minutes, ou un poster qui fera l’objet d’une présentation en salle de 5 minutes ;

Proposition de résumé (300 mots) à envoyer à journeedoct2021@gmail.com

avant le 1er mars 2021.

  • Doivent être précisés dans l’envoi : noms et prénoms, statut et organismes de rattachement,  titre de la communication, support (communication / poster) et thématique choisie ;

Les actes de cette rencontre feront l’objet d’une publication dans un prochain numéro de la revue Archéo.doct - Éditions de la Sorbonne.

Modérateur

  • David Pleurdeau, Maître de conférences au Muséum National d’Histoire Naturelle (UMR 7194 - Histoire Naturelle de l’Homme Préhistorique).

Comité d’organisation

Lieux

  • Salle Doucet - Institut d'Art et d'Archéologie de la Sorbonne, 3 rue Michelet
    Paris, France (75006)

Dates

  • lundi 01 mars 2021

Mots-clés

  • archéologie, conflit, institution, administration, tension ethnique, tension religieuse, idéologie, nationalisme, permafrost, submersion, géologie, aridité, froid, banquise, méthodologie, épistémologie

Contacts

  • Comité d'organisation
    courriel : journeedoct2021 [at] gmail [dot] com

Source de l'information

  • Clément Salviani
    courriel : clement [dot] salviani [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Archéologie et fouilles en contexte difficile », Appel à contribution, Calenda, Publié le jeudi 04 février 2021, https://calenda.org/838252

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