Home« Année zéro », tourisme post-covid-19 : mobilité, frontières, changements et soutenabilité

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Published on Friday, February 04, 2022

Abstract

La grave crise dans laquelle nous sommes depuis bientôt deux ans a bouleversé le tourisme. Pour comprendre ce que sera dans l’après crise sanitaire le tourisme, voire le post tourisme, il faut essayer d’en comprendre les impacts et les réponses qui seront données à cette situation inédite, du moins pour le tourisme. Ce genre de préoccupations relève de la prospective et il nous manque sûrement d’outils de réflexions, voire de clairvoyance, pour y répondre. Une voie complémentaire consistera à se pencher sur les présupposés, ce qui apparaissait avant la crise en terme de mutation du tourisme, pour les analyser et y discerner des lignes directrices. Aussi la crise sanitaire, doublée d’une crise climatique à plus long terme, pourra être analysée comme un accélérateur de la transition qui marque ce début du XXIe siècle. C’est cet ensemble de considérations que nous proposons à votre réflexion dans le cadre ce colloque. Et ce en explorant les aspects scientifiques et pratiques de la question qui nous est posée.

Announcement

Argumentaire

Moins d’une année après la publication de l’ouvrage : "L’impact sociétal de l’aménagement touristique, acceptabilité, prise en compte, recevabilité et long terme" aux éditions L’Harmattan, le 4 juin 2021, nous souhaitons faire un état des lieux de l’impact économique et sociétal de la crise sanitaire du coronavirus sur l’industrie touristique. La réponse des différents opérateurs de la chaîne de valeur du tourisme (hébergement, restauration, Tour-opérateurs, agences de voyages, transports touristiques et locations de véhicules, etc.) à ce « temps suspendu » sera vraisemblablement représentative des aspirations de la société post-pandémie et permettra de dessiner les contours de « l’après ».   

La grave crise dans laquelle nous sommes depuis bientôt deux ans a bouleversé le tourisme. Pour comprendre ce que sera dans l’après crise sanitaire le tourisme, voire le post tourisme, il faut essayer d’en comprendre les impacts et les réponses qui seront données à cette situation inédite, du moins pour le tourisme. Ce genre de préoccupations relève de la prospective et il nous manque sûrement d’outils de réflexions, voire de clairvoyance, pour y répondre. Une voie complémentaire consistera à se pencher sur les présupposés, ce qui apparaissait avant la crise en terme de mutation du tourisme, pour les analyser et y discerner des lignes directrices. Aussi la crise sanitaire, doublée d’une crise climatique à plus long terme, pourra être analysée comme un accélérateur de la transition qui marque ce début du XXIe siècle. C’est cet ensemble de considérations que nous proposons à votre réflexion dans le cadre ce colloque. Et ce en explorant les aspects scientifiques et pratiques de la question qui nous est posée.   

D’abord il y aurait à prendre en compte les éléments de permanence. L’intangible. Le tourisme tel qu’il était jusqu’en 2020 aura laissé une culture professionnelle, des aménagements devenus colossaux, des modalités de consommation qui perdureront bien au-delà de ce qui se passe aujourd’hui en termes de restrictions (voire d’immobilisation et d’annulation) souvent aléatoires de voyages de loisirs ou d’affaires. Mais le secteur ne pourra sortir de la crise que profondément bouleversé tant ces bases en apparence solides apparaissaient déjà fissurées. Fermetures de stations de ski par exemple. Sous-emploi des équipements. Licenciements secs d’employés saisonniers souvent précaires. Non réembauche d’une main-d’œuvre frappée par l’ubérisation. Financiarisation du secteur. Mégalomanie de certains projets. Ignorance de l’empreinte carbone des mobilités touristiques, etc. Les fragilités du tourisme, qui semblaient pouvoir être ignorées, sont d’un seul coup devenues insurmontables. D’où l’émergence de scenarii, entrecroisés, que nous rappelons pour nourrir vos réflexions.   

Le premier qui vient à l’esprit, dans une forme de « bon sens » serait celui de l’émergence de nouvelles proxémies. Il apparaît en effet que la crise sanitaire a développé les loisirs de proximité. Cela d’ailleurs entrant dans le cercle vertueux de la baisse de consommation de CO2, donc dans la lutte contre le réchauffement climatique. Ces proxémies vont-elles l’emporter désormais sur les voyages lointains ? C’est même la question du lointain (au sens d’international par exemple) qui semble interrogée. En d’autres termes, le tourisme domestique, qui a connu en 2020 une flambée parfois compensatrice des pertes de la clientèle internationale, va-t-il se substituer à cette dernière ? Pour le Maroc, qui nous accueille lors de ce colloque, cela représenterait une révolution économique. Socialement, l’amplification des flux internes de loisirs, telle qu’anticipée par Mohamed Berriane, à condition qu’elle n’ait pas été fragilisée économiquement par l’actuelle pandémie, consoliderait l’émergence d’une classe moyenne. Un phénomène de vases communicants, qui pourrait symboliser le renforcement d’une société de consommation accédant aux aménagements de loisirs, jusqu’à présent réservés aux voyageurs étrangers venus des pays riches. Mais des aspects plus problématiques, comme le décalage qui entre l’offre existante et la demande domestique, pourraient apparaître. Nous pensons aux golfs, aux marinas, etc., et ce quelle que soit la prégnance de l’occidentalisation qui marque la classe moyenne marocaine, qui pour une partie non négligeable vit (ou vivait) des revenus touristiques internationaux, directement ou indirectement, en y travaillant et/ou en y ayant investi. Pas sûr donc que la péréquation s’opère facilement dans un contexte particulier au Maroc, comme dans celui d’autres grandes destinations, qui est (ou était) celui de l’affirmation d’un modèle monétariste basé sur les rentrées de devises tirées d’une mono-activité exportatrice : le tourisme international.

Bien entendu, si les épisodes pandémiques répétitifs devaient s’atténuer, du fait en partie de la réussite de la vaccination et en particulier d’une baisse des voyages internationaux, resterait à prendre en compte le contexte du dérèglement climatique pour le plus long terme. Celui-ci a jusqu’à présent été traité trop souvent, par l’industrie touristique en particulier, sous la forme d’un facile green washing. Certes pour des raisons financières, les investissements semblaient disproportionnés à assumer au regard de la baisse structurelle des prix, même si des projets « lourds » d’aéroports, de marinas, d’artificialisations d’espaces littoraux et montagnards faisaient déjà problème, et suscitaient de fortes oppositions, dans le monde d’avant la pandémie. Non pas que des solutions n’aient pas été en vue. Nous nous souvenons que lors de la COP 23 de Marrakech l’idée de transformer les pays dits du « Sud », soit ceux du soleil, en puissantes centrales solaires exportant leur électricité vers les pays moins favorisés dits du « Nord » apparaissait comme envisageable dans le futur proche. Aujourd’hui elle est proposée comme une solution « miracle » de substitution aux voyages touristiques internationaux en berne par certains opérateurs énergétiques. À supposer que les voyages lointains ne puissent retrouver leur niveau exceptionnel du début du XXIe siècle, cela permettrait une simple péréquation, consistant à vendre à l’exportation le trop plein de soleil sous la forme d’un produit dérivé, de l’électricité issue d’une énergie renouvelable, qui viendrait se substituer, comme ressource, à l’héliotropisme touristique. Pourquoi pas ? Car en apparence un tel processus relèverait de la gestion responsable et durable. Si ce n’est que l’acheminement sur de longues distances de cette énergie n’a pour l’instant pas trouvé de solutions techniquement et économiquement viables.

Mais à supposer que l’on puisse dépasser le verrou technique, c’est alors que surgiraient de nouvelles problématiques. Certes dans le contexte de montée des extrémismes religieux, le tourisme était apparu comme un maillon faible en matière de sécurisation in situ. Dès lors que les touristes ne voyageraient plus (ou moins) dans les pays du Sud, proches des foyers de sédition, il semblerait évident que l’on y gagnerait en sécurité civile. Et il est vrai que sécuriser des centrales solaires installées en plein désert semble plus aisé à réaliser que d’assurer la sécurité de voyageurs étrangers cibles potentielles. Mais ce serait aussi une manière de ne pas répondre au problème récurrent, celui des inégalités nord-sud, que les échanges touristiques internationaux, sans les atténuer fondamentalement, contribuaient à amoindrir. Ainsi la baisse des revenus touristiques internationaux, donc ceux fournis par un secteur tertiaire à haute valeur ajoutée, pourrait-elle être effectivement compensée par la vente d’un produit de base (à plus faible valeur ajoutée) comme l’électricité ? On sait par l’analyse de ce qui se passe chez les grands pays exportateurs de pétrole (ceux dont les élites bénéficient de l’actuelle manne énergétique) que la rente freine le développement de toute activité concurrente, et en particulier celle du tourisme international. Le secteur pourrait se voir ainsi sur-pénalisé, selon le principe de la double peine. Mais ce sont aussi les échanges culturels qui pourraient pâtir de la réduction des voyages. Finalement le tourisme est une modalité centrale de ces échanges. On peut en critiquer la dysmétrie (une forme d’inégalité postcoloniale est souvent invoquée) qui persiste dans le rapport touristique Nord Sud. Donc des rapports de domination qui ne sont pas sans échos dans la montée des extrémismes. Mais le modèle véhiculé, aussi imparfait fut-il, aura fait du tourisme l’un des principaux vecteurs de la diffusion de la modernité. Celle-ci aura percolé par bien des canaux, ceux des revenus et des emplois salariés fournis par le secteur, ceux du modèle de consommation et de comportement, ceux de la sécularisation et de la libération des mœurs. Tout cela aura bien entendu consisté en l’exportation de la confrontation entre modernité et tradition des pays les plus riches vers pays les plus pauvres. Mais finalement, on peut s’interroger sur le fait de savoir, s’il y avait-il une autre voie que celle de cette mondialisation par l’uniformisation des modes de vie ? Indéniablement elle aura porté atteinte aux traditions (en même temps qu’elle court-circuitait leurs « circuits courts »), qui forment un des attraits du voyage culturel (attrait paradoxal puisque leur mise en produit débouche sur leur destruction !), mais en révélant les archaïsmes les plus choquants, ceux que le touriste expérimente lors de son séjour, elle leur aura aussi enlevé tout crédit.

On voit qu’à ce jour il est bien difficile de se faire une idée claire de ce que sera demain concernant le tourisme. On navigue à vue, au sens où l’on serait dans un épais brouillard sans savoir ce qu’il cache. Les seules certitudes que l’on a portent sur le fait qu’il représente un secteur dont la flexibilité n’a jamais cessé de se renforcer et qui montre de fortes capacités d’adaptation et de résilience, avec bien entendu des différences en fonction de la lourdeur des investissements (de leur éco responsabilité ou de son absence). Ainsi le « gigantisme » qui a marqué la croisière ces vingt dernières années sera-t-il encore tenable ? Ce que l’on sait est qu’il est un secteur propice aux initiatives et qu’il a été particulièrement réactif à l’arrivée des NTIC (on pense à l’ubérisation et à Airbnb), faisant preuve de grandes capacités d’adaptabilité et d’innovation.  

Le tourisme ne mourra sans doute pas de cette crise profonde liée à une conjonction de facteurs structurels et conjoncturels, dans laquelle il a aussi sa part de responsabilité, comme vecteur du virus et consommateur d’énergies fossiles. Il en ressortira sans doute profondément transformé dans une société où déjà avant la pandémie se posait la fameuse question de l’après-tourisme. Le localisme, né de la proxémie des échanges résiduels, en sortira sans doute renforcé sans pour autant devenir une modalité exclusive, mais c’était déjà le principal mode de fréquentations de loisirs. Si le voyage immobile, celui réalisé par procuration et au moyen (mais pas uniquement) des NTIC devait se substituer en partie aux voyages les plus lointains, nul doute alors que c’est aussi la connaissance de l’autre par l’expérience directe, in situ, qui au final s’estomperait, avec les conséquences que l’on présume sur la montée des particularismes locaux par ignorance croissante de l’altérité. Si un monde replié sur lui-même devait succéder au monde (partiellement et imparfaitement) ouvert que nous avons connu, il n’est pas dit qu’il en sortirait pacifié. Bien au contraire il pourrait relever des pires dystopies nationalistes et extrémistes, celles mêmes que l’utopie touristique, d’un paradis terrestre sécularisé, se proposait d’éradiquer… bien imparfaitement s’entend et non sans ambigüités.

Le colloque comprendra trois conférences plénières qui seront respectivement animées par :

  • Professeur BACHIMON Philippe, Université d'Avignon (France)
  • Professeur BOUJROUF Said, Université Cadi Ayyad, Marrakech (Maroc)
  • Professeur HERBERT Vincent, Université du Littoral Côte d’Opale (France)

Au cours de ce colloque, plusieurs questions seront abordées. Ainsi, le comité scientifique propose aux chercheurs, doctorants et professionnels d’organiser leurs contributions autour des questionnements suivants :

  • Est-ce que la « croissance responsable » n’est pas un oxymore en soi ? La durabilité n’est-elle pas ancrée sur la croissance infinie, plus lente, mais qui maintient les mêmes fondements que les adeptes de la décroissance cherchent à freiner ? Comment de nouvelles pratiques de loisirs, telles que le "slow tourisme" ou le « locatourisme », émergent dans le contexte épidémique et remplacent les anciennes ? Est-ce que ces « bonnes pratiques » vont contribuer au retour à la normale ou le transformer ?
  • Les plateformes collaboratives qui relient directement clients et hébergeurs à domicile (Airbnb, Wimdu et Housetrip, etc.) contrôlent une partie non négligeable de la demande qui échappe aux formes d’hébergement commercial classiques. Or, les politiques publiques continuent à ignorer ce changement, en privilégiant le tropisme balnéaire et le fonctionnement de type fordiste (Berriane, 2020). Dans le contexte mondial actuel, provoqué par l’irruption de la COVID-19, les enjeux soulevés par l’immobilisme touristique planétaire ne sont pas sans effet sur les plateformes de location de biens meublés touristiques, ni sur les hôtes sur lesquels elle s’appuient pour fonder leur modèle économique et leur fonctionnement (Piganiol, 2021). Quelles sont les stratégies mises en place par ces plateformes pour s’adapter aux conséquences du non-déploiement de l’activité d’hébergement des touristes ?
  • La crise engendrée par la pandémie de la COVID-19 a eu pour effet l'accélération du « capitalisme numérique ». Ce nouveau « capitalisme de plateforme » basé sur les technologies de l’information et mené par les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft), oblige à de nouveaux modes de vie sans commune mesure avec celle que nous menons d'habitude. Ces préoccupations sont au cœur de cet axe de recherche qui interroge les effets des technologies innovantes (réalité virtuelle, intelligence artificielle, robotique, etc.), permettant de générer, de personnaliser et de livrer, avec une originalité croissante, de nouveaux produits, services et prestations touristiques, sur la structure et le fonctionnement des chaînes de valeur touristiques ;
  • Les stratégies en matière de prix, de produits, de territoires, etc. : à l’exemple de l’adaptation de l’évènementiel touristique, particulièrement touché par la crise (annulation ou report des grands festivals et manifestations, interdiction des rassemblements publics dans de nombreux pays), qui réagit avec des politiques de tarifs et de labellisations professionnelles et sanitaires et une accélération vers la numérisation des procédures et des évènements (webinaires, webcasts, manifestations hybrides, etc.). Les réactions des territoires pour promouvoir ces nouvelles formes organisationnelles ;
  • Dans un contexte d’incertitudes pesant sur l'économie mondiale, de nombreux facteurs conduisent au développement de la résilience, c’est-à-dire à des actions ne se limitant pas à des mesures déterministes, mais visant plutôt le développement d’une « aptitude à s’adapter » à divers futurs possibles (Bériot, 2013). La résilience de l’industrie du tourisme (maintes fois éprouvée par le passé) liée à la forte diminution de l’utilisation des transports et de la fréquentation (paralysie quasi totale du trafic aérien international depuis le mois de mars 2020, réduction de flotte long-courrier et fermeture de lignes déficitaires, réservations en baisse, etc.), est-elle perçue comme une approche « bottom-up » de l'adaptation qui vise à penser et à entreprendre un changement de paradigme du tourisme de masse ? Quelles évolutions comportementales envisager ? Comment les gestionnaires doivent-ils anticiper ? Comment envisager le temps où la COVID-19 n’aura plus d’impact dans toutes les sphères sociales et économiques ?
  • Selon le Conseil mondial du voyage et du tourisme, le secteur du tourisme employait plus de 24,7 millions de personnes en Afrique en 2019 (WTTC, 2021). La pandémie de la COVID-19 a provoqué une crise sans précédent pour cette industrie tant au niveau macroéconomique que microéconomique, sur divers segments de la société et dans des contextes nationaux variés (États fragiles, États insulaires, etc.). Partant de ces constats, quels sont les points d'amélioration qui méritent des investissements pour assurer la résilience du secteur touristique dans les pays africains ? Quelles sont les compétences nécessaires pour s’adapter aux « nouvelles normes » à mesure que le secteur touristique se rétablit ?
  • En 2019, le secteur touristique représentait quelque 330 millions d’emplois dans le monde, soit 10,3% de l’emploi mondial (OIT, 2020). Les répercussions de la pandémie sur les entreprises touristiques et les moyens de subsistance des travailleurs qu’elles emploient sont considérables. Selon les estimations de l’observatoire de l’Organisation internationale du travail, la pandémie pourrait provoquer l’équivalent de 305 millions de pertes d’emploi, dont un grand nombre dans le secteur touristique (2020). Face à une situation aussi changeante et incertaine, le développement de nouveaux modes de travail numériques dans le tourisme à la suite de la COVID-19 pourrait-il ouvrir la voie à un enrichissement des tâches, une moindre pénibilité et la création de perspectives de carrières pour certaines professions du tourisme ?
  • Dans cet épisode de la COVID-19, certains pays ont créé des « bulles de voyage » ou des « ponts aériens » entre les destinations où le virus est contrôlé afin de permettre la reprise du tourisme. Si demain les voyages devaient intégrer les externalités sociales et environnementales, seraient-ils encore accessibles au plus grand nombre ?
  • Les pays, les villes et les régions où le tourisme représente une part importante de l’économie doivent-ils continuer à suivre le même modèle basé sur une croissance infinie (dans un monde fini) ou bien doivent-il se contenter de relancer simplement l’activité en utilisant des palliatifs à chaque baisse (financement du fond de roulement, suspension ou allègement des taxes, des redevances et des cotisations sociales, subventionnement temporaire des salaires, garanties pour les crédits contractés auprès des banques, rééchelonnement des crédits en cours, etc.) et attendre la prochaine crise ?
  • Selon l’Organisation mondiale du tourisme, les émissions de CO2 dues aux vacances et loisirs dans le monde sont estimées à 7230 millions de tonnes, soit 23 % de toutes les émissions de CO2 d'origine humaine (OMT et ITF, 2019). Dans ce contexte de crise écologique, les destinations touristiques mondiales sont considérées comme des agents de « surtourisme » (ou "overtourisme") par excellence (95% des voyageurs vont dans 5% de la planète selon l’OMT). Elles sont de surcroît considérées comme des « points chauds » de la relation : tourisme « carboné » - changements climatiques. Le concept de « confort climatique », paramètre pris en compte dans les rapports de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) (2020), va-t-il jouer dans l’avenir sur la variation des flux des arrivées et des taux de départ ? Ce changement de paramètre ne constitue-t-il pas un facteur susceptible de pénaliser les destinations touristiques qui dépendent encore fortement de la clientèle internationale ? 
  • Étant donné son caractère intersectoriel et multiniveaux, le tourisme exerce des effets multiplicateurs importants sur plusieurs secteurs dont les chaînes de valeurs agricoles et les industries de l'alimentation. Le changement climatique conjugué avec la crise sanitaire de la COVID-19, au-delà de la crise majeure de court terme qu’ils suscitent dans le tourisme, sont des accélérateurs de la transformation. Comment les acteurs des chaînes de valeurs agricoles et des industries de l'alimentation se sont adaptés aux impacts des restrictions liées à la COVID-19 ? Quelle place prendront les nouveaux modes de consommation dits « durables » tels que la "slow food" ou le « le produit local » dans le régime de sens qui s’institutionnalisera après la crise de la COVID-19 ?

Ces axes sont donnés ci-après à titre indicatif, mais d’autres thèmes pourront être proposés par les participants au cours de cette rencontre scientifique.  

Le colloque international "« Année zéro », Tourisme post-COVID-19 : Mobilité, Frontières, Changements & Soutenabilité" sera tenu les 24-25 et 26 mai 2022 dans le respect des règles sanitaires décrétées en raison de l'épidémie de la Covid-19. Il sera organisé sous forme hybride : en présentiel à l’Université Internationale d’Agadir, et à distance sur une plateforme dédiée à cet usage. Les actes du colloque feront l'objet de publications dans un ouvrage collectif (chez un éditeur reconnu) et dans une revue scientifique indexée.  

Axes thématiques

Axe 1 : Vers des scénarii d’après-tourisme. Des territoires en déshérence ?

La période de confinement due à la crise sanitaire du coronavirus a bouleversé notre rapport au temps, à l’espace, à la distance et aux autres. Cette mutation suscite aujourd'hui autant de craintes que d’espoir à l’égard du tourisme comme pratique sociale et comme industrie. Sur le plan social, l’une des conséquences immédiates de la fermeture précoce des réceptifs hôteliers est la mise en chômage partiel ou définitif de milliers de salariés. Sur le plan économique, le manque à gagner en termes de balance des paiements, d’emplois et de contribution à l’économie en général est très important, surtout pour des pays où le tourisme est un secteur prioritaire ou salvateur. Partant de ce constat, nous souhaitons documenter à chaud et restituer l'essence des évolutions en cours, avec toute la difficulté que pose l’immédiateté aux chercheurs qui ont l’habitude de prendre du recul par rapport aux situations et par rapport aux événements afin d'articuler des modèles théoriques pour faire signifier la réalité perçue. Nonobstant la diversité des situations et des expériences, il existe un point commun qui est supposé traverser toutes les contributions et qui consiste à saisir le moment présent dans toute son ambiguïté fonctionnelle pour réfléchir à la suite des choses. Ainsi, et pour mener à bien cette entreprise, les auteurs sont incités à analyser la situation de différentes perspectives.  

Axe 2 : Tourisme de masse, tourisme de proximité : crise, action et mutations

La crise sanitaire mondiale générée par la pandémie de la COVID-19 survenue au printemps 2020 pourrait être synonyme de la fin du tourisme basé sur le « tout station » des trente glorieuses (Berriane, 2020) pour lui préférer un nouveau modèle plus durable et plus respectueux de « la singularité et la complexité » des communautés locales (Belsky, 2003). Les mesures de distanciation sociale/physique et de confinement drastiques imposées à l'échelle internationale ont forcé la remise en question du paradigme touristique de masse. Le nouveau modèle de développement touristique post COVID-19 plaiderait sans doute pour le retour à des fondamentaux qui ont constitué jadis le socle de la mobilité touristique. La crise générée par la COVID-19 n’est qu’une démonstration à échelle réduite de ce qui nous attend avec la crise climatique et environnementale qui s'intensifie si nos sociétés persistent à continuer dans la même logique, celle du programme civilisationnel de la croissance illimitée (PCCI).

Axe 3 : La résilience touristique : vecteur d’innovation stratégique ?

L’industrie de tourisme connaît sa plus grave crise depuis la Seconde Guerre mondiale. Depuis que l’Organisation mondiale de la santé a déclaré l’état de pandémie le 11 mars 2020, la chaîne de valeur touristique, basée sur d’importants flux internationaux, est toujours naufragée à la dérive, coincée dans les filets de la crise. Sur le plan économique, selon l’Observatoire de l’économie du tourisme (2020), la crise sanitaire s’est traduite par une chute générale de la demande, liée à la réduction drastique de la libre circulation et à l’annulation d’un certain nombre de manifestations de loisirs et de tourisme. La perte d’activité est estimée en moyenne à environ 40% et a frappé en premier lieu le secteur de l’hôtellerie-restauration, quasiment à l’arrêt (‑90% d’activité), et les voyagistes (­97% de réservations). Il semble indispensable dans ce contexte actuel de bâtir un secteur touristique plus résilient. Travaillant sur divers scénarios, les observateurs et spécialistes mettent en avant de nouvelles formules aussi bien sur les plans des transports et de la proximité, que de l’expérience pour penser le tourisme autre, ne servant plus une logique exclusivement quantitative qui participerait à entretenir un état de crise sanitaire et épidémique (Landel, 2016 ; Torrente, 2016 ; Berriane, 2020b ; 2020c).

Axe 4 : La covid-19, fossoyeur de l’héritage du tourisme « moteur de développement » ?

Depuis mars 2020, le tourisme international est passé d’une période d’euphorie à un contexte de tension. La pandémie de la COVID-19, qui a frappé la planète entière a détruit corrélativement le mythe du tourisme « moteur de développement » rituellement exalté chaque année par l’Organisation mondiale du tourisme (OMT). Ainsi, environ un tiers des destinations touristiques sont restées fermées aux touristes. Dans ce contexte, des plans globaux de relance du secteur touristique - pensés comme « le plan Marshall » - sont annoncés dans l’objectif de redresser l’économie touristique selon l’idéologie dominante de l’avant COVID-19 (reports de versements, mesures pour faciliter l’obtention de prêts exceptionnels pour renforcer la résilience des micros, petites et moyennes entreprises (MPME) touristiques, mesures pour limiter les répercussions liées aux licenciements imprévus, etc.). D’autres chercheurs proposent une réflexion à long terme pour une révision globale du modèle touristique actuel. Cela vient en partie du fait que le produit offert, les aménagements et le fonctionnement ne tiennent plus compte des mutations du tourisme international dit postfordiste (Berriane, 2020a). Mais faut-il pour autant tout balayer d’un revers de la main ? Ce serait faire injure à des hommes qui ont donné à ce secteur ses lettres de noblesse. La réponse à cette question est diversement commentée.

Axe 5 : Patrimoine, tourisme et capacité de charge admissible des territoires pré et post-covid-19.

Le développement de l’activité touristique avant la pandémie COVID-19 posait de sérieux problèmes de gestion et de coexistence dans les villes, associés au surtourisme (overtourism). Cependant, si les images de Barcelone ou d’Amsterdam sont la facette la plus connue de ce phénomène ; loin de ces lieux de tourisme de masses, des territoires lointains, supposés vierges et destinés à un touriste d’intérêts spéciaux voient leur patrimoine culturel et naturel menacé par ce secteur économique qui, tout en offrant des bénéfices à court et moyen terme, met en danger des paysages et cultures locales fragilisés. Si la question de la limite de la capacité de charge admissible (OMT, 1981) était un thème récurrent avant la pandémie, la rupture qu'elle a provoquée ne doit pas minimiser la réflexion sur l'impact qu’a le tourisme sur des territoires peu adaptés à une croissance accélérée de visites (impacts sur la disponibilité d’eau potable, mais aussi sur les services de santé, entre autres) ; ni les conséquences que le dérèglement climatique aura sur des lieux convoités comme l’île de Pâques ou les glaciers de Patagonie, entre beaucoup d’autres. La plupart des auteurs (Hernández, 2000, Echamendi, 2001, Coccossis, 2001, Navarro et al., 2012) et de nombreuses études de cas s'accordent à dire que dans la capacité d'accueil d'une destination touristique le résultat numérique n'est pas l’important ; et que ce qui compte est la compréhension de ce résultat en tant qu’outil pour une gestion plus durable dans laquelle l’intégration des externalités sociales et environnementales du tourisme ainsi que la préparation des destinations est essentielle. Dans ce sens, la pandémie serait une opportunité de réflexion sur le développement à long terme de ce secteur de l’économie et sa relation avec le patrimoine naturel et culturel qui en est la base ; une occasion irremplaçable de chiffrer et prendre les mesures nécessaires pour éviter l'anéantissement de ce patrimoine.

Langues du colloque

Les langues du colloque sont le français, l’anglais, l’espagnol et l’arabe.

Modalités de contribution

Les propositions de communication doivent être envoyées à l'adresse : colloque.edition2022@gmail.com  

Merci d'envoyer les propositions en format Word (.doc, .docx).

  • La langue de travail du colloque sera le français, l’anglais, l’espagnol et l’arabe.
  • Les propositions de communication comporteront :
  • Un titre ;
  • Un résumé (entre 3 000 et 5 000 signes espaces compris) dont la présentation claire détaillée de la méthodologie employée et des sources/documents mobilisé.e.s ;
  • Prénom et nom de l’auteur-e ou des auteur-e-s (avec l’indication de son/leur rattachement institutionnel ainsi que le statut et e-mail) ;
  • Mots-clés : 5 à 7 précisant les thèmes et les champs scientifiques.
  • Les propositions doivent être bien structurées et comprises entre 25 000 et 50 000 signes (outils, notes, statistiques, bibliographie et espaces compris)
  • Les contributions doivent proposer une bibliographie qui respecte la norme bibliographique APA. Référence dans le texte : (Durkheim, 1934, p.). Inclure toutes les références dans un classement alphabétique en fin de document.
  • Vous pouvez utiliser jusqu’à quatre niveaux de titres, numérotés comme suit (1., 1.1., 1.1.1 et 1.1.1.1.).
  • Les propositions devront être envoyées dans un fichier texte (.doc, .docx), format de papier : 21 cm x 29,7 cm (A4) et s’intituler « Nom de famille ».
  • Les propositions seront évaluées en double aveugle.
  • Les travaux sélectionnés ayant fait l'objet d'une révision par les pairs seront publiés.

Calendrier prévisionnel

Les participants et les experts qui comptent soumettre des communications pour la 1re édition du Colloque International : « Année zéro », Tourisme post-COVID-19 : Mobilité, Frontières, Changements & Soutenabilité, doivent respecter les dates limites indiquées dans le tableau ci-dessous :

  • Réception des propositions de communication : 10 mars 2022

  • Résultat de l’évaluation des propositions en double aveugle : 20 mars 2022
  • Réception des textes définitifs (25 000 à 50 000 signes : notes, bibliographie et espaces compris) : 30 mars 2022
  • Résultat de l’évaluation des textes définitifs : 15 avril 2022
  • Publication du programme du Colloque International : 1er mai 2022
  • Date inscription et tenu du Colloque : 24-25 et 26 mai 2022

Le colloque se déroulera, à la fois en mode virtuel et en présentiel, à l’Université Internationale d'Agadir - Universiapolis. Des appels à publications complémentaires seront effectués en vue de publications dans un ouvrage collectif (chez un éditeur reconnu) et une revue scientifique indexée à l’issue du colloque.

Frais d'inscription

  • Universitaires & professionnels : 500 MAD (50 euros).
  • Étudiants : 400 MAD (40 euros).

Ces frais couvrent la documentation, la restauration et les pauses café.

Coordination

  • Benamara Khalid * k.benamara@uiz.ac.ma
  • Bachimon Philippe * philippe.bachimon@univ-avignon.fr
  • El Achmit Jamal * j.elachmit@gmail.com

Comité scientifique

  • Pr. AAZMI Kenza, Faculté polydisciplinaire de Taroudant, Université Ibn Zohr, Maroc
  • Pr. ABOUABDELLAH Ahmed, École nationale de commerce et de gestion de Dakhla, Université Ibn Zohr, Maroc
  • Pr. ABOUTAYEB Hassan, Faculté des lettres et des sciences humaines d’Agadir, Université Ibn Zohr, Maroc
  • Pr. AIT BARI Ahmed, Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales d’Agadir, Université Ibn Zohr, Maroc
  • Pr. AÏT ERRAYS Noureddine, Faculté polydisciplinaire de Taroudant, Université Ibn Zohr, Maroc
  • Pr. AIT NACER Mohamed, Faculté des sciences humaines et sociales de Kenitra, Université Ibn Tofail, Maroc
  • Pr. AIT TALEB Abdelaaziz, Faculté polydisciplinaire de Taroudant, Université Ibn Zohr, Maroc
  • Pr. ALLOUANI Saif, École nationale de commerce et de gestion de Fès, Université Sidi Mohamed Ben Abdellah, Maroc
  • Pr. AMSIDDER Abderrahmane, École supérieure de l'éducation et de la formation, Université Ibn Zohr, Maroc
  • Pr. ANIR Wissal, Université internationale d’Agadir, Maroc
  • Pr. ANTARI Jilali, Faculté polydisciplinaire de Taroudant, Université Ibn Zohr, Maroc
  • Pr. ARIZAGA Ximena, Centre du patrimoine culturel UC, Pontificia Universidad Católica de Chile
  • Pr. BACHIMON Philippe, Université d’Avignon, France
  • Pr. BASSRIH Mohamed, Faculté polydisciplinaire de Taroudant, Université Ibn Zohr, Maroc
  • Pr. BENAMARA Khalid, Faculté polydisciplinaire de Taroudant, Université Ibn Zohr, Maroc
  • Pr. BENJELLOUN Ahmed, École nationale de commerce et de gestion de Fès, Université Sidi Mohamed Ben Abdellah, Maroc
  • Pr. BERRADA Abla, École nationale de commerce et de gestion de Fès, Université Sidi Mohamed Ben Abdellah, Maroc
  • Pr. BIGHRISSEN Brahim, Faculté polydisciplinaire de Taroudant, Université Ibn Zohr, Maroc
  • Pr. BOUJROUF Said, Faculté des lettres et des sciences humaines de Marrakech, Université Cadi Ayyad, Maroc
  • Pr. BOUKIL Awatif, Université internationale d’Agadir, Maroc
  • Pr. BOUMEGGOUTTI Driss, Institut supérieur du tourisme de l'hôtellerie et de l'alimentation, Université Toulouse Jean-Jaurès France
  • Pr. CHAREF Mohammed, Faculté des lettres et des sciences humaines, Université Ibn Zohr, Maroc
  • Pr. CHEVALIER Dominique, EVS UMR 5600, Université Claude Bernard Lyon 1, France
  • Pr. CORTÉS Macarena, Centre du Patrimoine Culturel UC (CENPUC), Pontificia Universidad Católica de Chile
  • Pr. DAIFE Youness, École nationale de commerce et de gestion de Fès, Université Sidi Mohamed Ben Abdellah, Maroc
  • Pr. DIALLOU Laouratou, Université internationale d’Agadir, Maroc
  • Pr. ECHAABI Fatima, Faculté des lettres et des sciences humaines, Université Ibn Zohr, Maroc
  • Pr. EL ABBADI Abderrazzak, École nationale de commerce et de gestion de Fès, Université Sidi Mohamed Ben Abdellah, Maroc
  • Pr. EL BOUCHIBTI El Houcine, Faculté polydisciplinaire de Taroudant, Université Ibn Zohr, Maroc
  • Pr. EL ACHMIT Jamal, Faculté des lettres et des sciences humaines, Université Ibn Zohr, Maroc
  • Pr. EL HASSANI Youssef, École nationale de commerce et de gestion de Fès, Université Sidi Mohamed Ben Abdellah, Maroc
  • Pr. EL JAZOULI Moutia, Faculté polydisciplinaire de Taroudant, Université Ibn Zohr, Maroc
  • Pr. ELKHARBAOUI Rachid, Faculté polydisciplinaire de Taroudant, Université Ibn Zohr, Maroc
  • Pr. ELMOIFEK Abbouh, Faculté polydisciplinaire de Taroudant, Université Ibn Zohr, Maroc
  • Pr. EL MORJANI Zine El Abidine, Faculté polydisciplinaire de Taroudant, Université Ibn Zohr, Maroc
  • Pr. EL YAACOUBI Youssef, École nationale de commerce et de gestion de Fès, Université Sidi Mohamed Ben Abdellah, Maroc
  • Pr. ES-SAADY Youssef, Faculté polydisciplinaire de Taroudant, Université Ibn Zohr, Maroc
  • Pr. FAOUZI Hassan, Université internationale d’Agadir, Maroc
  • Pr. GAUGUE Anne, Université Clermont Auvergne, France
  • Pr. GHARBY Said, Faculté polydisciplinaire de Taroudant, Université Ibn Zohr, Maroc
  • Pr. IGUERNANE Mohamed, Faculté polydisciplinaire de Taroudant, Université Ibn Zohr, Maroc
  • Pr. LAARIBYA Said, Faculté des sciences humaines et sociales de Kenitra, Université Ibn Tofail, Maroc
  • Pr. LABARI Brahim, Faculté des lettres et des sciences humaines d’Agadir, Université Ibn Zohr, Maroc
  • Pr. LAFFONT Georges-Henry, Université de Lyon, France
  • Pr. LAZZAROTTI Olivier, Université de Picardie Jules Verne, France
  • Pr. LOTFI Fouad, Faculté polydisciplinaire de Taroudant, Université Ibn Zohr, Maroc
  • Pr. HAMMADI Abdellatif, Faculté polydisciplinaire de Taroudant, Université Ibn Zohr, Maroc
  • Pr. HATTABOU Anas, Faculté polydisciplinaire de Taroudant, Université Ibn Zohr, Maroc
  • Pr. HERBERT Vincent, Université du Littoral Côte d’Opale, France
  • Pr. HERMAS Abdelkader, Faculté polydisciplinaire de Taroudant, Université Ibn Zohr, Maroc
  • Pr. HIMMOUCHE Naoufal, Institut supérieur des sciences de la santé de Settat, Université Hassan 1er, Maroc
  • Pr. MAISSINE Mahmoude, Faculté polydisciplinaire de Taroudant, Université Ibn Zohr, Maroc
  • Pr. MAJDOULINE Ilias, Université internationale d’Agadir, Maroc
  • Pr. OUBELOUHY Hassan, Faculté polydisciplinaire de Taroudant, Université Ibn Zohr, Maroc
  • Pr. RACHIDI Lahoucine, Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales d’Agadir, Université Ibn Zohr, Maroc
  • Pr. RAQBI Ahmed, Faculté des lettres et des sciences humaines d’Agadir, Université Ibn Zohr, Maroc
  • Pr. REHAIMI Hassan, Faculté des sciences juridiques, économiques et Sociales d’Ait Melloul, Université Ibn Zohr, Maroc
  • Pr. ROCHDI Hanane, Faculté polydisciplinaire de Taroudant, Université Ibn Zohr, Maroc
  • Pr. SADIK Abdennour, École nationale supérieure, Université Mohamed V, Maroc
  • Pr. SADIKI Moulay, Faculté polydisciplinaire de Taroudant, Université Ibn Zohr, Maroc
  • Pr. SAIH Brahim, Faculté polydisciplinaire de Taroudant, Université Ibn Zohr, Maroc
  • Pr. SAOUSSANY Amina, École nationale de commerce et de gestion d’Agadir, Université Ibn Zohr, Maroc
  • Pr. SADIQ Abderrahmane, Faculté polydisciplinaire de Taroudant, Université Ibn Zohr, Maroc
  • Pr. TACHFINE Youssef, Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales d’Agadir, Université Ibn Zohr, Maroc
  • Pr. TOUMI Issam, Faculté polydisciplinaire de Taroudant, Université Ibn Zohr, Maroc
  • Pr. TOURABI Amina, École national des sciences appliquées d’Agadir, Université Ibn Zohr, Maroc
  • Pr. VLES Vincent, Université Toulouse Jean-Jaurès, France  

Comité d'organisation

  • Benamara Khalid, Faculté polydisciplinaire de Taroudant, Université Ibn Zohr, Maroc.
  • Bachimon Philippe, Université d’Avignon, France.
  • El Achmit Jamal, Faculté des lettres et des sciences humaines, Université Ibn Zohr, Maroc.
  • Anir Wissal, Université internationale d’Agadir - Universiapolis, Maroc.

Lieux du colloque

Université Internationale d'Agadir    

Technopole d'Agadir / Bab al Madina Quartier Tilila,

B.P 8143 - Agadir, Maroc (80650)

  (+212) 05 28 23 02 30

  (+212) 05 28 22 33 68

Institutions organisatrices

  • L’Université Internationale d’Agadir - Universiapolis
  • l’Unité Mixte de Recherche Espace pour le Développement (ESPACE-DEV) d'Avignon Université (France),
  • l’Institut de Recherche et d’Enseignement en Tourisme (GIS lnREnT) de l'Université du Littoral Côte d’Opale (France),
  • le Centre du Patrimoine Culturel UC, Pontificia Universidad Católica de Chile (Chili),
  • le Laboratoire Environnement Ville Société EVS-Itshme UMR5600 de l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne (France),
  • l'École Nationale de Commerce et de Gestion de Fès (ENCG-Fès) de l'Université Sidi Mohamed Ben Abdellah (Maroc),
  • la Faculté des Sciences Humaines et Sociales de l'Université Ibn Tofail (Maroc),
  • le Laboratoire d'Études et de Recherches Appliquées en Sciences Économiques (LERASE) de la Faculté des Sciences Juridiques, Économiques et Sociales de l'Université Ibn Zohr d'Agadir (Maroc) 
  • le Centre Polydisciplinaire des Recherches et Études Stratégiques et Internationales (CPRESI)

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Places

  • Université Internationale d'Agadir, Technopole d'Agadir, Bab al Madina Quartier Tilila
    Agadir, Kingdom of Morocco (80650)

Event attendance modalities

Hybrid event (on site and online)


Date(s)

  • Thursday, March 10, 2022

Keywords

  • tourisme, covid-19, mobilité, frontière, changement, soutenabilité

Contact(s)

  • Colloque international édition2022
    courriel : colloque [dot] edition2022 [at] gmail [dot] com

Information source

  • Colloque international edition2022 édition2022
    courriel : colloque [dot] edition2022 [at] gmail [dot] com

License

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To cite this announcement

« « Année zéro », tourisme post-covid-19 : mobilité, frontières, changements et soutenabilité », Call for papers, Calenda, Published on Friday, February 04, 2022, https://doi.org/10.58079/186a

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