HomeLes pratiques d’écriture en cours de langues anciennes dans l’enseignement secondaire et supérieur

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Published on Monday, November 08, 2021 by Lucie Choupaut

Summary

Le premier numéro de la revue de pédagogie des langues anciennes comportera un dossier thématique sur les pratiques d’écriture en cours de langues anciennes dans l’enseignement secondaire et supérieur. Il est également possible de proposer des contributions sur d’autres sujets qui prendront place dans une section intitulée Varia.

Announcement

Présentation du thème principal de ce numéro

Écriture et lecture sont deux activités majeures de l’enseignement des langues anciennes. Si la lecture et l’oralisation des textes ont fait récemment l’objet de plusieurs journées d’études et publications pédagogiques[1], il n’en a pas été de même pour les activités d’écriture, qui constituent pourtant un outil essentiel de la maîtrise de la langue et de la compréhension des textes en langues anciennes. Faire pratiquer l’écriture à l’élève en latin ou en grec peut être un levier pour lui permettre de :

  • s’approprier de nouvelles connaissances grammaticales et lexicales, et vérifier ses acquis ;
  • s’approprier de nouvelles connaissances culturelles et historiques, et vérifier ses acquis ;
  • s’approprier les modes spécifiques d’expression des différents genres littéraires ;
  • comprendre la structure d’un texte, accéder à son sens et mieux l’assimiler ;
  • entrer dans une démarche de recherche et d’ouverture culturelle ;
  • réfléchir aux échos de la culture et de la civilisation gréco-romaines dans notre société ou à leur influence sur elle ;
  • développer son expression et sa créativité.

L’écriture peut intervenir à différents moments d’une séquence d’apprentissage et sous des formes variées.

Sa forme la plus académique est celle de la traditionnelle version grecque ou latine. Mais il est possible, lorsqu’on manipule le texte dans sa langue d’origine, de procéder à des réécritures ou des reformulations indépendantes de la traduction, qui n’est qu’une fin, parmi d’autres, du travail de confrontation avec la langue ancienne.

La mise en français elle-même peut passer par plusieurs activités d’écriture, depuis le relevé de vocabulaire, le travail sur l’étymologie et l’analyse grammaticale de base, jusqu’à la traduction définitive, en passant par sa compréhension globale et sa traduction littérale sous forme d’une juxtalinéaire. Dans le cas d’œuvres poétiques, la traduction supposée “définitive” peut même n’être qu’une étape vers une traduction finale versifiée, avec toutes les adaptations et les compromis nécessaires au passage d’un système poétique à l’autre.

Mais l’acte de traduction (que ce soit sous la forme de la version ou du thème) n’est pas la seule activité d’écriture possible avec les langues anciennes. Celles-ci constituent aussi un support éventuel pour une correspondance épistolaire, notamment dans le cadre d’un échange international. Il n’y a alors nulle contrainte imposée par un texte source : seule demeure la nécessité de trouver des formulations justes et claires.

La rédaction de textes ou de portions de textes de fiction en grec ou en latin peut donner lieu à des ateliers d’écriture, comme on les pratique en français.

Le cours de langues anciennes est aussi l’occasion, en dehors de la traduction, d’activités d’écriture en français, en lien avec des éléments de culture et de civilisation antiques. La rédaction de paragraphes argumentés sur des sujets de cette nature mobilise et renforce ainsi les pratiques d’écriture mises en œuvre en cours de français.

Toutes ces activités d’écriture sont susceptibles d’être pratiquées sur un support papier ou numérique. Dans tous les cas, il importe que les approches proposées suscitent l’intérêt et la curiosité des élèves et entretiennent leur plaisir et leur motivation.

Les propositions de contributions pourront traiter de l’une ou de plusieurs des activités ci-dessus ; toute autre proposition pédagogique sera aussi bienvenue.

Recommandations

Quelques recommandations pour la rédaction des articles, qu’ils soient ou non en lien avec le dossier thématique.

Il s’agit de ne pas se limiter à la seule description d’une expérience pédagogique. Pour cela, on peut envisager les questions suivantes :

  • Quels étaient les objectifs visés, la méthodologie suivie ?
  • Qu’est-ce qui est en jeu dans ce type d’activité / de pratique (en termes de connaissances, de compétences) ? 
  • Quels ont été les éventuels obstacles rencontrés ?
  • Quels sont les résultats effectifs ?
  • Quel retour sur expérience ?
  • Quelles seraient les pistes pour favoriser le transfert à d’autres niveaux ?

Modalités de soumission

  • Longueur de la contribution : 50 000 caractères maximum espaces et notes comprises (= environ 15 pages Word, interligne 1,5, Times 12 pts).
  • Normes bibliographiques : selon les usages en vigueur pour la rédaction d’articles en sciences humaines et sociales (si vous souhaitez un modèle, n’hésitez pas à nous le demander).
  • Délai : pour le 1er numéro, les propositions de contributions sont attendues dès que possible et jusqu’au 31 décembre 2021. Les articles seront mis en ligne au fur et à mesure de leur acceptation et de leur mise en forme. Ils seront publiés en ligne sur le site de la revue avant d’être réunis en un numéro unique au printemps 2022.

Envoi des contributions et de toute question éventuelle à l’adresse suivante :

  • pedagogie-langues-anciennes@mailo.com

Modalités pratiques d'évaluation

Chaque proposition est lue par deux lecteurs dont un spécialiste de la langue concernée. Nous sommes attentifs à ce que la proposition de contribution présente la mise en œuvre d’une activité de classe et fasse état d’un retour d’expérience.

Comité scientifique

  • Vincent Bruni :  professeur de Lettres Classiques au collège Millevoye d’Abbeville ; Doctorant au laboratoire TrAme (UR 4284) de l’Université de Picardie-Jules-Verne d’Amiens. 
  • Philippe Cibois : professeur émérite de sociologie de l’université de Versailles – St-Quentin en Yvelines. Animateur du carnet de recherche La question du latin ; trésorier d’Arrête Ton Char
  • Séverine Clément-Tarantino : agrégée de lettres classiques, maîtresse de conférences en langue et littérature latines à l’Université de Lille, membre du laboratoire HALMA. Responsable de la licence 3 “Humanités et Sciences de l’Information” (HSI). Co-organisatrice, avec Peggy Lecaudé, du Séminaire pédagogique dédié aux langues anciennes (U. de Lille, HALMA et STL). Fondatrice du Circulus Latinus Insulensis (CLIO), et membre du projet AGLAE (Autour du Grec et du Latin actif ; Expérimentations). Vice-présidente de l’APLAAL.
  • Clémence Coget : agrégée de Lettres classiques, enseignante en lycée dans l’académie de Lille. Membre de l’APLAAL et de l’association Arrête Ton Char.
  • Marjorie Cohen : agrégée de Lettres classiques, professeur en collège REP dans l’académie d’Amiens. Membre de l’ICEM, de l’ADLAP et d’Arrête Ton Char.
  • Charles Delattre : professeur de langue et littérature grecque de l’Antiquité à l’Université de Lille et membre de l’UMR 8164 HALMA (directeur-adjoint). Organisateur du Kuklos Hellenikos et membre du projet AGLAE (Autour du Grec et du Latin actif : Expérimentations). Membre de l’APLAES (bureau).
  • Aline Estèves : agrégée de Lettres classiques, maîtresse de conférences en langue et littérature latines à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3, membre de l’UR 4424 CRISES (Centre de Recherches Interdisciplinaires en Sciences humaines et Sociales), co-responsable du séminaire pédagogique L’Antiquité en dialogue (UPV – CRISES)(https://alteretips.hypotheses.org/les-compte-rendus-des-seminaires/lantiquite-en-dialogue)
  • Thomas Frétard : agrégé de Lettres classiques, enseignant en collège dans l’académie d’Orléans-Tours ; doctorant rattaché au laboratoire CRISES (Centre de recherches interdisciplinaires en sciences humaines et sociales) de l’université Paul-Valéry Montpellier 3.
  • Julie Gallego : agrégée de grammaire, maîtresse de conférences en langue et linguistique latines à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour, laboratoire ALTER (fiche); responsable de la Licence de Lettres; enseigne le latin (méthode audio-orale, auteurs, version), la bande dessinée et la littérature de jeunesse. Membre des associations de langues anciennes ARELABOR, APLAES et Arrête Ton Char.
  • Benoît Jeanjean : professeur de latin à l’Université de Bretagne Occidentale (Brest) – membre de l’UR 4249 HCTI (Héritages et Constructions dans le Texte et l’Image) – vice-président de l’ARELA Bretagne, membre de l’APLAES et coordinateur du Projet LIBROS+.
  • Flore Kimmel-Clauzet : agrégée de Lettres classiques, Professeur de langue et littérature grecques à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3, membre de l’UR 4424 CRISES (Centre de Recherches Interdisciplinaires en Sciences humaines et Sociales), membre de l’APLAES et de l’ARELAM, co-responsable du séminaire pédagogique L’Antiquité en dialogue (UPV — CRISES)(https://alteretips.hypotheses.org/les-compte-rendus-des-seminaires/lantiquite-en-dialogue)
  • Peggy Lecaudé : agrégée de grammaire, maîtresse de conférences en langue et littérature latines à l’Université de Lille, membre du laboratoire STL. Co-organisatrice, avec Séverine Clément-Tarantino du Séminaire pédagogique dédié aux langues anciennes (U. de Lille, HALMA et STL). Membre du Circulus Latinus Insulensis (CLIO), et membre du projet AGLAE (Autour du Grec et du Latin actif : Expérimentations). 
  • Marjorie Lévêque : enseignante de Lettres classiques en collège et en lycée dans l’académie de Lille ; membre de l’association Arrête Ton Char.
  • Samuel Tursin : enseignant de Lettres classiques en collège dans l’académie de Lille ; membre de l’association Arrête Ton Char.
  • Géraldine Ben Salem-Zych : certifiée de Lettres classiques, professeure de LCA en collège dans l’académie de Versailles, et titulaire du Master FFE Formation de formateurs d’enseignants 1er et 2nd Degré Mention : Pratiques et ingénierie de la formation.

Note

[1] Voir par exemple Augé Dominique, Refonder l’enseignement des langues anciennes : le défi de la lecture, UGA éditions, Didaskein, 2019 [2013] ; Bastin-Hammou Malika, Fonio Filippo, Paré-Rey Pascale (éd.), Fabula Agitur, Pratiques théâtrales, oralisation et didactique des langues et cultures de l’Antiquité, UGA éditions, Didaskein, 2019 ; Estèves Aline, Kimmel-Clauzet Flore (éd.), La Lecture antique en V.O., UGA éditions, Didaskein, 2021 ; séminaire de recherche pédagogique de l’Université de Lille : https://halma.univ-lille.fr/nc/detail-event/seminaire-de-recherche-pedagogique-enseigner-le-latin-et-le-grec-comme-des-langues-vivantes/

Event format

Full online event


Date(s)

  • Friday, December 31, 2021

Keywords

  • pédagogie, langue ancienne, latin, grec ancien, littérature, culture, civilisation, langue, écriture, apprentissage

Contact(s)

  • Samuel Tursin
    courriel : pedagogie-langues-anciennes [at] mailo [dot] com

Information source

  • Samuel Tursin
    courriel : pedagogie-langues-anciennes [at] mailo [dot] com

To cite this announcement

« Les pratiques d’écriture en cours de langues anciennes dans l’enseignement secondaire et supérieur », Call for papers, Calenda, Published on Monday, November 08, 2021, https://calenda.org/917804

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