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Glocal Street Art - places, identities and narratives

Glocal Street Art

Lieux, identités, récits

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Published on Wednesday, March 24, 2021 by João Fernandes

Summary

Les œuvres réalisées sans autorisation dans l'espace public sont souvent éphémères et mouvantes. Leur précarité tient en premier lieu à leur caractère clandestin. Nombre d'entre elles sont ainsi arrachées ou effacées par les propriétaires légaux du support privé ou public. Cette précarité tient également à leur emplacement à ciel ouvert, qui les soumet à l'usure des intempéries et les expose  à d'éventuelles interventions des usagers. Si la plupart de ses œuvres sont pensées en étroite corrélation avec le lieu et sont donc in situ, les images photographiques qui en sont faites par les artistes et les amateurs circulent néanmoins hors site, sur internet, aussurant une diffusion et une promotion optimales. 

Announcement

Argumentaire

Les oeuvres réalisées sans autorisation dans l'espace public sont souvent éphémères et mouvantes. Leur précarité tient en premier lieu à leur caractère clandestin. Nombre d'entre elles sont ainsi arrachées ou effacées par les propriétaires légaux du support privé ou public. Cette précarité tient également à leur emplacement à ciel ouvert, qui les soulet à l'usure des intempéries et les expose à d'éventuelles interventions des usagers. Si la plupart de ses œuvres sont pensées en étroite corrélation avec le lieu et sont donc in situ, les images photographiques qui en sont faites par les artistes et les amateurs circulent néanmoins abondamment hors site, sur internet, assurant une diffusion et une promotion optimales. Ce phénomène est facilité par le déveoppement des espaces de stockages en ligne (clouds), d'espaces virtuels variés (blogs, réseaux sociaux, sites) et par les progrès rapides de la qualité des caméras des smartphones. Il est aussi sans soute renforcé par le souci de conservation et de de patrimonialisation qui caractérisent la contemporanéité, à en croire Jean-Michel Tobelem, qui observait, il y a un quinzaine d'années, que la multiplication des musées est un phénomène majeur de notre temps. Cependant, les images des oeuvres ne sont pas les oeuvres, sutout dans le cas d'un art aussi mouvant et fragile que le street art et leurs conservations dans ces nouveaux musées virtuels restent problématiques. Le simple fait de cadrer la prise de vue d'une oeuvre génétiquement contextuelle faite pour (et par) la rue réduit sa dimension performative et l'expérience sensorielle du récepteur. Le paradoxe est bien là. Les images des oeuvres circulent virtuellement, à échelle planétaire, tandis que les œuvres elles-mêmes existent sur le lieu de leur création concrète, dans leur situtation spécifique. Ce régime de double visibilté, virtuelle et concrète, globale et locale, qui impliquent une double condition d'existence, éphémère (in situ) et durable (sur la toile), vivante et muséifiée, constitue une spécificité remarqualble de ce mouvement de l'art contemporain. Par cette spécificité que l'on poiyrrait qualifiée de multidimensionnelle, à l'enseigne d'une glocalisation culturelle, le street art crée ce que Maxime Szczepanski appelle "un type d'espace spécifique", 'glocal', pendant du local et du global. 

Au demeurant, la localisation des œuvres sur site n'est pas sans poser elle-même quelques questions: si la polémique sur l'expression street art est légitimement toujours ouverte, non seulement vis à vis des catégories afférentes des graffitis et d'art urbain, mais aussi en raison de la situation rurale de certaines réalisations, l'emplacement en zone urbaine est aussi sujet à discussion. Nombre d'oeuvres sont par ailleurs sérielles (à commencer par les pochoirs ou les autocollants, crées dans un but de reproductibilité) ou conçus pour l'exportation et la médiatisation virtuelle. L'emploi des codes verbaux ou iconiques, universalisés et le recours fréquent à l'anglais témoignent d'une volonté de s'exporter hors de ces murs. D'ailleurs, les récits de reconnaissance du travail des artistes décrivent généralement un parcours en deux temps. Une fois son lieu d'origine exploré dans ces moindres recoins, l'artiste élargit son terrain de jeu, hors de la ville mère, jusqu'à évoluer aux quatre coins du monde, le succès couronnant la phase de délocalisation des centres urbains, très variée à la fois en terme topographique et culturel. L'art clandestin dans l'espace public interroge donc avant tout le rapport de l'oeuvre au lieu, à son espace de production, à l'environnement de sa réception. 

Le sens de l'oeuvre varie-t-il en fonction de sa situation de mise en visibilité ? Quel récit véhicule cette nouvelle pratique de l'art contemporain ? Comment se construisent les identités culturelles et ou territoriales au croisement de ces spatialités et dimension diverse ? Quel sens prend une oeuvre délocalisée, exportée ou reproduite dans un espace différent de celui pour lequel elle était initialement conçue ? Telles seront les interrogations au coeur de la réflexion lors du colloque international (25-26 février 2022) et de la journée jeunes chercheurs (24 février 2022) à l'Université Rennes 2 (FR). 

Les communications, d'une durée de 20 minutes pourront se tenir en français ou en anglais. 

Calendrier

Avant le 25 avril 2021 : 

envoi des propositions de communication en français ou en anglais (1000-1500 caractères) assorties d’une brève notice bio-bibliographique et de mots clés (5 maximum). Préciser si la proposition concerne la journée jeunes chercheurs (doctorants) ou le colloque (chercheurs confirmés).

  • Avant le 28 janvier 2022 : envoi des synthèses écrites des communications en français ou en anglais (2000-3000 caractères)  
  • 24 février 2022 : journée jeunes chercheurs, Université Rennes 2
  • 25-26 février 2022 : colloque international, Université Rennes 2
  • Avant le 25 mars 2022 : envoi des articles en français ou en anglais (30.000-50.000 caractères) pour publication des actes  

Comité Scientifique

  • Sophie Aymès, Université de Bourgogne (FR)
  • Peter Bengtsen, Lunds Universitet (SE)
  • Ulrich Blanché, Universität Heidelberg (DE)
  • Jean-François Candoni, Université Rennes 2 (FR)
  • Edwige Comoy Fusaro, Université Rennes 2 (FR)
  • Hélène Gaillard, Université de Bourgogne (FR)
  • Christophe Génin, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (FR)
  • Anne Goarzin, Université Rennes 2 (FR)
  • Hélène Ibata, Université de Bourgogne (FR)
  • Vittorio Parisi, Villa Arson (FR)
  • Anne Puech, Université Rennes 2 (FR)
  • Pedro Soares Neves, urbancreativity.org (PT)
  • Dominique Vaugeois, Université Rennes 2 (FR)

Comité d'organisation 

  • Edwige Comoy Fusaro, Université Rennes 2, CELLAM 
  • Hélène Gaillard, Université de Bourgogne, TIL 
  • Juliette Le Gall, Université Rennes 2, CELLAM

Contact : Juliette Le Gall juliette.legall188@gmail.com  

Places

  • Université Rennes 2 - Place Recteur Henri le Moal
    Rennes, France (35)

Date(s)

  • Sunday, April 25, 2021

Keywords

  • street art, espace public, art contemporain, études visuelles

Contact(s)

  • Juliette Le Gall
    courriel : juliette [dot] legall188 [at] gmail [dot] com

Information source

  • Juliette Le Gall
    courriel : juliette [dot] legall188 [at] gmail [dot] com

To cite this announcement

« Glocal Street Art - places, identities and narratives », Call for papers, Calenda, Published on Wednesday, March 24, 2021, https://calenda.org/858051

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