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The multiple: hybridity at the crossroads of fields and practices (from 1950 to the present day)

L’œuvre multiple : l’hybridité à la croisée des champs et des pratiques (de 1950 à nos jours)

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Published on Monday, July 19, 2021 by João Fernandes

Summary

En écho au volume 43 des Cahiers de Mariemont consacré à la réplique en art, le volume 44 s’intéresse à l’œuvre multiple en tant que pratique caractéristique de l’après-guerre et qui accompagne et reflète aujourd’hui encore les profondes transformations de nos sociétés. Comme l’écrit Michel Melot à propos du livre : « Le “Multiple” n’est ni une copie, ni un “exemplaire” interchangeable avec un autre. La catégorie de “multiple” est donc un hybride entre la reproduction et l’œuvre originale unique ». Ce volume invite chercheurs, artistes et éditeurs à interroger cette forme d’art, en réfléchissant non seulement sur l’évolution du statut de l’œuvre d’art et celui de l’artiste, mais également sur la manière dont ces œuvres utilisent et parfois détournent les moyens de production et de diffusion les plus récents en particulier depuis les années 2000.

Echoing volume 43 of the Cahiers de Mariemont dedicated to the Replicating Art, volume 44 focuses on multiple as a practice characteristic of the post-war period and which still accompanies and reflects the profound transformations of our societies today. As Michel Melot writes about the book: ‘The “multiple” is neither a reproduction, nor a “copy” interchangeable with another. The category of “multiple” is therefore a hybrid between reproduction and a single original work’. This volume invites researchers, artists and publishers to question this art form, reflecting not only on the evolution of the status of the work of art and that of the artist, but also on the way in which these works use and sometimes divert the most recent means of production and distribution, in particular since the 2000s. 

Announcement

Argumentaire

En écho au volume 43 des Cahiers de Mariemont consacré à La Réplique en art, le volume 44 s’intéresse à l’œuvre multiple en tant que pratique caractéristique de l’après-guerre et qui accompagne et reflète aujourd’hui encore les profondes transformations de nos sociétés. Comme l’écrit Michel Melot à propos du livre : « Le « multiple » n’est ni une copie, ni un « exemplaire » interchangeable avec un autre. La catégorie de « multiple » est donc un hybride entre la reproduction et l’œuvre originale unique »[1]

Au XIXe siècle, le monde de l’imprimé fait une place singulière au multiple en faisant de la matrice (bois gravé, plaque, pierre lithographique, etc.) le lieu d’une naissance plurielle de l’œuvre. Cette pratique va s’affirmer nouvellement à la fin des années 1950 quand des innovations en matière de production et de diffusion amènent à une hybridation entre l’œuvre d’art et l’objet industriel. Les transformations sociétales portées par la jeunesse d’alors, l’accessibilité des techniques voire la baisse des coûts de reproduction automatique (le premier photocopieur Xerox date de 1959), font espérer la possibilité de réappropriation et de détournement des moyens de production industrielle – dans lesquels les artistes ne pouvaient intervenir directement. Cette potentialité de diffusion de l’art vers le plus grand nombre, laisse augurer à de nouveaux créateurs une remise en question de biens marchands et/ou culturels de la « société de consommation ». En 1959, Daniel Spoerri fonde les éditions MAT (Multiplication d’Art Transformable) à Paris avec la volonté de produire des objets d’art accessibles : chaque œuvre étant produite à 100 exemplaires signés et singularisés par l’artiste. Le multiple va permettre aux créateurs par « l’édition artistique » d’investir le champ des objets de consommation auquel le monde de l’imprimé appartient désormais pour une large part. À l’instar de Spoerri, nombreux sont les artistes qui réalisent à la fois des livres d’artiste ainsi que d’autres œuvres multiples : soit en créant leurs propres structures soit en collaboration avec des maisons d’édition de livre, de design ou des galeries d’art… À Anvers Guy Schraenen, grâce à sa structure « Archive for Small Press & Communication », va non seulement éditer, créer et diffuser des « livres d’artiste » mais également réunir nombre des œuvres multiples réalisées entre les années 1960 et 1980. Selon Schraenen, cette conception générale de la multiplication et de la diffusion « avait pour caractéristique l’emploi ou le détournement d’objets usuels ou industriels, également d’œuvres publiées sur papier mais toujours réalisées dans la même idée »[2]. Comme nous le rappellent Marie-Ange Brayer, Rossella Froissart et Valérie Nègre[3], la pratique du multiple n’est du reste pas topique de la production des artistes : on la retrouve également dans le champ du design depuis les années 1950. Elle a pour double-effet l’artialisation des objets usuels et leur défonctionnalisation brouillant les frontières qui départent les arts appliqués et le design de celles des œuvres d’art. Si leur identification, leur réception comme leur analyse s’avèrent plus difficile, elles ne suffisent pas à comprendre la cécité relative de la critique d’art pour les créateurs et les  objets hybrides provenant des champs du design et des arts appliqués.

Dans l’essai qu’elle consacre au Multiple d’artiste (2010), Océane Delleaux[4] signale un regain d’intérêt pour le multiple à partir des années 1990, après une période de désaffection dans la décennie précédente. En 2006, l’exposition et la publication éponyme du MoMA Eye on Europe: Prints, Books, & Multiples, 1960 to Now avaient pour ambition de donner la vision la plus large possible de la pratique sous toutes ses formes. Toutefois, comme le souligne Laurence Corbel[5], les choix des commissaires, Deborah Wye et Wendy Weitman, témoignent non seulement d’une grande disparité des pratiques et des supports, mais également d’un manque de consensus sur ce que la notion et la définition de « multiple » recouvrent tant pour les chercheurs que les créateurs.

Déjà mis à mal par le multiple et la variété des tirages ou exemplaires qu’il propose, l’œuvre unique se confronte désormais à la dispersion numérique : l’usage très récent de la Blockchain et celui des non-fungible token (NFT) apparaissent comme autant de tentatives de faire perdurer un peu cette aura. L’exemple le plus déroutant étant sans doute Everydays : The First 5 000 days de Beeple, une œuvre regroupant, comme dans un cabinet d’amateur numérique, 5000 images créées par l’artiste, et rendue accessible à l’acquéreur selon certaines conditions.

Nonobstant, force est de constater que les œuvres multiples ont souvent été affaire d’accessibilité technique et matériel, en partie corolaire des développements socioculturels, industriels et technologiques qu’elles explorent et interrogent. Déjà dans les années 1970 de nombreux artistes ont exploré divers supports : à l’image du disque vinyle Reconstitution De Chansons Qui Ont Été Chantées À Christian Boltanski Entre 1944 Et 1946 (1971), ou du Bicentenaire kit  de Jacques Monory et Michel Butor (1976) qui est un coffret à tiroirs réalisé à 300 exemplaires en altuglas bleu contenant un ouvrage, des sérigraphies originales ainsi que différents objets emblématiques de la civilisation américaine. De la même manière, l’accessibilité des divers formats audiovisuels dans les années 1980-1990, recelait pour les créateurs des promesses semblables à celles véhiculées par le livre dans les années 1960. Ainsi Thierry De Duve réalise, entre 1976 et 1984, un triptyque intitulé Adrienne et le journal et composé d’une vidéo réalisée en super 8, d’un roman et d’une Pièce sonore pour walkman en 12 cassettes. Jean-Michel Othoniel écrit et réalise quant à lui le contenu du cd-rom A Shadow in your Window (1995), qui est un abécédaire interactif puisant dans ses images, vidéos et écrits : tirée à 500 exemplaires cette œuvre, qu’il considère comme « la plus importante, et la moins coûteuse » a été produite dans le but de « toucher un public différent de celui de l’art »[6].

Parce qu’il est davantage pensé pour l’espace privé que public, parce qu’il autorise également toutes les expérimentations, on peut se demander si le multiple ne trouve pas dans cette domestication des matières et surtout des moyens de la production industrielle que sont les imprimeuses 3D et des découpeuses laser autant d’opportunités d’expression. Fruit et avorton de notre culture industrielle européenne, l’œuvre multiple est-elle aujourd’hui en mesure de révéler voire d’interroger les tenants et les aboutissants des industries culturelles mondiales ?

Ce volume invite chercheurs, artistes et éditeurs à interroger cette forme d’art, en réfléchissant non seulement sur l’évolution du statut de l’œuvre d’art et celui de l’artiste, mais également sur la manière dont ces œuvres utilisent et parfois détournent les moyens de production et de diffusion les plus récents en particulier depuis les années 2000.

Pistes de réflexion

Voici une liste non exhaustive de pistes de réflexion à explorer :

  • Perspective historique : origines, développements et continuités d’une pratique
  • Le statut de l’œuvre et de l’artiste 
  • Le « multiple » et la démocratisation de l’art 
  • Les normes et valeurs de société mises en question
  • Les enjeux et moyens de production et de diffusion du « multiple » 
  • Positionnements des créateurs vis-à-vis des matières et techniques traditionnelles et des innovations
  • Les réseaux de diffusion
  • Les rôles et fonctions des différents acteurs du multiple : éditeurs et créateurs
  • Place des livres d’artistes dans le multiple contemporain

Modalités pratiques d'envoi de propositions

Les propositions de contributions, en français ou en anglais (comprenant un résumé de 2 000 à 3 000 signes, avec un titre provisoire, une courte bibliographie sur le sujet, et une biographie de 2 ou 3 lignes) sont à envoyer à l’éditeur des Cahiers de Mariemont, Jean-Sébastien Balzat (jean-sebastien.balzat@musee-mariemont.be) avant le 15 septembre 2021. Le texte de l’article (max. 30 000 signes, espaces compris) ainsi qu’un résumé (français et anglais) et 10 mots clés (français et anglais) sont attendus pour le 15 janvier 2022.

Coordination du numéro

  • Dr Sofiane Laghouati, chercheur qualifié et conservateur des livres modernes et contemporains, Musée royal de Mariemont
  • Dr Jean-Sébastien Balzat, éditeur scientifique des Cahiers de Mariemont

L’évaluation des propositions est réalisée par Dr S. Laghouati et Dr J.-S. Balzat, Musée royal de Mariemont, coordinateurs du volume. Au moins deux experts externes et les coordinateurs du volume se prononcent sur l’article ; leur décision fait l’objet d’un rapport envoyé aux auteurs.

Références dans le texte

[1] M. Melot, « L'art au défi du multiple », dans Médium, 2012/3-4 (n° 32 - 33), p. 169-182. URL : https://www.cairn.info/revue-medium-2012-3-page-169.htm.  

[2] G. Schraenen, éd., Multipels en andere multipels, Turnhout, Cultuur- en ontmoetingscentrum De Warande, 1991.

[3] M.-A. Brayer, R. Froissart et V. Nègre, « Constellations d’objets : le multiple aux frontières de l’art et de l’industrie », dans Perspective, 2, 2019, mis en ligne le 30 juin 2020, consulté le 21 avril 2021. URL : http://journals.openedition.org/perspective/14627.

[4] O. Delleaux, Le Multiple d'artiste, Histoire d'une mutation artistique : Europe-Amérique du Nord de 1985 à nos jours, Paris, 2010.

[5] « Excepté leur appartenance à la catégorie de multiples, ces travaux ont en réalité un statut très différent : les œuvres numérotées et signées, au tirage limité, qui prennent place sur les cimaises des galeries ou des musées sont plus proches du format traditionnel de l’œuvre d’art que de celui des multiples, au tirage illimité, qui ont radicalement transformé les conditions de diffusion et de réception de l’art ». L. Corbel, « Les éditions d’artistes depuis les années 1960 : livres, revues et multiples », dans Perspective, 4, 2009, mis en ligne le 07 août 2014, consulté le 4 juin 2021. URL : http://journals.openedition.org/perspective/1280.

[6] Interview de J-M. Othoniel par C. Girieud dans « L’art et l’artiste projetés sur CD-Rom », Chronicart, 1er avril 1999, consulté le 24 juin 2021. URL : https://www.chronicart.com/digital/l-art-et-l-artiste-projetes-sur-cd-rom/.

Argument

Echoing volume 43 of the Cahiers de Mariemont dedicated to the Replicating Art, volume 44 focuses on multiple as a practice characteristic of the post-war period and which still accompanies and reflects the profound transformations of our societies today. As Michel Melot writes about the book: ‘The “multiple” is neither a reproduction, nor a “copy” interchangeable with another. The category of “multiple” is therefore a hybrid between reproduction and a single original work’[1].

In the 19th century, the world of print made a singular place for the multiple by making the matrix (engraved wood, plaque, lithographic stone, etc.) the place of a plural birth of the work. This practice was to assert itself again at the end of the 1950s when innovations in production and distribution led to a hybridization between the work of art and the industrial object. The societal transformations brought about by the youth of the time, the accessibility of techniques and even the fall in the costs of automatic reproduction (the first Xerox photocopier dates from 1959), give hope for the possibility of reappropriation and diversion of the means of industrial production - in which artists could not intervene directly. This potential for the dissemination of art to as many people as possible suggests to new creators a questioning of the commercial and/or cultural goods of the ‘consumer society’. In 1959, Daniel Spoerri founded the MAT (Multiplication d'Art Transformable) editions in Paris with the desire to produce accessible art objects: each work being produced in 100 copies signed and singled out by the artist. The multiple will allow creators through ‘artistic editing’ to invest in the field of consumer objects to which the print world now largely belongs. Like Spoerri, many artists produce both artist’s books as well as other multiples: either by creating their own structures or in collaboration with book publishing houses, design or art galleries ... In Antwerp Guy Schraenen, thanks to his structure ‘Archive for Small Press & Communication’, will not only edit, create and distribute ‘artist’s books’ but also bring together many of the multiples produced between the 1960s and 1980s. According to Schraenen, this general conception of multiplication and diffusion ‘had as a characteristic the use or the diversion of usual or industrial objects, also of works published on paper but always carried out with the same idea’[2]. As Marie-Ange Brayer, Rossella Froissart and Valérie Nègre remind us, the practice of the multiple is not, moreover, a topic of artists’ production: it has also been found in the field of design since the 1950s[3]. It has the double effect of the artialization of everyday objects and their defunctionalization blurring the boundaries that separate the applied arts and design from those of works of art. While their identification, reception and analysis prove more difficult, they are not sufficient to understand the relative blindness of art criticism for creators and hybrid objects from the fields of design and the applied arts.

In her essay Le Multiple d’Artiste (2010), Océane Delleaux reports a renewed interest in the multiple from the 1990s, after a period of disaffection in the previous decade[4]. In 2006, the eponymous exhibition and publication of MoMA Eye on Europe: Prints, Books, & Multiples, 1960 to Now aimed to give the broadest possible vision of the practice in all its forms. However, as Laurence Corbel underlines, the choices of the curators, Deborah Wye and Wendy Weitman, testify not only to a great disparity of practices and supports, but also to a lack of consensus on what the notion and the definition of ‘multiple’ covers for both researchers and creators[5].

Already undermined by the multiple and variety of prints or copies it offers, the unique work is now confronted with digital dispersion: the very recent use of the Blockchain and that of non-fungible tokens (NFT) appear as so many attempts to keep this aura a little longer. The most puzzling example is undoubtedly Everydays: The First 5,000 days by Beeple, a work bringing together, as in a digital amateur cabinet, 5,000 images created by the artist, and made accessible to the purchaser under certain conditions.

Notwithstanding, it is clear that the multiples have often been a matter of technical and material accessibility, in part a corollary of the socio-cultural, industrial and technological developments that they explore and question. Already in the 1970s, many artists have explored various media: such as the vinyl record Reconstitution De Chansons Qui Ont Été Chantées À Christian Boltanski Entre 1944 Et 1946 (1971), or the Bicentenaire kit by Jacques Monory and Michel Butor (1976) ), which is a chest of drawers made in 300 copies in blue altuglas containing a book, original serigraphs as well as various emblematic objects of American civilization. Likewise, the accessibility of the various audiovisual formats in the 1980s and 1990s held promises for creators similar to those conveyed by books in the 1960s. Thus Thierry De Duve produced, between 1976 and 1984, a triptych entitled Adrienne et le journal and composed of video tapes made in super-8, a novel and a Pièce sonore pour walkman in 12 audiotapes. Jean-Michel Othoniel writes and produces the content of the CD-ROM A Shadow in your Window (1995), which is an interactive alphabet primer drawing on his images, videos and writings: printed in 500 copies this work, which he considers as ‘the most important and the least expensive’, was produced with the aim of ‘reaching a different audience than art’ [6].

Because it is designed more for the private than for the public space, because it also authorizes all experiments, one can wonder if the multiple does not find in this domestication of materials and especially of the means of industrial production that are 3D printers and laser cutters so many opportunities for expression. Fruit and miscarriage of our European industrial culture, is it today capable of revealing or even questioning the ins and outs of global cultural industries?

This volume invites researchers, artists and publishers to question this art form, reflecting not only on the evolution of the status of the work of art and that of the artist, but also on the way in which these works use and sometimes divert the most recent means of production and distribution, in particular since the 2000s.

Main themes

Here is a non-exhaustive list of avenues for reflection to explore:

  •  Historical perspective: origins, developments and continuity of a practice
  •  The status of the work and the artist
  •  The ‘multiple’ and the democratization of art
  •  The standards and values of society called into question
  •  The challenges and means of production and dissemination of the ‘multiple’
  •  Positioning of creators vis-à-vis traditional materials and techniques and innovations
  •  Distribution networks
  •  The roles and functions of the various actors of the multiple: publishers and creators
  •  Place of artists’ books in the contemporary multiple

Submission guidelines

Proposals are to be sent to the editor of the Cahiers de Mariemont, Jean-Sébastien Balzat (jean-sebastien.balzat@musee-mariemont.be) by September 15th 2021. They must include a summary (2,000 to 3,000 characters), a provisional title, a selected bibliography and a short biography of the author (2 or 3 lines). The submitted article must contain a maximum of 30,000 characters (spaces included) preceded by a summary and followed by 10 keywords. The submissions are expected by January 15th 2022.

Issue editors

Dr Sofiane Laghouati, qualified researcher and curator of modern and contemporary books, Royal Museum of Mariemont

Dr Jean-Sébastien Balzat, scientific editor, Cahiers de Mariemont

References

[1] “Le « multiple » n’est ni une copie, ni un « exemplaire » interchangeable avec un autre. La catégorie de « multiple » est donc un hybride entre la reproduction et l’œuvre originale unique”. M. Melot, « L'art au défi du multiple », dans Médium, 2012/3-4 (n° 32 - 33), p. 169-182. URL : https://www.cairn.info/revue-medium-2012-3-page-169.htm

[2] G. Schraenen, éd., Multipels en andere multipels, Turnhout, Cultuur- en ontmoetingscentrum De Warande, 1991.

[3] M.-A. Brayer, R. Froissart et V. Nègre, « Constellations d’objets : le multiple aux frontières de l’art et de l’industrie », dans Perspective, 2, 2019 (visited 21/04/2021). URL : http://journals.openedition.org/perspective/14627.

[4] O. Delleaux, Le Multiple d'artiste, Histoire d'une mutation artistique : Europe-Amérique du Nord de 1985 à nos jours, Paris, 2010.

[5] « Excepté leur appartenance à la catégorie de multiples, ces travaux ont en réalité un statut très différent : les œuvres numérotées et signées, au tirage limité, qui prennent place sur les cimaises des galeries ou des musées sont plus proches du format traditionnel de l’œuvre d’art que de celui des multiples, au tirage illimité, qui ont radicalement transformé les conditions de diffusion et de réception de l’art ». L. Corbel, « Les éditions d’artistes depuis les années 1960 : livres, revues et multiples », dans Perspective, 4, 2009 (visited 04/06/2021). URL : http://journals.openedition.org/perspective/1280.

[6] Interview with J-M. Othoniel by C. Girieud dans « L’art et l’artiste projetés sur CD-Rom », Chronicart, 1er avril 1999 (visited 24/06/2021). URL : https://www.chronicart.com/digital/l-art-et-l-artiste-projetes-sur-cd-rom/.

Date(s)

  • Wednesday, September 15, 2021

Keywords

  • l'oeuvre multiple, statut de l'artiste et de l'oeuvre, démocratisation de l'art, diffusion, livres d'artistes

Contact(s)

  • Jean-Sébastien Balzat
    courriel : jean-sebastien [dot] balzat [at] musee-mariemont [dot] be
  • Sofiane Laghouati
    courriel : sofiane [dot] laghouati [at] musee-mariemont [dot] be

Reference Urls

Information source

  • Jean-Sébastien Balzat
    courriel : jean-sebastien [dot] balzat [at] musee-mariemont [dot] be

To cite this announcement

« The multiple: hybridity at the crossroads of fields and practices (from 1950 to the present day) », Call for papers, Calenda, Published on Monday, July 19, 2021, https://calenda.org/898849

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