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The African Continental Free Trade Area (AfCFTA) and the dynamics of Regional Integration in Africa

La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et la dynamique de l’intégration régionale en Afrique

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Published on Tuesday, June 08, 2021 by João Fernandes

Summary

La problématique de l’intégration régionale constitue l’un des aspects majeurs de la science des relations internationales africaines depuis la grande période des décolonisations des années 1960. Largement portée par un esprit mimétique, adossée au « modèle européen » d’intégration régionale , cette problématique s’est matérialisée par un foisonnement de regroupements interétatiques et d’accords de libre-échange dont les formes et les effets ont souvent varié d’une situation à une autre. En effet, de l’OUA (1963) à l’Union africaine (2002), du Plan d’action de Lagos (1980) au NEPAD (2001) en passant par le Traité d’Abuja (1991), et en considérant l’aménagement géographique des différentes Communautés économiques régionales (CER), on note que l’adhésion à ces différents projets d’intégration en Afrique a été la traduction d’une aspiration plus large à l’intégration continentale, avec pour repères historiques les différents mouvements panafricains pour les valeurs partagées, l’autonomie collective du continent et son indépendance économique.

The issue of regional integration has been one of the major aspects of the African international relations science since the great decolonization period of the 1960s. Largely driven by a mimetic spirit, backed by the ‘European model’ of regional integration (Lequesne and Smith, 1997; Vennesson and Sindjoun, 2000), this issue has materialized in a proliferation of inter-state groupings and free trade agreements whose forms and effects have often varied from one situation to another . Indeed, from the OAU (1963) to the African Union (2002), from the Lagos Plan of Action (1980) to NEPAD (2001) via the Abuja Treaty (1991), and considering the geographical arrangement of the various Regional Economic Communities (RECs), It can be noted that membership of these various integration projects in Africa has been the translation of a broader aspiration for continental integration, with the various pan-African movements for shared values, collective self-governance and economic independence as historical landmarks.

Announcement

Colloque International de Yaoundé, Yaoundé, les 23, 24 et 25 novembre 2021
Organisé par le Département de l’Intégration et de la Coopération pour le Développement  de l’Institut des Relations Internationales du Cameroun (IRIC)

Argumentaire

La problématique de l’intégration régionale constitue l’un des aspects majeurs de la science des relations internationales africaines depuis la grande période des décolonisations des années 60 (Coulibaly, 2006 ; Gbaguidi, 2013 ; Gazibo, 2007 ; Mandjem, 2019). Largement portée par un esprit mimétique, adossée au « modèle européen » d’intégration régionale (Lequesne et Smith, 1997 ; Vennesson et Sindjoun, 2000), cette problématique s’est matérialisée par un foisonnement de regroupements interétatiques et d’accords de libre-échange dont les formes et les effets ont souvent varié d’une situation à une autre (Bekolo-Ebe, 2000 ; Adedeji, 2002 ; Hugon, 2003). En effet, de l’OUA (1963) à l’Union africaine (2002), du Plan d’action de Lagos (1980) au NEPAD (2001) en passant par le Traité d’Abuja (1991), et en considérant l’aménagement géographique des différentes Communautés économiques régionales (CER), on note que l’adhésion à ces différents projets d’intégration en Afrique a été la traduction d’une aspiration plus large à l’intégration continentale, avec pour repères historiques les différents mouvements panafricains pour les valeurs partagées, l’autonomie collective du continent et son indépendance économique (Gana, 2014 ; Saurugger, 2010). C’est justement dans cette dynamique que s’inscrit le lancement, en janvier 2021[1] , de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), dont les racines remontent justement au Plan d’action de Lagos ou au Traité d’Abuja (1991) susmentionnés, ainsi que son inscription dans l’Agenda 2063 de l’Union Africaine.

Toutefois, la ZLECAf a été lancée à l’occasion de la 10ème Conférence extraordinaire des Chefs d’État et de gouvernement de l’Union Africaine (UA), en mars 2018 à Kigali au Rwanda. À ce jour, 54 des États membres de l’UA, dont le Cameroun, sont signataires de l’Accord établissant la ZLECAf et 36 ont déposé leurs instruments de ratification.    

Destinée à dynamiser le commerce intra-africain (en agissant sur les politiques et tarifs douaniers, et en accroissant les conditions préférentielles entre ses membres) d’une part, et à accélérer une meilleure insertion de l’Afrique dans le commerce mondial (Ben Achour R. et al., 2019) d’autre part, la ZLECAf est la traduction d’une vision ambitieuse des Etats africains à matérialiser les efforts de convergence et d’intégration entrepris par les différentes Communautés économiques régionales.[2]  Elle vise ainsi, non seulement à créer un marché unique continental des biens et services, mais aussi à établir une libre circulation des opérateurs économiques, avec dans l’orbite la mise place d’une union douanière en 2022 et d’une communauté économique africaine d’ici 2028 (Jacquemot, 2019 ; UA, 2019 ; Ben Achour R. et al., 2019). Autant dire que la ZLECAf constitue un projet d’espoir pour l’intégration africaine, puisque l’accord qui l’établit s’est montré attentif à l’articulation entre les déterminants matériels et immatériels de l’intégration continentale.

Seulement, bien qu’il soit prématuré de porter une évaluation objective sur l’impact de la ZLECAf dans l’accélération du projet d’intégration africaine, on peut noter que le contexte de lancement de cette zone de libre-échange reste marqué par de nombreuses pesanteurs dont les effets pourront s’avérer dommageables pour la réalisation des objectifs généraux de l’accord qui l’institue. En dehors de la volonté politique des dirigeants africains, les conflits, le terrorisme jihadiste, la criminalité transfrontalière, la pluralité des devises monétaires en Afrique et la pluralité des CER sont quelques-uns de ces obstacles qui peuvent handicaper sérieusement la réalisation des objectifs de la ZLECAf, et donc son projet d’intégration continentale (Blanchard, 2019). Raison pour laquelle une réflexion importante mérite d’être menée pour servir, à la fois, d’outil d’aide à la décision et d’instrument d’analyse stratégique pour les choix d’actions et les stratégies opérationnelles susceptibles de faciliter la réalisation des ambitions de cet important accord.

Ce colloque entend ainsi mettre en débat la contribution de la ZLECAf au processus de structuration, de (re) dynamisation, d’accélération et de développement de l’intégration régionale africaine. Son objectif est de croiser les regards entre universitaires et praticiens, afin de mieux analyser les repères théoriques et les leviers pratiques de la mise en place de cette zone, d’en évaluer les chances de réussite ainsi que l’impact potentiel dans le parachèvement du projet d’intégration continentale africaine.

Démarche scientifique

L’avènement de la ZLECAf vient renouveler le débat scientifique sur les intégrations régionales comme modalité d’aménagement de la mondialisation (Van Hamme, 2014) et, plus spécifiquement pour l’Afrique (Gbaguidi, 2013), comme registre efficace de résistance à la violence du processus de mondialisation porté aujourd’hui par l’Occident et l’Asie (Richard et Zanin, 2007). Plus largement, la question n’est pas nouvelle pour les sciences sociales, puisqu’il existe une littérature assez abondante sur les dynamiques d’intégration à l’échelle du monde. Certaines des analyses, fustigeant les discours laudateurs sur la mondialisation, expliquent les intégrations régionales par la persistance des « distances » dans les échanges commerciaux entre diverses parties du monde (Crozet et Lafourcade, 2009 ; Hugon 2003) et se montrent très critiques à l’égard de cette mondialisation, accusée d’être porteuse de déséquilibres internationaux (Hettne et Soderbaum, 2000 ; Gana et Richard, 2014). D’autres, plus souvent spécialisées à des régions précises (Oyeyide et al., 1997 ; Dabene, 2009 ; Taillard, 2004 ) s’emploient à analyser l’intégration dans le registre des coûts et avantages (Hugon, 2002 ; Baldwin, 1992), avec un accent sur les capacités institutionnelles des organisations en charge de la conduite des politiques d’intégration (Park et al., 2010 ; Mayda et Steinberg, 2006 ; Nwatchock, 2018).

Dans le cas spécifique de l’Afrique, lorsque la question de l’intégration ne se pose pas en termes économiques et commerciaux (Bekolo-Ebe, 2001 ; Hugon, 2003 ; Diagne, 2006), c’est sous les angles de la « puissance » et de l’action collective que les sciences sociales tentent de l’interpréter. Ainsi, alors que Darracq d’abord, et Guy Mvelle ensuite, analysent la gouvernance du processus d’intégration continentale sous le prisme d’une constante articulation entre logique de puissance et actions collectives (Darrack, 2011 ; Mvelle, 2013), Pascal Venesson et Luc Sindjoun s’attèlent à objectiver la posture « unipolaire » du chemin de l’intégration, en se focalisant sur l’Afrique australe où un certain « réalisme structurel » permet à l’Afrique du Sud de déterminer la trajectoire de l’intégration sous-régionale (Vennesson et Sindjoun, 2000). D’autres auteurs dépassent cette vision et notent que l’intégration africaine se fait au rythme d’une « polarisation de l’espace » (Hugon, Briand et Blanc, 2003), avec deux pôles principaux tirés par le Nigeria en Afrique de l’Ouest et l’Afrique du Sud en Afrique australe. Leur réflexion déplore la persistance de nombreuses « zones peu polarisantes », en dépit de l’existence de « grands pays » comme le Cameroun en Afrique centrale, de la Côte d’Ivoire au sein de l’UEMOA, de l’Éthiopie et du Kenya en Afrique orientale –EAC.  Quoi qu’il en soit, ces auteurs mettent en avant les différents éléments qui facilitent l’intégration, avec en prime la généralisation des zones de libre-échange (ZLE) ou simplement des unions douanières, capables de porter des politiques tarifaires et non-tarifaires préférentielles (Lagadec, 2002).

C’est justement ici que nait l’intérêt d’une réflexion sur l’apport de la nouvelle ZLECAf au processus d’intégration régionale africaine, notamment parce qu’elle vient renouveler le questionnement sur le choix continental de l’intégration par le marché. En quoi ce choix du « marché » pourrait-il être producteur de « sens » dans le parachèvement du projet d’intégration africaine ? Quelles limites possibles (y compris culturelles) peuvent lui être opposées et comment les contourner sur le plan opérationnel ? Ce questionnement donne ainsi l’occasion aux participants à ce colloque de convoquer, d’une part, une approche pluridisciplinaire, visant à analyser la ZLECAf comme variable de production d’un « sens » politique dans la construction et la consolidation du projet d’intégration continentale africaine. Ceci passe notamment à travers un regard sur le choix du rythme et de l’échéancier proposé par les textes fondateurs de cette zone, et un autre regard sur le choix opérationnel d’une institutionnalisation « à l’immédiat », vraisemblablement synonyme d’une affirmation de la « maturité » africaine pouvant autoriser un saut dans la mise en place de cette zone. D’autre part, ce colloque tentera d’évaluer les enjeux de la mise en route de la ZLECAf dans la dynamique d’intégration régionale africaine, en restant attentif aux contraintes diverses telles que la persistance de nombreux tarifs extérieurs préexistants, la diversité de CER non consolidées, les politiques de puissance des Etats membres,  la survivance de nombreux régimes de change et de nombreuses monnaies concurrentes, le dialogue entre plusieurs régimes juridiques ; en particulier avec le système OHADA, les barrières politiques (frontières et souveraineté), les conflits et autres menaces à la paix, etc.

Par ailleurs, le colloque reviendra sur les effets d’interconnexion entre le contexte régional de mise en œuvre de ce projet et l’environnement international. A cet effet, il entend éclairer les rationalités des acteurs, les contraintes et perspectives en termes de gains ou de pertes inhérents à l’implication des grands acteurs du système économique mondial tels que l’OMC, l’Union Européenne (APE), les grandes puissances mondiales ainsi que les pays émergents. En même temps, il s’agira d’envisager des analyses croisées sur les effets que pourraient induire une gouvernance efficace de la ZLECAf sur le processus d’intégration régionale, en particulier les secteurs relatifs à l’autonomisation des institutions communautaires, la hiérarchie entre les normes communautaires et nationales, la libéralisation du commerce intra régional, l’harmonisation des CER, l’autonomisation des mécanismes de financement de l’intégration, la promotion de la paix et de la sécurité. Enfin, il sera davantage question de revenir sur d’autres aspects de la gouvernance tels que le régime de règlement des différends de la ZLECAf, ses capacités à assurer la digitalisation et la numérisation des procédures, sa vie budgétaire et sa prise en compte de l’éthique dans la surveillance du commerce en Afrique.

Ce sera donc l’occasion de convoquer plusieurs approches scientifiques (science politique, économie, droit, sociologie, histoire, etc.), avec des apports de praticiens dont l’expérience opérationnelle pourra contribuer à éclairer davantage sur la pertinence du lancement de cette zone et sa portée réelle  sur le processus d’intégration africaine.

Axes de réflexion

Nous encourageons les contributeurs à faire des propositions de communication suivant les axes ciaprès :

  1. Débats scientifiques sur la ZLECAf et l’intégration régionale africaine
    • Les outils théoriques d’analyse et d’évaluation de l’intégration régionale ;
    • Les fondements juridiques et économiques de l’intégration africaine ;
    • La ZLECAf et le système commercial multilatéral ;
    • La ZLECAf : pour une transformation structurelle inclusive de l’Afrique ;
    • La ZLECAF à l’épreuve des réformes institutionnelles de l’UA et des CER ;
    • État des lieux et logiques d’adhésion à la ZLECAf (calculs stratégiques respectifs);
    • La trajectoire historique du projet d’intégration africaine : les ZLE, les CER, les Unions douanières ;
    • Le marché, l’économie et la politique : quel(s) levier(s) pour une intégration maîtrisée en Afrique ?
    • Puissance, polarité ou action collective : quelle dynamique autour de la ZLECAF ?
  2. Opérationnalisation de la ZLECAf : Contexte, contenus et contraintes
    • Le contenu des textes et domaines d’activités-cibles ;
    • L’intégration par le marché et les défis sécuritaires en Afrique ;
    • La ZLECAf et la diversité des régimes juridiques en Afrique : harmoniser ou cohabiter ?
    • La ZLECAf et la diversité des CER africaines : une intégration à plusieurs vitesses ?
    • La ZLECAf, l’intégration africaine et les contraintes politiques (souveraineté, frontières, volonté politique, rivalités stratégiques, querelles de leadership, les capacités de production économique, le développement des infrastructures régionales, etc.) ;
    • La ZLECAf et les APE : comment gérer les régimes de préférences douanières ?
    • La ZLECAf et la (re) dynamisation de la diplomatie économique africaine ;
    • La ZLECAf et l’économie des ressources naturelles ;
    • La ZLECAf et la gouvernance des rapports public-privé en Afrique ; - Quelles règles d’origine pour l’opérationnalisation de la ZLECAf?
    • La politique d’investissement de la ZLECAf ;
    • La politique de concurrence et les logiques de spécialisation de la ZLECAf ; - La ZLECAf et les mesures de défense commerciale.
  3. La ZLECAf et l’environnement extérieur
    • Du régional au global : les défis d’un dialogue entre la ZLECAf et l’OMC ;
    • Gouverner avec les puissances commerciales mondiales : la ZLECAf face à l’Europe, la Chine et l’Amérique du Nord ;
    • La ZLECAf et le commerce avec les économies émergentes ;
    • La ZLECAf et les préférences douanières bilatérales : quelle hiérarchie des valeurs ?
  1. La gouvernance de la ZLECAf pour une intégration régionale maîtrisée
    • L’impact de la suppression des barrières tarifaires et non-tarifaires sur l’intégration régionale africaine ;
    • La ZLECAf et les défis de la digitalisation et du commerce électronique ;
    • La transparence des procédures commerciales au sein de la ZLECAf ;
    • Le système de mobilisation des fonds au sein de la ZLECAf ;
    • Le régime de règlement des différends au sein de la ZLECAf ;
    • L’éthique commerciale et la protection des secteurs vulnérables en Afrique ;
    • Le régime de sanctions des dérives budgétaires des membres de la ZLECAf.

Modalités de participation

Les communicateurs ont la possibilité d’inscrire leurs travaux dans l’un des axes déclinés ci-dessus pour développer un des sous thèmes en français ou en anglais. Ils sont invités à soumettre un résumé de deux pages maximum (en fichier word, Police : Times New Roman 12, interligne 1.5 ; comprenant: le titre de la communication, la problématique, les méthodes de recherche, les théories mobilisées, les résultats attendus et les mots clés).

La proposition de communication devra également indiquer les noms et prénom(s) de l’auteur (e) ou des auteur (e)s, leur statut académique ou professionnel et leur affiliation institutionnelle.

Les Universitaires, Chercheurs ou Professionnels intéressés par l’un des aspects de cet appel à communications peuvent soumettre une proposition de communication simultanément aux trois (03) adresses suivantes :

ousmanou.nwatchock@yahoo.com ; nebaridley@gmail.com ; youssefkary@gmail.com

Les résumés des communications doivent parvenir au secrétariat technique par voie électronique aux adresses indiquées,

au plus tard le 30  juin 2021 à 23h59 (GMT+1).

Calendrier

  • Date de publication de l’appel : 28 mai 2021
  • Date limite de soumission des résumés : 30 juin 2021
  • Date limite de soumission des articles : 30 août 2021
  • Date de réponse aux auteur(e)s : 15 septembre 2021
  • Date du colloque : 23-25 novembre 2021

NB: L’IRIC se réserve le droit de sélectionner certaines communications pertinentes et proposer un numéro thématique de la Revue Camerounaise d’Études internationales (RCEI). Les auteur(e)s des communications sélectionnés seront informé(e)s par voie de courriel en temps opportun après le colloque..

Comité d’organisation

Supervision générale :

  • Pr. Adolphe Minkoa She, Recteur de l’Université de Yaoundé II.

Coordination du colloque :

  • Monsieur Daniel Urbain Ndongo, Directeur de l’Institut des Relations Internationales du Cameroun.
  • Stéphane Ngwanza, Directeur Adjoint en charge des Etudes de l’IRIC.

Comité scientifique :

  1. Président: Luc Sindjoun, Université de Yaoundé II.
  2. Vice-Presidents:
    • Christopher Isike, Université de Pretoria, Association Africaine de Science Politique (AASP) ;
    • Jean Emmanuel Pondi, IIRIC-Université de Yaoundé II ;
    • Eddy Maloka, Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs (MAEP-UA) ;
    • Thomas Meszaros, Institut International pour la Francophonie, Lyon ;
    • Christian Lequesne, Sciences Po CERI ;
    • Yves Surel, Université de Paris 2 Panthéon-Assas ;
    • Alain Ondoua, Université de Yaoundé II ;
    • Cheryl Hendricks, Africa Institute of South Africa (AISA) ;
    • Désiré Avom, Université de Yaoundé II ;
    • Vera Songwe, Commission économique pour l’Afrique (CEA), Addis Abeba .
  3. Membres:
    • Mamoudou Gazibo, Université de Montréal ;
    • Pr François David, Université du Littoral Côte d’Opale, France ;
    • Saibou Issa, Université de Maroua ;
    • Augustin Loada, Université de Ouagadougou II ;
    • Alain Didier Olinga, IRIC-Université de Yaoundé II ;
    • Nadine Machikou Ngameni, Université de Yaoundé II ;
    • Ferdinand Adama Kpodar, Université de Lomé ;
    • Victor-Emmanuel Bokalli, Université de Yaoundé II ;
    • Georges Nzongola Ntalaja, Université de Caroline du Nord ;
    • Tukumbi Lumumba Kasongo, Cornell University;
    • Jean Njoya, Université de Yaoundé II ;
    • Pierre Moukoko Mbonjo, IRIC-Université de Yaoundé II ;
    • Mahaman Sanoussi Tidjani alou, Université Abdou Moumouni de Niamey ;
    • Oumarou Narey, Université Abdou Moumouni de Niamey ;
    • Janvier Onana, Université de N’Gaoundéré ;
    • Bakary Camara, Université de Bamako ;
    • André Tioumagneng, Université de Yaoundé II ;
    • Diop Alioune Badara, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;
    • Joseph-Vincent Ntuda Ebode, Université de Yaoundé II ;
    • Jean-Louis Atangana Amougou, Université de Yaoundé II ;
    • Jean-Claude Tcheuwa, Université de Yaoundé II ;
    • Brusil Miranda Metou, Université de Yaoundé II ;
    • Fred Eboko, Directeur de Recherches, IRD France ;
    • Patrick Abane Engolo, Université de Yaoundé II ;
    • Pierre Fabien Nkot, Université de Yaoundé II ;
    • Guy Mvelle, IRIC-Université de Yaoundé II ;
    • Wullson Mvom Ela, IRIC-Université de Yaoundé II ;
    • Auguste Nguelieutou, Université de Douala ;
    • Germain Ntono Tsimi, Université de Yaoundé II ;
    • Paul Elvic Batchom, IRIC-Université de Yaoundé II ;
    • Hygin Kakai, Université d’Abomey Calavy ;
    • Joseph Keutcheu, Université de Dschang ;
    • Patrice Samuel Aristide Badji, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;
    • Abdou Rahmane Thiam, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;
    • Gabriel Eba Ebe, IRIC-Université de Yaoundé II ;
    • Claude Abe, Université Catholique d’Afrique Centrale ;
    • Augustin Kongatoua Kossonzo, Université de Bangui ;
    • Georges Mulumbeni M., Université de Lubumbashi ;
    • Gérard Eloko Eya Matangelo, Université de Kinshasa ;
    • Papa Samba Ndiaye, Université Gaston Berger, Saint-Louis ;
    • Moise Yanou Tchinkangong, Université de Yaoundé II ;
    • Cyrille Monembou, Université de Yaoundé II ;
    • François Colin Nkoa, Université de Yaoundé II ;
    • Christopher Nsoh, Université de Yaoundé II ;
    • Armand Leka Essomba, Université de Yaoundé I ;
    • Boniface Bounoung Fouda, IRIC-Université de Yaoundé II ;
    • Chantal Pélagie Belombo, Université Catholique d’Afrique Centrale ;
    • Stéphane Monney Mouandjo, IRIC-Université de Yaoundé II ;
    • Félicité Owona Mfegue, IRIC-Université de Yaoundé II ;
    • Emmanuel Wonyu, IRIC-Université de Yaoundé II ;
    • Abdoul-Aziz Yaouba, IRIC-Université de Yaoundé II ;
    • Rémy Mbida Mbida, IRIC-Université de Yaoundé II ; • Pr. Maurice EngueleguelE, IDEA, Addis Abeba ;
    • Jean-Paul Mbia, Université de Yaoundé II.

Direction scientifique :

  • Pr. Yves Paul Mandjem, Chef de Département de l’Intégration et de la Coopération pour le Développement.

Secrétariat technique :

  • Mireille Manga Edimo, Epse Ewangue, IRIC-Université de Yaoundé II ;
  • Jean Kenfack, IRIC-Université de Yaoundé II ;
  • Manfred Kouty, IRIC-Université de Yaoundé II ;
  • Julien Bokilo Lossayi, Université Marien Ngouabi ;
  • Max Sinclair Mbida Onambele, IRIC-Université de Yaoundé II ;
  • Apollinaire Foula Damna, Université de Maroua ;
  • Christel Franck Afom Ndong, Université de Yaoundé II ;
  • Antang Yamo, Université de Yaoundé I ;
  • Patrice Moundounga Mouity, Université Omar Bongo ;
  • Henri Ludovic Mboha Nyamsi, Université de Yaoundé II ;
  • Marthe Eyango, épse Assira, IRIC-Université de Yaoundé II ;
  • Melvis Ndiloseh, , IRIC-Université de Yaoundé II ;
  • Patrice Libong Badjan, Copil/CERs/Ac ;
  • François-Xavier Elong Fils, IRIC-Université de Yaoundé II ;
  • Nabil Ndikeu Njoya, IRIC-Université de Yaoundé II ;
  • Ousmanou Nwatchock à Birema, IRIC-Université de Yaoundé II ;
  • Samuel Nguembock, IRIC-Université de Yaoundé II ;
  • Neba Ridley Ngwa, IRIC-Université de Yaoundé II ;
  • Kary Youssoufou Ngamondi, IRIC-Université de Yaoundé II ;
  • Patrice Bigombe Logo, Société Camerounaise de Science Politique (SOCASP) ;
  • Expédit Olougou, Université d’Abomey Calavy ;
  • René Bidias, IRIC-Université de Yaoundé II ;
  • Louis Baasid Sockzo, Université de N’Gaoundéré ;
  • Eugène Arnaud Yombo Sembe, Université de Yaoundé II ;
  • Alex Mindja, Université de Yaoundé II ;
  • Jimmy Yab, IRIC-Université de Yaoundé II ;
  • Julien Fils Ekotto Ekotto, IRIC-Université de Yaoundé II ;
  • Alain Sauter Elong Eba, IRIC-Université de Yaoundé II ;
  • Rodrigue Tasse, IRIC-Université de Yaoundé II ;
  • Stéphane Mbono, IRIC-Université de Yaoundé II ;
  • Etienne Bassa Bata, Université de Yaoundé II ;
  • Aline Zobo, IRIC-Université de Yaoundé II ;
  • Mariette Edimo Mbo’o, IRIC-Université de Yaoundé II ;
  • Toussaint Kounouho, Fondation Konrad Adenauer ;
  • Oswald Padonou, Association Béninoise d’Etudes Stratégiques et de Sécurité (ABESS) ;
  • Auguste Binam, Université de Yaoundé II ; • Dr Guy Mbega, IRIC-Université de Yaoundé II.

Bibliographie indicative

  • Adedeji A., History and prospects for regional integration in Africa, Document présenté à la troisième réunion du Forum pour le développement en Afrique, Addis-Abeba (Éthiopie), 3-8 mars 2002.
  • African Union (2013). Action plan for boosting intra-African trade. Available at www. au.int/web/ sites/default/files/newsevents/pressreleases/26498-pr-action_plan_ for_boosting_intra-african_ trade_f-english.pdf.
  • AfDB (African Development Bank), AU (African Union) &ECA (Economic Commission for Africa) 2013). Assessing Regional Integration in Africa VI: Harmonizing Policies to Transform the Trading Environment. Addis Ababa, Ethiopia.
  • Bach, D., Regionalism in Africa. Genealogies, Institutions and Trans-State Networks, Abingdon, Routledge, 2016.
  • Bach, D., Régionalisation, mondialisation et fragmentation en Afrique subsaharienne, Paris, Karthala, 1998.
  • Balassa, B. The theory of economic integration: an introduction, Greenwood Press, 1961.
  • Bekolo-Ebe B., « L’intégration régionale en Afrique : caractéristiques, contrastes et perspectives », Mondes en développement, n° 115-116, 2003/3, p. 81-88.
  • Ben Achour R. et al., « Le libéralisme économique en marche : la ZLECAf ou la voie africaine », VigieAfrique, Volume 2, numéro 3, Août 2019.
  • Blanchard S., « La Zlec lancée le 30 mai 2019, oui mais... ». Dossier thématique Jeunes en Afrique, 29 mai 2019, [en ligne], https://p.dw.com/p/3JSMt.
  • Chauvin E. et M. Géraud, Violences et régionalisation en Afrique centrale, Belgeo, 2020.
  • Coulibaly S., « Regional integration and the persistent uneven spread of economic activities in developing areas », Économie internationale, n° 106, 2006/2, p. 5- 23.
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  • Darracq V., « Jeux de puissance en Afrique : le Nigeria et l’Afrique du Sud face à la crise ivoirienne», Politique étrangère, 2011/2 (Eté), pp. 361-374.
  • Dabene O., The Politics of Regional Integration in Latin America. Theoretical and Comparative Explorations, New York, Palgrave Macmillan, 2009.
  • Delmas-Marty (Dir.), Critique de l’intégration normative. L’apport du droit comparé à l’harmonisation des droits, Presses Universitaires de France, 2004.
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  • Diaw D. et Thi Anh-Dao T., « Intégration régionale et expansion du commerce sud-sud : le cas du Sénégal dans l’Uemoa », Revue Tiers-Monde, n° 199, 2009/3, p.627-646.
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Références dans le texte

[1] L’entrée en vigueur initiale remonte tout de même au 1er juillet 2020. Elle a été reportée au 1er Janvier 2021 en raison de la pandémie du Coronavirus.

[2] L’Union du Maghreb arabe (UMA), la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE), l’Autorité Intergouvernementale pour le Développement (IGAD), la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), le Marche commun de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique australe (COMESA), la Communauté Economique des États d’Afrique Centrale (CEEAC) et la Communauté des États sahélo-sahariens (CEN-SAD).

Rationale

The issue of regional integration has been one of the major aspects of the African international relations science since the great decolonization period of the 1960s (Coulibaly, 2006; Gbaguidi, 2013; Gazibo, 2007; Mandjem, 2019). Largely driven by a mimetic spirit, backed by the ‘European model’ of regional integration (Lequesne and Smith, 1997; Vennesson and Sindjoun, 2000), this issue has materialized in a proliferation of inter-state groupings and free trade agreements whose forms and effects have often varied from one situation to another (Bekolo-Ebe, 2000; Adedeji, 2002; Hugon, 2003). Indeed, from the OAU (1963) to the African Union (2002), from the Lagos Plan of Action (1980) to NEPAD (2001) via the Abuja Treaty (1991), and considering the geographical arrangement of the various Regional Economic Communities (RECs), It can be noted that membership of these various integration projects in Africa has been the translation of a broader aspiration for continental integration, with the various pan-African movements for shared values, collective self-governance and economic independence as historical landmarks (Gana, 2014; Saurugger, 2010). This is the context for the launch of the African Continental Free Trade Area (AfCFTA) in January 2021, which has its roots in the Lagos Plan of Action and the Abuja Treaty (1991), as well as its inclusion in the African Union’s Agenda 2063.

However, the AfCFTA was launched at the 10th Extraordinary Assembly of Heads of State and

Government of the African Union (AU) in March 2018 in Kigali, Rwanda. To date, 54 of the AU Member States, including Cameroon, are signatories to the Agreement establishing the AfCFTA and 36 have deposited their acts of ratification.    

Intended to boost intra-African trade (by acting on customs policies and tariffs, and by increasing preferential conditions between its members) on the one hand, and to accelerate a better integration of Africa into world trade (Ben Achour R. et al., 2019) on the other hand, the AfCFTA is the implementation of an ambitious vision of African states to materialize the convergence and integration efforts undertaken by the various regional economic communities. It thus aims not only to create a single continental market for goods and services, but also to establish free movement of economic operators, with the establishment of a customs union in 2022 and an African Economic Community by 2028 (Jacquemot, 2019; AU, 2019; Ben Achour R. et al., 2019). The AfCFTA is a promising project for African integration, since the agreement establishing it has been keen to link the material and immaterial determinants of continental integration.

However, although it is premature to make an objective assessment of the impact of the AfCFTA on the speeding up of the African integration project, it can be noted that the context of the launch of this free trade area is still marked by numerous obstacles whose effects could prove harmful to the achievement of the general objectives of the agreement establishing it. Apart from the political will of African leaders, conflicts, jihadist terrorism, cross-border crime, the plurality of currencies in Africa and the plurality of RECs are some of the obstacles that may seriously handicap the achievement of the objectives of the AfCFTA, and thus its continental integration project (Blanchard, 2019). For this reason, an important reflection has to be carried out in order to serve, at the same time, as a decision-making tool and as an instrument of strategic analysis for the choices of actions and operational strategies likely to facilitate the achievement of the ambitions of this important agreement.

This symposium intends to debate on the contribution of the AfCFTA to the process of structuring, (re) energizing, accelerating and developing African regional integration. Its objective is to share the views of academics and practitioners, in order to better analyse the theoretical benchmarks and practical levers of the establishment of this zone, to assess the chances of success and the potential impact in the completion of the African continental integration project.

Scientific approach

The advent of the AfCFTA has renewed the scientific debate on regional integration as a modality for managing globalization (Van Hamme, 2014) and, more specifically for Africa (Gbaguidi, 2013), as an effective register of resistance to the violence of the process of globalization currently driven by the West and Asia (Richard and Zanin, 2007). More broadly, the issue is not new to the social sciences, since there is a fairly abundant literature on the dynamics of integration on a global scale. Some of the analyses, which castigate the laudatory discourse on globalization, explain regional integration by the persistence of ‘distances’ in trade between different parts of the world (Crozet and Lafourcade, 2009; Hugon 2003) and are highly critical of this globalization, which is accused of being the source of international imbalances (Hettne and Soderbaum, 2000; Gana and Richard, 2014). Others, more often specialized in specific regions (Oyeyide et al., 1997; Dabene, 2009; Taillard, 2004), endeavour to analyse integration in terms of costs and benefits (Hugon, 2002; Baldwin, 1992), with an emphasis on the institutional capacities of the organizations responsible for conducting integration policies (Park et al., 2010; Mayda and Steinberg, 2006; Nwatchock, 2018).

In the specific case of Africa, when the question of integration is not posed in economic and commercial terms (Bekolo-Ebe, 2001; Hugon, 2003; Diagne, 2006), the social sciences attempt to interpret it from the angles of ‘power’ and collective action. Thus, while Darracq and Guy Mvelle analyse the governance of the continental integration process through the prism of a constant articulation between the logic of power and collective action (Darracq, 2011; Mvelle, 2013), Pascal Ménard, who is the author of the book on the governance of the continental integration process, is the author of the book on the governance of continental integration; Mvelle, 2013), Pascal Venesson and Luc Sindjoun set out to objectify the ‘unipolar’ posture of the integration path, focusing on southern Africa where a certain ‘structural realism’ allows South Africa to determine the trajectory of sub-regional integration (Vennesson and Sindjoun, 2000). Other authors go beyond this vision and note that African integration is taking place at the pace of a ‘polarization of space’ (Hugon, Briand and Blanc, 2003), with two main poles led by Nigeria in West Africa and South Africa in Southern Africa. Their reflection deplores the persistence of numerous ‘nonpolarizing zones,’ despite the existence of ‘large countries’ such as Cameroon in Central Africa, Côte d’Ivoire within the WAEMU, and Ethiopia and Kenya in East Africa -EAC.  In any case, these authors highlight the various elements that facilitate integration, with the generalization of free trade areas (FTAs) or simply customs unions, capable of implementing preferential tariff and non-tariff policies (Lagadec, 2002).

It is precisely here that the interest of a reflection on the contribution of the new AfCFTA to the process of African regional integration arises, in particular because it renews the questioning of the continental choice of integration through the market. In what way could this choice of the ‘market’ produce ‘meaning’ in the completion of the African integration project? What possible limits (including cultural ones) can be placed on it and how can they be circumvented at the operational level?

This questioning thus gives the participants in this colloquium the opportunity to convene, on the one hand, a multidisciplinary approach, aiming at analyzing the AfCFTA as a variable of production of a political ‘meaning’ in the construction and consolidation of the African continental integration project. This will be done in particular through a look at the choice of rhythm and timetable proposed by the founding texts of this zone, and another look at the operational choice of an ‘immediate’ institutionalization, probably synonymous with an affirmation of African ‘maturity’ that could authorize a leap forward in the setting up of this zone. On the other hand, this colloquium will attempt to evaluate the stakes of the implementation of the AfCFTA in the dynamics of African regional integration, while remaining attentive to various constraints such as the persistence of numerous pre-existing external tariffs, the diversity of unconsolidated RECs, the power policies of member states, the survival of numerous exchange rate regimes and competing currencies, the dialogue between several legal regimes; in particular with the OHADA system, political barriers (borders and sovereignty), conflicts and other threats to peace, etc.

In addition, the conference will look at the interconnection effects between the regional context of the implementation of this project and the international environment. To this end, it intends to shed light on the rationales of the actors, the constraints and perspectives in terms of gains or losses inherent in the involvement of the major actors of the global economic system such as the WTO, the European Union (EPA), the major world powers as well as the emerging countries. At the same time, it will consider cross-cutting analyses on the effects that effective governance of the AfCFTA could have on the regional integration process, particularly in areas relating to the empowerment of community institutions, the hierarchy between community and national norms, the liberalization of intra-regional trade, the harmonization of RECs, the empowerment of integration financing mechanisms, and the promotion of peace and security. Finally, there will be more discussion on other aspects of governance such as the AfCFTA’s dispute settlement regime, its capacity to ensure the digitalization and digitization of procedures, its budgetary life and its consideration of ethics in the monitoring of trade in Africa.

It will therefore be an opportunity to bring together several scientific approaches (political science, economics, law, sociology, history, etc.), with contributions from practitioners whose operational experience may help to shed more light on the relevance of the launch of this zone and its real impact on the African integration process.

Areas of reflection

We encourage contributors to make presentation proposals based on the following areas:

Scientific debates on the AfCFTA and African regional integration

  • Theoretical tools for analyzing and evaluating regional integration;
  • The legal and economic foundations of African integration;
  • The AfCFTA and the Multilateral Trading System;
  • The AfCFTA: for an inclusive structural transformation of Africa;
  • The AfCFTA and the AU and RECs institutional reforms;
  • The state of play and the rationale for joining the AfCFTA (respective strategic calculations);
  • The historical trajectory of the African integration project: FTAs, RECs, Customs Unions; - The market, the economy and politics: what lever(s) for controlled integration in Africa?
  • Power, polarity or collective action: what dynamics around the AfCFTA?

Operationalization of the AfCFTA: Context, contents and constraints

  • The content of the texts and target areas;
  • Market integration and security challenges in Africa;
  • The AfCFTA and the diversity of legal regimes in Africa: harmonizing or cohabiting?
  • The AfCFTA and the diversity of African RECs: multi-speed integration?
  • The AfCFTA, African integration and political constraints (sovereignty, borders, political will, strategic rivalries, leadership disputes, economic production capacities, regional infrastructure development, etc.);
  • AfCFTA and EPAs: how to manage customs preference regimes?
  • The AfCFTA and the (re) revitalization of African economic diplomacy;
  • The AfCFTA and the natural resources economy;
  • The AfCFTA and the governance of public-private relations in Africa; - What rules of origin for the operationalization of the AfCFTA?
  • The AfCFTA’s investment policy;
  • Competition policy and specialization logics of the AfCFTA; - The AfCFTA and trade defence measures.

The AfCFTA and the external environment

  • From Regional to Global: The Challenges of AfCFTA-WTO Dialogue ;
  • Governing with Global Trading Powers: The AfCFTA and Europe, China and North America;
  • The AfCFTA and Trade with Emerging Economies;
  • The AfCFTA and bilateral customs preferences: what hierarchy of values?

AfCFTA governance for a controlled regional integration

  • The impact of the removal of tariff and non-tariff barriers on African regional integration;
  • The AfCFTA and the challenges of digitalization and e-commerce;
  • Transparency of trade procedures in the AfCFTA;
  • The funds mobilization system in the AfCFTA;
  • Dispute settlement regime in the AfCFTA;
  • Trade ethics and the protection of vulnerable sectors in Africa;
  • The sanctions regime for budgetary abuses by AfCFTA members.

Terms of participation

The speakers have the option of presenting their work in one of the above-mentioned areas in order to develop one of the sub-themes in French or in English. They are invited to submit an abstract of two pages maximum (in Word file, font size: Times New Roman 12, line spacing 1.5; including: the title of the paper, the problematic, the research methods, the theories used, the expected results and the key words).

The paper proposal should also indicate the full name(s) of the author(s), their academic or professional status and their institutional affiliation.

Academics, Researchers or Professionals interested in any aspect of this call for papers may submit a paper proposal simultaneously to the following three (03) addresses:

ousmanou.nwatchock@yahoo.com ; nebaridley@gmail.com ; youssefkary@gmail.com

The abstracts of the papers must reach the technical secretariat electronically at the addresses indicated, at the latest on June 30, 2021 at 23:59 (GMT+1).

Calendar

  • Date of publication of the call: 28 May 2021
  • Deadline for submission of abstracts: 30 June 2021

  • Deadline for submission of papers: 30 August 2021
  • Date of reply to authors: 15 September 2021
  • Date of the conference: 23-25 November 2021

NB: IRIC reserves the right to select some relevant papers and propose a thematic issue of Cameroon Review of International Studies (CRIS). The authors of the selected papers will be informed by email in due course after the conference.

Organizing Committee

General supervision:

Prof. Adolphe Minkoa She, Rector of the University of Yaoundé II.

Coordination of the Symposium:

  • Daniel Urbain Ndongo, Director of the International Relations Institute of Cameroon.
  • Stéphane Ngwanza, Deputy Director in charge of Studies, IRIC.

Scientific Committee:

  1. President: Luc Sindjoun, University of Yaounde II.
  2. Vice-Presidents:
  • Christopher Isike, University of Pretoria, African Political Science Association (APSA);
  • Jean Emmanuel Pondi, IRIC-University of Yaounde II;
  • Eddy Maloka, African Peer Review Mechanism (APRM-AU);
  • Prof. Adebayo Olukoshi, International Institute for Democracy and Electoral Assistance (IDEA) ;
  • Thomas Meszaros, Institut International pour la Francophonie, Lyon ;
  • Christian Lequesne, Sciences Po CERI ;
  • Yves Surel, University of Paris 2 Panthéon-Assas;
  • Alain Ondoua, University of Yaounde II;
  • Cheryl Hendricks, Africa Institute of South Africa (AISA);
  • Désiré Avom, University of Yaounde II;
  • Vera Songwe, Economic Commission for Africa (ECA), Addis Ababa;
  • Jose Brito, Former Minister of Foreign Affairs of Cabo Verda, Chairperson of the Africa Innovation Summit..
  1. Members:
  • Mamoudou Gazibo, University of Montreal;
  • François David, Université du Littoral, Côte d’Opale, France ;
  • Saibou Issa, University of Maroua;
  • Augustin Loada, University of Ouagadougou II;
  • Alain Didier Olinga, IRIC-University of Yaounde II;
  • Nadine Machikou Ngameni, University of Yaounde II;
  • Ferdinand Adama Kpodar, University of Lomé;
  • Victor-Emmanuel Bokalli, University of Yaounde II;
  • Georges Nzongola Ntalaja, University of North Carolina;
  • Tukumbi Lumumba Kasongo, Cornell University;
  • Jean Njoya, University of Yaounde II;
  • Laurent Zang, IRIC-University of Yaounde II;
  • Pierre Moukoko Mbonjo, IRIC-University of Yaounde II;
  • Mahaman Sanoussi Tidjani Alou, Abdou Moumouni University of Niamey;
  • Oumarou Narey, Abdou Moumouni University of Niamey;
  • Janvier Onana, University of N’Gaoundéré;
  • Bakary Camara, University of Bamako;
  • André Tioumagneng, University of Yaounde II;
  • Diop Alioune Badara, Cheikh Anta Diop University of Dakar;
  • Joseph-Vincent Ntuda Ebode, University of Yaounde II;
  • Jean-Louis Atangana Amougou, University of Yaounde II;
  • Jean-Claude Tcheuwa, University of Yaounde II;
  • Brusil Miranda Metou, University of Yaounde II;
  • Fred Eboko, Director of Research, IRD France;
  • Patrick Abane Engolo, University of Yaounde II;
  • Henri Ngoa Tabi, University of Yaounde II;
  • Pierre Fabien Nkot, University of Yaounde II;
  • Guy Mvelle, IRIC-University of Yaounde II;
  • Wullson Mvom Ela, IRIC-University of Yaounde II;
  • Auguste Nguelieutou, University of Douala;
  • Germain Ntono Tsimi, University of Yaounde II;
  • Paul Elvic Batchom, IRIC-University of Yaounde II;
  • Benjamin Fomba Kamga, University of Yaounde II;
  • Hygin Kakai, University of Abomey Calavy;
  • Joseph Keutcheu, University of Dschang;
  • Patrice Samuel Aristide Badji, Cheikh Anta Diop University of Dakar;
  • Abdou Rahmane Thiam, Cheikh Anta Diop University of Dakar;
  • Gabriel Eba Ebe, IRIC-University of Yaounde II;
  • Prof. Claude Abe, Catholic University of Central Africa;
  • Augustin Kongatoua Kossonzo, University of Bangui;
  • Georges Mulumbeni M., University of Lubumbashi;
  • Gérard Eloko Eya Matangelo, University of Kinshasa;
  • Papa Samba Ndiaye, Gaston Berger University, Saint-Louis;
  • Moise Yanou Tchinkangong, University of Yaounde II;
  • Cyrille Monembou, University of Yaounde II;
  • François Colin Nkoa, University of Yaounde II;
  • Christopher Nsoh, University of Yaounde II;
  • Armand Leka Essomba, University of Yaounde I;
  • Boniface Bounoung Fouda, IRIC-University of Yaounde II;
  • Chantal Pélagie Belombo, Catholic University of Central Africa;
  • Stéphane Monney Mouandjo, IRIC-University of Yaounde II;
  • Félicité Owona Mfegue, IRIC-University of Yaounde II;
  • Emmanuel Wonyu, IRIC-University of Yaounde II;
  • Abdoul-Aziz Yaouba, IRIC-University of Yaounde II;
  • Rémy Mbida Mbida, IRIC-University of Yaounde II;
  • Maurice Engueleguele, IDEA, Addis Ababa;
  • Jean-Paul Mbia, University of Yaounde II;
  • Agostino Zacarias, Former United Nations Regional Coordinator, Southern Africa ;
  • Zaid Al-Ali, International Institute for Democracy and Electoral Assistance (IDEA).

Scientific supervision:

  • Prof. Yves Paul Mandjem, Head of the Department of Integration and Cooperation for Development.

Technical Secretariat:

  • Mireille Manga Edimo, Epse Ewangue, IRIC-University of Yaounde II;
  • Jean Kenfack, IRIC-University of Yaounde II;
  • Manfred Kouty, IRIC-University of Yaounde II;
  • Julien Bokilo Lossayi, Marien Ngouabi University;
  • Max Sinclair Mbida OnambelE, IRIC-University of Yaounde II;
  • Apollinaire Foula Damna, University of Maroua;
  • Christel Franck Afom Ndong, University of Yaounde II;
  • Antang Yamo, University of Yaounde I;
  • Patrice Moundounga Mouity, Omar Bongo University;
  • Henri Ludovic Mboha Nyamsi, University of Yaounde II;
  • Marthe Zintchem, IRIC-University of Yaounde II;
  • Armand Elono, IRIC-University of Yaounde II;
  • Olga Mbang, IRIC-University of Yaounde II;
  • Richard Ondji’i Toung, IRIC-University of Yaounde II;
  • Steve Etogo, University of Yaounde II;
  • Fetze Kamdem, IRIC-University of Yaounde II;
  • Marthe Eyango, épse Assira, IRIC-University of Yaounde II;
  • Melvis Ndiloseh, IRIC-University of Yaounde II;
  • Patrice Libong Badjan, Copil/CERs/Ac;
  • François-Xavier Elong Fils, University of Yaounde II;
  • Nabil Ndikeu Njoya, IRIC-University of Yaounde II;
  • Ousmanou Nwatchock à Birema, IRIC-University of Yaounde II;
  • Dr. Samuel Nguembock, IRIC-University of Yaounde II;
  • Neba Ridley Ngwa, IRIC-University of Yaounde II;
  • Kary Youssoufou Ngamondi, IRIC-University of Yaounde II;
  • Patrice Bigombe Logo, Société Camerounaise de Science Politique (SOCASP);
  • Expédit Olougou, University of Abomey Calavy;
  • René Bidias, IRIC-University of Yaounde II;
  • Louis Baasid Sockzo, University of N’Gaoundéré;
  • Eugène Arnaud Yombo Sembe, University of Yaounde II;
  • Alex Mindja, University of Yaounde II;
  • Jimmy Yab, IRIC-University of Yaounde II;
  • Julien Fils Ekotto Ekotto, IRIC-University of Yaounde II;
  • Alain Sauter Elong Eba, IRIC-University of Yaounde II;
  • Rodrigue Tasse, IRIC-University of Yaounde II;
  • Stéphane Mbono, IRIC-University of Yaounde II;
  • Aline Zobo, IRIC-University of Yaounde II;
  • Mariette Edimo Mbo’o, IRIC-University of Yaounde II;
  • Toussaint Kounouho, Konrad Adenauer Stiftung ;
  • Oswald Padonou, Association Béninoise d’Etudes Stratégiques et de Sécurité (ABESS);
  • Charles Uriel Owona Owoumou, IRIC-University of Yaounde II;
  • Auguste Binam, University of Yaounde II;
  • Guy Mbega, IRIC-University of Yaounde II.

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Places

  • Amphi 250 de l'IRIC, Institut des Relations internationales du Cameroun
    Yaoundé, Cameroon

Date(s)

  • Wednesday, June 30, 2021

Keywords

  • zlecaf, Libre-échange, Intégration africaine

Contact(s)

  • Yves Paul Mandjem
    courriel : yvesmandjem_2006 [at] yahoo [dot] fr

Reference Urls

Information source

  • Ousmanou Nwatchock A Birema
    courriel : ousmanou [dot] nwatchock [at] yahoo [dot] com

To cite this announcement

« The African Continental Free Trade Area (AfCFTA) and the dynamics of Regional Integration in Africa », Call for papers, Calenda, Published on Tuesday, June 08, 2021, https://calenda.org/883333

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