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Calenda - The calendar for arts, humanities and social sciences

The social dimensions of cognitive cartography

Les dimensions sociales de la cartographie cognitive

Cartotête fourth study day

Quatrième journées Cartotête

*  *  *

Published on Tuesday, February 09, 2021 by João Fernandes

Summary

Les représentations cognitives de l’espace géographique sont très souvent étudiées dans le but de mieux comprendre la manière dont les individus résolvent les problèmes spatiaux du quotidien auxquels ils peuvent être confrontés. Les études sur les dimensions sociales de ces représentations cognitives de l’espace ont débuté modestement dès le milieu des années 1970. Aujourd’hui, les analyses sur les dimensions sociales de la cognition spatiale ne sont pas pour autant unifiées. Or tous ces objets analysés sous le prisme de la socialisation devraient également permettre d’apporter quelques éléments de compréhension sur la cartographie cognitive. Le réseau Cartotête s’est donné pour objectif d’explorer ces dimensions sociales qui participent à la construction des représentations cognitives de l’espace.

Cognitive representations of geographical space are often studied in order to better understand how individuals perceive and deal with everyday spatial problems (Down and Stea, 1977), including orientation, trip planning or navigation. Since these works focus particularly on the functional dimension of such spatial representations, maps are read in a literal, rather than metaphorical perspective. In addition, individual geographical experiences, both direct (trips and visited places) or indirect (spatial information) is considered as the main factor contributing to their construction. Therefore, this “cognitive tool” is essentially considered as an individual and personal construction.

Announcement

Argumentaire

Les représentations cognitives de l’espace géographique sont très souvent étudiées dans le but de mieux comprendre la manière dont les individus résolvent les problèmes spatiaux du quotidien auxquels ils peuvent être confrontés (Downs and Stea, 1977), tels que l’orientation dans l’espace, la planification d’un déplacement ou la navigation. Pour le dire autrement, l’accent est mis sur la dimension fonctionnelle de ces représentations spatiales, incitant ainsi à les considérer comme des cartes au sens littéral plutôt que métaphorique. De plus, l’expérience géographique de l’individu, qu’elle soit directe (déplacements et lieux fréquentés) ou indirecte (informations spatiales) est considérée comme le principal facteur contribuant à leur construction. Dès lors, cet « outil cognitif » est essentiellement envisagé comme une construction individuelle et singulière. L’actuelle vitalité des approches neuro-cognitives, favorisées par le prix Nobel 2014 pour les recherches sur les cellules de lieu (O'Keefe et Dostrovsky, 1971, O'Keefe et Nadel, 1978) et les cellules de grille (Hafting, Fyhn, Molden et Moser, 2005) mettent de côté les significations sociales dans l’analyse et renforcent le caractère fonctionnel et individuel des représentations spatiales. Cette approche mentaliste semble se répercuter dans les recherches en sciences sociales où l’usage de la terminologie « carte mentale » prend progressivement le pas sur celle de carte cognitive (Hatlova et Hanus, 2020) incitant ainsi à les considérer comme des cartes au sens littéral plutôt que métaphorique.

Les études sur les dimensions sociales de ces représentations cognitives de l’espace ont débuté modestement dès le milieu des années 70 en montrant l’importante récurrence des éléments symboliques de la ville dans les dessins à main levée (Milgram et Jodelet, 1976). Depuis lors, plusieurs recherches ont mobilisé le paradigme psychosociologique des représentations sociales pour montrer que les représentations spatiales étaient de véritables représentations sociales (Jodelet, 1982).

Aujourd’hui, les analyses sur les dimensions sociales de la cognition spatiale ne sont pas pour autant unifiées. Certaines reposent sur des approches culturalistes (Helft, 2013) quand d’autres mettent plus simplement l’accent sur les contrastes en termes de conditions socio-économiques. Par ailleurs, la sociologie engage depuis peu des travaux sur la socialisation à l’espace public (Rivière, 2017) alors que la démographie a depuis plus longtemps analysé les processus de socialisation à l’espace résidentiel (Bonvalet, 1993). Toujours en termes de construction sociologique des « expériences géographiques », géographes et psychologues engagent également depuis peu des recherches sur la socialisation aux mobilités géographiques et sur les processus de territorialisation. Or il nous semble que tous ces objets analysés sous le prisme de la socialisation devraient également permettre d’apporter quelques éléments de compréhension sur la cartographie cognitive.

Le réseau Cartotête s’est donné pour objectif d’explorer ces dimensions sociales qui participent à la construction des représentations cognitives de l’espace et, par-là, aux processus de territorialisation, de sorte à stimuler les échanges entre chercheurs sur la cartographie socio-cognitive. Sans pour autant rejeter la dimension fonctionnelle de ces représentations, il souhaite faire converger les recherches qui abordent les « cartes mentales » comme des révélateurs de l’articulation entre rapport à l’espace géographique et rapport à autrui. Si les trois premières journées d’étude du réseau (Clermont-Ferrand en 2014, Strasbourg en 2017 et Besançon en 2019) ont surtout mis l’accent sur les aspects méthodologiques de la cartographie socio-cognitive, cette 4ème journée d’étude du réseau propose cette fois de fonder les échanges à partir de travaux empiriques sur les processus socio-cognitifs ou socio-spatiaux de la cartographie cognitive. Il s’agit d’une édition internationale qui sera organisée par le département de Science Politique (DISPO) de l’Université de Gênes (Italie).

Axes thématiques

Trois axes thématiques sont proposés :

  1. Représentations cognitives de l’espace et rapport à autrui

Il s’agira d’identifier les dimensions sociales des représentations spatiales sous l’angle de l’analyse interindividuelle et intergroupe. Quels sont les liens entre l’appartenance à un groupe, les trajectoires et les positions sociales des individus et leur représentation de l’espace ? Que nous apprennent les représentations spatiales sur le rapport aux autres ? Les recherches présentées peuvent tout autant porter sur les conflits d’appropriation d’un espace que sur l’articulation de différentes formes d’appropriation d’un même espace. En quoi la cartographie cognitive peut-elle contribuer à souligner les enjeux liés à des perceptions, conceptions et vécus différents d’un même territoire ?

  1. Dimensions sociales, symboliques et collectives des représentations cognitives de l’espace

On peut ici envisager deux niveaux d’analyse. En premier lieu, en se concentrant sur le niveau idéologique, les propositions peuvent faire le lien entre les représentations et les dimensions spatiales des idéologies, des croyances, des opinions, qu’elles soient politiques, religieuses, culturelles, technologiques, etc., en mettant l’accent sur les pratiques de socialisation à l’espace qui étayent cette dimension idéologique du rapport à l’espace. La variété des échelles spatiales est recherchée et peuvent aller du bâtiment (lieu de travail…) au quartier, à la ville, etc. En second lieu, en se concentrant sur le niveau individuel ou collectif du rapport à l’espace, les propositions pourront montrer les liens qui s’opèrent entre le sens attribué aux lieux et leur agencement spatial. Comment le contenu symbolique des objets géographiques (un monument, un quartier, etc.) organise leur distribution spatiale ? Sur ces deux niveaux, une attention particulière pourra être portée sur le lien entre représentations et ancrages spatiaux de la mémoire individuelle ou collective, sur les rapports entre mémoires locales/profanes et mémoires institutionnalisées (Halbwachs, 1941 ; Violi, 2014).

  1. Représentations cognitives de l’espace et distributions spatiales du réseau de relation

Cet axe est plus spécifiquement dédié à la relation entre les pratiques sociales et les représentations spatiales, en mettant l’accent sur les effets de la distribution spatiale du réseau de relations sur la représentation cognitive de l’espace géographique. Si le réseau social actuel est certainement de première importance, on pourra toutefois s’intéresser à son évolution dans le temps et dans l’espace, afin de saisir son épaisseur historique et ses traces dans les représentations spatiales actuelles. Ce sera ainsi l’occasion d’aborder comment les représentations cognitives de l’espace se construisent en relation avec la distribution spatio-temporelle du réseau social d’un individu

Calendrier

  • 30 avril 2021 : date limite de réception des résumés des communications (2500 signes maximum, espaces inclus).
  • 2 juillet 2021 : réponse du comité scientifique.
  • 30 septembre : date limite de réception des textes des communications (35.000 signes maximum, espaces inclus).
  • 28-29 octobre 2021 : tenue des journées d’études (en visio-conférence si nécessaire).

Modalités pratiques d'envoi de propositions

Les résumés des communications devront être rédigés en français, en anglais ou en italien et devront comprendre la problématique abordée, la méthode utilisée et les principaux résultats qui seront communiqués. Les propositions (2500 signes maximum espaces inclus, document « Word », police « Times new roman », taille 12, interligne 1.15) incluront : le titre, le nom des auteurs, l’adresse de courriel et l’axe thématique.

Les propositions devront être envoyées,

au plus tard le 30 avril 2021,

à l’adresse suivante :colloquereseaucartotete@gmail.com

Les résumés seront anonymisés par le Comité d’organisation et envoyés pour évaluation aux relecteurs du Comité scientifique.

Les communications acceptées seront publiées.

Comité d’organisation

Comité scientifique

  • Sandra Breux, Laboratoire sur les élections locales, INRS, Montréal, Canada.
  • Anne-Christine Bronner, UMR SAGE (Société, acteurs, gouvernement en Europe), CNRS - Université de Strasbourg, France.
  • Kevin Clementi, UMR SAGE (Société, acteurs, gouvernement en Europe), CNRS - Université de Strasbourg, France.
  • Pierre Dias, UMR ESO (Espaces et sociétés), CNRS - Université de Rennes, France.
  • Antida Gazzola, CRAFTS (Centro studi urbani, territoriali e sociali), Genova, Italie.
  • Sylvie Lardon, UMR Territoires, INRAE - Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand, France.
  • Sophie Mariani-Rousset, laboratoire ELLIADD (Edition, langages, littératures, informatique, arts, didactiques, discours), Université de Franche-Comté, Besançon, France.
  • Antonella Primi, Dipartimento di antichità, filosofia e storia - DAFIST, Université de Gênes, Italie.
  • Thierry Ramadier, UMR SAGE (Société, acteurs, gouvernement en Europe), CNRS - Université de Strasbourg, France.
  • Mauro Spotorno, Dipartimento di Scienze Politiche - DISPO, Université de Gênes, Italie.

Références

Bonnes M., Secchiaroli  G. (2995). Psicologia ambientale. Introduzione alla psicologia sociale e ambientale, Carocci, Roma, 1992; engl. ed.,Environmental Psychology: A Psycho-social Introduction, SAGE Publications Ltd.

Bonvalet, C. (1993). Le transmis et l'acquis : localisation, statut d'occupation et type d'habitat, In C. Bonvalet et A. Gotman (eds.), Le logement, une affaire de famille, Paris, L’Harmattan, p. 23-40.

Casti E. (2019), Cartografia critica. Dal topos alla chora, Milano, Guerini e Associati.

Fornara F., Bonaiuto M., Bonnes  M. (2010)Indicatori di qualità urbana residenziale percepita (IQURP). Manuale d'uso di scale psicometriche per scopi di ricerca e applicativi, Milano, Franco Angeli.

Gazzola A. (2011), Uno sguardo diverso. La percezione sociale dell’ambiente naturale e costruito, Milano, Franco Angeli.  

Hafting, T., Fyhn,, M., Molden, S. et Moser M-B. (2005). Microstructure of a spatial map in the entorhinal cortex, Nature, 436, 801-806.

Halbwachs, M. (1941, 2008). La topographie légendaire des Évangiles en Terre sainte. Étude de mémoire collective, Paris, PUF.

Hatlova, K. et Hanus, M. (2020). A systematic review into factors influencing sketch map quality, International journal of geo-information, 9, 27.

Heft, H. (2013). Environment, cognition, and culture: Reconsidering the cognitive map. Journal of Environmental Psychology, 33, 14-25.

Jodelet, D. (1982). Les représentations socio-spatiales de la ville. In P.H. Derycke (Ed.), Conception de l'espace, Paris, Université de Paris X, 145-177.

Milgram, S. et Jodelet, D. (1976). Psychological maps of Paris, In H.M. Proshansky, W.H. Ittelson & L.G. Rivlin (Eds.), Environmental psychology: people and their physical setting, New-York: Holt Rinehart and Winston, 104-124.

O'Keefe J, Dostrovsky J. (1971). The hippocampus as a spatial map. Preliminary evidence from unit activity in the freely-moving rat, Brain Res.,  34, (1,)‎, 171–175

O'Keefe J., Nadel, L. (1978). The Hippocampus as a cognitive map, Oxford University Press.

Rivière, C. (2017). La fabrique des dispositions urbaines. Propriétés sociales des parents et socialisation urbaine des enfants, Actes de la recherche en sciences sociales, 216, 64-79.

Vallega A. (2008), Fondamenti di geosemiotica, Roma, Società Geografica Italiana.

Violi, P. (2014). Paesaggi della memoria. Bompiani : Milano.

Argomento

Le rappresentazioni cognitive dello spazio geografico sono molto spesso studiate con l'obiettivo di comprendere meglio il modo in cui gli individui risolvono i problemi spaziali quotidiani con cui possono confrontarsi (Down e Stea, 1977), quali ad esempio l'orientamento nello spazio, la pianificazione di un viaggio o la navigazione. In altre parole, in questi casi l’accento è posto sulla dimensione funzionale di queste rappresentazioni spaziali, spingendo a considerarle come delle mappe intese in senso letterale piuttosto che metaforico. Inoltre, l'esperienza geografica dell'individuo, sia essa diretta (viaggi e luoghi visitati) o indiretta (informazioni spaziali), è considerata il fattore principale soggiacente alla loro costruzione.Pertanto, questo "strumento cognitivo" è considerato essenzialmente come una costruzione individuale e singolare. L'attuale vitalità degli approcci neuro-cognitivi, favorita dall’attribuzione del Premio Nobel 2014 alle ricerche sulle cellule di luogo (place cells) (O'Keefe e Dostrovsky, 1971, O'Keefe e Nadel, 1978) e sulle celle a griglia (Hafting, Fyhn , Molden e Moser, 2005) accantonano i significati sociali presenti nell'analisi e rafforzano il carattere funzionale e individuale delle rappresentazioni spaziali. Questo approccio mentalista sembra avere ripercussioni sulle scienze sociali nel cui ambito l'uso dell’espressione "mappa mentale" sta gradualmente prevalendo su quella di “mappa cognitiva” (Hatlova e Hanus, 2020), incoraggiando a considerare tali mappe nel senso letterale dell’espressione piuttosto che secondo quello metaforico.Gli studi sulle dimensioni sociali di queste rappresentazioni cognitive dello spazio hanno fatto la loro comparsa, sia pure in sordina, a metà degli anni '70, mostrando la significativa ricorrenza di elementi simbolici della città nei disegni a mano libera (Milgram e Jodelet, 1976). Da allora, diversi studi hanno mobilitato il paradigma psicosociologico delle rappresentazioni sociali per dimostrare che le rappresentazioni spaziali sono a tutti gli effetti delle rappresentazioni sociali (Jodelet, 1982).Allo stato attuale degli studi, tuttavia, le analisi delle dimensioni sociali della cognizione spaziale non sono unificate in un unico approccio teorico. Alcune si basano su approcci culturalisti (Helft, 2013) mentre altre si concentrano più semplicemente sul contrasto esistente in termini di condizioni socioeconomiche. Inoltre, la sociologia ha recentemente iniziato a lavorare sulla socializzazione negli spazi pubblici (Rivière, 2017) mentre la demografia da tempo sta analizzando i processi di socializzazione negli spazi residenziali (Bonvalet, 1993). Sempre in tema di costruzione sociologica delle “esperienze geografiche”, geografi e psicologi hanno recentemente avviato delle ricerche sulla socializzazione nell’ambito della mobilità geografica e dei processi di territorializzazione. Tuttavia, ci sembra che tutti questi oggetti di studio, se analizzati attraverso il prisma della socializzazione, debbano parimenti fornire elementi utili alla comprensione della mappatura cognitiva.La rete Cartotête si è posta l'obiettivo di esplorare queste dimensioni sociali che partecipano alla costruzione di rappresentazioni cognitive dello spazio, e quindi ai processi di territorializzazione, in modo da stimolare gli scambi tra ricercatori nell’ambito degli studi sulla cartografia socio-cognitiva. Senza rifiutare la dimensione funzionale di queste rappresentazioni, essa desidera far convergere le ricerche che si approcciano allo studio delle "mappe mentali" quali rivelatrici dell'articolazione tra relazione con lo spazio geografico e relazione con gli altri. Mentre le prime tre giornate di studio realizzate dalla rete (Clermont-Ferrand nel 2014, Strasburgo nel 2017 e Besançon nel 2019) si sono concentrate principalmente sugli aspetti metodologici della mappatura socio-cognitiva, questa 4agiornata di studio della rete si propone di approfondire, sulla base di ricerche empiriche, lo studio dei processi socio-cognitivi o socio-spaziali della mappatura cognitiva. Il convegno avrà un carattere internazionale e sarà organizzata dal Dipartimento di Scienze Politiche (DISPO) dell'Università degli Studi di Genova (Italia).

Assi tematici

Vengono proposti tre assi tematici:

1. Rappresentazioni cognitive dello spazio e relazione con gli altriSi tratterà di identificare le dimensioni sociali delle rappresentazioni spaziali dal punto di vista dell'analisi interindividuale e intergruppo. Quali sono i legami tra l'appartenenza a un gruppo, le traiettorie e le posizioni sociali degli individui e la loro rappresentazione dello spazio? Cosa ci insegnano le rappresentazioni spaziali delle relazioni con gli altri? Le ricerche presentate potranno concentrarsi tanto sui conflitti di appropriazione di uno spazio quanto sull'articolazione di diverse forme di appropriazione dello stesso spazio. In che modo la mappatura cognitiva può aiutare a evidenziare le problematiche legate a percezioni, concezioni ed esperienze diverse di un medesimo territorio.

2. Dimensioni sociali, simboliche e collettive delle rappresentazioni cognitive dello spazioIn questo caso si possono individuare due distinti livelli di analisi. Innanzitutto, se relative al piano ideologico, le proposte possono istituire un collegamento tra le rappresentazioni e le dimensioni spaziali di ideologie, credenze, opinioni, siano esse politiche, religiose, culturali, tecnologiche, ecc., ponendo in evidenza le pratiche di socializzazione dello spazio che sono alla base di questa dimensione ideologica del rapporto con lo spazio. La varietà di scale spaziali è auspicata ed essa può variare da quella dell'edificio (luogo di lavoro, ...) al quartiere, alla città, ecc. In secondo luogo, concentrandosi sul livello individuale o collettivo del rapporto con lo spazio, le proposte potranno mostrare i legami che s’instaurano tra il significato attribuito ai luoghi e la loro disposizione spaziale. In che modo il contenuto simbolico degli oggetti geografici (un monumento, un quartiere, ecc.) presiede alla loro distribuzione spaziale? A questi due livelli, una particolare attenzione può essere rivolta al legame tra rappresentazioni e ancoraggio spaziale della memoria individuale o collettiva, alle relazioni tra memorie locali / secolari e memorie istituzionalizzate (Halbwachs, 1941, Violi, 2014).

3. Rappresentazioni cognitive dello spazio e distribuzioni spaziali della rete di relazioniQuesto asse è più specificatamente dedicato alla relazione tra pratiche sociali e rappresentazioni spaziali, ponendo l’accento sugli effetti della distribuzione spaziale della rete di relazioni sulla rappresentazione cognitiva dello spazio geografico. Se l'attuale rete sociale è certamente di primaria importanza, appare in ogni caso utile focalizzare l’attenzione della ricerca anche sulla sua evoluzione nel tempo e nello spazio, al fine di coglierne la profondità storica e le sue tracce nelle rappresentazioni spaziali attuali. Ci si può quindi anche chiedere se quella offerta dal convegno non possa essere anche l’occasione per discutere su come vengono costruite le rappresentazioni cognitive dello spazio in relazione alla distribuzione spazio-temporale della rete sociale di un individuo.

Calendario delle giornate di studio di Cartotête 2021

30 aprile 2021: termine ultimo per l’invio degli abstract (max 2 500 caratteri spazi inclusi).

2 luglio 2021: risposta del comitato scientifico.

30 settembre 2021: termine ultimo per l’invio delle comunicazioni (max 35 000 caratteri spazi inclusi).

28-29 ottobre 2021: svolgimento delle giornate di studio (se necessario in videoconferenza).

Modalità di participazione

Gli abstract delle comunicazioni possono essere scritti in francese, inglese o italiano e devono includere il tema affrontato, il metodo utilizzato e i principali risultati che verranno presentati. Le proposte (max 2 500 caratteri spazi inclusi, documento "Word", carattere "Times New Roman", dimensione 12, interlinea 1,15) includeranno: titolo, nome degli autori, loro indirizzo email e asse tematico considerato.

Le proposte devono essere inviate

entro e non oltre il 30 aprile 2021

al seguente indirizzo di posta elettronica: colloquereseaucartotete@gmail.com

Gli abstract saranno resi anonimi dal Comitato organizzativo e inviati per la valutazione ai revisori del Comitato scientifico.

Le comunicazioni accettate verranno pubblicate.

Comitato organizzativo

  • Stefania Mangano, Dipartimento di Scienze Politiche - DISPO, Università di Genova, Italia.
  • Pietro Piana, Dipartimento di Scienze Politiche - DISPO, Università di Genova, Italia.
  • Eleonora Panizza, Dipartimento di Scienze Politiche - DISPO, Università di Genova, Italia.
  • Rebekka Dossche, Dipartimento di antichità, filosofia e storia - DAFIST, Università di Genova, Italia.
  • Cristina Marchioro, Dipartimento di antichità, filosofia e storia - DAFIST, Università di Genova, Italia.
  • Lorenzo Brocada, Dipartimento di antichità, filosofia e storia - DAFIST, Università di Genova, Italia.
  • Orietta Gattulli, CRAFTS (Centro studi urbani, territoriali e sociali), Genova, Italia.

Comitato scientifico

  • Sandra Breux, Laboratoire sur les élections locales, INRS, Montréal, Canada.
  • Anne-Christine Bronner, UMR SAGE (Société, acteurs, gouvernement en Europe), CNRS - Université de Strasbourg, France.
  • Kevin Clementi, UMR SAGE (Société, acteurs, gouvernement en Europe), CNRS - université de Strasbourg, France.
  • Pierre Dias, UMR ESO (Espaces et sociétés), CNRS - Université de Rennes, France.
  • Antida Gazzola, CRAFTS (Centro studi urbani, territoriali e sociali), Genova, Italia.
  • Sylvie Lardon, UMR Territoires, INRAE – Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand, France.
  • Sophie Mariani-Rousset, laboratoire ELLIADD (Edition, langages, littératures, informatique, arts, didactiques, discours), Université de Franche-Comté, Besançon, France.
  • Antonella Primi, Dipartimento di antichità, filosofia e storia - DAFIST, Università di Genova, Italia.
  • Thierry Ramadier, UMR SAGE (Société, acteurs, gouvernement en Europe), CNRS - Université de Strasbourg, France.
  • Mauro Spotorno, Dipartimento di Scienze Politiche - DISPO, Università di Genova, Italia.

Bibliografia

Bonnes M., Secchiaroli  G. (2995). Psicologia ambientale. Introduzione alla psicologia sociale e ambientale, Carocci, Roma, 1992; engl. ed.,Environmental Psychology: A Psycho-social Introduction, SAGE Publications Ltd.

Bonvalet, C. (1993). Le transmis et l'acquis : localisation, statut d'occupation et type d'habitat, In C. Bonvalet et A. Gotman (eds.), Le logement, une affaire de famille, Paris, L’Harmattan, p. 23-40.

Casti E. (2019), Cartografia critica. Dal topos alla chora, Milano, Guerini e Associati.

Fornara F., Bonaiuto M., Bonnes  M. (2010)Indicatori di qualità urbana residenziale percepita (IQURP). Manuale d'uso di scale psicometriche per scopi di ricerca e applicativi, Milano, Franco Angeli.

Gazzola A. (2011), Uno sguardo diverso. La percezione sociale dell’ambiente naturale e costruito, Milano, Franco Angeli.  

Hafting, T., Fyhn,, M., Molden, S. et Moser M-B. (2005). Microstructure of a spatial map in the entorhinal cortex, Nature, 436, 801-806.

Halbwachs, M. (1941, 2008). La topographie légendaire des Évangiles en Terre sainte. Étude de mémoire collective, Paris, PUF.

Hatlova, K. et Hanus, M. (2020). A systematic review into factors influencing sketch map quality, International journal of geo-information, 9, 27.

Heft, H. (2013). Environment, cognition, and culture: Reconsidering the cognitive map. Journal of Environmental Psychology, 33, 14-25.

Jodelet, D. (1982). Les représentations socio-spatiales de la ville. In P.H. Derycke (Ed.), Conception de l'espace, Paris, Université de Paris X, 145-177.

Milgram, S. et Jodelet, D. (1976). Psychological maps of Paris, In H.M. Proshansky, W.H. Ittelson & L.G. Rivlin (Eds.), Environmental psychology: people and their physical setting, New-York: Holt Rinehart and Winston, 104-124.

O'Keefe J, Dostrovsky J. (1971). The hippocampus as a spatial map. Preliminary evidence from unit activity in the freely-moving rat, Brain Res.,  34, (1,)‎, 171–175

O'Keefe J., Nadel, L. (1978). The Hippocampus as a cognitive map, Oxford University Press.

Rivière, C. (2017). La fabrique des dispositions urbaines. Propriétés sociales des parents et socialisation urbaine des enfants, Actes de la recherche en sciences sociales, 216, 64-79.

Vallega A. (2008), Fondamenti di geosemiotica, Roma, Società Geografica Italiana.

Violi, P. (2014). Paesaggi della memoria. Bompiani : Milano.

Study days – Genoa, 28-29 October 2021

Argument

Cognitive representations of geographical space are often studied in order to better understand how individuals perceive and deal with everyday spatial problems (Down and Stea, 1977), including orientation, trip planning or navigation. Since these works focus particularly on the functional dimension of such spatial representations, maps are read in a literal, rather than metaphorical perspective. In addition, individual geographical experiences, both direct (trips and visited places) or indirect (spatial information) is considered as the main factor contributing to their construction. Therefore, this “cognitive tool” is essentially considered as an individual and personal construction. The actuality of neurocognitive approaches, favoured by the 2014 Nobel Price on research on place cells (O'Keefe et Dostrovsky, 1971, O'Keefe et Nadel, 1978) and grid cells (Hafting, Fyhn, Molden et Moser, 2005) set aside the analysis of social perspectives and strengthen the individual and functional character of spatial representations. This mentalist approach appears to have consequences in social sciences research for the way in which the use of the term “mental map” is gradually taking over that of cognitive map (Hatlova et Hanus, 2020) encouraging to consider them in literal, rather than metaphorical sense.

Social dimensions of such cognitive representations of space began to be developed in the mid 1970s, showing the significant recurrence of symbolic elements of urban space in free hand drawing (Milgram et Jodelet, 1976). Since then, many studies have looked at the psycho-sociological paradigm of social representations to demonstrate that spatial representations are real social representations (Jodelet, 1982).

Today, however, the analyses of social dimensions of spatial cognition are not unified. Some are based on cultural approaches (Helft, 2013), while others are simply focused on contrasts of socio-economic conditions. Moreover, sociologists have recently started looking at the socialisation of public spaces (Rivière, 2017), while demographists have long looked at socialisation processes in residential spaces (Bonvalet, 1993). In terms of sociological construction of “geographical experiences”, geographers and psychologists have recently developed research on the socialisation of geographical mobility and on territorialisation processes. However, it appears to us that these objects, analysed under a socialisation prism, should at the same time provide us with elements for understanding cognitive cartography.

The Cartotête network aimed at exploring such social dimensions which contribute to the construction of cognitive representations in space and, consequently, to territorialisation processes, in order to stimulate exchange of ideas on cognitive socio-mapping. Without neglecting the functional dimension of such representations, the network seeks to unify a research approach which deals with “mental maps” as objects revealing the articulation between relation with geographical space and relation with other individuals. While the first three study days (Clermont-Ferrans, 2014; Strasbourg, 2017 and Besançon, 2019) mainly focused on methodological aspects of socio-cognitive mapping, the forthcoming 4th study day of the network aims at encouraging exchanging of empirical work on socio-cognitive processes or socio-spatial processes of cognitive mapping. This is an international edition which will be organised by the Department of Political Sciences (DISPO) of the University of Genoa.

Three main research axes are proposed: 

Cognitive representations of space and relation with others

The aim will be the identification of the social dimensions of spatial representations, in terms of inter-individual and intergroup analysis. What are the links between group membership, trajectories and people's social positions and their representation of space? What do we learn from spatial representations about the relationship with others? Proposals can be both about appropriation conflicts of a space and about the articulation of different forms of appropriation of the same space. How can cognitive mapping contribute to underline the issues related to different perceptions, conceptions and experiences of the same territory?

Social, symbolic and collective dimensions of cognitive representations of space

In this case, two levels of analysis can be considered. Firstly, focusing on the ideological level, proposals can track a link between social representations and social dimensions of ideologies, beliefs, opinions (political, religious, cultural, technological, etc.), with a focus on socialization practices of space which underlie the ideological dimension of relation with space. The variety of spatial scales is sought after and can range from buildings (workplace,…), to neighbourhoods, to the city, etc. Secondly, focusing on the individual or collective level of the relation to space, the proposals can show the links between the meaning assigned to places and their spatial arrangement. How does the symbolic content of geographical objects (a monument, a neighbourhood, etc.) organize their spatial distribution? On these two levels, a particular attention may be given to the link between spatial representations of individual or collective memory, to the relationship between local and institutionalized memories (Halbwachs, 1941, Violi, 2014).

Cognitive representations of space and spatial distribution of the relationship network

This axis is specifically dedicated to the relationship between social practices and spatial representations, focusing on the effects of spatial distribution of the relationship network on the cognitive representation of geographical space. If the current social network is definitely of primary importance, we may however be interested in its evolution in time and space, in order to capture its historical thickness and its traces in current spatial representations. This will be the opportunity to discuss about how cognitive representations are constructed in relation to the spatial-temporal distribution of an individual's social network.

Timeline

  • January 25, 2021: call for papers in English, Italian and French.
  • April 30, 2021: deadline for the submission of abstracts (max 2500 characters).

  • July 2, 2021: response by the Scientific Committee.
  • September 30, 2021: deadline for the submission of papers.
  • October 28 – 29, 2021: study days (if necessary, they will take place in video-conference).

Submission guidelines

The abstracts (max 2500 characters, images included) must be written in English or French, and have to include the topic addressed, the method used and the main results that will be presented. The proposals should not exceed two pages («Word» document, Times New Roman Font, Size 12, 1.15 line spacing ) and they will include a title, the author(s)'s  name(s), their email addresses, the thematic axis addressed and at least one illustration of the socio-cognitive representations of the geographical space identified in the research. The proposals must be sent to the email colloquereseaucartotete@gmail.com, no later than April 30, 2021.

The papers accepted will be published.

Organising commitee

Scientific commitee

  • Sandra Breux, Laboratoire sur les élections locales, INRS, Montréal, Canada.
  • Anne-Christine Bronner, UMR SAGE (Société, acteurs, gouvernement en Europe), CNRS- Université de Strasbourg, France.
  • Kevin Clementi, UMR SAGE (Société, acteurs, gouvernement en Europe), CNRS- Université de Strasbourg, France.
  • Pierre Dias, UMR ESO (Espaces et sociétés), CNRS – Université de Rennes, France.
  • Antida Gazzola, CRAFTS (Centro studi urbani, territoriali e sociali), Genoa, Italy.
  • Sylvie Lardon, UMR Territoires, INRAE – Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand, France.
  • Sophie Mariani-Rousset, laboratoire ELLIADD (Edition, langages, littératures, informatique, arts, didactiques, discours), Université de Franche-Comté, Besançon, France.
  • Antonella Primi, Dipartimento di antichità, filosofia e storia - DAFIST, University of Genoa, Italy.
  • Thierry Ramadier, UMR SAGE (Société, acteurs, gouvernement en Europe), CNRS- Université de Strasbourg, France.
  • Mauro Spotorno, Dipartimento di Scienze Politiche - DISPO, University of Genoa, Italy.

References

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Places

  • Genoa, Italian Republic

Date(s)

  • Friday, April 30, 2021

Keywords

  • cartographie cognitive, dimensions sociales, réseau Cartotête

Contact(s)

  • Antida Gazzola
    courriel : agazzola13 [at] gmail [dot] com

Information source

  • Sophie Mariani-Rousset
    courriel : smariani [at] univ-fcomte [dot] fr

To cite this announcement

« The social dimensions of cognitive cartography », Call for papers, Calenda, Published on Tuesday, February 09, 2021, https://calenda.org/841022

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