HomeTiers-lieux culturels : regards croisés entre chercheurs, professionnels et artistes

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Published on Wednesday, November 03, 2021 by Lucie Choupaut

Summary

Depuis quelques années, les pouvoirs publics français considèrent avec le plus grand intérêt ces nouveaux espaces d’activités et de services, connus désormais sous l’appellation de tiers-lieux, y voyant un potentiel inédit de reconquête économique au sein des centres villes, zones périurbaines, mais aussi rurales. Les appels à projet se multiplient, visant à accompagner ces dynamiques territoriales et permettre leur pérennisation. Ces espaces originaux placent souvent au cœur de leur projet le faire ensemble, le lien social et les initiatives collectives. Ce colloque s’inscrit dans une volonté de poursuivre ce travail, en ouvrant plus largement un espace de dialogue, d’échanges et de débats autour des tiers-lieux culturels dans une perspective résolument pluridisciplinaire.

Announcement

Argumentaire

Depuis quelques années, les pouvoirs publics français considèrent avec le plus grand intérêt ces nouveaux espaces d’activités et de services, connus désormais sous l’appellation de tiers-lieux, y voyant un potentiel inédit de reconquête économique au sein des centres villes, zones périurbaines, mais aussi rurales. Les appels à projet se multiplient, visant à accompagner ces dynamiques territoriales et permettre leur pérennisation. Ces espaces originaux placent souvent au cœur de leur projet le faire ensemble, le lien social et les initiatives collectives. Mais derrière cette appellation générique se dissimulent des réalités protéiformes. Parmi ces tiers-lieux, certains apparaissent comme des espaces culturels d’un genre nouveau, des inclassables. Formant un ensemble hétérogène aux identités mouvantes, ces tiers-lieux n’en incarnent pas moins des lieux de réinvention du possible, de rencontres, voire de doutes et d’expérimentations du rapport art-société. En Région Sud, certains existent depuis longtemps, à l’image de la Friche la Belle de Mai ; d’autres, plus récents, se proposent d’intégrer de nouvelles formes d’émancipation et de participation, à l’instar de la Fabulerie à Marseille, du Port des créateurs à Toulon ou du Hublot à Nice. Depuis mars 2020, au croisement d’approches issues des sciences de l’information et de la communication, de la sociologie ou encore des sciences de gestion et du management, et grâce au concours de la région Sud, le réseau de recherche Créamed4 réalise une étude empirique multidimensionnelle sur les reconfigurations et les transformations de la sphère culturelle territoriale induites par ces espaces inédits qualifiés de tiers-lieux culturels.

Ce colloque s’inscrit dans une volonté de poursuivre ce travail, en ouvrant plus largement un espace de dialogue, d’échanges et de débats autour des tiers-lieux culturels dans une perspective résolument pluridisciplinaire. Embrasser un tel objet d’étude sans la mise en regard de différents domaines d’expertise nous expose au risque d’une vision réduite, partielle et par trop simplifiée. Les fondements des tiers-lieux culturels seront questionnés, comme leur manière de se penser à la fois en utopies et fabriques de territoire, en lieux hybrides, alternatifs d’innovation, de cohésion, d’expérimentation, de culture numérique et de création. Au-delà des glissements sémantiques, ces espaces publics articulent les enjeux de création artistique et de développement économique en reconsidérant les formes de la production culturelle et en accompagnant les porteurs de projets. La diversité des problématiques et points de vue liés à leur périmètre d’action interrogent l’institutionnalisation, les gouvernances, le degré d’indépendance, les systèmes de gestion, les modèles économiques. En quoi les logiques entrepreneuriales et créatives coexistent ou s’entrechoquent ? Comment se pondèrent les forces actives dans le collectif au service des publics ? Quelle place pour les artistes, pour la professionnalisation ? Comment se pensent la direction artistique et l’identité de ces lieux ? Que dire de leur traitement médiatique ? Les qualités communicationnelles des tiers-lieux culturels ressortent comme un questionnement central : comment se construisent les rencontres physiques, les interrelations, les interactions avec l’écosystème social, culturel, institutionnel, territorial, et les logiques informationnelles propres au numérique, aux réseaux, à la technique ? La communication humaine rejoint la promesse de création que l’on retrouve dans ces espaces dédiés au partage, aux communs et à l’apprentissage par les pairs.

Axe 1 Identité, institutionnalisation, gouvernance

Coordination : Christian Gerini, Vincent Lambert et Franck Renucci

L’identité des tiers-lieux est liée au collectif, aux habitants, mais aussi aux personnes qui impulsent la dynamique d’action, la politique et la programmation. Que le management soit horizontal, vertical, montant ou descendant, il s’agit toujours d’un ensemble d’individus qui s’articule pour offrir la couleur, la sensibilité, la tendance qui constitue la singularité d’un tiers-lieu. En quoi l’identité de ces lieux est-elle tributaire des esthétiques qui s’y développent, des parcours qui cohabitent et co-activent le lieu ? Chaque tiers-lieu culturel s’inscrit au sein d’une multitude d’identités constitutives du paysage culturel à l’échelle d’une région ou d’un pays, et repose la question d’une définition même du concept : définition fluide, émergente, éphémère, à remettre sans cesse en question. Inscrit dans la complexité post-moderne, l’indéfinissable se trouve dans le paradoxe d’une ouverture et d’une grande difficulté d’identification. Comment se raconte le tiers-lieu culturel ? Quel récit se fait-il de lui-même dans sa petite histoire ? Le tiers-lieu a pris un poids considérable dans la manière de penser les territoires en France. Dans quelle mesure interagissent l’indépendance d’un lieu et ses degrés d’institutionnalisation ? La question financière, dont dépend la viabilité du lieu, met en question et implique d’expérimenter finement les utopies économiques de vie en commun. Mais ici aussi, les politiques territoriales et culturelles au milieu desquelles évoluent les tiers-lieux culturels invoquent la centralité de la communication : comment cohabiter ? Comment améliorer la communication au sein du milieu culturel et interroger les incommunications de ce milieu, et plus généralement du corps social ?

Axe 2 Des médias aux citoyens : tiers-lieux culturels et espaces publics

Coordination : Laura Huret, Nicolas Pelissier et Fabienne Soldini

D’un côté, les tiers-lieux culturels peuvent être appréhendés comme des espaces publics, c’est-à-dire des lieux d’échanges, de sociabilité, de mise en visibilité publique des créations et des idées, ainsi que de participation et de construction des publics. Situés bien souvent dans les centres-villes ou dans des quartiers urbains dits sensibles, et désormais en milieu rural, ils présentent des configurations variées en termes de ressources et d’activités proposées à ces publics. Comment questionner les enjeux sociaux, culturels et économiques de leur inscription dans des quartiers populaires et autres territoires périphériques ? Comment évaluer l’intégration de publics pensés comme éloignés de la culture consacrée ou de la reproduction d’un entre soi socio-culturel pouvant renforcer un processus de gentrification ? La coprésence des publics – dans une simultanéité spatio-temporelle ou dans des espace-temps séparés – qui caractérise les tiers-lieux culturels produit-elle une sociabilité effective ou au contraire des formes de conflits ? Incarnent-ils des espaces novateurs favorisant une démocratisation culturelle ?

D’un autre côté, les tiers-lieux culturels sont aussi des lieux spécifiques inscrits dans d’autres espaces publics plus vastes, du local au national, au sein desquels les médias, « de masse » ou plus « participatifs », jouent un rôle fondamental. S’ils ont longtemps été marginalisés par les médias mainstream, tel n’est pas le cas des médias dits « indépendants », « alternatifs » ou « libres », qui entretiennent souvent une relation privilégiée avec ces lieux d’expérimentation et de partage. Quelle place ont occupé et occupent encore ces « médias libres » au sein de l’écosystème des tiers-lieux culturels ? Quelles interactions développent-ils avec d’autres acteurs, composantes et partenaires de ces lieux ? Dans leur souci de rayonnement et de pérennité, privilégient-ils désormais les médias plus traditionnels, qui leur donnent davantage de visibilité dans l’espace public ? De fait, les médias libres demeurent des partenaires privilégiés qui contribuent à renforcer une identité construite autour du concept de « communs culturels », mais aussi des pratiques citoyennes telles que l’éducation aux médias et à l’information, dont les contributeurs à cet axe pourront questionner les enjeux et limites.

Axe 3 Artistes et entrepreneurs : accompagnement, professionnalisation, création

Coordination : David Galli, Isabelle Horvath et Émilie Pamart

Lieu hybride d’expérimentation, d’innovation sociale et de pratiques, le tiers-lieu culturel semble offrir un accompagnement à l’entrepreneuriat artistique et culturel. Ce syntagme nominal pose la problématique d’une tension entre logique de création et logique d’entreprise. Est-il l’expression d’un paradoxe désignant des « éléments contradictoires mais inter reliés – éléments qui semblent logiques pris isolément, mais absurdes et irrationnels lorsqu’ils surviennent simultanément (LEWIS, 2000, p. 760) » ? Au contraire, synthétise-t-il les deux dimensions de ce qui s’avèrerait plutôt une tension dynamique ? Peut-on parler d’artiste-entrepreneur ? Sous quelles conditions ? Comment équilibrer cette tension ? Quelle place pour la liberté de création dans un processus de structuration de parcours professionnel ? En quoi le tiers-lieu culturel peut-il devenir un dispositif d’apprentissage et d’accompagnement à la gestion de demandes perçues comme contradictoires ou conflictuelles ? Dans ces espaces d’apprentissage, de production et de diffusion, les artistes représentent l’un des usagers attendus du tiers-lieu culturel, aux côtés des artisans, entrepreneurs culturels, mais aussi des publics dans leur grande diversité. Comment le travail créateur cohabite-t-il avec d’autres modalités de productions artistiques et culturelles ? En quoi ces lieux peuvent-ils participer au système de professionnalisation artistique ? Dans quelle mesure peuvent-ils accompagner l’artiste dans son travail créateur, c’est-à-dire dans son « entreprise ardue, inquiète, parcourue par le doute sur la valeur du résultat (MENGER, 2009) » ? En quoi les tiers-lieux culturels représentent-ils pour l’artiste des espaces ressources, de formation, d’apprentissage et d’expérimentation dans le cadre de la mise en œuvre de leurs projets artistiques et des « initiatives entrepreneuriales » ? En quoi ces lieux participent-ils à la sécurisation de la carrière des artistes ? En quoi le passage par ces lieux peut-il « marquer » une carrière et une identité professionnelle ? Toute carrière dans la création est le fruit d’expériences de communication entre humains. Que dire, dès lors, des rencontres physiques entre artistes et entrepreneurs dans les tiers-lieux culturels ? De ces échanges au sein d’une même localité pour les corps, une certaine plasticité pourrait s’opérer dans les pratiques. Le tiers-lieu culturel fait apparaître l’enjeu de l’incalculable (STIEGLER, 2020) au moment où d’autres lieux tendent vers des logiques de la calculabilité. La création, inattendue, émotionnelle, cohabite avec des objectifs, attendus, présentés comme rationnels. De ces nouvelles relations surgiront alors peut-être d’autres travaux et questionnements, comme la « recherche-création » qui prend appui sur la singularité et la communication des corps plutôt que la quantification et les données informationnelles.

Axe 4 Territoires, lien social, communs

Coordination : Linda Idjeraoui-Ravez, Matina Magkou, Maud Pelissier et Paul Rasse

Faisant l’objet d’une prise de conscience collective sur la richesse qu’ils incarnent, les tiers-lieux culturels servent de substrat à l’enracinement de projets culturels de développement local originaux. Par opposition au concept d’aménagement du territoire, planifié depuis le haut par l’État technocratique dans la perspective de réalisations gigantesques, le développement local concerne de petits projets à la rentabilité aléatoire, souvent dans des zones isolées, en déshérence, faute d’industries de pointe ou d’atouts touristiques exceptionnels, susceptibles d’intéresser les grands investisseurs institutionnels. Il s’efforce d’associer les populations dans leurs différentes composantes (élus locaux, acteurs économiques et culturels, associations...), de recenser les potentialités, techniques, humaines, économiques, culturelles d’un territoire, de fédérer les ressources et les initiatives, pour les mettre en synergie et les dynamiser. Les tiers-lieux comme projets culturels font émerger une représentation forte et originale du territoire, dans une perspective culturelle (identitaire), économique (développer des activités nouvelles), sociale (créer de l’emploi, permettre aux populations de vivre sur place), d’amélioration de la qualité de la vie (aménagement et protection de l’environnement, sociabilité, entraide et loisirs...). Ils sont associés à un effort de construire un projet de société nouveau se démarquant d’une marchandisation croissante de toutes les formes d’expériences culturelles. Fort de ces constats, peut-on dire que les tiers-lieux culturels incarnent une nouvelle économie politique ? Et dans cette hypothèse, quelles sont les conditions d’exploitation de la valeur sociale créée par la communauté attachée à ces espaces ? Comment l’appartenance des membres à une communauté est-elle mise à profit dans la pratique ? Est-ce que ces lieux incarnent des nouvelles formes de communs à l’échelle territoriale ? Quelles en sont alors les modalités de gouvernance ? Quel est le rôle de la participation citoyenne ? Est-ce qu’ils incarnent une nouvelle façon de penser la culture en commun(s) ? Cet axe pourra être l’occasion de faire le point sur les tiers-lieux culturels vus comme des initiatives de développement local, analysées à partir des problématiques de communs culturels et de sociabilité. Nous nous intéresserons à des études de cas issus du territoire français, mais aussi internationaux ainsi qu’aux réflexions plus théoriques et conceptuelles sur la nouvelle façon de faire ensemble et repenser la culture en commun.

Propositions de contribution

Ce colloque est ouvert aux propositions de chercheurs issus de toutes les disciplines scientifiques. Mais l’appel concerne aussi les écrits ou témoignages d’artistes, entrepreneurs, ingénieurs, artisans, directeurs, ainsi que les propositions de citoyens qui observent et pratiquent les activités au sein des tiers-lieux culturels. Les propositions s’inscriront dans l’un des quatre axes de recherche issus des deux années de travail préparatoire animées par le groupe de recherche Créamed, en collaboration étroite avec les acteurs des tiers-lieux culturels partenaires. Afin d’apporter des éclairages théoriques, méthodologiques et empiriques multiples, les contributions s’appuieront sur des terrains aux dimensions régionales, nationales ou internationales.

Modalités de soumission

Veuillez déposer votre proposition anonymement sur notre site : tierslieuxculturels.fr

Date limite : 30 novembre 2021

Les propositions de maximum 5 000 signes, espaces compris, inscrites dans l’un des quatre axes, présenteront l’objectif, la problématique, le cadre théorique, le terrain, la méthodologie et les premiers résultats. En outre, une bibliographie indicative accompagnera les travaux présentés.

Nous accueillons aussi les propositions reçues en d’autres langues que le français, dans la mesure où elles s’accompagnent d’un résumé en français. Le comité scientifique étudiera et évaluera toutes les propositions en double aveugle. Des formes moins académiques pourront être présentées par des professionnels du secteur ou des artistes.

Courriel du colloque : tlc@creamed.fr

Calendrier

2021

  • 1er octobre, parution de l’appel sur le site tierslieuxculturels.fr ;
  • 15 octobre, ouverture de la plate-forme de dépôt ;
  • 30 novembre, fin de réception des propositions ;
  • 20 décembre, réponses aux propositions ;

2022

  • 17-18 mars, colloque à Toulon ;
  • 15 juin, dépôt des textes en vue de la publication ;
  • 1er septembre, réponses aux textes après sélection.

Les actes seront publiés aux éditions l’Harmattan, dans la collection Communication et civilisation. 

Comité scientifique

  • Nicolas Aubouin
  • Vasilis Avdikos
  • Philippe Bonfils
  • Isabelle Brianso
  • Franck Cormerais
  • Jean Davallon
  • Gaëlle Dechamp
  • Michel Durampart
  • Sandrine Emin
  • Marisol Facuse
  • Anne Gagnebien
  • Lucia Granget
  • Maria Francesca De Tullio
  • Elizabeth Gardere
  • Philippe Henry
  • Margot Leclerc
  • Mickaela Le Meur
  • Fabienne Martin-Juchat
  • Alexandra Saemmer
  • Nathalie Schieb-Bienfait

Bibliographie indicative

Ancel Pascal, Pessin Alain (2004). Les non-publics. Les arts en réception, T.1 & T.2, Paris, L’Harmattan (coll. Logiques sociales).

Atton Chris (2015). The Routledge Companion to Community and Alternative Media, Londres, Routledge.

Avdikos Vassilis, PETTAS Dimitris (2021). The new topologies of collaborative workspace assemblages between the market and the commons, Geoforum, n° 121, p. 44-52.

Becker Howard (2006). Les mondes de l’art. Paris : Flammarion, Champs

Besson Raphaël (2017). « Rôle et limites des tiers-lieux dans la fabrique des villes contemporaines », Territoires en mouvement, revue de géographie et aménagement, vol. 34.

Besson Raphaël (2018). « Les tiers-lieux culturels. Chronique d’un échec annoncé », L’Observatoire, vol. 52, n° 2, p. 17-21.

Besson Raphaël (2018). « Fab Labs. Pour aller plus loin », La Lettre de l’OCIM. Musées, Patrimoine et Culture scientifiques et techniques, n o177, p. 36-41.

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Places

  • Toulon, France (83)

Event format

Full on-site event


Date(s)

  • Tuesday, November 30, 2021

Keywords

  • tiers-lieu culturel, gouvernance, média, espace public, artiste, entrepreneuriat culturel, territoire

Contact(s)

  • Matina Magkou
    courriel : tlc [at] creamed [dot] fr
  • Vincent Lambert
    courriel : Vincent [dot] LAMBERT [at] univ-cotedazur [dot] fr

Information source

  • Matina Magkou
    courriel : tlc [at] creamed [dot] fr

To cite this announcement

« Tiers-lieux culturels : regards croisés entre chercheurs, professionnels et artistes », Call for papers, Calenda, Published on Wednesday, November 03, 2021, https://calenda.org/931184

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