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Thursdays at the German Historical Institute

Les jeudis de l’institut historique allemand

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Published on Tuesday, October 12, 2021 by Lucie Choupaut

Summary

Le cycle de conférence des « jeudis l’Institut historique allemand » propose des discussions sur des sujets de l’actualité internationale en histoire dans le cadre d'un dialogue critique franco-allemand et vise à élargir l'horizon des connaissances au-delà des frontières professionnelles, géographiques, linguistiques et méthodologiques. Les conférences ont lieu au format hybride et bénéficient d'une traduction simultanée (allemand / français).

Announcement

Présentation

Le cycle de conférence des « jeudis l’Institut historique allemand » propose des discussions sur des sujets de l’actualité internationale en histoire dans le cadre d'un dialogue critique franco-allemand et vise à élargir l'horizon des connaissances au-delà des frontières professionnelles, géographiques, linguistiques et méthodologiques. Les conférences ont lieu au format hybride et bénéficient d’une traduction simultanée (allemand / français).

Le cycle de conférence des « jeudis l’Institut historique allemand » propose des discussions sur des sujets de l’actualité internationale en histoire dans le cadre d'un dialogue critique franco-allemand et vise à élargir l'horizon des connaissances au-delà des frontières professionnelles, géographiques, linguistiques et méthodologiques.

Informations pratiques

Les conférences ont lieu au format hybride et bénéficient d'une traduction simultanée (allemand/français). Pour participer à l’événement sur place merci de vous inscrire auprès de event@dhi-paris.fr. Pour participer en ligne, merci de vous inscrire sur la plateforme Zoom : les liens d’inscription sont indiqués ci-dessous pour chaque séance.

Pour plus d'informations : https://www.dhi-paris.fr/veranstaltungen/les-jeudis-de-liha.html

Programme

21 octobre 2021 | 18 heures

Susan Richter (université de Kiel), Un regard de chouette sur les nuits de Paris. Rétif de la Bretonne, diagnosticien de son époque

  • Commentaire : Judith Lyon-Caen (EHESS)
  • Conférence avec traduction simultanée (allemand / français).
  • Pour participer à la conférence en ligne, veuillez vous inscrire ici.

25 novembre 2021 | 18 heures

Silke Schwandt (université de Bielefeld), Méthodes numériques en histoire : la notion de « communities of practice » et la réflexion de la pratique scientifique

  • Commentaire : Émilien Ruiz (Sciences Po)
  • Conférence avec traduction simultanée (allemand / français).
  • Pour participer à la conférence en ligne, veuillez vous inscrire ici.

13 janvier 2022 | 18 heures

Nikolas Jaspert (université de Heidelberg), Les communautés de solidarité en terre étrangère : les confréries des Allemands en Europe occidentale à la fin du Moyen Âge

  • Commentaire : Patrick Boucheron (Collège de France)
  • Conférence avec traduction simultanée (allemand / français).
  • Pour participer à la conférence en ligne, veuillez vous inscrire ici.

27 janvier 2022| 18–20 heures

Felicitas Schmieder (université de Hagen), Autour de l’an 1500 : nouveau Monde, nouvelle cartographie ?

  • Commentaire : Axelle Chassagnette (université Lumière Lyon 2)

L’époque charnière autour de 1500 est considérée comme une césure, notamment en raison de l’exploration de nouvelles voies maritimes et de la « découverte » de l’Amérique. Les cartographes ont aussi dû y réagir. Mais ont-ils dessiné de toutes nouvelles cartes ou ont-ils trouvé dans l’obsolète de la place pour la modernité ? La conférence s’appuie sur des exemples pour discuter de l’avènement d’une époque d’expérimentations.

Conférence avec traduction simultanée allemand / français.

Inscription

10 février 2022 | 18–20 heures

Carola Lentz (université de Mayence), Mettre en scène la nation. Le jour de l’indépendance en Afrique de l’Ouest

  • Commentaire : Odile Goerg (université de Paris)

Les fêtes nationales – qui coïncident en règle générale dans les pays africains avec le jour de l’indépendance rappelant la naissance de l’État-nation – raniment périodiquement le sentiment d’appartenance à la nation. Le lever des couleurs et l’hymne national, les défilés et les discours, les spectacles culturels et les expositions mettent en scène la catégorie abstraite de la nation et la rendent tangible. Comment y représente-t-on les rapports entre l’unité nationale et les différences infranationales, en particulier l’ethnicité et l’appartenance régionale ? La conférence examine cette question à la lumière des jours de l’indépendance au Ghana et au Burkina Faso – deux États-nations dont l’hétérogénéité ethnique, le régime colonial et les types de développements politiques postcoloniaux diffèrent.

Conférence avec traduction simultanée allemand / français.

Inscription

17 février 2022 | 18–20 heures

Hillard von Thiessen (université de Rostock), L’Époque moderne : âge de l’ambiguïté ?

  • Commentaire : Lucien Bély (Sorbonne Université)

La faculté des acteurs à manier des contradictions normatives était particulièrement marquée pendant l’Époque moderne européenne. Les acteurs prémodernes avaient une plus grande tolérance envers les ambiguïtés que les modernes, ce qui les rendait capables de gérer les attentes de comportement très différentes qui émanaient des autorités séculières, des Églises confessionnelles comme de l’entourage social avec une intensité croissante. En ce sens, l’Époque moderne était un âge de l’ambiguïté – au demeurant précaire, car la manipulation pragmatique et casuiste des normes s’opposait aux idéaux de clarté et de pureté. La modernité a progressivement interprété l’ambiguïté culturelle comme un anachronisme à délaisser, mettant un terme à l’ère de l’ambiguïté – à laquelle n’a toutefois pas succédé une époque d’univocité.

Conférence avec traduction simultanée allemand / français.

Inscription

31 mars | 18–20 heures

Martin van Gelderen (université de Göttingen), Lire et écrire pour vivre : une histoire culturelle des journaux d’Anne Frank

Commentaire : Ivan Jablonka (université Sorbonne Paris Nord)

De nos jours, chaque information inédite sur Anne Frank fait sensation dans le monde entier. Les récentes révélations (des plus suspectes) sur le dénonciateur de la cachette d’Anne Frank et de sa famille ont déclenché un véritable scandale. Le journal d’Anne Frank est publié en 1947. Elle y décrit sa vie dans la cachette d’un immeuble sur cour, situé au bord du Prinsengracht à Amsterdam, dans laquelle sa famille habite entre juillet 1942 et août 1944. Au fil des 75 dernières années, la figure d’Anne Frank, ses écrits et la maison sont devenus des symboles. Ils jouent un grand rôle dans la culture mémorielle de la Shoah et de la Seconde Guerre mondiale aux Pays-Bas, mais aussi en Allemagne et aux États-Unis, et plus largement au niveau mondial.

Cette conférence se concentre sur le rôle d’Anne Frank en tant qu’écrivaine et lectrice. Elle s’intéresse à la manière dont la jeune fille, dans sa rencontre avec le monde de la littérature et tout particulièrement avec le travail innovant des autrices et auteurs néerlandais, crée dans ses journaux une vie d’écriture et de lecture qui l’aide à survivre. Ces deux activités lui permettent d’examiner certaines questions fondamentales de la vie d’une adolescente cachée, de partir en quête de son moi intérieur, d’accepter sa judéité et de trouver sa propre voie entre la culture allemande de ses parents et la richesse culturelle de la vie amstellodamoise.

Conférence avec traduction simultanée allemand/français.

Inscription : https://us06web.zoom.us/webinar/register/WN_RYDNA7WBS-Wl9_DozIDLFg

21 avril | 18–20 heures

Jürgen Osterhammel (université de Constance), Comparer et expliquer dans l'histoire globale

  • Commentaire : Alessandro Stanziani (EHESS)

Si l’on peut considérer que l’histoire globale a rencontré un grand « succès » dans les universités et dans l’opinion publique en Allemagne, en France et dans plusieurs autres pays, elle le doit à l’expérimentation libre de divers types et formes d’histoire globale, d’histoire mondiale et d’histoire transnationale. Après une phase pionnière, qui débute dans les années 1990, la question se pose de savoir si l’histoire globale se prête non seulement à raconter des histoires hautes en couleur, mais aussi à satisfaire aux exigences méthodologiques de la science historique. Est-elle, par exemple, capable d’apporter des éclairages convaincants sur des faits complexes ? Et quel sort réserve-t-elle à une méthode étroitement liée à la recherche d’explication, à savoir la comparaison ?

Conférence avec traduction simultanée allemand/français.

Inscription: https://us06web.zoom.us/webinar/register/WN_ZDZNQlUqQlmrs1pwYUnLQg

19 mai | 18–20 heures

Isabelle Deflers (université de la Bundeswehr Munich), « Philosophes en uniforme » : la pensée des Lumières sur l’armée, la guerre et la paix au XVIIIe siècle

  • Commentaire : Antoine Lilti (EHESS)

Les guerres impliquant l’Allemagne ont sévi au XVIIIe siècle pendant une bonne soixantaine d’années. Les représentants des Lumières ont donc été inévitablement confrontés à la machine de guerre, aux batailles, à la propagande et aux conséquences politiques de la violence guerrière. De leur côté, les officiers et les experts militaires, en tant que membres d’une élite formée, ont eux aussi été influencés par l’esprit des Lumières. Cependant, les interactions entre l’armée et les Lumières ont rarement été étudiées. Mon projet vise donc à déterminer dans quelle mesure les Lumières ont influencé la formation des officiers et des soldats, ainsi que la manière de faire la guerre ; comment les philosophes des Lumières et l’opinion publique en général réagissaient-ils à l’armée et au phénomène de la guerre et par quels moyens et par quels intermédiaires la circulation des idées s’effectuait-elle au quotidien. En sa qualité de « philosophe en uniforme », le Comte de Guibert permet de relever plusieurs caractéristiques des « Lumières militaires » dans une perspective franco-allemande et ainsi d’apporter quelques réponses à ces questions.

Conférence avec traduction simultanée allemand/français.

Inscription : https://us06web.zoom.us/webinar/register/WN_Mv6J038qSOi_NuFEb4ujDg

2 juin | 18–20 heures

Claudia Weber (université de Francfort-sur-l’Oder), Au-delà de la machine à mémoire. La Seconde Guerre mondiale entre réexamen et politique mémorielle

  • Commentaire : Olivier Wieviorka (ENS-Paris-Saclay)

La géopolitique fait l’histoire et l’histoire fait la mémoire. L’historienne Claudia Weber s’intéresse à la corrélation entre la redistribution du pouvoir politique en Europe et le changement du récit historique. Celui-ci est particulièrement perceptible dans les luttes d’interprétation sur la Seconde Guerre mondiale. Tandis que la politique mémorielle russe se démarque par une autre périodisation de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, des États comme la Pologne insistent sur la coopération entre dictatures et l’Europe de l’Ouest met la Shoah au centre de sa commémoration. L’« ouverture du passé » renferme à la fois une chance et un danger pour la discipline historique : elle permet de l’interroger à nouveaux frais, mais est aussi une porte ouverte à son instrumentalisation politique croissante.

Conférence avec traduction simultanée allemand/français.

Inscription : https://us06web.zoom.us/webinar/register/WN_JMNcWRalSzm_BrqW84mkww

9 juin | 18–20 heures

Andreas Reckwitz (université Humbodt de Berlin), La perte, ou l’autre facette du progrès

  • Commentaire : Paul-André Rosental (Sciences Po)

La société moderne repose sur des attentes positives vis-à-vis de l’avenir, qui se cristallisent dans des représentations du progrès. Le revers de la médaille est un oubli moderne de la perte : aucun lieu légitime n’est réservé aux expériences de perte faites par des individus ou des groupes et elles sont longtemps restées un sujet marginal pour les sciences sociales. La conférence souhaite esquisser une approche sociologique de la perte. Elle fait ressortir le paradoxe moderne entre la potentialisation de la perte, sa minimisation, et les pratiques pour la surmonter. En effet, les dynamiques de perte jouent un rôle considérable dans le changement social en particulier dans notre présent de la modernité tardive où les expériences de perte – entre perdants de la modernisation et réchauffement climatique – sont des thématiques de plus en plus présentes dans l’espace public.

Conférence avec traduction simultanée allemand/français.

Inscription : https://us06web.zoom.us/webinar/register/WN_2E95S_ExT0utOIB21PM-ow

Subjects

Places

  • Institut historique allemand 8, rue du Parc-Royal
    Paris, France (75003)

Event format

Hybrid event (on site and online)


Date(s)

  • Thursday, October 21, 2021
  • Thursday, November 25, 2021
  • Thursday, January 13, 2022
  • Thursday, January 27, 2022
  • Thursday, February 10, 2022
  • Thursday, February 17, 2022
  • Thursday, March 31, 2022
  • Thursday, April 21, 2022
  • Thursday, May 19, 2022
  • Thursday, June 02, 2022
  • Thursday, June 09, 2022

Keywords

  • conférence, hybride, France, Allemagne, histoire

Information source

  • Niels F. May
    courriel : presse [at] dhi-paris [dot] fr

To cite this announcement

« Thursdays at the German Historical Institute », Lecture series, Calenda, Published on Tuesday, October 12, 2021, https://calenda.org/921825

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