HomeAncient forms of grouped habitat in mountain zones: the case of the Gauls and peripheral regions

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Ancient forms of grouped habitat in mountain zones: the case of the Gauls and peripheral regions

Formes d’habitat groupé antique dans les zones de montagne : le cas des Gaules et des régions périphériques

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Published on Monday, September 27, 2021 by Céline Guilleux

Summary

Cette rencontre interrogera, entre autre, l’organisation spatiale des territoires de moyenne montagne et de leur structuration par les agglomérations (interfaces entre plaines et montagnes) durant l’Antiquité. Bien évidemment, une telle approche territoriale ne devra pas oublier que les agglomérations ne sont pas les seules formes d’habitat dans les montagnes et leur relation avec les sanctuaires et les habitats ruraux devront aussi être pris en compte.

Announcement

Dates : 30 novembre-2 décembre 2022

Lieu : Limoges (Université de Limoges, UFR LSH)

Argumentaire

La terminologie d’« habitat groupé » couvre pour l’époque romaine une grande variété morphologique d’habitats qui traduit notamment une adaptation des développements urbains au substrat indigène mais aussi à la topographie des lieux d’implantation (Baret 2016 ; Monteil 2012 ; Garmy 2012 ; Venault et al. 2019 ; Leveau et al. 2008). Préférée dans les travaux archéologiques actuels, cette expression, qui n’en reste pas moins un concept d’attente, trouve de nombreux synonymes dans la bibliographie : agglomération secondaire, agglomération antique, vicus, bourg, bourgade, hameau, village (Favory 2012). Si l’objectif du colloque n’est pas de constituer un nouveau lieu de débats terminologiques il s’agira bien d’examiner la variabilité des formes urbaines – que traduit bien cette variété de mots – dans les contextes de montagne (et plus particulièrement de moyenne montagne) à travers des études de cas ou des analyses thématiques et territoriales. Cette question déjà évoquée pour les hautes montagnes alpines ou pyrénéennes (Leveau et al. 2008; Leveau et al. 2010) reste largement à aborder pour les zones de plus basse altitude.

Plusieurs rencontres ont déjà abordé la question des habitats groupés, notamment à travers l’étude de leur évolution chronologique du Haut-Empire à l’Antiquité tardive (colloques ATEG) dans différentes cités des provinces gauloises (Monteil et al. 2017) tandis que des journées d’études récentes se sont interrogées sur la question du village sans distinguer d’espace géographique spécifique (comme la journée d’étude du CHEC (Clermont-Ferrand) du 05/11/2019 intitulé Penser le village : problème historiographiques et conceptuels ou le prochain colloque AGER programmé pour septembre 2022). Cependant, les travaux actuellement menés sur l’habitat groupé montrent un intérêt croissant pour les espaces de montagne qui, s’il n’est pas nouveau (Segard 2009 ; Rico 1997), et ne concerne pas uniquement l’Antiquité (Fray et al. 2013) connaît un dynamisme marqué dans le cadre de PCR en cours sur de nouveaux espaces de montagnes : Massif Central, Jura, Vosges (Baret et al. 2019 ; Venault et al. 2019) ou de thèses de doctorat (Baret 2015 ; Calbris en cours). Beaucoup prennent place plus spécifiquement dans des zones de moyenne montagne1 en posant la question d’une éventuelle spécificité des formes d’habitat groupé dans ces secteurs (on ne reviendra pas ici sur la question de la définition de la « moyenne montagne » tant celle-ci est complexe mais il conviendra au sein des communications d’exposer succinctement les critères définissant l’usage de ces mots ou de ceux de « basse montagne », « montagne élevée » ou « haute montagne » en fonction des situations exposées). Il s’agira d’ailleurs de s’interroger sur les différences morphologiques entre les agglomérations et sur leurs lieux d’implantation dans les massifs de moyenne et de haute montagne. Autre thématique majeure, celle de l’économie de ces villes et donc de la mise en exploitation des ressources offertes par la montagne (sont-elles spécifiques ? variées ? expliquent-elles l’installation des villes dans les zones de montagnes ? Distinguent-elles les agglomérations en montagne des agglomérations en plaine ? etc) mais aussi en conséquence, la place des villes de montagne dans les réseaux économiques, les réseaux d’échanges à courte, moyenne et longue distances, ainsi donc la question de leur implantation dans les réseaux de communications terrestre et fluviale. On pourra s’interroger alors sur le qualificatif de « marges » parfois utiliser pour désigner les zones de montagnes au sein des cités (Trément 2013) mais qui reste à discuter pour ne pas considérer la « marginalisation » actuelle des espaces d’altitudes dans les réseaux urbains, économiques et scientifiques en partant du principe que c’était déjà le cas pour les périodes anciennes2.

Dans ce contexte et pour marquer la fin de la première triennale (2019-2021) et le lancement de la seconde (2022-2024) d’un PCR3 justement centré sur un espace de moyenne montagne, le Limousin, il nous est apparu pertinent d’organiser une rencontre afin de confronter les méthodes, les observations et de nous interroger sur l’existence de spécificités de la ville en montagne, de la relation entre les villes et les montagnes avec notamment la question de la mise en valeur de ces dernières par les habitats groupés mais aussi leur accessibilité à travers la montagne et les contraintes associées. Il s’agira ainsi de s’interroger, entre autre, sur l’organisation spatiale de ces territoires et de leur structuration par les agglomérations (interfaces entre plaines et montagnes). Bien évidemment, une telle approche territoriale ne devra pas oublier que les agglomérations ne sont pas les seules formes d’habitat dans les montagnes et leur relation avec les sanctuaires et les habitats ruraux devront aussi être pris en compte.

Les objectifs du colloque sont multiples et plusieurs approches peuvent être envisagées dans le cadre des communications qui seront regroupées sous la forme de sessions en lien avec les thèmes suivants :

  • la confrontation d’approches méthodologiques : approche monographique ou approche territoriale, existence de contraintes spécifiques des recherches dans les zones de montagne ou simples variabilités des contraintes régionales, … ;
  • une approche territoriale : permettant de confronter les observations entre les différents massifs occidentaux, les relations des villes de montagne avec leur environnement archéologique notamment les axes de circulation, … ;
  • des études de cas : pour illustrer des situations particulières, des morphologies originales traduisant des adaptations notamment liées aux réalités topographiques parfois fortes ;
  • des approches thématiques, notamment en lien avec l’économie, la production artisanale ou agricole, l’exploitation des ressources du milieu : place des villes de montagne dans l’économie des cités, insertion dans les circuits commerciaux des villes de montagne, pastoralisme, extraction minière, …

Le cadre géographique envisagé de ce colloque, s’il est principalement centré sur les Trois Gaules et prend en compte, en premier lieu, les Pyrénées, les Alpes, les Vosges, le Jura et le Massif Central, n’en reste pas moins ouvert à l’ensemble de l’Occident romain, notamment aux montagnes ibériques, suisses ou italiennes.

Ce colloque, les débats et les rencontres entre spécialistes de l’habitat groupé qui l’animeront pourront aussi conduire à nous interroger, par exemple lors de la table ronde, selon les souhaits des uns et des autres, sur l’opportunité de constituer de manière formalisée un réseau de chercheurs sur l’habitat groupé antique, sur l’organisation que celui-ci pourrait prendre (association ?, sur les modèles d’AGER ou d’ATEG), ses ambitions (blog, cycle de colloques) et objectifs (base de données, grille descriptive) et les programmes de recherches nationaux ou européens qui pourraient en émaner.

Une table ronde, en fin de première journée, permettra d’engager des discussions ouvertes, sans thématique préalable, pour permettre des échanges plus dynamiques sur les habitats groupés et sur les Lémovices.

Modalités de contribution

  • Date appel à contribution : 1/07/2021
  • Clôture appel à contribution : 28/02/2022

  • Date réponse : 15/05/2022

Proposition de communication à réaliser sur : https://agglomontagne.sciencesconf.org/

  • Titre de la communication ou du poster (préciser)
  • résumé (200 mots)
  • mots-clés, noms, adresse courriel, qualité, institution(s) de rattachement.

Durée communication : 20 min

Langues des communications : français

Comité scientifique

(en cours de finalisation) 

  • Florian Baret (Univ. Tours, UMR 7324 CITERES-LAT)
  • Raymond Brulet (UCLouvain)
  • Maxime Calbris (UCA, EA 1001 CHEC)
  • Christophe Maniquet (Inrap, UMR 8546 AOrOc)
  • Martial Monteil (Univ. Nantes, UMR 6566 CreAAH)
  • Pierre Nouvel (Univ. Bourgogne, UMR 6298 ARTEHIS)
  • Antonin Nüsslein (CNRS, UMR 7044 ARCHIMEDE)
  • Isabel Rodà de Llanza (Université Autonome de Barcelone)
  • Aurélien Sartou (Eveha, EA 1001 CHEC)
  • Frédéric Trément (UCA, EA 1001 CHEC)
  • François Wiblé (Docteur, ancien archéologue du canton du Valais)

Comité d’organisation

Florian Baret (coord.), Maxime Calbris, Mylène Ferré, Jérôme Lachaud,Fabien Loubignac, Christophe Maniquet, Erwan Nivez, Aurélien Sartou et collaborateurs du PCRHaGAL.

Bibliographie indicative

Baret F. (2015) Les agglomérations « secondaires » gallo-romaines dans le Massif central, cités des Arvernes, Vellaves, Gabales, Rutènes, Cadurques et Lémovices. Ier s. av. J.-C. - Ve s. ap. J.-C. Thèse de doctorat sous la direction de F. Trément. Clermont-Ferrand : Université Blaise Pascal - Clermont-Ferrand II.

Baret F. (2016) Le réseau des agglomérations antiques dans les cités du Massif central (Arvernes, Vellaves, Gabales, Rutènes, Cadurques et Lémovices) entre le Ier s. av. J.-C. et le Ve s. ap. J.-C. Gallia 73 (2) : p.169‑212.

Baret F. et al. (2019) PCR HaGAL – Habitat Groupé Antique de la cité des Lémovices (2018 / 2019-2021), Rapport intermédiaire d’activités, Année 2019. Limoges : SRA Nouvelle Aquitaine.

Bozon P. et al. (1980) La moyenne montagne. Essai de définition, milieux physiques, typologie (Middle moutain, as a whole). Bulletin de l’Association de Géographes Français 468‑469 (Mars-avril 1980) : p.157‑172.

Calbris M. (en cours) Dynamiques du peuplement et formes de l’habitat dans le sud du Cézallier à l’époque romaine. Essai d’archéologie de la moyenne montagne. mémoire de thèse de Doctorat d’archéologie sous la direction de Frédéric Trément. Clermont-Ferrand : Université Clermont Auvergne.

Favory F. (2012) La dure condition des agglomérations secondaires. Les Nouvelles de l’archéologie 127 : p.40‑44.

Fray J.-L., Cornu P., Fournier P. eds. (2013) Petites villes en montagne, de l’Antiquité au XXe siècle : Europe occidentale et centrale. Clermont-Ferrand : Presses univ. Blaise Pascal.

Garmy P. (2012) Villes, réseaux et systèmes de villes. Contribution de l’archéologie. Paris : Errance.

Leveau P., Palet Martinez J.M. (2010) Les Pyrénées romaines, la frontière, la ville et la montagne. L’apport de l’archéologie du paysage. Pallas 82 : p.171‑198.

Leveau P., Rémy B. eds. (2008) La ville des Alpes occidentales à l’époque romaine. Grenoble : CRHIPA.

Monteil M. (2012) Contribution à l’étude des agglomérations secondaires des Gaules romaines. Les cités de l’ouest de la province de Lyonnaise (Bretagne et Pays de la Loire). HDR. Tours : Université François Rabelais.

Monteil M., Kasprzyk M. eds. (2017) Agglomérations, vici et castra du nord de la Gaule entre Antiquité tardive et début du haut Moyen Âge (IIIe - VIe s.). Paris : Gallia.

Rico C. (1997) Pyrénées romaines : essai sur un pays de frontière (IIIe siècle av. J.-C.-IVe siècle ap. J.-C.). Madrid : Casa de Velázquez.

Segard M. (2009) Les Alpes occidentales romaines : développement urbain et exploitation des ressources ‎des régions de montagne‎ (Gaule Narbonnaise, Italie, provinces alpines)‎. Publications du Centre Camille Jullian. Disponible sur : http://books.openedition.org/pccj/110 [juin 22, 2020].

Trément F. (2013) Quel modèle de développement régional pour le Massif Central à l’époque romaine ? Les Arvernes et leurs voisins du Massif central à l’époque romaine. Une archéologie du développement des territoires 2 (606‑607) : p.315‑340.

Venault S., Nouvel P. (2019) AggloCenE. Agglomérations antiques du Centre Est de la Gaule. Inventaire archéologique, cartographique et analyses spatiales. Projet Collectif de Recherche. Besançon : UMR Chrono-environnement. Disponible sur : https://agglocene.huma-num.fr/wp-content/uploads/2018/11/AggloCenE-2017.pdf.

Notes

1 : Différents colloques de géographie ont tenté de définir la moyenne montagne et ont mis en évidence les difficultés de l’exercice. Pour rappel, en 1980, P. Bozon, M. Derruau, A. Reffay, B. Valadas résumaient ainsi : « La « moyenne montagne » désigne tantôt un étage altitudinal, tantôt une montagne qui s’étend en majeure partie, sinon en totalité, dans l’étage en question. Dans la moyenne montagne, au moins aux latitudes moyennes, le gel actuel joue un rôle modéré ; l’érosion agricole est active et en conséquence les « rideaux » sont fréquents. Différents types de moyenne montagne peuvent être distingués suivant la combinaison de quatre facteurs : altitude, pente, degré d’isolement, cohésion de la société rurale (exemples pris dans le Massif Central français) » (Bozon et al. 1980). Ces questions intéressent aussi régulièrement les archéologues qui se heurtent souvent à des définitions variées et des réalités différentes d’un massif à l’autre notamment s’il s’agît d’un étage d’un massif de hautes montagnes ou d’un massif complet de moyennes montagnes, de l’histoire géologique et érosive de celui-ci conduisant à une extrême variabilité des formes topographiques et donc des réalités de l’implantation du peuplement.

2 : À propos des Alpes, P. Leveau constatait qu’« en fait, les Alpes n’ont été ni des marges résistantes à Rome ni des périphéries abandonnées à des vaincus qui y ont trouvé refuge. Ce développant l’idée de l’intégration des montagnes et de l’interdépendance avec la plaine, Peregrine Horden et Nicholas Purcell ont dénoncé à juste titre la présentation de la montagne en termes malthusiens par la géographie historique en général et par Fernand Braudel en particulier. La confrontation des paradigmes anthropologique et historique montre que l’invariant n’est pas l’opposition de la plaine et de la montagne mais le thème même de cette opposition. Le discours qu’il suscite obscurcit le débat plus qu’il ne l’éclaire » (Leveau in Leveau et al. 2008 : 395). Il pourra être intéressant de discuter de la conclusion à laquelle P. Leveau arrivé ensuite : « Envisagé sous cet angle, il est difficile de soutenir qu’un modèle de ville caractérise l’espace montagnard ».

3 : PCR HaGAL – Habitat Groupé Antique de la cité des Lémovices (dir. F. Baret).

Places

  • Université de Limoges, UFR LSH
    Limoges, France (87)

Event format

Full on-site event


Date(s)

  • Monday, February 28, 2022

Keywords

  • habitat groupé, agglomération antique, moyenne montagne, occident romain, réseau urbain

Contact(s)

  • Florian Baret
    courriel : florian [dot] baret [at] univ-tours [dot] fr

Information source

  • Florian Baret
    courriel : florian [dot] baret [at] univ-tours [dot] fr

To cite this announcement

« Ancient forms of grouped habitat in mountain zones: the case of the Gauls and peripheral regions », Call for papers, Calenda, Published on Monday, September 27, 2021, https://calenda.org/912820

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