InicioLe cinéma militant dans le monde arabe (des années 1960 à nos jours)

InicioLe cinéma militant dans le monde arabe (des années 1960 à nos jours)

Le cinéma militant dans le monde arabe (des années 1960 à nos jours)

Militant cinema in the Arab world (from the 1960s to the present day)

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Publicado el jueves 29 de abril de 2021 por João Fernandes

Resumen

Qu’en est-il du cinéma militant dans les pays arabes ? Ses objectifs et ses modalités sont-ils les mêmes eu égard aux données politiques et sociales du moment ? Que signifie donc, aujourd’hui le militantisme et l’engagement au cinéma, dans une région qui connait depuis une décennie de multiples mouvements révolutionnaires, qui engagent autant de ferveur que de désillusion, face à la réalité violente et âpre qui met en doute l’espoir de changement ?

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Argumentaire

La région du Proche et du Moyen-Orient a été depuis la fin de la Seconde guerre mondiale le théâtre de conflits incessants qui ont nourri et reflété les tensions entre les grandes puissances durant et après la Guerre froide. Le conflit israélo-palestinien est le premier à générer et à concentrer les tensions politiques, idéologiques et sociales liées aux bouleversements de la région, où la caméra-coup de poing s’est substituée à la réalité lénifiante et anesthésiante des films à grand public qui se multipliaient durant la même période dans les cinémas des pays arabes.

Le second conflit est manifeste dans la révolution algérienne qui sert de modèle aux cinématographies arabes à venir. Ainsi La Bataille d’Alger (1966) du cinéaste italien communiste Gillo Pontecorvo s’est fait avec l’appui officiel du FLN au pouvoir. Plus tard, Chronique des années de braise de Mohammad Lakhdar-Hamina remporte la Palme d’Or du festival de Cannes en 1975. Après la défaite des armées arabes dans la guerre des Six jours (5-11 juin 1967), L’OLP crée une Unité Cinéma pour promouvoir la cause palestinienne. Des films sont produits dans différents pays arabes, dont le Liban, ceux notamment de Christian Ghazi, Gary Garabédian, Rida Myassar, Antoine Rémy, Rafic Hajjar...). De même, la guerre civile libanaise (1975-1990) voit naître une nouvelle génération de cinéastes conscients des réalités et des enjeux politiques locaux et régionaux (Maroun Baghdadi, Borhane Alaouié, Jean Chamoun, Jocelyne Saab, Randa Chahal...). Œuvrant dans des cadres fictionnels et documentaires, ces cinéastes oscillent entre un engagement politique marqué à gauche et un constat plus neutre et objectif des faits. De l’autre côté de la Méditerranée, des cinéastes égyptiens (Tawfic Saleh, Youssef Chahine, Yousry Nasrallah...) militent à leur tour en dénonçant le colonialisme et le défaitisme des peuples arabes face à Israël. Leur constat et leurs interrogations trouvent un écho dans les décennies suivantes. De même, les femmes réalisatrices, qu’elles soient palestiniennes, libanaises, syriennes, saoudiennes ou autres, sont au premier plan du cinéma militant dans l’ensemble de la région, faisant face, comme leurs confrères, à la montée des périls et aux convulsions déstabilisatrices.

Qu’en est-il donc du cinéma militant ? Ses objectifs et ses modalités sont-ils les mêmes eu égard aux données politiques et sociales du moment ? Que signifie donc, aujourd’hui le militantisme et l’engagement au cinéma, dans une région qui connait depuis une décennie de multiples mouvements révolutionnaires, qui engagent autant de ferveur que de désillusion, face à la réalité violente et âpre qui met en doute l’espoir de changement ?

Axes de recherche

  • Le cinéma militant palestinien et son inscription dans le cinéma tiers-mondiste des années 1970 et 1980.
  • Les films de la Guerre civile libanaise entre engagement et contestation. 
  • La guerre d’Algérie : modèle et influence.
  • La dénonciation du défaitisme arabe dans le cinéma égyptien.
  • Le documentaire comme arme de propagande et de combat. 
  • Le cinéma de la diaspora palestinienne.
  • La représentation de la guerre civile.
  • Cinéma et révolution.

Modalités de soumission

Les chercheurs désireux de soumettre un abstract (en français, anglais ou arabe) sont invités à l’envoyer à l’adresse suivante : regards@usj.edu.lb,

avant le lundi 21 juin 2021.

Le message doit comporter :

  • Le résumé (abstract) de l’article (approx. 500 mots).
  • Les Mots-clés.
  • Une notice bio-bibliographique (approx. 100 mots).

Les abstracts seront examinés par le comité de rédaction, et les auteurs recevront une réponse avant le 30 juin 2021.

Comité scientifique

  • Hamid Aidouni, PR (Université Abdelmalek Essaadi, Maroc)
  • Karl Akiki, MCF (Université Saint-Joseph de Beyrouth, Liban)
  • Riccardo Bocco, PR (Graduate Institute of International and Development Studies Genève, IHEID, Suisse)
  • Fabien Boully, MCF (Université Paris Nanterre, France)
  • André Habib, PR (Université de Montréal, Canada)
  • Dalia Mostafa, MCF (University of Manchester, Angleterre)
  • José Moure, PR (Université Paris Panthéon Sorbonne – Paris 1, France)
  • Jacqueline Nacache, PR (Université de Paris, France)
  • Ghada Sayegh, MCF (IESAV, Université Saint-Joseph de Beyrouth, Liban)
  • Kirsten Scheid, Associate PR (American University of Beirut, Liban)

Rédacteur en chef : Joseph Korkmaz, PR (Université Saint-Joseph de Beyrouth, Liban)

Directeur du dossier thématique : Joseph Korkmaz, PR émérite (Université Saint-Joseph de Beyrouth)

Lugares

  • Campus des Sciences humaines - rue de Damas
    Beirut, el país del cedro

Fecha(s)

  • lunes 21 de junio de 2021

Palabras claves

  • cinéma militant, pays arabes

Contactos

  • El-Khoury Toufic
    courriel : toufic [dot] khoury [at] usj [dot] edu [dot] lb

Fuente de la información

  • El-Khoury Toufic
    courriel : toufic [dot] khoury [at] usj [dot] edu [dot] lb

Para citar este anuncio

« Le cinéma militant dans le monde arabe (des années 1960 à nos jours) », Convocatoria de ponencias, Calenda, Publicado el jueves 29 de abril de 2021, https://calenda.org/869718

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