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New Worlds, Old Worlds, Lost Worlds

Nouveaux mondes, anciens mondes, mondes perdus

Picturing Prehistory in American Art and Visual Culture

Représenter et médiatiser la Préhistoire dans l’art et la culture visuelle américains

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Published on Friday, August 06, 2021 by Elsa Zotian

Summary

Atlantis, pre-Columbian “Mound Builders,” cave men locked in combat with T. Rex — visions of ancient, ruined, or “lost” worlds on a spectrum between fact and fantasy have long fascinated American artists and producers of visual culture. How have U.S. artists and image makers depicted prehistory, and to what ends? How have visualizations of prehistory from the eighteenth century to 1980 contributed to new conceptualizations of culture, time, and space? For this two-day conference, we invite papers examining images of prehistory, in different media and in both artistic and nonartistic contexts. 

De l’Atlantide, aux « Mound Builders » précolombiens, en passant par le combat acharné entre un T. Rex et des hommes des cavernes, les visions des mondes anciens et « perdus », flottant entre les faits et la fantaisie, ont longtemps exercé une fascination sur les artistes et les acteurs de la culture visuelle en Amérique. Comment ceux-ci ont-ils dépeint la Préhistoire et à quelles fins ? Comment l’imaginaire de la Préhistoire, du XVIIIe siècle aux années 1980, a-t-il contribué à de nouvelles conceptualisations de la culture, du temps, et de l’espace ? Les contributions à ce colloque de deux jours aborderont les images de la préhistoire et leur fonctionnement dans différents médias et dans des contextes artistiques et non artistiques. 

Announcement

Argument

Atlantis, pre-Columbian “Mound Builders,” cave men locked in combat with T. Rex — visions of ancient, ruined, or “lost” worlds on a spectrum between fact and fantasy have long fascinated American artists and producers of visual culture. How have U.S. artists and image makers depicted prehistory, and to what ends? How have visualizations of prehistory from the eighteenth century to 1980 contributed to new conceptualizations of culture, time, and space? (Bleichmar and Schwartz, 2019)

From the moment of contact between indigenous Americans and people from what became the “Old World,” the Americas posed a problem for established stories about prehistory or “deep time.” On the one hand, this was a “New World,” seemingly without written history, while on the other it did not fit easily within biblical stories about prehistory. Such uncertainty, together with the cultural and technical revolutions of time and space that characterized several centuries of European commercial and imperial expansion, produced a great deal of pictorial speculation about deep time. As the “myth and symbol” school of American studies demonstrated during the 1950s and 1960s, mythic time has played an important role in U.S. culture, in visions of a mechanical Eden that would combine technology with the pastoral, evading Europe’s history and social conflict (Marx, 1964). Over the course of the nineteenth and twentieth centuries, developments in both the sciences and popular culture accelerated a process in which various “old” and “lost” worlds were invented to make sense of and imagine the new. These worlds might be at the bottom of the ocean, buried underground, or lost in jungles, but they could be brought back via the image.

For this two-day conference, we invite papers examining images of prehistory, in different media and in both artistic and nonartistic contexts. We particularly wish to focus on how such images functioned as a way of “worldmaking,” to imagine and invent deep pasts and distant origins. We will ask about the relationships between production, circulation, and reception, as well as between image, media, form, and concepts of time.

Possible topics might include, but are not limited to:

  • Visions of lost worlds under the sea or below ground;
  • Visual and material culture and art dealing with pre-contact Americas and indigenous peoples;
  • Art and visual culture of biblical history and the holy land;
  • Science, religion, and the visual culture of deep time;
  • Visual culture’s relation to mythical and historical time;
  • Disenchantment and (re)enchantment between science, religion, and popular knowledge;
  • Landscape, nature, and deep time;
  • Art and visual culture related to geology and paleontology;
  • Prehistory and the “culture of time and space” (Kern, 1983);
  • Prehistory and U.S. Black/Afrodiasporic art and visual culture
  • Optical media and deep time;
  • The visual culture and aesthetics of ruins

Submission guidelines

Papers may be in French or English. To submit a proposal, please send an abstract of about 250 words and a two-page CV to: jonathandentler@gmail.com.

Deadline: November 15, 2021

The conference will be hold on April 7-8, 2022, at the Institut national d’histoire de l’art

Scientific coordinator

  • The conference is organized by Jonathan Dentler, Terra Foundation for American Art Postdoctoral Teaching and Research Fellow, and by the Université Paris Nanterre (HAR) and the Université de Paris (LARCA).

Scientific committee

  • Rémi Labrusse, Professeur d’histoire de l’art contemporain, Directeur de l’unité de recherches “Histoire des arts et des representations” (HAR), Université Paris Nanterre
  • Vanessa Schwartz, Professor of History and Art History, Director, Visual Studies Research Institute, University of Southern California
  • Ewa Bobrowska, Associate Program Officer, Academic Programs & Library, Terra Foundation for American Art
  • Judith Delfiner, Maître de conférences, HAR, Université Paris Nanterre
  • Mark Meigs, Enseignant – chercheur, Laboratoire de Recherche sur les Cultures Anglophones (LARCA), Université de Paris
  • Catherine Marcangeli, Maître de conferences, LARCA, Université de Paris
  • André Gunthert, Maître de conferences, Chaire: Histoire visuelle, Écoles des hautes etudes en sceinces sociales (EHESS)

Argumentaire

De l’Atlantide, aux « Mound Builders » précolombiens, en passant par le combat acharné entre un T. Rex et des hommes des cavernes, les visions des mondes anciens et « perdus », flottant entre les faits et la fantaisie, ont longtemps exercé une fascination sur les artistes et les acteurs de la culture visuelle en Amérique. Comment ceux-ci ont-ils dépeint la Préhistoire et à quelles fins ? Comment l’imaginaire de la Préhistoire, du XVIIIe siècle aux années 1980, a-t-il contribué à de nouvelles conceptualisations de la culture, du temps, et de l’espace ? (Bleichmar et Schwartz, 2019)  

Dès les premiers contact entre les Amérindiens et les peuples du « Vieux Monde », les Amériques ont posé un problème aux récits établis du « deep time ». Il s’agissait d’un « Nouveau Monde », apparemment sans histoire écrite, qui s’inscrivait difficilement dans les récits bibliques. Cette incertitude, couplée aux révolutions culturelles du temps et de l’espace qui marquèrent les siècles suivant l’expansion commerciale et impériale européenne, eut pour effet de produire une riche imagerie spéculative du temps profond. Comme l’a montré l'école « mythe et symbole » des études américaine dans les années 1950 et 1960, le temps mythique a joué un rôle important dans la culture américaine ; on en retrouve la trace dans les visions d'un Eden mécanique qui combinerait la technologie avec le pastoral, échappant à l'histoire et aux conflits sociaux de l'Europe (Marx, 1964). Au cours des XIXe et XXe siècles, l’évolution des sciences et de la culture populaire a accéléré un processus d’invention de mondes « anciens » et « perdus » , un imaginaire qui visait à donner un sens à l’idée de nouveau monde. Qu’ils soient plongés au fond des océans, cachés sous la terre ou perdus dans la jungle, ces mondes pouvaient être ramenés à la surface au travers des images. 

Les contributions à ce colloque de deux jours aborderont les images de la préhistoire et leur fonctionnement dans différents médias et dans des contextes artistiques et non artistiques. Nous souhaitons particulièrement nous concentrer sur la façon dont ces images participèrent à la création d’un monde imaginaire spécifique, support pour l’invention d’origines lointaines et de temps profonds. Nous nous interrogerons sur ces questions en mettant en jeu les relations entre la production, la circulation et la réception de ces images, ainsi qu’en analysant les liens qui unissent ces mêmes images aux médias, en prenant en considération les questionnements à la fois formels et temporels qui en résultent.

Parmi les axes possibles se trouvent :

  • Visions de mondes perdus sous la mer ou sous terre ;
  • Art, culture visuelle et culture matérielle en rapport avec les Amériques précoloniales et les peuples autochtones avant le contact ;
  • Art et culture visuelle de l’histoire biblique et de la Terre Sainte ;
  • Science, religion et culture visuelle du temps profond ;
  • Relation de la culture visuelle au temps mythique et historique ;
  • Désenchantement et (ré)enchantement, entre science, religion et savoir populaire ;
  • Paysage, nature et temps profond ;
  • Art et culture visuelle liés à la géologie et à la paléontologie ;
  • Préhistoire et « culture du temps et de l’espace » (Kern, 1983) ;
  • Préhistoire dans l’art et la culture visuelle Noir/Afro-diasporique américains
  • Les médias optiques et le temps profond ;
  • La culture visuelle et l’esthétique des ruines.

Conditions de soumission

Les communications peuvent se faire en français ou en anglais. Veuillez envoyer le résumé de votre intervention (environ 250-500 mots) ainsi qu’un court CV à jonathandentler@gmail.com.

Date limite pour l’envoi des propositions : 15 novembre 2021.

Le colloque se tiendra les 7 et 8 avril 2022, à l'Institut national d’histoire de l’art.

Responsable scientifique

Ce colloque est organisé par Jonathan Dentler, lauréat de la bourse postdoctorale de la Terra Foundation for American Art pour l’enseignement et la recherche, et par l’université Paris Nanterre (HAR) et l’Université de Paris (LARCA).

Comité scientifique

  • Rémi Labrusse, Professeur d’histoire de l’art contemporain, Directeur de l’unité de recherches “Histoire des arts et des representations” (HAR), Université Paris Nanterre
  • Vanessa Schwartz, Professor of History and Art History, Director, Visual Studies Research Institute, University of Southern California
  • Ewa Bobrowska, Associate Program Officer, Academic Programs & Library, Terra Foundation for American Art
  • Judith Delfiner, Maître de conférences, HAR, Université Paris Nanterre
  • Mark Meigs, Enseignant – chercheur, Laboratoire de Recherche sur les Cultures Anglophones (LARCA), Université de Paris
  • Catherine Marcangeli, Maître de conferences, LARCA, Université de Paris
  • André Gunthert, Maître de conferences, Chaire: Histoire visuelle, Écoles des hautes etudes en sceinces sociales (EHESS)

Places

  • Auditorium, l'INHA - 2 Rue Vivienne
    Paris, France (75002)

Date(s)

  • Monday, November 15, 2021

Attached files

Keywords

  • art History, visual studies, American History, American studies, cultural History, cultural studies, archaeology, native American and Indigenous studies, black and African-American studies

Contact(s)

  • Jonathan Dentler
    courriel : jonathandentler [at] gmail [dot] com

Information source

  • Jonathan Dentler
    courriel : jonathandentler [at] gmail [dot] com

To cite this announcement

« New Worlds, Old Worlds, Lost Worlds », Call for papers, Calenda, Published on Friday, August 06, 2021, https://calenda.org/902580

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