HomeContrat de recherches postdoctorales « Littérature éthique et arts (LETHICA) »

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Published on Monday, March 07, 2022 by Lucie Choupaut

Summary

L’Institut thématique interdisciplinaire LETHICA (Littérature éthique et arts) met au concours un contrat de recherches postdoctorales d’une durée d’un an, renouvelable un an, avec prise de fonction entre septembre et décembre 2022 (date à convenir). Le candidat ou la candidate devra proposer un projet en lien avec les différentes thématiques de LETHICA (tri, révolutions morales, transparence et secret, faire cas) et s’inscrire dans ses perspectives de recherche (axes : approches historiques, perspectives interculturelles, éthique de la création, éthique et thérapeutique).

Announcement

Présentation

L’Institut thématique interdisciplinaire LETHICA (Littérature éthique et arts) met au concours un contrat de recherches postdoctorales d’une durée d’un an, renouvelable un an, avec prise de fonction entre septembre et décembre 2022 (date à convenir).

Le candidat ou la candidate devra proposer un projet en lien avec les différentes thématiques de LETHICA (tri, révolutions morales, transparence et secret, faire cas) et s’inscrire dans ses perspectives de recherche (axes : approches historiques, perspectives interculturelles, éthique de la création, éthique et thérapeutique).

Lethica est un réseau regroupant 96 enseignants-chercheurs, parmi lesquels se trouvent 17 professeurs d’université, 37 maîtres de conférence, 11 membres du Centre Européen d’Enseignement et de Recherche en Éthique (CEERE) et 18 doctorants, chercheurs et assistants de recherche, tous affiliés à des unités de recherche de l’Université de Strasbourg, ainsi que 13 universitaires (professeurs ou maîtres de conférences) rattachés à d’autres institutions académiques françaises ou européennes. Les membres de Lethica s’attachent collectivement à l’examen des questions suivantes : comment les arts et la littérature contribuent-ils à informer et à reconfigurer les grands débats éthiques du passé et du présent ? Comment permettent-ils la diffusion de leurs problématiques centrales, favorisant ainsi une meilleure compréhension de leurs enjeux par le grand public ? Comment révèlent-ils des continuités ou, au contraire, des ruptures et des différences significatives dans le traitement des débats éthiques, envisagés à partir de cultures diverses et de périodes historiques distinctes ?

Axes de recherche

Rassemblant des chercheurs spécialisés en arts visuels et plastiques, en études théâtrales et cinématographiques, en littérature française et francophone et en littérature générale et comparée, en étude des langues et des cultures européennes et orientales, en théologie, en sociologie, en philosophie et en médecine (notamment en gériatrie), Lethica a sélectionné quatre thématiques fondamentales, qui seront examinées sur le long terme, à la fois en alternance et en profondeur : ces thématiques donneront lieu à l’élaboration de programmes interdisciplinaires ainsi qu’à l’identification de sujets de recherche spécifiques. Elles concernent : le « triage », les « révolutions morales », la dialectique entre « transparence et secret », le soin (care) et l’art de « faire cas ».

Lethica entend ainsi répondre à des défis sociétaux pressants, tels que la diffusion d'un paradigme de triage ("triage") de la médecine militaire à la médecine d'urgence, à l'aide humanitaire et à un certain nombre de relations économiques, sociales et géopolitiques ; la prolifération et l'accélération des révolutions morales, conséquence de la mondialisation et de la médiatisation, ainsi que la multiplication subséquente des conflits éthiques au sein ou entre les sociétés occidentales et non occidentales ; l'appel public et démocratique à la transparence, qui tend à être limité par des stratégies politiques et des intérêts économiques ; l'expansion de nouveaux paradigmes et de questions éthiques (vulnérabilité, durabilité) concernant de nouvelles situations et conditions de vie humaine et animale (bioéthique, éthique animale). Dans le contexte international de la pandémie covid-19, des attaques terroristes récurrentes, des élections démocratiques contestées, les thèmes choisis par Lethica sont plus que jamais d'actualité, et ils seront explorés au cours des 8 prochaines années selon quatre perspectives générales, telles qu'esquissées dans le projet original : "approches historiques", "perspectives interculturelles", "recherche artistique" et "articulation éthique-thérapeutique" (pour plus de détail au sujet des quatres axes de recherche cliquez ici).

Thématique 1 : Le triage

Initialement conçu dans un contexte militaire (pendant les guerres napoléoniennes, puis pendant la Première Guerre mondiale) afin de distinguer les soldats mortellement blessés de ceux à qui leurs plaies laissaient une chance de survie, le triage est progressivement devenu un paradigme majeur, sollicité aussi bien dans la médecine d’urgence et dans l’aide humanitaire que dans les stratégies d’emploi et dans les politiques éducatives. Défini comme une série de mesures codifiées, destinées à classer, à sélectionner et à accorder la priorité à certains au détriment des autres – que ces sujets négligés soient des patients ou simplement des « profils » identifiés parmi des populations cibles –, le triage soulève d’évidentes questions sanitaires, économiques, politiques et sociales, mais également des interrogations éthiques, puisqu’il suppose que toutes les vies humaines ne se valent pas. Qui pourra par exemple accéder à des ressources vitales quand l’accès à ces dernières se réduit soudain drastiquement ? Qui devrait bénéficier en premier lieu de traitements médicaux rares et spécifiques ? En vertu de quels critères doit-on opérer une sélection entre des candidats doté du même bagage et du même potentiel, lorsque les opportunités économiques et éducatives sont congrues ?

Les études sociologiques et anthropologiques menées sur les protocoles mis en place pour décider de l’accès des patients aux dialyses, aux greffes d’organes ou aux traitements contre le sida ont prouvé que les procédures de triage n’aboutissaient pas aux mêmes résultats si le personnel médical avait noué des relations personnelles avec les patients et connaissait leurs biographies. Les récits personnels jouent par conséquent un rôle décisif dans la prise de décision en matière de triage, comme l’ont établi V-K. Nguyen (The Republic of Therapy,2010) à partir de l’exemple du sida en Côte d’Ivoire ou plus récemment S. Laacher (Croire à l’incroyable, 2018) en s’appuyant cette fois sur la situation des réfugiés demandant l’asile politique auprès de la Cour nationale du droit d’asile en France. Les questions éthiques que soulèvent les procédures de triage ont aussi été mises en scène dans de nombreuses fictions et témoignages, notamment dans la littérature issue de l’expérience concentrationnaire nazie ou soviétique. Les scénarios de triage sont également présents aujourd’hui dans la littérature de jeunesse et dans les adaptations cinématographiques de certains de ses grands succès, telles que Hunger Games (S. Collins, 2008-2010) ou Divergent (V. Roth, 2011-2013). Ces mêmes sujets sont aussi abordés dans des films consacrés au chômage et au licenciement économique (Deux jours, une nuit de L.& J-P. Dardenne, 2014 ; I,Daniel Blake de Ken Loach, 2016, La Loi du marché & En guerre de S. Brizé). Devenu un paradigme contemporain fondamental, voué à régir de nombreux aspects de nos vies et de nos relations aux autres (migrants, réfugiés climatiques, victimes de catastrophes écologiques ou de pandémies), le triage compte désormais parmi les ressorts sollicités dans les exercices de planification (serious games et tabletop exercices), qui prennent fréquemment appui sur des récits, des storyboards ou des événements historiques (comme l’épidémie de grippe espagnole, il y a tout juste un siècle), nourrissant ainsi de nouvelles politiques publiques, économiques et sanitaires (P. Zylberman, Tempêtes microbiennes, 2013). La capacité qu’ont dès lors les fictions à influencer notre présent et à déterminer notre avenir pose d’importantes questions éthiques.

Thématique 2 : Révolutions morales

Nous sommes habitués à penser les « révolutions » comme des changements majeurs, qui transforment – essentiellement dans les domaines de la politique, de la science et des technologies – les régimes, les paradigmes, les normes et les coutumes en vigueur. Pourtant, la sensibilité et les comportements sont également sujets à d’importantes mutations, survenues en un bref laps de temps : à leur issue, la donne a changé et nous avons modifié notre rapport à autrui. Dès lors que l’éthique vise avant tout à assurer une vie meilleure, on peut considérer les révolutions morales comme l’avènement de nouveaux principes et de nouvelles pratiques, qui mettent un terme aux formes antérieures de discrimination et de marginalisation. Comment, dans ces conditions, transformer des codes moraux dont l’injustice a été établie ?

Plus précisément, comment tempérer le rôle de la classe, de la race, du genre, de l’âge ou même de la santé dans l’établissement d’une hiérarchie sociale ? Comment altérer notre rapport prédateur aux autres espèces vivantes et à notre environnement ? Comment convertir enfin des sentiments moraux d’ordre privé en nouvelles normes publiques, respectueuses des formes variées de vulnérabilité qui contribuent également à la définition de l’existence humaine ? Les révolutions morales pourront être étudiées dans leurs manifestations littéraires et artistiques en recourant aux approches méthodologiques diverses qui structurent l’ITI LETHICA : d’un point de vue historique, les arts et la littérature éclairent sous un nouveau jour les révolutions morales du passé, telles que l’abolition de la traite et de l’esclavage (K. A. Appiah, Le Code d’honneur,2012), mais l’adoption d’une perspective interculturelle aidera aussi à comprendre comment les révolutions morales, telles que la suppression de la peine de mort, se diffusent rapidement dans plusieurs pays en l’espace de quelques décennies ; le passage par la recherche-création permettra de souligner le rôle de la littérature et des arts dans la prise de conscience qui participe d’une révolution morale, tandis que la connexion de l’éthique et de la thérapeutique mettra en évidence les buts et les défis que posent de telles mutations.

Bien des changements contemporains peuvent être interprétés comme des révolutions morales en train de se faire : c’est le cas du mariage gay, de la gestation pour autrui, de la procréation médicalement assistée, des règlements visant à la prise en compte du handicap, des débats publics sur l’euthanasie et plus généralement sur la fin de vie, du fœtus en souffrance au condamné, des conditions d’incarcération et de réclusion des prisonniers, des migrants, des réfugiés et, au-delà même du règne humain, de « la claustration de l’élevage industriel où des milliards d’oiseaux et de mammifères connaissent une existence éphémère et ignoble » (Appiah, 2012 : 12). Sur l’ensemble de ces sujets, LETHICA peut s’appuyer sur les solides fondations épistémologiques établies par M.-J. Thiel et par la collection « Chemins d’éthique » portée par le CEERE aux Presses de l’Université de Strasbourg.

Thématique 3 : Transparence et secret

La demande croissante de transparence dans la vie politique, dans les questions de santé, les arbitrages économiques, les rapports d’expertise et les évaluations dans le domaine de l’éducation sont à la fois un héritage des Lumières (E. Alloa et T. Dieter (eds.), Transparency, Society and Subjectivity: Critical Perspectives, 2018) et l’extension de pratiques hétérogènes issues de domaines du savoir qui définissent la modernité artistique et scientifique – de l’imagerie médicale à l’architecture vitrée. Cette exigence de transparence se trouve cependant confrontée à d’importants défis, puisqu’elle est concomitante d’une pratique du secret, dont la révélation a conduit à de nombreux scandales publics au cours des dernières décennies (Wikileaks, Panama papers, pédophilie du clergé catholique, etc.). Au-delà des débats éthiques classiques portant sur ce qu’il appartient à chacun de confesser ou de dissimuler, parfaitement illustrés par la célèbre controverse qui opposa Benjamin Constant à Emmanuel Kant (« dois-je me plier à l’impératif moral de toujours dire la vérité lorsque je me trouve confronté à un tueur qui cherche un ami caché chez moi ? »), les arts et la littérature abordent souvent les enjeux de la transparence et du secret à partir de points de vue innovants. Ainsi, le succès des romans policiers va de pair avec l’émergence d’un nouveau paradigme inquisitorial, identifiable dans les documentaires, les fictions cinématographiques et littéraires contemporaines (L. Demanze, Un nouvel âge de l’enquête,2019) et même dans des expositions. L’usage du récit dans une perspective de dévoilement critique coïncide en outre avec l’expansion du storytelling (C. Salmon, Storytelling,2007) et de la « gouvernance par les nombres » (A. Supiot, La Gouvernance par les nombres,2015), qui se présente comme une méthode visant à quantifier et à révéler des faits objectifs, alors même qu’elle contribue à la construction du consentement à une évaluation fictive de la réalité. La même réflexion vaut pour l’euphémisation lexicale diffusée par la terminologie du management (E. Hazan, LQR, la propagande du quotidien, 2006 ; C. Grenouillet et C. Vuillermot-Febvet (dir.), La langue du management à l’ère néolibérale,2015) pour cacher ou même inverser sémantiquement des réalités conflictuelles (comme par exemple le fait de nommer « plan de sauvegarde de l’emploi » une politique de licenciement économique). On retrouve une tension similaire entre transparence et secret à propos de la collecte de vastes données (« Big Data ») par les géants de la télécommunication : l’usage de ces informations reste peu transparent, alors même qu’elles sont censées être « ouvertes » et accessibles, en application des diverses lois relatives à l’informatique, aux données et aux libertés. Ces mêmes données peuvent être rendues à la fois visibles et invisibles au fruit de manipulations algorithmiques et, à l’heure où fleurissent les « fake news », les fictions artistiques et littéraires relèvent un défi éthique périlleux, consistant « non pas à faire voir l'invisible, mais à faire voir combien invisible est l’invisibilité du visible » (Foucault, Dits et écrits, 1994 : 524). Elles-mêmes sont pourtant tenues à certaines limites éthiques : dans quelle mesure doivent-elles demeurer exclusivement fidèles à la vérité ? Peuvent-elles vraiment tout dire et tout montrer, faisant dépendre leur position éthique de l’outrage infligé à la moralité publique, ou doivent-elles au contraire contribuer à la moralisation de nos sociétés ?

Thématique 4 : Faire cas, prendre soin

L'étude de cas est pratiquée à la fois en médecine et dans les productions littéraires ou artistiques. Sur le plan juridique comme sur le plan moral, l'étude de cas vise à déterminer l'action, voire à définir un protocole : associé à sa capacité à « faire problème » (Passeron, Revel, 2005 : 16), le cas, par la réflexion qu'il suscite, est ce qui détermine potentiellement une nouvelle norme. À ce titre, le cas est une figure étroitement liée à l'éthique, dans la mesure où il articule particularité et généralité et suppose des choix, souvent sous la forme du dilemme. Un cas pose la question de la valeur et des critères déterminant la hiérarchie de ces valeurs. Il conduit à définir ce à quoi nous tenons en priorité. Faire cas et prendre soin sont donc fortement liés.

En tant que figure de rhétorique (on peut penser à la casuistique, et à son rôle dans l'examen de conscience), le cas est un objet interdisciplinaire. Il sollicite à ce titre un ensemble de pratiques et de discours que les œuvres littéraires peuvent mobiliser et faire entrer en dialogue. Les romans sont par exemple des outils d'analyse précieux car ils articulent, dans une dialectique complexe, la singularité d'un personnage à l'exemplarité d'un récit. Le cas, « qui se présente à la fois comme l'exposition discursive d'une théorie et sa représentation narrative » (Carlino, Wenger, 2007 : 15) est également une figure de pensée : placé par André Jolles (1930) parmi les « formes simples » (aux côtés de l'exemple ou de l'échantillon), le cas a la particularité de rendre problématique l'émergence de l'exemplarité en « posant une question sans pouvoir en donner la réponse » et en « imposant l'obligation de décider mais sans contenir la décision elle-même » (Jolles, 1972 : 151). Dans cette perspective, la fiction littéraire, parce qu'elle n'est pas directement soumise à la praxis, dramatise souvent les questions soulevées par un cas, à des fins pathétiques, mais aussi éthiques (Leichter-Flack, 2013, 2015). Ce lien entre ethos et pathos fait du cas littéraire un laboratoire pour penser l'échelle des valeurs, leur évolution historique, et leur articulation à un processus de décision. Du fait de la pluralité des normes qu'il mobilise (qu'elles soient médicales, juridiques, sociales), le cas offre donc par nature un angle d'analyse interdisciplinaire aux problèmes éthiques qu’il permet de poser.

L'étude du lien entre cas et soin permet d'associer des chercheurs en théorie de la littérature, des philosophes, des historiens des mentalités, voire des juristes, mais aussi et surtout des médecins praticiens. Le récit de cas médical joue en effet un rôle central dans la thérapie, mais aussi dans l'élaboration d'une science des mœurs (il joue en ce sens un rôle dans le champ juridique et dans la mise en place de « révolutions morales »). Il donne également forme à un questionnement éthique et philosophique dont la littérature et la fiction peuvent être le relais, voire une « expérience de pensée » (Salaün, 2010 ; Macherey, 2013). L’enjeu central de cet axe sera donc d'étudier la manière dont des cas fictifs peuvent participer aux débats éthiques (par exemple, en médecine, ou dans le domaine des mœurs), et comment réciproquement le récit lui-même, dans les études de cas médicaux, peut être porteur d'une réflexion éthique.

Modalités de candidature

Dossier de candidature :

Le dossier de candidature devra comporter les pièces suivantes :

  • CV détaillé
  • Lettre de motivation, précisant la manière dont le candidat ou la candidate compte s’insérer dans l’ITI LETHICA (2 pages max.)
  • Copie du rapport de thèse
  • Choix de 3 publications (max.)
  • Présentation du projet comportant un calendrier des travaux et actions envisagées, et précisant les retombées attendues (5 pages maximum, bibliographie comprise)

Le dossier doit être adressé au plus tard le 6 mai 2022 à Isabelle Mahoudeau (imahoudeau@unistra.fr), manager du projet, avec copie au directeur de l’ITI Anthony Mangeon (amangeon@unistra.fr) et à Bertrand Marquer (bmarquer@unistra.fr) responsable Recrutement et Développement.

Critères d'évaluation

Les dossiers reçus seront soumis à l’évaluation du Comité de pilotage de l’ITI LETHICA.

L’installation sur site (Strasbourg) durant toute la durée du contrat est requise.

N.B. : Ne sont éligibles au recrutement que les candidats ayant obtenu leur doctorat à partir du 1er janvier 2017 :

  • soit dans un établissement en dehors du site Université de Strasbourg ou Université de Haute Alsace
  • soit à l’Université de Strasbourg ou l’Université de Haute Alsace si le doctorat a été suivi d’une expérience internationale postdoctorale de deux années minimum

Le Comité de pilotage de l’ITI LETHICA évaluera les projets proposés selon les critères suivants :

  • le caractère interdisciplinaire du projet de recherches postdoctorales.
  • le caractère structurant du projet, qui doit s’inscrire clairement dans l’une des quatre thématiques choisies et permettre la mise en œuvre d’au moins un des quatre axes. Les projets transversaux, mobilisant plusieurs thématiques et/ou axes, seront valorisés.
  • le caractère innovant: il s’agira de proposer des avancées méthodologiques et conceptuelles, en encourageant la transversalité des approches. Une volonté d’inscrire la recherche dans le champ de la science ouverte et/ou du développement du numérique sera appréciée, sans être une condition nécessaire. 
  • Le projet devra néanmoins préciser clairement son apport au LETHICTIONNAIRE (dictionnaire notionnel en ligne qui fait partie des projets de LETHICA, et a pour but de refléter les recherches entreprises).

Le Comité de pilotage de l’ITI LETHICA sera en outre sensible à l’excellence du parcours académique du candidat ou de la candidate, et à son expérience de recherche dans le domaine des liens entre éthique, littérature et arts.

Calendrier

  • Limite de dépôt des candidatures : vendredi 6 mai 2022
  • Les candidats retenus seront convoqués pour audition le 7 juin 2022.

Rémunération

Selon la grille des salaires de recherche post-doctorale en France compte tenu de l’ancienneté/expérience antérieure du candidat.

Comité de sélection

Renseignements complémentaires

https://lethica.unistra.fr/

bmarquer@unistra.fr

Places

  • Institut Thématique Interdisciplinaire Lethica - Université de Strasbourg
    Strasbourg, France (67)

Date(s)

  • Friday, May 06, 2022

Keywords

  • éthique, littérature, art, triage, révolution morale, transparence, secret, faire cas, soin

Contact(s)

  • Bertrand Marquer
    courriel : bmarquer [at] unistra [dot] fr

Information source

  • Isabelle Mahoudeau
    courriel : imahoudeau [at] unistra [dot] fr

To cite this announcement

« Contrat de recherches postdoctorales « Littérature éthique et arts (LETHICA) » », Scholarship, prize and job offer, Calenda, Published on Monday, March 07, 2022, https://calenda.org/972890

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