Página inicialL’économie sociale et solidaire : actrice des transitions ?

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L’économie sociale et solidaire : actrice des transitions ?

The social and mutual economy, an actor of transitions?

Les rencontres du réseau inter-universitaire de l’économie sociale et solidaire (RIUESS) - 2022

Inter-university social and mutual economy network (RIUESS) conference - 2022

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Publicado segunda, 13 de setembro de 2021 por Céline Guilleux

Resumo

Parce que l’économie sociale et solidaire (ESS) constitue, plus que jamais, un repère essentiel pour inventer un « monde d’après », les journées du réseau inter-universitaire de l’économie sociale et solidaire (RIUESS) chercheront à investir deux questions principales complémentaires : comment l’ESS peut-elle contribuer aux transitions actuelles à toutes les échelles, du local au global ? Par quelles mutations est-elle hantée en cette période où elle est traversée par des tensions parfois vives ? Répondre à ce questionnement permettra ainsi de valoriser la résilience et la flexibilité de l’ESS qui sait, à la fois, être sur le terrain et reposer les questions dans un cadre politique. L’ESS est entendue dans sa diversité internationale. Ainsi, aucune restriction géographique n’a été fixée quant aux terrains d’étude et/ou de travail.

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Les Rencontres du RIUESS Bordeaux 2022, 1-2-3 juin

Chaire organisatrice 

Chaire Territoires de l’ESS (TerrESS) de Sciences Po Bordeaux

Argumentaire

Parce qu’elle a jeté une lumière crue sur l’ampleur et la profondeur des inégalités et fragilités sociales et économiques qui minent nos sociétés, parce qu’elle risque, malheureusement, de les aggraver et parce qu’elle témoigne, aussi, d’une accélération de la crise systémique qui en constitue la toile de fond, la pandémie de covid-19 ne peut être considérée comme une simple parenthèse dans le cours “normal” d’un monde qui, une fois cette crise sanitaire terminée, pourrait reprendre  sa trajectoire historique. Cette séquence covid-19, dont personne ne peut encore dire quand elle sera refermée ni même si elle se refermera un jour, appelle au contraire un sursaut de créativité et de mobilisation pour penser, analyser, concevoir et exercer un agir social (dont l’économie est partie intégrante) radicalement modifié.

Le caractère inédit de la situation présente réactualise et intensifie le débat sur le « monde d’après », renouvelant la question du changement systémique et des transitions qu’il suppose dans des domaines aussi variés que l’écologie, le travail, la solidarité, la démocratie, l’éducation, l’alimentation, la consommation ou le numérique. Les transitions peuvent être des moments de passage d’un état à un autre, mais aussi un objectif qui guide des actions (ex : transition écologique). Si la notion de transition revient fréquemment dans le débat public, il n’est ici pas question de banaliser son utilisation. En effet, la mobilisation du terme de « transition » n’est pas vide de sens quand d’autres termes auraient pu être choisis comme la bifurcation, le basculement ou encore la transformation sociale, la radicalité. Un premier enjeu sera donc de discuter et de clarifier cette position conceptuelle.

Parce que l’économie sociale et solidaire constitue, plus que jamais, un repère essentiel pour inventer un « monde d’après », les journées du RIUESS 2022 chercheront donc à investir deux questions principales complémentaires : comment l’ESS peut-elle contribuer aux transitions actuelles à toutes les échelles, du local au global ? et par quelles mutations est-elle elle-même hantée en cette période où elle est traversée par des tensions parfois vives ? Répondre à ce questionnement permettra ainsi de valoriser la résilience et la flexibilité de l’ESS qui sait, à la fois, être sur le terrain et reposer les questions dans un cadre politique. L’ESS est entendue dans sa diversité internationale. Ainsi, aucune restriction géographique n’a été fixée quant aux terrains d’étude et/ou de travail. 

Les propositions de communication doivent prioritairement s'inscrire dans l’un des axes suivants, mais des communications hors axes peuvent être acceptées si elles s’inscrivent dans la thématique générale du colloque.

Axe I : Stratégies du changement et place de l’ESS

La notion de « transitions » évoque ici une posture holistique des enjeux des stratégies du changement. Le changement doit-il se faire dans la continuité ? Ou passe-t-il nécessairement par des ruptures ? Sous un mode consensuel ou en assumant les clivages ? Comment concevoir le changement ? Comment repérer finement ces changements et leur degré de radicalité ? Ces questionnements nous replacent finalement au cœur du débat réforme/révolution.

Cet axe invite aussi à s’interroger sur les conceptions du changement au sein même de l’ESS. Quelles postures de transition l’ESS défend-elle ? Quelle place pour les coalitions dans les dynamiques de changement ? Quels équilibres trouver entre partenariats public-ESS et alliances avec les entreprises privées engagées dans la RSE ?

Axe II : Le rôle de l’ESS dans un monde en transition

Sans trop de difficultés, il peut être fait le constat que de nouveaux besoins et de nouvelles aspirations ont émergé probablement plus rapidement avec la crise mondiale liée à la pandémie de covid-19, que ce soit mondialement ou localement. De nouveaux rapports sociaux ont aussi vu le jour, plaçant au centre de l’attention la solidarité. Dans ce contexte, cet axe souhaite permettre la compréhension de la manière dont l’ESS définit son projet politique, se recompose et s’approprie ces nouveaux besoins, aspirations et rapports sociaux.

Sur cet axe, une large diversité de thématiques peut être évoquée, dont voici quelques exemples. Une première dimension concerne le rapport au territoire qui a fortement évolué, notamment face à des enjeux de relocalisation (agricole, alimentaire, mais pas seulement). Une autre dimension est autour du tourisme, secteur fortement touché par la crise, qui a su se réinventer. De plus, la transition numérique, accélérée avec la crise, est à l’origine de nouvelles fractures auxquelles l’ESS répond. Autre transition qui concerne de nombreux secteurs où l’ESS occupe une place importante : le vieillissement ou le handicap, marqués par le virage inclusif.

Par ailleurs, dans un monde en transitions l’ESS arrive progressivement à se positionner et intervenir dans des cadres d’action plus globaux. Elle œuvre notamment pour faire reconnaître son rôle dans la localisation et la réalisation des Objectifs du Développement Durable (ODD) de l’Agenda 2030.

Axe III : L’ESS en transition, enjeux politiques et orientations

L’économie sociale et solidaire connaît, elle aussi, des transitions. On constate que les structures de l’ESS se réorganisent, se transforment. De ce fait, de nombreuses interrogations peuvent être soulevées. Dans un contexte d’expansion, voire d’internationalisation, qu’en est-il du maintien des valeurs de l’ESS ? Quelle priorité leur est-elle donnée ? Selon une approche sur les formes organisationnelles, quels sont les principaux enjeux de gouvernance, de financement ou de gestion auxquels sont confrontées les structures de l’ESS ? Comment y font-elles face ? Quelle importance donner aux statuts et aux différentes pratiques démocratiques telles que recensées par le Conseil Supérieur à l’ESS ? En quoi les structures de l’ESS sont adaptées pour faciliter des transitions ?

Cet axe a aussi vocation à traiter des enjeux politiques liés aux transitions de l’ESS, dont ceux apparentés à la gouvernance. Quels jeux de pouvoir s’observent ? Comment la gouvernance est-elle questionnée dans des périodes de transition ? Quels problèmes ou opportunités cela soulève-t-il ?

Au-delà de cette approche par les transitions dans les structures de l’ESS, la question des transitions peut être abordée sur l’ESS dans son ensemble. Comment s’orientent les principales évolutions de l’ESS ? Il est par exemple question d’évoquer les nouveaux modèles de l’ESS, avec notamment la création des ESUS ou des nouvelles formes coopératives (CAE, SCIC…). Il convient aussi d’aborder ses rapports avec la réforme de l’entreprise, dont le récent exemple des entreprises à mission de la loi Pacte. Il existe aussi un enjeu face au besoin croissant de coopérations. Comment analyser ces nouvelles dynamiques d’acteurs ? La théorie des communs permet-elle de les repenser ? 

Axe IV : La recherche-action, la recherche à visée de transformation sociale

Ce dernier axe cherche à comprendre comment la recherche-action accompagne les transitions. En faisant le pont entre science et société, la recherche-action permet la production de connaissances et le développement par l’action. De fait, elle constitue une forme de transformation des pratiques de la recherche. C’est un processus qui s’inscrit, par définition, dans un objectif de transformation sociale.

Cet axe pourra également permettre l’émergence de réflexions sur le rôle de l’ESS dans les pratiques de recherche-action. L’ESS, proche des territoires et des chercheurs académiques, semble historiquement être disposée à tenir un rôle important. De nombreux chercheurs en ESS, tels que Gide ou Desroche, ayant été, à la fois ou parallèlement, acteurs et chercheurs en ESS, il sera intéressant d’analyser les prises de positions de chercheurs dans des entreprises d’ESS : par quelles voies la recherche en ESS permet-elle d’intervenir dans les entreprises d’ESS ?

Plus largement, cet axe sera l’occasion de réfléchir sur la posture réflexive du chercheur en ESS, et inciter à prendre en compte ces considérations dans toutes les contributions. Enfin, il permettra aussi de traiter des questions de la méthodologie de la recherche, avec des acteurs de terrain et des chercheurs.

Format des propositions

Les propositions de communications peuvent être rédigées en français, espagnol ou anglais. Elles peuvent prendre différentes formes (modélisation théorique, étude de cas, réflexion critique, partage d’expériences, table ronde chercheur·ses/acteur·rices, etc.). Les collaborations entre chercheur·ses et acteur·rices sont encouragées. Les étudiant·es sont également invité·es à faire des propositions (mémoire de master, entrepreneuriat étudiant, etc.).

Les doctoriales du RIUESS

Comme chaque année, le RIUESS accueillera sur une demi-journée des doctorant·es (ou étudiant·es de M2 avec un projet de thèse) en ESS. Par groupe de 3-4, ils·elles discuteront de leurs recherches avec un·e enseignant·e-chercheur·se. Ces doctoriales concernent toutes les disciplines, et ne doivent pas être intégrées dans les axes thématiques du colloque.

Un temps particulier sera dédié aux doctorant·es CIFRE concernant les problématiques propres que peuvent rencontrer ces jeunes chercheur·ses, en lien notamment avec leur posture épistémologique partagée entre les attentes de la structure et les exigences académiques.

Working-paper « Développement et rôle des chaires ESS dans la dynamique des territoires »

Présentation-Discussion du travail élaboré par l'inter-Chaire du RIUESS sur 5 thématiques partagées au sein des chaires (la méthodologie de recherche, les Chaires actrices du territoire, la formation, l’entrepreneuriat-étudiant, l’internationalisation) en vue de la publication d’un dossier transversal dans la RECMA. Ce dossier a vocation à croiser les pratiques des chaires et à analyser les atouts et limites de ces structures, dans une perspective critique.

Modalités pratiques et calendrier

La date limite de réception des intentions de communications est fixée au 15 décembre 2021.

Les propositions de communication doivent préciser :

  • le format de la communication proposée (atelier, table ronde, modélisation théorique, étude de cas, réflexion critique, partage d’expériences, etc.),
  • le sujet traité et l’apport.
  • Pour les contributions à vocation scientifique, inclure la méthodologie et la bibliographie (au moins cinq références).

Chaque proposition sera évaluée en double aveugle par le comité scientifique. Les propositions devront posséder deux éléments distincts :

  1. La fiche d’identification complétée (voir ci-dessous)
  2. La proposition proprement dite de 5000 signes maximum identifiée par son seul acronyme précisant l’axe.

Les documents doivent être envoyés à l’adresse mail suivante : a.gustave@sciencespobordeaux.fr

Le comité scientifique fera parvenir sa réponse, acceptation ou refus, aux auteur·rices avant fin janvier-début février 2022. Les textes définitifs devront être envoyés au plus tard le 30 avril 2022.

Frais d'inscription estimés

(comprenant les déjeuners, hors soirée)

  • Enseignants-chercheurs et professionnels : 50 euros
  • Communicants : 40 euros
  • Doctorants et Étudiants (comprenant le séminaire doctoral) : 20 euros
  • Dîner et soirée : 25 euros

Comité scientifique

  • Michel Abhervé (Université Marne-la-Vallée),
  • Elisabetta Bucolo (Cnam),
  • Gilles Caire (Université de Poitiers),
  • Odile Castel (Université Rennes 1),
  • Melaine Cervera (Université de Lorraine),
  • Josette Combes (RIPESS),
  • Monique Combes (Université de Reims),
  • Eric Dacheux (UCA),
  • Hervé Defalvard (Université Marne-la-Vallée),
  • Timothée Duverger (Sciences Po Bordeaux),
  • Laurent Gardin (Université de Valenciennes),
  • Patrick Gianfaldoni (Université d’Avignon),
  • Pascal Glémain (Université Rennes 2),
  • Alexandrine Lapoutte (Université Lumière Lyon 2),
  • Laetitia Lethielleux (Université de Reims),
  • Vincent Lhuillier (Université de Lorraine),
  • Julien Maisonnasse (AMU),
  • Lucile Manoury (Université d’Avignon),
  • Carmen Parra (UAO, Barcelone),
  • Nadine Richez-Battesti (AMU),
  • Yannig Robin (UBO Brest),
  • Josiane Stoessel (Université de Mulhouse)

Comité d’organisation (pressentis)

  • Vincent Angel (Université de Bordeaux),
  • Florian Barès (URQR),
  • Suzie Bradburn (Université de Bordeaux),
  • Ghislain Bregeot (IFAID),
  • Gilles Caire (Université de Poitiers),
  • Aurélie Carimentrand (IUT Bordeaux Montaigne),
  • Michel Cazals (Université de Bordeaux),
  • Marius Chevallier (Université de Limoges),
  • Nathalie Corade (Bordeaux Sciences Agro),
  • Pierre Crétois (Université de Bordeaux),
  • Isabelle Daugareilh (Université de Bordeaux),
  • Timothée Duverger (Sciences Po Bordeaux),
  • Maryline Filippi (Bordeaux Sciences Agro),
  • Anne Goujon Belghit (IAE de Bordeaux),
  • Corinne Hommage (IRTS Nouvelle Aquitaine),
  • Xabier Itçaina (Sciences Po Bordeaux, CED, CNRS),
  • Robert Lafore (Sciences Po Bordeaux),
  • Vincent Lagarde (Université de Limoges),
  • Yannick Lung (Université de Bordeaux),
  • Matthieu Montalban (Université de Bordeaux),
  • Abdourahmane Ndiaye (IUT Bordeaux Montaigne),
  • Luc Paboeuf (Université Bordeaux Montaigne),
  • Alexandre Peraud (Université de Bordeaux Montaigne),
  • Marilyne Peyrefitte (Université de Bordeaux)

Partenaires scientifiques

Institut Français du Monde Associatif

Contact

Amélia Gustave (Chaire TerrESS)

a.gustave@sciencespobordeaux.fr

 

Locais

  • Sciences Po Bordeaux 11 allée Ausone, Domaine universitaire
    Pessac, França (33)

Datas

  • quarta, 15 de dezembro de 2021

Ficheiros anexos

Palavras-chave

  • recherche-action, économie sociale et solidaire, transition

Contactos

  • Amélia Gustave
    courriel : a [dot] gustave [at] sciencespobordeaux [dot] fr

Urls de referência

Fonte da informação

  • Amélia Gustave
    courriel : a [dot] gustave [at] sciencespobordeaux [dot] fr

Para citar este anúncio

« L’économie sociale et solidaire : actrice des transitions ? », Chamada de trabalhos, Calenda, Publicado segunda, 13 de setembro de 2021, https://calenda.org/908165

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