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Normalised secessionist dynamics in the era of globalisation

Dynamiques sécessionnistes « normalisées » à l’ère de la mondialisation

Diplomatic-academic tributes to Doctor Marc Antoine Batha

Hommages diplomatico-académiques au docteur Marc Antoine Batha

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Published on Friday, February 12, 2021 by João Fernandes

Summary

L’itinéraire de vie d’un africain des années 1960 est automatiquement marqué par les années de scolarisation et d’alphabétisation à l’occidental. Après un focus sur les sécessions sous un couvert académico-scientifique et l’imprégnation professionnelle aux enjeux Nord-Sud, il se construit un autre regard en particulier une fois responsabilisé comme négociateur des questions consulaires et migratoires. Si un parcours peut être ainsi analysé objectivement, quelles que soient les tournures, le parcours académico-professionnel du docteur Marc Antoine Batha qui remplit par ailleurs les conditions de l’analyse, est à considérer dans la perspective des hommages à ce grand diplomate dont la carrière s’est brillamment bouclée au perchoir de la Direction des Camerounais à l’étranger, des étrangers au Cameroun, des réfugiés et des questions migratoires. Cette position subodore autant l’autorité scientifique que l’expertise technico-diplomatique.

Announcement

Appel à articles pour ouvrage

Coordination 

CRÉDIS-SAVOIRS-MONANGE

Argumentaire

Les années 60 ont structuré l’ère considérée comme celle de l’avènement de l’État-nation en Afrique, avec une flopée de nouveaux sujets de droit international faisant leur entrée sur la scène internationale (Mandjem, 2019). À peine avait-on cru à la fin de la séquence créationnelle de l’État dans ce continent avec entre autres, l’accession des derniers territoires coloniaux à l’Indépendance, que de signaux particuliers indiquèrent un point d’inflexion, rappelant que cet État-nation montrait davantage la continuité entre l’État contemporain et la colonie qui l'a précédé (Person, 1981) que la résultante d’une évolution normale et structurelle souhaitée des sociétés africaines.

Au cours de ces trois dernières décennies, la crise de l’État africain est remarquable, en particulier quand elle prend la forme d’une dynamique sécessionniste nourrie aussi bien par les replis identitaires, les dérives en matière de bonne gouvernance, que par des enjeux hégémoniques et géopolitiques, confirmant ainsi la thèse des indépendances inachevées en Afrique (Batibonak, 2019). Les tensions secrétées et exacerbées par cet environnement éruptif et conflictogène ont poussé certains africains aussi bien à des déplacements forcés internes qu’à l’exil, faisant d’eux des éternels refugiés dans le continent et en dehors, y compris en occident. Loterie américaine, obtention de la canadienneté, immigration choisie, côtoient si bien moult formes d’immigration redoutées et/ou clandestines. Des Suds vers les Nords, il devient une mode de s’exiler, de s’évader vers un El Dorado, vers des mondes inconnus, jugés plus splendides, lieux de prédilection à partir desquels la critique de la gestion de l’État et de la légitimité des gouvernements embourbés dans la mal gouvernance, supposés à l’origine des malheurs des migrants, constitue leur principal fonds de commerce politique. Au cœur des entours de cet intervalle décisif dans les relations internationales, se dégage le désir de chaque communauté à s’autodéterminer.

L’autodétermination a précisément été au cœur des missions de la Société des Nations (SDN), et plus tard, de l’Organisation des Nations Unies (ONU). Introduite par le Traité de Versailles en 1919, elle fut reprise en 1945 par l’ONU qui s’est montrée particulièrement concernée par l’avènement d’un monde libéré de la violence. Cette démarche qui avait vocation à sonner le glas des dépendances pour rendre irréversible le processus d’autodétermination des peuples coloniaux accéléré par la Charte de l’Atlantique, a mené à des fortunes diverses. Au centre des enjeux géoéconomiques et géopolitiques en contexte de guerre froide et de promotion du libéralisme, se trouve la sous-traitance des velléités hégémoniques par les entreprises multinationales en quête de position dominante et de compétitivité notamment à travers l’approvisionnement en terres rares et ressources naturelles stratégiques, principalement dans les États considérés fragiles ou faillis (USAID, 2005 ; Mouton, 2012). L’agressivité qui accompagne les revendications des communautés prétendument bénéficiaires de l’exploitation des ressources explorées revêt tous les noms, des plus patents aux plus latents. Sur fond de violence déguisée, la période de seuil des années 1990 demeure gravée dans les mémoires en raison du label dénommé tournant libéral, ayant inauguré une nouvelle séquence des contestations de toutes sortes.

Par un effet de mode, les nations revêtent des costumes de démocratie mettant en filigrane l’exaltation de la liberté. A postériori, cette liberté, pour le moins factice, voire camouflée, est revendiquée par les groupes sécessionnistes qui obtiennent automatiquement le soutien des partenaires intéressés en tête desquels figurent les membres de la diaspora. Comment comprendre et endiguer ces replis identitaires ? Velléités indépendantistes, réclamations de rectification, ... tout se met en mouvement, avec l’appui des multinationales, pour ébranler le monde pacifié voulu par les Nations unies, au moment où États et marchés (Strange, 1988 ; 1996) sont tantôt en symbiosynergie tantôt en compétion.

L’itinéraire de vie d’un africain des années 1960 est automatiquement marqué par les années de scolarisation et d’alphabétisation à l’occidental. Après un focus sur les sécessions sous un couvert académico-scientifique et l’imprégnation professionnelle aux enjeux Nord-Sud, il se construit un autre regard en particulier une fois responsabilisé comme négociateur des questions consulaires et migratoires. Si un parcours peut être ainsi analysé objectivement, quelles que soient les tournures, le parcours académico-professionnel du Docteur Marc Antoine Batha qui remplit par ailleurs les conditions de l’analyse, est à considérer dans la perspective des hommages à ce grand Diplomate dont la carrière s’est brillamment bouclée au perchoir de la Direction des Camerounais à l’étranger, des étrangers au Cameroun, des Réfugiés et des Questions migratoires. Cette position subodore autant l’autorité scientifique que l’expertise technico-diplomatique.

En reprenant le parcours académico-professionnel de ce Ministre plénipotentiaire, Diplomate devoué et distingué, chercheur rompu, sérieux et accompli, il a paru indiqué d’apparier quelque peu les thèmes des axes de recherche par lui abordés et ceux relevant des grands dossiers par lui traités, au crible des réflexions heuristiques. Ces dernières pourraient se décliner sous divers angles à travers un appel à articles en vue de commettre un ouvrage en son honneur. Sans être exhaustif, des sonorités discursives sont convoquées autour du décryptage des mobiles sécessionnistes, de l’attractivité du Nord, des déplacements migratoires des acteurs du Sud, de la coopération Sud-Sud, de la « décentralisation diplomatique », de la sympiternelle question des réfugiés et des déplacés internes, de la professionnalisation des affaires consulaires, de la (re)considération des frontières Commonwealth, de l’encadrement et la gestion des diasporas africaines et camerounaises en particulier.

Axes thématiques

Plus spécifiquement, les papiers attendus graviteront entre autres, sous des regards variés, à partir des axes ci-dessous :

Axe 1 : Contestation de l’État en Afrique et récurrences des dynamiques sécessionnistes instrumentalisées ;

Axe 2 : Fracture sociale et replis identitaires autour des phénomènes sécessionnistes ;

Axe 3 : Économie des déplacements subis internes ;

Axe 4 : L’Afrique et ses diasporas ;

Axe 5 : Le phénomène des réfugiés et la gestion de leur séjour au Cameroun ; 

Axe 6 : Le Cameroun et la protection diplomatique et consulaire ;

Axe 7 : Regards croisés sur la diplomatie camerounaise sous des rapports Nord-Sud et Sud-Sud ;

Axe 8 : La formation et la gestion du personnel diplomatique camerounais ;

Axe 9 : Le Ministère camerounais des Relations Extérieures face à la décentralisation diplomatique ;

Axe 10 : La diplomatie camerounaise en contexte de mutations et de désétatisation du champ diplomatique.

Pour les personnes de distinction, la fin d’une carrière engendre à coup sûr une autre. Sans se limiter au visible, le présent projet d’ouvrage vise à célébrer la vie de ce Chercheur, Administrateur du CRÉDIS, par ailleurs très percutant dans ses analyses. Les verves analytiques ont donc été jugées opportunes pour lui rendre ces hommages, plus que méritées, à travers la Plateforme CRÉDIS-SAVOIRS-MONANGE. Cet univers scientifique est consituté de trois entités : le Centre de Recherches, d’Études Diplomatiques, Internationales et Stratégiques (CRÉDIS) ; Savoirs & Développement (SAVOIRS ou S&D) et les Éditions Monange.

L’appel à contributions pour articles n’est pas limité à quelques disciplines dont les plus en vue seraient la diplomatie, les relations internationales, les sciences juridiques, l’histoire, les sciences humaines et sociales. Tous les champs disciplinaires sont les bienvenus, sous réserve de la pertinence des argumentaires. La proposition d’article est attendue en quelques mots par un titre concis, le problème posé, les objectifs et un positionnement disciplinaire ou pluridisciplinaire précis.

Modalités de contribution

Les papiers individuels ou collectifs doivent être rédigés en français ou en anglais. Toutes les contributions sont à envoyer à trois courriels (Editions.Monange@gmail.com, credis.contact@gmail.com, sbatibonak@gmail.com), accompagnées des coordonnées complètes (adresse institutionnelle ou structure d’attache, email, numéros de téléphone, Whatsapp).

Échéancier

  • 05 Février 2021 Publication de l’annonce ;
  • 05 Mars 2021 : Reception des propositions ;

  • 05 Avril 2021: Retour des réponses aux contributeurs ;
  • 05 Juin 2021 : Réception des articles complets ;
  • 05 Septembre 2021 : Fin de l’évaluation des articles ;
  • 05 Octobre 2021 : Publication de l’ouvrage ;
  • Vendredi le 15 Octobre 2021 : Cérémonie d’hommages diplomatico-académiques au Dr Marc Antoine Batha.

Autres informations

Contacts Whatsapp : +237 690267445, +237 699915027.

Coordination générale : SEM Paul BATIBONAK, Université de Yaoundé II, UEC, CRÉDIS.

Comité Scientifique

  • Pr François AKA-BÉDIA, Économie sociale, Université d’Abidjan, Côte d’Ivoire.
  • Pr Charles BASHIGE ATSI BUSHIGE, Philosophie, Philosophie du Droit, Université Officielle de Bukavu, R. D. Congo.
  • Pr Raphaël BATENGUENE, Histoire, Université de Douala, Douala, Cameroun.
  • Pr Sariette BATIBONAK, Anthropologie, Sociologie, Université de Yaoundé I, UEC, S&D.
  • Pr Jacques CHATUÉ, Philosophie, Épistémologie, Université de Dschang, Cameroun.
  • Pr Raymond EBALÉ, Histoire, Histoire économique, Université de Yaoundé I, Cameroun.
  • Pr Emmanuel KAM YOGO, Droit de l’environnement, droit économique, Université de Douala, Cameroun.
  • Pr KAWAYA MEYA, Sociologie, Université de Bandundu, R. D. du Congo.
  • Pr Nadine MACHIKOU, Science Politique, Université de Yaoundé II, Cameroun.
  • Pr Yves Paul MANDJEM, Science politique, Relations internationales, Université de Yaoundé II/IRIC, Cameroun.
  • Pr Brice Arsène MANKOU, Sociologie, Sociologie des Migrations Nord-Sud, Université du Littoral Côte d’Opale, Dunkerque, France.
  • Pr Maixant MEBIAME-ZOMO, Sociologie, Sociologie Transnationale, Université Oumar Bongo, Gabon.
  • Pr Luc MEBENGA TAMBA, Anthropologie, Université de Yaoundé I, Cameroun.
  • Pr Gérard NGOUMTSA ANOU, Sciences juridiques, Droit Privé, Droit International Privé, Université de Perpignan, France.
  • Pr Célestin TAGOU, Science Politique, Université Protestante d’Afrique Centrale.
  • Pr Gérard TCHOUASSI, Économie, Genre et Diaspora, Université de Yaoundé II, Cameroun.

Bibliographie indicative

  • Appadurai, A., 2001, Après le colonialisme. Les conséquences culturelles de la globalisation, Paris, Payot.
  • Balandier, G., 1985, Le détour. Pouvoir et modernité, Paris, Librairie Arthème Fayard.
  • Batibonak, P., 2019, Indépendances inachevées en Afrique. Nous n'avons jamais été indépendants, Paris, L'Harmattan.
  • Mandjem, Y.-P., 2019, « Indépendances Africaines et relations internationales : entre la création de l’État en Afrique et les mutations de la société internationale », Revue Béninoise de Science politique, 3(1), pp. 34-86.
  • Mouton, J.-M., 2012, « "État fragile", une notion du droit international ? », in Revue Civitas Europa, 1(28), pp. 5-18.
  • Paton, A., 1957, Cry, the beloved country, New York, Scribners & Jonathan Cape.
  • Person, Y., 1981, « L'État-Nation et l'Afrique » in Revue française d'histoire d'outre-mer, État et société en Afrique Noire, 68(250-253), pp. 274-282.
  • Rufin, J.-C., 2001, L’empire et les nouveaux barbares, Paris, J.-C. Lattès.
  • Strange, S., 1988, States and Markets. An introduction to International Political Economy, London, Pinter.
  • Strange, S., 1996, The retreat of the State. The diffusion of power in the World Economy, Cambridge, Cambridge University Press.
  • USAID, 2005, Fragile states strategy, Washington, USAID.

Places

  • Yaoundé, Cameroon

Date(s)

  • Friday, March 05, 2021

Keywords

  • hommages, sécession, État conteste, État africain, diplomatie, Cameroun

Contact(s)

  • Paul Batibonak
    courriel : prbatibo [at] gmail [dot] com

Information source

  • Paul Batibonak
    courriel : prbatibo [at] gmail [dot] com

To cite this announcement

« Normalised secessionist dynamics in the era of globalisation », Call for papers, Calenda, Published on Friday, February 12, 2021, https://calenda.org/842385

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