HomeCritical perspectives on the uses of the digital in education and training

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Critical perspectives on the uses of the digital in education and training

Perspectives critiques sur le numérique en éducation et formation

Political, social and economic issues, from design to usage

Enjeux politiques, sociaux et économiques, du design aux usages

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Published on Wednesday, October 20, 2021 by Lucie Choupaut

Summary

L’objectif principal du colloque RUNED 22 (Recherches sur les usages du numérique en éducation) est de mettre en dialogue les tendances et intérêts actuels des perspectives critiques dans le domaine du numérique en éducation et formation, depuis son design jusqu’à ses usages, en interrogeant ce processus sous l’angle des enjeux politiques, sociaux et économiques qui le sous-tendent. Dans cette perspective, ce colloque est avant tout une invitation à aborder le « numérique » en tant que phénomène hétérogène, au croisement du technique et du social, du matériel et du symbolique, de l’individuel et du collectif, du contemporain et de l’historique. Ce colloque souhaite aborder l’éducation et la formation dans la diversité des formes qu’elles peuvent prendre, en mettant à l’étude les différences qui distinguent les ordres et les programmes d’enseignement (école obligatoire, formation universitaire ou professionnelle, etc.), ainsi que les degrés et les contextes de formalisation de l’apprentissage (formel, non formel, informel, etc.).

Announcement

Présentation

RUNED 22 encourage à appréhender le numérique en éducation et formation par le prisme des relations et des rapports de pouvoir, notamment inégaux, entre les acteur·trice·s industriel·le.s, politiques, institutionnel·le·s, professionnel·le·s et sociaux·les, et au sein de ces différents groupes. Il s’agit donc de considérer la pluralité des acteur·trice·s qui concourent à configurer le numérique, depuis son design jusqu’à ses usages, incluant celles et ceux qui en sont exclu·e·s. Il s’agit aussi de mettre au jour les valeurs, les finalités et les intérêts divers, et souvent divergents, qui sous-tendent le numérique en éducation et formation, d’identifier ceux d’entre eux qui prédominent, et d’évaluer leur plus ou moins grande compatibilité avec les finalités d’émancipation et de démocratisation de l’éducation et de la formation. De ce point de vue, la pandémie de la COVID-19 constitue un cas d’étude pour les perspectives critiques du numérique en éducation et formation dans la mesure où elle met en exergue la difficile cohérence des politiques, des stratégies et des pratiques mises en œuvre par une multitude d’acteur·trice·s en fonction de leurs conditions, de leurs ressources, de leurs compétences et de leurs aspirations diverses et inégales.

Argumentaire

Dans la mesure où les perspectives critiques du numérique en éducation et formation peuvent être appropriées différemment selon les domaines et les objets d’étude pour lesquels elles sont mobilisées, le colloque RUNED 22 en propose un cadrage souple à partir de quelques balises, afin de mettre en lumière les enjeux politiques, sociaux et économiques qu’il recèle :

  • inscription du numérique dans son hétérogénéité constitutive ;
  • inscription du numérique dans les rapports éducatifs, formatifs et sociaux qui contribuent à le façonner et qu’il contribue à façonner réciproquement ;
  • inscription du numérique dans l’ambivalence des politiques, des stratégies et des pratiques industrielles, politiques, institutionnelles, professionnelles et sociales qui contribuent à sa configuration ;
  • inscription du numérique dans la pluralité des valeurs, finalités et intérêts qui le sous-tendent et dont il est le vecteur ;
  • inscription du numérique dans une finalité de justice sociale, d’émancipation (empowerment) et de démocratisation.

Axe 1. Enjeux politiques, sociaux et économiques du numérique en éducation et formation

Cet axe sera l’occasion de faire un état de lieux des questions vives et des objets d’étude privilégiés par les perspectives critiques du numérique en éducation et formation sur la base du cadrage critique fourni plus haut. En reprenant à notre compte le notion de « script » (Akrich, 1987), les valeurs, finalités et intérêts inscrits dans le numérique et les discours qui l’accompagnent, puis prescrits par eux, et auxquels les acteur·trice·s souscrivent à divers degrés, génèrent des négociations, des subversions et des conflits dont l’issue peut contribuer à maintenir, renforcer ou modifier les relations et les rapports éducatifs, formatifs et sociaux. Sur cette base, cet axe encourage, d’une part, à croiser des catégories d’analyse complémentaires telles que les politiques, les stratégies et les pratiques mises en œuvre par les acteur·trice·s ; d’autre part, à rendre compte de la variation de ces politiques, stratégies et pratiques en fonction du positionnement des acteur·trice·s. Pour structurer davantage ce vaste axe, nous le déclinons en trois sous-axes, tout en gardant en tête que leurs frontières sont poreuses et que les propositions pourront se situer à leur intersection :

  • sous-axe 1.1 : enjeux politiques du numérique en éducation et formation,p. ex., intérêts et valeurs priorisés par les politiques publiques ; injonctions qu’elles prescrivent aux acteur·trice·s éducatif·ve·s et formatif·ve·s et écarts avec les pratiques effectives de ces dernier·ère·s ; contrôle et surveillance des acteur·trice·s ; représentation et implication des acteur·trice·s dans la conception des technologies éducatives et dans l’élaboration des politiques ; hégémonie culturelle et transfert technologique vers les systèmes éducatifs et formatifs des pays en voie de développement ; traduction et singularisation des politiques nationales ou régionales en fonction des territoires auxquels elles s’appliquent ;
  • sous-axe 1.2 : enjeux sociaux du numérique en éducation et formation, p. ex., inégalités et injustices socionumériques ; biais et impensés issus des données et des choix de conception des technologies éducatives ; rhétoriques, imaginaires et idéologies ; bien-être et risques psychosociaux [cyberintimidation, sexting, addiction, etc.] ; éducation aux médias, au numérique et aux littératies ; articulations présence-distance de l’apprentissage et redistribution des tâches et des responsabilités qu’elles impliquent entre les enseignant·e·s, les apprenant·e·s, et les autres acteur·trice·s, notamment les parent·e·s ;
  • sous-axe 1.3 : enjeux économiques du numérique en éducation et formation, p. ex., configuration réciproque de l’offre et de la demande en technologie éducative ; logiques d’industrialisation et de marchandisation ; standardisation et automatisation des tâches et des services ; économie de l’attention ; stratégies de monopolisation des marchés éducatifs et formatifs ; marchandisation des données personnelles.

Axe 2. Épistémologie

Cet axe interrogera les implications des perspectives critiques sur l’activité de recherche et sur le métier de chercheur.e dans le domaine d’étude pluridisciplinaire qu’est le numérique en éducation et formation, à commencer par la gestion des dimensions épistémique, axiologique et praxéologique qu’implique la démarche critique. Il permettra d’envisager la force heuristique, les limites et les évolutions actuelles ou souhaitées de concepts mobilisés depuis longtemps ou plus récemment par les perspectives critiques du numérique en éducation et formation (p. ex., domination, émancipation, inégalités, capabilités, intersectionnalité, privilèges, design technique, usages, appropriation, etc.). Il sera aussi l’occasion de questionner la transversalité et la singularité des perspectives critiques selon les disciplines, les ancrages théoriques et les aires culturelles où elles se déploient. Finalement, cet axe abordera aussi l’histoire, les enjeux actuels et le devenir des perspectives critiques du numérique en éducation et formation.

Axe 3. Méthodologie

Cet axe explorera les différentes méthodes mobilisées par les perspectives critiques du numérique en éducation et formation. Il abordera leur potentiel, leur complémentarité et leurs limites, ainsi que leur distribution actuelle dans les disciplines qui concourent à ce domaine d’étude. Il donnera l’occasion de discuter de la portée des recherches longitudinales, ethnographiques, mixtes, ainsi que les instruments de collecte et d’analyse nécessaires à leur mise en œuvre. Pourront aussi être abordées les forces et les limites, ainsi que les enjeux éthiques, des données massives, du data-mining et des traces numériques de l’activité humaine, notamment en termes de capacité à représenter le réel et à soutenir de façon valide son interprétation. La numérisation et l’enrichissement des pratiques et des méthodes de recherche traditionnelles, ainsi que leur transformation potentielle pour l’étude du numérique en éducation et formation font également partie de cet axe.

À l’image de l’interdisciplinarité constitutive du domaine d’étude du numérique en éducation et formation, ce colloque encourage la participation de chercheur·e·s de toutes les disciplines qui y concourent (p. ex., sciences de l’éducation, sciences de l’information et de la communication, sociologie, anthropologie, psychologie, philosophie, géographie, didactique des disciplines, informatique, ingénierie, sciences cognitives, etc.). Il accueille les propositions qui se situent dans un ou plusieurs des (sous-)axes ci-dessus et qui indiquent de manière explicite en quoi elles les abordent de manière critique.

Modalités de soumission

Les propositions de communication doivent faire entre 300 et 350 mots, excluant les références, qui doivent être placées à la suite du texte. Elles peuvent être de nature théorique ou empirique. Une personne ne peut pas soumettre plus de deux propositions en tant que premier·ère auteur·e.

Chaque proposition sera évaluée en double aveugle suivant les critères ci-dessous. Les résultats de l’évaluation seront transmis aux auteur·e·s vers début décembre. Si, pour sécuriser un financement, vous avez besoin d’une évaluation accélérée de votre proposition, merci de nous écrire dès que vous l’aurez soumise pour nous le signifier. Les propositions soumises moins d’une semaine avant la date-limite de soumission ne pourront pas se prévaloir d’une évaluation accélérée.

Critères d’évaluation

  • Inscription explicite de la proposition dans au moins un des cinq (sous-)axes de l’appel à communications ;
  • Inscription explicite de la proposition dans une perspective critique ;
  • Problématisation de l’objet d’étude sur le plan social et/ou scientifique ;
  • Ancrage épistémologique et théorique de l’objet d’étude dans la littérature scientifique pertinente ; 
  • Clarté de la démarche méthodologique adoptée, si applicable ;
  • Démonstration de la contribution de la proposition à l’avancement des connaissances ;
  • Qualité de la langue écrite.

Soumettre une proposition

Les propositions de contributions doivent être soumises via Sciencesconf.org par le chemin : Soumission d’une proposition > soumettre une proposition avant le 15 novembre 2021.

Calendrier

  • 15 nov. 2021 : date-limite pour soumettre une proposition de communication
  • début déc. 2021 : réponse du comité scientifique
  • 5 fév. 2022 : date-limite d’inscription
  • 3-4 mai : tenue du colloque

Comité scientifique

  • Francis Bangou, professeur, université d’Ottawa, Canada, directeur, Groupe de recherche en langues et éducation (EducLang)
  • George-Louis Baron, professeur émérite de sciences de l’éducation, université Paris V René Descartes, France, président, Groupement d’intérêt scientifique Innovation, interdisciplinarité et formation (GIS2if)
  • Mathieu Bégin, professeur, université de Sherbrooke, Canada
  • Stéphane Bonnéry, professeur, université Paris-VIII Vincennes - Saint-Denis, France, chercheur, centre interdisciplinaire de recherche « Culture, Éducation, Formation, Travail » (CIRCEFT)
  • Fatima Bousadra, professeure, université de Sherbrooke, Canada, directrice, centre de recherche sur l’enseignement et l’apprentissage des Sciences (CREAS)
  • Périne Brotcorne, chercheure, centre interdisciplinaire de recherche Travail, État et Société (CIRTES), UCLouvain, Belgique
  • Éric Bruillard, professeur, université de Paris, France, directeur laboratoire Éducation, Discours, Apprentissages (EDA)
  • Jean-François Boutin, professeur, université du Québec à Rimouski (UQAR), Canada, chercheur, chaire de recherche en littératie médiatique multimodale
  • Isabelle Collet, professeure, université de Genève, Suisse, directrice Genre - Rapports Intersectionnels, Relation Éducative (G-RIRE)
  • Anne Cordier, professeure, université de Lorraine, France, chercheuse, centre de recherches sur les médiations (CREM)
  • Megan Cotnam-Kappel, professeure, université d’Ottawa, Canada, chercheuse CHangement, ENgagement et INnovation dans l’Éducation (CHENINE)
  • Bernard Coulibaly, professeur, université de Haute-Alsace, France, chercheur, laboratoire interuniversitaire en sciences de l’éducation et de la communication (LISEC)
  • Ann-Louise Davidson, professeur, université Concordia, Canada, directrice, Innovation Lab
  • Eric Delamotte, professeur, université de Rouen Normandie, France, chercheur, laboratoire Espaces et SOciétés (ESO)
  • Julie Denouël, professeure, université Rennes 2, France, chercheuse, centre de recherche sur l’Éducation, les Apprentissages et la Didactique (CREAD)
  • Christian Depover, professeur, université de Mons, Belgique
  • Olivier Dezutter, professeur, université de Sherbrooke, Canada, directeur, collectif de recherche sur la Continuité des apprentissages en Lecture et Écriture (Collectif CLÉ)
  • Pierre Fastrez, professeur, UCLouvain, Belgique, directeur, Groupe de Recherche en Médiation des Savoirs (GReMS)
  • Cédric Fluckiger, professeur, université de Lille, France, chercheur, Centre Interuniversitaire de Recherche en Education de Lille (CIREL), responsable de l’équipe Théodile
  • Patrick Giroux, professeur, université du Québec à Chicoutimi (UQAC), Canada, directeur, Laboratoire de formation et de recherche sur la littératie numérique
  • Artur Jorge de Matos Alves, professeur, université TÉLUQ, Canada, chercheur, Centre de Recherche Interuniversitaire sur la Communication, l’Information et la Société (CRICIS)
  • Salifou Koné, professeur, université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako, Mali
  • Nathalie Lacelle, professeure, université du Québec à Montréal (UQAM), Canada, titulaire, chaire de recherche en littératie médiatique multimodale
  • Thérèse Laferrière, professeure, université Laval, Canada, chercheure principale, Plateforme Échange, Recherche et Intervention sur la SCOlarité : Persévérance et réussitE (PÉRISCOPE)
  • France Lafleur, professeure, Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), Canada, chercheuse, Observatoire du Numérique en Éducation (ONE)
  • Normand Landry, Professeur, Université TÉLUQ, Canada, Titulaire, Chaire de recherche du Canada en éducation aux médias et droits humains
  • Vincent Liquète, Professeur, Université de Bordeaux – INSPE, France, Chercheur, Médiation, Information, Communication, Arts (MICA), responsable de l’axe Information, Connaissance et Innovation Numérique (ICIN)
  • Luc Massou, Professeur, Université de Lorraine, France, Chercheur, Centre de REcherches sur les Médiations (CREM)
  • Florent Michelot, Professeur, Université de Moncton, Canada Chercheur, Groupe de Recherche Interuniversitaire sur l’Intégration Pédagogique des Technologies de l’Information et de la Communication (GRIIPTIC)
  • Pierre Moeglin, Professeur émérite, Université Sorbonne Paris Nord, France, Fondateur, Laboratoire des Sciences de l’Information et de la Communication (LabSic)
  • Christian Ollivier, Professeur, Université de La Réunion, France, Directeur, Institut Coopératif Austral de Recherche en Éducation (ICARE)
  • Cathia Papi, Professeure, Université TÉLUQ, Canada, Directrice, Observatoire du Numérique en Éducation (ONE)
  • Didier Paquelin, Professeur, Université Laval, Canada, Titulaire, Chaire de Leadership en pédagogie de l’enseignement supérieur
  • Glorya Pellerin, Professeure, Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), Canada, Directrice, Unité de Recherche, de Formation et de Développement en Éducation en Milieu Autochtone (URFDEMA)
  • Daniel Peraya, Professeur honoraire, Université de Genève, Suisse, Chercheur, TEChnologies de Formation et Apprentissage (TECFA)
  • Pascal Plantard, Professeur, Université Rennes 2, France, Co-directeur, Groupe d’Intérêt Scientifique « Môle Armoricain de Recherche sur la SOciété de l’Information et les Usages d’INternet » (GIS M@rsouin), Chercheur, Centre de recherche sur l’éducation, les apprentissages et la didactique (CREAD)
  • Margarida Romero, Professeure, Université Côte d’Azur, France, Chercheuse, Laboratoire d’Innovation et Numérique pour l’Education (LINE)
  • Élisabeth Schneider, Professeure, Université de Caen Normandie, France, Chercheuse, Laboratoire Espaces et SOciétés (ESO)
  • Vivek Venkatesh, Professeur, Université Concordia, Canada, Titulaire, Chaire UNESCO en prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violents, Directeur, Centre for the Study of Learning and Performance (CSLP)

Subjects

Places

  • Pavillon J-A. Desève (DS) de l'UQAM
    Montreal, Canada

Event format

Full on-site event


Date(s)

  • Monday, November 15, 2021

Keywords

  • numérique, approche critique, éducation

Contact(s)

  • Simon Collin
    courriel : runed22 [at] sciencesconf [dot] org

Reference Urls

Information source

  • Nicolas Guichon
    courriel : nicolas [dot] guichon [at] univ-lyon2 [dot] fr

To cite this announcement

« Critical perspectives on the uses of the digital in education and training », Call for papers, Calenda, Published on Wednesday, October 20, 2021, https://calenda.org/923370

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