AccueilAmbiances souterraines. Quel renouveau du débat ?

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Ambiances souterraines. Quel renouveau du débat ?

Undergound Atmospheres. Renewing the debate

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Publié le lundi 01 mars 2021 par Céline Guilleux

Résumé

Ce numéro thématique de la revue Ambiances vise à mettre en lumière des enjeux partagés et des passerelles possibles entre des acteurs qui privilégient usuellement des échelles d’intervention différentes. Nous invitons à des réflexions interrogeant les enjeux et les méthodes de fabrique de l’espace habité dans sa verticalité en réintroduisant la question du sous-sol non comme une sous-face, mais comme une interface vivante et évolutive. Le dossier fait appel à des chercheurs, praticiens du monde opérationnel et concepteurs de différents horizons disciplinaires à partager leurs travaux sur la question des sous-sols et tant ambiances, fabriquées, pratiquées, et expérimentées par l’humain en mettant en avant des études de cas, des expériences in situ et des nouveaux outils méthodologiques. Cet appel s’organise selon trois axes thématiques non exclusifs ouverts à des articles provenant des études urbaines, de l’architecture, de l’ingénierie et des sciences humaines et sociales.

Annonce

Argumentaire

La ville passe au souterrain. Centres culturels, data centres, fermes urbaines bio, centres logistiques prolifèrent dans les entrailles des métropoles à l’international, comme équipements réalisés/imaginés à l’issue de l’aménagement/d’une réappropriation des espaces souterrains. Parallèlement à une profusion, sophistication des projets, de rencontres de professionnels internationaux1, de publications dans des dossiers spéciaux des revues d’architecture2, font aussi preuve de l’effervescence qui anime le débat parmi les professionnels et scientifiques sur le sujet. L’espace souterrain émerge au cours des vingt dernières années (Admiraal & Cornaro, 2018) sur le devant de la scène comme une problématique fédératrice des métiers traitant de l’Urbain (ex., architectes, ingénieurs, géomètres, géographes). Qualifié pendant longtemps de « résidu » de la ville, négligé par les acteurs, dépourvu de lumière et d’air naturels, l’espace souterrain, a notamment répondu aux besoins de stockage et d’enfouissement des fonctions vitales de la ville (réseaux de toute sorte) ou, dans certains cas, de protection climatique (ex., Montréal). Ainsi, pendant longtemps, le sous-sol est demeuré la préoccupation d’ingénieurs, de militaires, accueillant ouvrages de sécurité, parcs de stationnement, galeries techniques (utilidors) et diverses infrastructures urbaines (Goel, Singh & Zhao, 2012). Quant aux urbanistes, ils ont pendant longtemps imaginé une récupération de ce socle commun mobilisant plus souvent les imaginaires de la ville futuriste3 et moins ceux d’une mise à l’épreuve et mise à jour des savoirs et des techniques hérités de l’architecture vernaculaire (ex., réservoirs d’eau, habitat troglodyte).

La fin du XXe siècle et les processus de métropolisation et d’étalement urbain confrontent aujourd’hui les métropoles mondiales aux enjeux de densification de leurs fonctions. L’espace souterrain est appelé à faire ses preuves en tant qu’espace structurant de la vie métropolitaine. Il émerge comme une réponse prometteuse face à l’impasse de pénurie du foncier en zones denses mais aussi aux enjeux de performance énergétique, de gestion des ressources, et de mobilité (Malone, 1996). D’une perception des tréfonds en tant qu’espace contraignant, nous assistons en France et à l’international à un renouveau du vocabulaire et des politiques4 affirmant une volonté de connecter (Labbé, 2016) les sous-sols au maillage des fonctions vitales urbaines. Malgré cette effervescence, une mise à jour des outils réglementaires et opérationnels n’est pas encore entamée. Le coût élevé des travaux en souterrain, la complexité des montages opérationnels (type macrolot), les risques induits dans la reconnaissance d’un foncier commun à partager et l’absence de recensement exhaustif, appellent à une lecture attentive aux dimensions plurielles (ex., environnementale, sociale) du sous-sol ainsi qu’une refonte des vocabulaires d’analyse et de conception.

Questionner l’espace souterrain dans sa capacité d’accueillir, de plaire, d’émouvoir, de conforter, signifie reconnaitre aussi l’existence d’une vie souterraine croissante et diversifiée nécessitant le renouveau d’un débat de longue date (structure, foncier, sécurité) avec des questions d’actualité telles que l’hybridation des espaces publics, l’attractivité touristique des villes, le rôle des sens dans l’expérience urbaine. C’est l’objectif de ce numéro thématique d’ouvrir le débat sur une lecture actualisée de l’espace souterrain et de son rôle dans la fabrique de l’urbanité (Lévy, 1994). Nous mobilisons en particulier les notions d’ambiance et d’expérience (Malpas, 1999), présentes depuis plus de quarante ans dans des travaux de sciences humaines et sociales en France (Amphoux, 2003) et dans le milieu de la recherche anglo-saxonne (Buser, 2014). Comment une approche multisensorielle des espaces souterrains peut-elle façonner les modalités de production, mais aussi les pratiques et conceptions des lieux ?

Le débat reste toujours ouvert et se vivifie avec les évolutions récentes de la crise sanitaire mondiale ayant profondément bouleversé les interactions sociales dans des lieux clos et ouverts. Les villes ont depuis toujours été construites en lien direct avec leurs sous-sols. Les vestiges des cavités des villes historiques5 (Lavagno & Schranz, 2007), la réutilisation de cavernes naturelles, des nombreuses architectures vernaculaires6, des ouvrages d’ingénierie, font la preuve que l’Homme a toujours habité le souterrain, soit par nécessité (Ming, 2017) soit par ambition. Si cet univers reste encore aujourd’hui peu appréhendé, cela reflète bien des réticences ancrées ; réticences liées à la technique, mais aussi aux cultures et modes de vie. Dans quelles conditions peut-on imaginer une vie en profondeur telle qu’on la connaît en surface ? La stratification en vertical et la valorisation de l’architecture en milieu souterrain (Meiss & Radu, 2014) assurent un gain de terrain certes, mais permettent aussi des raccourcis efficaces pour relier des activités dans la métropole7. Comment repenser alors aujourd’hui les nouvelles formes de voisinage, la pérennité des ouvrages, la superposition des fonctions, la tridimensionnalité des études (Harris, 2015) ? Outre des questions de constructibilité et de fonction, la ville souterraine appelle à des changements profonds liés à la structuration même de la vie sociale8 traditionnellement organisée autour des espaces sur le sol.

Ce numéro thématique vise à mettre en lumière des enjeux partagés et des passerelles possibles entre des acteurs qui privilégient usuellement des échelles d’intervention différentes. Nous invitons à des réflexions interrogeant les enjeux et les méthodes de fabrique de l’espace habité dans sa verticalité en réintroduisant la question du sous-sol non comme une sous-face, mais comme une interface vivante et évolutive. Le dossier fait appel à des chercheurs, praticiens du monde opérationnel et concepteurs de différents horizons disciplinaires à partager leurs travaux sur la question des sous-sols et tant ambiances, fabriquées, pratiquées, et expérimentées par l’humain en mettant en avant des études de cas, des expériences in situ et des nouveaux outils méthodologiques. Cet appel s’organise selon trois axes thématiques non exclusifs ouverts à des articles provenant des études urbaines, de l’architecture, de l’ingénierie et des sciences humaines et sociales.

Axes thématiques de l’appel

Fabriquer l’espace ambiant au souterrain

Dans le domaine du privé nombreuses sont les opérations qui émergent les dernières années proposant une armature des programmes « nouvelle génération »9 et de nouveaux usages (O’Sullivan, 2015) pour l’investissement des sous-sols. Outre des opérations urbaines d’ampleur telles que La Défense ou Les Halles à Paris, certaines réalisations en architecture confirment l’intérêt ressuscité pour des projets interrogeant le rapport sol-sous-sol10. Ces exemples montrent que des questions fondamentales en architecture et en urbanisme (centralité, reconversion, économie de moyens, mixité d’usages) trouvent un terrain fécond sur le souterrain et invitent les professionnels à explorer des démarches soustractives, rompant avec certains référents traditionnels tels que l’inscription paysagère. Les initiatives de certaines métropoles mondiales cherchent à questionner la monofonctionnalité et à élargir le champ d’intervention sur un territoire plus large afin d’anticiper l’urbanisation et sauvegarder des surfaces non bâties (ex., Helsinki, Amsterdam). Ces démarches révèlent une volonté de politiques proactives au sujet du sous-sol. Un urbanisme souterrain (Barles & Guillerme, 1995) trouverait alors dans les métropoles post-industrielles un rôle à jouer afin de restaurer les effets de l’urbanisme du XXe siècle (étalement, effets de coupures de tissus urbains, hérissement des espaces naturels dans des zones denses). Comment le monde souterrain, comme milieu naturel et éprouvé (Buser, 2014), pourrait-il alimenter la fabrique des ambiances urbaines (Catania Kulper & Periton, 2015) ? Des démarches d’anthropisation et de colonisation erratique des sous-sols dominantes dans les années passées, nous nous orientons aujourd’hui vers une mouvance témoignant d’un changement de paradigme dans la gestion des ressources (Parriaux, Blunier, Maire, Dekkil & Tacher, 2010). Les projets actuels appréhendent de plus en plus le sous-sol dans sa richesse biologique, mémorielle et dans sa dimension fragile et évolutive. Proposer des modalités d’appréhension des sous-sols en tant que potentielles aménités urbaines nous pousse à nous interroger sur cet espace en tant que ressource de la fabrique urbaine.

Interroger la fabrique des sous-sols par le biais des ambiances invite à réfléchir sur les synergies d’acteurs, le renouvellement des démarches opérationnelles et à appréhender ces espaces comme des ressources possibles d’urbanité. Cet axe fait appel à des contributions interrogeant l’ambiance comme outil de fabrique des lieux urbains, périurbains, paysagers. Quelles démarches conceptuelles et opérationnelles est-il possible de lever aujourd’hui afin de recontextualiser le débat sur les potentiels programmes et spatialités de l’espace souterrain ?

Pratiquer le sous-sol et y vivre

En partant de l’hypothèse que l’usage du souterrain sera intensifié et diversifié dans les années à venir, ce deuxième axe, invite à explorer les passerelles possibles entre fabrique des ambiances et pratiques des lieux souterrains. De l’acte trivial d’aller chercher des objets stockés à la cave, aux basement11 d’immeubles américains et aux cheminements quotidiens dans les couloirs de métro, le septième art a rendu hommage aux activités de l’humanité qui a depuis longtemps pratiqué les tréfonds de manière triviale ou temporaire (Hunt, 2019). Interroger les pratiques souterraines (séjour, déplacement, loisir) au prisme des ambiances invite à chercher le rôle des celles-ci dans les comportements individuels, la gestion des flux, la surveillance, l’accessibilité des lieux, leur habitabilité. Comment l’expérience des lieux souterrains est-elle influencée par l’âge, le genre, ou la culture ? Comment les ambiances souterraines peuvent-elles se corréler aux rythmes d’usage, leur intensification ou allègement ? Comment répondre à la désorientation provoquée à cause du manque de références (Cui, Allan, Taylor & Lin, 2012) ou pallier la perte de richesse d’ambiances naturelles issues de changements saisonniers, climatiques ?

Les pratiques de l’espace souterrain furent traditionnellement pensées à travers l’empilement successif des fonctions « emboîtées » et des réseaux. Tourner le regard vers la manière dont les espaces intériorisés sont éprouvés corporellement (Davidson & Milligan, 2004), appelle à rompre avec ce mode de lecture et à introduire non seulement la dimension olfactive (Alarcón, 2013), mais aussi la dimension affective (Buser, 2014) et celle du temps. Au-delà des pratiques temporaires (ex., passages, traversées, loisir, stationnement) le sous-sol est aussi pratiqué de manière plus continue par des populations qui y travaillent et y vivent12.

L’axe invite à convoquer les ambiances pour croiser des questions traditionnelles à l’usage des lieux (cheminement, orientation, signalisation) aux questions d’espace émotif (cloisonnement, oppression, immensité, enclos). Questionner les pratiques du sous-sol à l’épreuve des notions d’expérience demande d’interroger les conditions d’expérience du sous-sol à la lumière des questions de hiérarchie sociale et de justice spatiale (Elden, 2013). Comment les notions d’ambiance et d’expérience peuvent offrir des outils méthodologiques pour accéder à des récits de vie, révéler des conflits d’accès, des controverses sur l’occupation de l’espace souterrain ? Nous invitons des chercheurs de disciplines variées à partager leurs travaux empiriques ou théoriques, des témoignages de terrain, des nouvelles méthodes d’enquête, et explorer des pistes d’étude des pratiques du sous-sol mettant en lumière le lien entre espace ambiant et comportement humain.

Images et imaginaires des mondes souterrains

La représentation de la profondeur a intrigué artistes, ingénieurs, explorateurs depuis le XVIIe siècle. Le souterrain a motivé les fictions et les imaginaires (Harle, 2015) étant un espace peu inventorié et étudié, mais provoquant des sentiments bouleversants pour celles et ceux qui y accèdent. A l’arrivée du XXe siècle, le sous-sol de la ville industrielle est lié au labeur, à l’obscurité, l’isolation, la peur. Une vision binaire de la société entre des espaces donnant accès à l’air frais et d’autres démunies du soleil sera renversée après-guerre avec des problématiques de reconstruction des villes et les nombreuses avancées technologiques au niveau des ouvrages. Au fil des ans, l’image du sous-sol oscille entre quête pour une représentation rationnelle et projections que les différentes sociétés y font selon leurs contextes économiques et politiques. Si l’imaginaire du sous-sol fut longtemps lié aux ambiances moroses, humides, labyrinthiques, il est aussi autant lié aux sentiments de refuge et de protection. Les débats sur la réinvention des sous-sols et leur intégration dans l’armature d’espaces urbains (Bourdin, 2007) appellent ainsi pour une réinvention d’outils de représentation (Bélanger, 2007) et un renouvellement d’imaginaires urbains. Des vues axonométriques de Paul Maymont, aux schémas directeurs repérant des disponibilités foncières (ex., Helsinki) jusqu’aux expérimentations toutes récentes de cartographies de cheminements continus d’usagers des transports13, la représentation des sous-sols oscille entre enjeux de fonctionnalité et enjeux de désirabilité des lieux. Cette désirabilité, véhiculée par l’image, conditionne la fréquentation du souterrain, et par ce biais sa réussite en termes programmatique (espaces de loisirs) et d’investissement. La recherche des ambiances urbaines imposantes bouleverse les perceptions traditionnelles des lieux centraux14, mais contribue aussi à la révélation des strates faisant partie de la mémoire de la ville. Analyser les représentations historiques et contemporaines ainsi que les formes de réenchantement de ces espaces souterrains appelle à travailler aux valeurs qui lui sont associées ainsi qu’à leur décryptage. Quel rôle aurait-il à jouer l’outil de l’image au renouvellement des perceptions de l’espace souterrain et par ce biais de sa conception ?

Cet axe est ouvert à des contributions explorant les notions d’image et d’imaginaire dans des nouvelles modalités de représentation et de langages de communication sur le souterrain. Si le regard usuel des métiers s’occupant du souterrain part de l’extérieur de l’espace représenté (élévations, plans), nous faisons appel à des lectures du sous-sol qui partent du corps humain et des interactions de celui-ci avec l’environnement sensible.

Coordination du dossier

  • Farzaneh Bahrami, Ph.D, assistant professor in Urban Design and Mobility, Faculty of Spatial Sciences, University of Groningen.
  • Sandra Guinand, Ph.D, urban-planner and urban geographer, visiting professor at the department of geography and regional research at the University of Vienna and associate researcher of EIREST (Interdisciplinary Research Group on Tourism) Paris1-Sorbonne.
  • Dimitra Kanellopoulou, architecte-ingénieur, docteure en géographie et en aménagement (Université Paris 1), maîtresse de conférences à l’École Nationale Supérieure d’Architecture Paris-Malaquais (ENSAPM) dans le champ
  • Monique Labbé, architecte DPLG, fondatrice et gérante des Ateliers Monique Labbé, ancienne présidente du Comité Espace Souterrain de l’AFTES et directrice générale du projet national de recherche Ville 10D-Ville d’Idées.
  • Aurèle Parriaux, géologue, hydrogéologue, Professeur Émérite, Faculté de l’environnement naturel, architectural et construit (ENAC), Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne.

Modalités de contribution

Articles en anglais ou français, 30 000 à 50 000 signes (espaces compris)

  • Date de publication de l’appel : 11 février 2021
  • Date de réception : 12 avril 2021

  • Premier retour aux auteurs : 30 avril 2021
  • Articles révisés dus : 6 septembre 2021
  • Publication : Décembre 2021

Évaluation par pairs en double-aveugle : les articles reçus et acceptés par le comité éditorial sont soumis à deux rapporteurs ou rapportrices.

Suivez les notes aux auteurs pour la mise en forme

Envoyez vos articles à : journal@ambiances.net

References

Admiraal, Han & Cornaro, Antonia. 2018. Underground Spaces Unveiled: Planning and Creating the Cities of the Future. London: ICE Publishing. DOI : 10.1680/usu.61453

Alarcón, Ximena. 2013. Creating Sounding Underground. Digital Creativity. vol. 24, no 3, p. 252-258.DOI : 10.1080/14626268.2013.813380

Amphoux, Pascal. 2003. Ambiances urbaines et espaces publics. In: Capron, Guénola & Haschar-Noé, Nadine (eds.). L’espace public en question : usages, ambiances et participation citoyenne. Toulouse : Université Toulouse Le Mirail. p. 50-56.

Anderson, Ben. 2009. Affective atmospheres. Emotion, Space and Society. vol. 2, n° 2, p. 77-81.

Barles, Sabine & Guillerme, André. 1995. L’Urbanisme souterrain, coll. Que sais-je ? no 533, Paris : PUF.

Belanger, Pierre. 2007. Underground landscape: The urbanism & infrastructure of Toronto's downtown Pedestrian network. Tunnelling and Underground Space Technology. vol. 22, no 3, p. 272-292.DOI : 10.1016/j.tust.2006.07.005

Bourdin, Alain. 2007. Des ambiances à l’offre urbaine. Espaces et Sociétés. n° 130, p. 169-174.

Buser, Michael. 2014. Thinking through non-representational and affective atmospheres in planning theory and practice. Planning Theory. vol. 13, n° 3, p. 227-243.DOI : 10.1177/1473095213491744

Cui, Jianqiang; Andrew, Allan; Taylor, Michael & Dong, Lin. 2012. The perception of accessibility and ease of orientation of underground pedestrian systems: a survey in Shanghai. International Journal of Urban Sciences. vol.16, no 3, p. 301-320. DOI : 10.1080/12265934.2012.743744

Davidson, Joyce & Milligan, Christine. 2004. Embodying emotion sensing space. Introducing emotional geographies. Social and Cultural Geography. vol. 5, no. 4, p. 523-532.DOI : 10.1080/1464936042000317677

Elden, Stuart. 2013. Secure the Volume: Vertical Geopolitics and the Depth of Power. Political Geography. vol. 34, p. 35–51.DOI : 10.1016/j.polgeo.2012.12.009

Goel, R.K.; Singh, Bhawani & Zhao, Jian. 2012. Underground Infrastructures Planning, Design and Construction. London: Butterworth – Heinemann.

Harle, Matthew. 2015. Fictions from the underground. City. vol. 19, no 4, p. 444-462. DOI : 10.1080/13604813.2015.1051724

Harris, Andrew. 2015. Vertical Urbanisms: Opening Up Geographies of the Three-Dimensional City. Progress in Human Geography. vol. 39. p. 601–620.

Kulper Amy Catania & Periton, Diana. 2015. Urban Atmospheres: An Introduction. Architecture and Culture. vol. 3, no 2, p.121-126. DOI : 10.1080/20507828.2015.1066996

Labbé, Monique. 2016. Architecture of Underground Space: from isolated innovations to connected urbanism. Tunnelling and Underground Space Technology. no 55, p. 153-175.

Lavagno, Evasio & Schranz, Laura. 2007. Recent development and utilisation of Underground Space in Italy. 11th ACUUS Conference – Underground Space: Expanding the Frontiers. Athens.

Lévy, Jacques. 1994. Urbanité : à inventer. Villes : à décrire. Les Annales de la Recherche Urbaine, p. 11-16.

Malone, Andrew. W. 1996. The Use of Underground Space in Hong Kong. Tunnelling and Underground Space Technology. vol. 11, no 1, p. 57-64.DOI : 10.1016/0886-7798(96)00049-1

Malpas, Jeff. 1999. Place and experience: A philosophical topography. Cambridge, New York: Cambridge University Press.

Meiss, Pierre & Radu, Florinel (dir.) 2004. Vingt mille lieux sous les terres : espaces publics souterrains. Lausanne : Presses polytechniques et universitaires romandes.

Ming, Ye. 2017. A Million People Live in These Underground Nuclear Bunkers. National Geographic, February 16.

O'Sullivan, Feargus. 2015. Bike Paths in Abandoned Tube Tunnels: Is the London Underline SeriousThe Guardian, February 5.

Parriaux, Aurèle ; Blunier, Pascal ; Maire, Pierrick ; Dekkil, Guillaume & Tacher, Laurent. 2010. Projet Deep City — Ressources du sous-sol et développement durable des espaces urbains. Rapport de recherche PNR 54. Fonds national suisse FNS/vdf ETHZ.

Notes

1 Cf. notamment les congrès internationaux de l’Association Française des Tunnels et de l’Espace Souterrain.

2 Cf. Le n°264 de l’AMC (novembre 2017) présentant un dossier spécial sur les espaces souterrains.

3 Comme celles-ci ont été véhiculées à travers les études/dessins de Eugène Hénard, Harvey Wiley Corbett, Paul Maymont.

4 Cf. les appels à projets urbains innovants Réinventer Paris.

5 Cf. à titre d’exemple les vestiges de Napoli Sotterranea.

6 Cf. les habitats souterrains en France (Loire), en Tunisie, en Australie.

7 Cf. les exemples des villes comme Montréal, Tokyo, Shanghai.

8 Cf. l’exemple de Derinkuyu en Turquie.

9 Des réservoirs hydrocarbures, des pépinières, des champignonnières.

10 Cf. p.ex des travaux de Ensamble Studio ou de Junya Ishigami.

11 Plancher d'un immeuble qui est partiellement ou entièrement sous le niveau du sol.

12 Cf. l’exemple des résidents des Coober Pedy en Australie ou les appartements claustrophobiques dans les sous-sols de Beijing capturés dans la collection ‘China’s Rat Tribe’ du photographe Sim Chi Yin.

13 Cf. le concept de gare ‘gares sensuelles’ de l’architecte Jacques Ferrier.

14 Cf. le projet proposé par l’agence Dominique Perrault sur l'aménagement du parvis de Notre-Dame de Paris.

Dates

  • lundi 12 avril 2021

Mots-clés

  • underground space, planning, atmosphere, design, deep city, infrastructure, emotion, mapping, imaginary

Contacts

  • Sandra Guinand
    courriel : guinands [at] yahoo [dot] fr
  • Dimitra Kanellopoulou
    courriel : d [dot] kanellopoulou [at] paris-malaquais [dot] archi [dot] fr
  • Farzaneh Bahrami
    courriel : F [dot] Bahrami [at] rug [dot] nl

Source de l'information

  • Dimitra Kanellopoulou
    courriel : d [dot] kanellopoulou [at] paris-malaquais [dot] archi [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Ambiances souterraines. Quel renouveau du débat ? », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 01 mars 2021, https://calenda.org/848630

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