HomeContours du travail et frontières des groupes professionnels dans les arts et la culture

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Published on Monday, March 14, 2022

Abstract

Le réseau thématique 14 (Sociologie des arts et de la culture) de l’Association française de sociologie s’associe au réseau thématique 1 (Savoirs, travail, professions) afin d’interroger les continuités et transformations du travail à l’œuvre dans les secteurs culturels et artistiques, et particulièrement les frontières et contours des groupes professionnels qui y sont impliqués, en analysant comment ceux-ci se (re)dessinent en fonction de ces évolutions. Ce colloque s’appuie sur une proximité épistémologique de longue date entre la sociologie des groupes professionnels et la sociologie des arts et de la culture. Il vise à interroger les questions de segmentation, stratification et redéfinition des frontières professionnelles dans les mondes artistiques ; la formation et l'accès aux professions artistiques ; la numérisation des activités et du travail dans les secteurs culturels ; les inégalités dans les carrières artistiques et culturelles.

Announcement

Cinquième colloque conjoint aux réseaux thématiques 1 et 14 de l’Association française de sociologie

Argumentaire

Le Réseau Thématique 14 (Sociologie des arts et de la culture) de l’Association Française de Sociologie s’associe au Réseau Thématique 1 (Savoirs, travail, professions) afin d’interroger les contours du travail et les frontières des groupes professionnels dans les mondes de l’art et de la culture.

Depuis le début des années 2000, les milieux culturels et artistiques connaissent des transformations professionnelles et économiques importantes. D’une part, le nombre d’emplois dans les métiers de la culture a connu une forte hausse (Gouyon et Patureau, 2014) liée notamment à l’essor de formations dédiées à ce secteur (Dubois, 2013), en parallèle d’un processus encore relatif de féminisation (Gouyon, Patureau et Volat, 2016). D’autre part, la numérisation des biens et des pratiques culturelles a conduit à des mutations importantes de ces secteurs économiques, comme l’ont montré des travaux sur le cinéma (Pinto, 2016), la vidéo (Levoin et Louessard, 2019), la musique ou le livre (Chabault, 2013 ; Holt, 2010 ; Legendre, 2019). Le développement des plateformes s’est accompagné de phénomènes de restructuration économique : apparition de nouveaux acteurs et effets de concentration économique par lesquels des multinationales, telles qu’Amazon, intègrent l’ensemble de la filière artistique (Négrier, 2020). Ces plateformes induisent de nouvelles manières de consommer la culture mais aussi de la produire, en proposant des sources de financement hors des circuits de diffusion habituels. Plus globalement, les formes de financement de la culture évoluent aujourd’hui en Europe : les financements par projet, les financements locaux voire transversaux (dans le cadre des politiques urbaines, notamment), le mécénat privé (entreprises et fondations, ou encore « crowdfunding ») se développent en parallèle de la réduction des subventions publiques nationales attribuées à la culture.

Plusieurs mobilisations politiques récentes ont mis en lumière ces bouleversements des secteurs professionnels des arts et de la culture. En France, elles ont d’abord porté sur les statuts d’emploi et régimes des artistes, notamment celui de l’intermittence, puis du régime des artistes-autrices et artistes-auteurs, pour lequel est désormais prise en compte une diversité de revenus accessoires. 

Plus récemment, ces mobilisations ont visé les violences sexuelles et sexistes. Les champs artistiques, et notamment le cinéma, sont d’ailleurs à l’origine du mouvement dit « #MeToo ». Du cinéma au théâtre, en passant par l’art contemporain, la musique ou encore le cirque, ces mobilisations concernent l’ensemble des secteurs et s’étendent aux lieux de formation artistique. Elles s’inscrivent dans des mouvements de plus longue date dénonçant les inégalités sociales dans les champs culturels, notamment celles construites par les rapports sociaux de sexe et de race, tant dans l’accès au travail artistique que dans la perpétuation de stéréotypes sexistes et racistes, et qui ont donné lieu selon les mondes professionnels à certaines évolutions. 

Enfin, la crise du Covid-19, au cours de laquelle les activités et biens culturels ont été caractérisés comme « non-essentiels », a jeté une lumière crue sur les inégalités qui structurent les champs culturels : entre bénéficiaires et laissé·es pour compte des dispositifs d’aide publique ; entre secteurs ; ou encore, dans le cadre d’un confinement différencié des populations, entre femmes et hommes dans la poursuite de leurs activités professionnelles, etc. La gestion de cette crise a de plus interrogé la viabilité du secteur culturel en dehors des politiques de soutien qui ont permis son maintien pendant la crise sanitaire (avec des différences entre cinéma, livre, spectacle vivant, etc.). Cette crise tend enfin à accélérer certaines évolutions, notamment la reconfiguration des modes de diffusion et de consommation des œuvres en faveur des réseaux numériques. 

Nous souhaitons ainsi interroger, à l’occasion de ce colloque conjoint aux RT1 et RT14, les continuités et transformations du travail à l’œuvre dans les secteurs culturels et artistiques, et particulièrement les frontières et contours des groupes professionnels (Abbott, 2016 ; Demazière et Gadéa, 2009) qui y sont impliqués, en analysant comment ceux-ci se (re)dessinent en fonction de ces évolutions. Ce colloque s’appuie sur une proximité épistémologique de longue date entre la sociologie des groupes professionnels et la sociologie des arts et de la culture. Le cas du travail artistique a ainsi été au cœur des débats et des réflexions autour des notions de profession et de groupes professionnels (Becker, 1985, 1988 ; Cressey et Burgess, 1968 ; Freidson, 1994 ; Hughes, 1996 ; Strauss, 1992…).

Axes thématiques

Dans la lignée de ces interrogations et à la lumière des transformations récentes des mondes artistiques et culturels, les propositions de communications pourront s’inscrire dans les quatre axes prioritaires présentés ci-après. Elles pourront concerner l’ensemble des agents qui, depuis la production jusqu’à la médiation et la réception, contribuent aux mondes professionnels des arts et de la culture, et interroger les recompositions des frontières entre ces différentes étapes de la chaîne de coopération qui ne sont pas systématiquement différenciées, selon les contextes historiques, géographiques, les secteurs, etc. Les travaux examinant d’autres pistes s’inscrivant dans la thématique seront également examinés avec attention.

Axe 1. Segmentation, stratification et redéfinition des frontières professionnelles dans les mondes artistiques

Nous cherchons ici à mieux saisir les effets des transformations évoquées précédemment dans les différents secteurs artistiques et contextes nationaux ou locaux. Cet axe revient sur les effets des mutations en termes d’emploi mais aussi de frontières et d’autonomie du travail artistique.

Les propositions pourront donc revenir sur la division morale du travail dans ces mondes de l’art (Hughes, 1996) et sur les concurrences ou négociations autour des territoires professionnels et leurs frontières (Abbott, 1988, 2016), qui prennent place dans un champ de production culturelle caractérisé par la dimension collective du travail artistique (Becker, 1988 ; Cappelle, 2018 ; Marguin, 2019 ; Mille, 2016) et par une opposition entre pôles de l’art pour l’art et de grande diffusion (Bourdieu, 1992).

En effet, l’essor des financements par projets, la place des plateformes de diffusion de la culture ou encore les enjeux économiques accompagnant la crise sanitaire peuvent mettre en péril l’autonomie professionnelle et les juridictions des artistes et des métiers associés (Dubois, 2021). Ces transformations peuvent conduire à brouiller les contours des activités artistiques, en modifiant les contours du « sale boulot » ou par la remise en cause des frontières établies entre activités cardinales des mondes de l’art et personnel-les de renfort (Becker, 1988), entre artistes, publics et intermédiaires. Comment évoluent la place des organismes financeurs, et leur droit de regard sur les projets et la production, avec le développement du financement et des organisations par projet (Faulkner et Anderson, 1987 ; Peterson, 1982) ?

Les rétributions symboliques de l’activité artistique ne compensent pas toujours la précarité (Sinigaglia, 2013). Les artistes sont ainsi incité-es à la pluriactivité (Mayaud et Jeanpierre, 2020), à multiplier les engagements dans plusieurs projets artistiques, tout en y occupant différents métiers : être comédien-ne sur un projet tout en dispensant des cours d’arts dans des établissements scolaires (Bataille, Casse et Perrenoud, 2019 ; Menger, 1989, 2005) ou en travaillant dans d’autres secteurs extra-artistiques (Rannou et Roharik, 2006), ce qui concerne davantage les moins établi-es. Par ailleurs, si en France les artistes bénéficient du régime de l’intermittence, dans la plupart des autres pays, les artistes ne disposent pas de dispositifs d’assurance spécifiques, au risque de précariser les carrières et de favoriser l’engagement dans des domaines extra-artistiques (Rouault, 2002). Par exemple, les réformes du droit d’auteur-rice comme du statut de l’intermittence et de l’assurance chômage (Sigalo Santos, 2018) se sont traduites par le développement d’activités connexes (participation à des rencontres publiques, cours, etc.), conséquence de demandes politiques et sociales croissantes pour l’engagement des artistes dans l’espace public (Sapiro et Rabot, 2017).

Plusieurs travaux ont par ailleurs mis en évidence l’importance prise par l’intervention socio-éducative dans le travail artistique (Bureau, Perrenoud et Shapiro (dir.), 2009). Quelle que soit la discipline, les financeurs publics demandent désormais aux artistes et aux structures culturelles de proposer des projets auprès de publics dits « en difficulté » : jeunes « en difficulté scolaire » (Bonnery et Renard, 2013 ; Deslyper et Eloy, 2020 ; Henri-Panabière, Renard et Thin, 2013), « habitant-es des quartiers populaires » (Quercia, 2020), etc. Ces transformations engendrent un brouillage des frontières entre différents univers professionnels – mondes de l’art, travail social et éducation – avec des effets non seulement sur la définition même du travail artistique et de son « territoire » professionnel (Abbott, 1988), mais aussi sur les « faisceaux de tâches » (Hughes, 1996) qui constituent les métiers artistiques, ou d’intermédiation (Rabot, 2015). Comment réagissent les professionnel-les de la culture face à ces évolutions ? À quel moment s’engagent-elles/ils sur ces différents terrains et quels sont les effets de ces investissements sur leurs carrières ? 

Ces transformations ont aussi des effets sur la manière dont les professionnel-les conçoivent et définissent le sens de leur travail et leurs activités. À quelles conceptions du rôle de la culture ces activités renvoient-elles ? Comment les différents agents impliqués dans ces secteurs conjuguent leurs différentes missions artistiques et/ou socio-éducatives ? Et comment les différentes tâches qui leur incombent participent-elles de leurs identités professionnelles ?

Axe 2. Formation et accès aux professions artistiques

Nous souhaitons ici interroger les effets du brouillage des frontières entre les différentes activités professionnelles des artistes et celles des intermédiaires. Souvent conçus comme des métiers à vocation (Sorignet, 2012), les groupes professionnels des mondes artistiques sont associés à des activités qui reposent sur l’expression d’un « don » qui supposerait un écart face à des instances de formation traditionnelles (Sapiro, 2007). Les frontières changeantes des milieux culturels rendent difficile leur encadrement par un apprentissage spécifique, qui doit inclure de plus en plus de savoirs transversaux. Cela a des conséquences sur les modalités et les formes de la socialisation professionnelle des artistes.

Si d’un côté, des activités de création semblent se développer en dehors de toute contrainte institutionnelle, on constate néanmoins la montée en puissance des formations institutionnelles formelles aux métiers artistiques et culturels, et ce, malgré les représentations qui continuent de les associer à la rhétorique du « don » et du « talent » individuel (par exemple : Deslyper, 2018 ; Dubois, 2013 ; Patureau et Sinigaglia, 2020). La professionnalisation dans des domaines comme la danse ou la musique a notamment comme passage obligé l’intégration de certaines institutions (opéra, conservatoires, etc.). Pour y avoir accès, les processus de sélection semblent confirmer un système de reconnaissance qui met en valeur le charisme et la transmission précoce des savoirs, contribuant à un taux élevé de reproduction sociale dans ces institutions (Lehmann, 2005).

De quelle manière et avec quels effets les formations en art tentent-elles de répondre aux exigences de ces nouvelles activités - socio-éducatives, voire pédagogiques - ainsi qu’à l’évolution de leurs modalités de financement - montage de projet (Langeard, 2015) ? Des travaux ont montré l’élargissement de l’éventail des objets à ces « compétences » connexes dont les formations ont fait l’objet (Hughes, 1996) ; les formations gestionnaires sont notamment présentes de façon croissante dans les trajectoires des intermédiaires des secteurs culturels, en particulier dans les plus jeunes générations (Picaud, 2021). Ces compétences restent-elles occultées dans l’accompagnement professionnel, ou bien sont-elles reconnues comme objets légitimes de formation ? Observe-t-on des différences selon les contextes nationaux et locaux ? Comment les formations gestionnaires influent-elles sur les trajectoires, représentations et pratiques des professionnel·les de la culture et des artistes ?

Ceci pose également la question des élèves et des intervenant·es concerné·es par ces mutations éventuelles dans les formations, des savoirs qui y sont mobilisés, mais également des représentations du métier qui s’y donnent à observer et que ces formations contribuent à façonner.

Nous proposons ainsi de questionner le rôle joué par les instances de formation dans l’encadrement des vocations artistiques, en nous demandant comment elles participent ou non à l’évolution des frontières et contours des activités et groupes professionnels. Il s’agit également, en retour, de comprendre ce que ces redéfinitions des limites des professions artistiques font aux instances de formation, en termes de savoirs, de pratiques, de morphologie du corps professoral, etc.

Axe 3. La numérisation des activités et du travail dans les secteurs culturels

Depuis une vingtaine d’années, les mondes culturels font l’objet de transformations importantes liées au développement du numérique, mutations qui touchent autant les processus de production - modalités de la création (Fine, 2018 ; Robert, 2020), format des œuvres (Rabot, 2020) -, le travail d’intermédiation - recommandation aux publics (Beuscart, Coavoux et Maillard, 2019), diffusion (Chabault, 2013) - et la consommation des œuvres par les publics (Combes, 2011 ; Gilliotte, 2019 ; Guittet, 2020). 

L’émergence de nouvelles formes de participation et de travail des consommatrices et consommateurs culturel-les (Dujarier, 2008 ; Pasquier, Beaudouin et Legon, 2014) ou des artistes sur les réseaux et plateformes socionumériques (Chaves Ferreira, Naulin et Jourdain, 2018 ; Flichy, 2017) questionne également, au sein des mondes de l’art et de la culture, la frontière entre consommation et production, entre profanes et professionnel-les (Hughes, 1996), de même que le passage du statut d’amateur ou amatrice à celui de professionnel-le (Beuscart et Mellet, 2015). 

On observe également une reconfiguration des rôles et des activités au sein des industries culturelles à travers le recours à des outils numériques dans le travail d’intermédiation (Bielby et Roussel, 2015). De nouvelles activités apparaissent ainsi en ligne, qui reconfigurent les hiérarchies entre les groupes professionnels existants. La recherche de financements, notamment participatifs (Creton et Kitsopanidou, 2016 ; Mairesse, 2016 ; Matthews, Rouzé et Vachet, 2014), le travail de diffusion et de promotion (Allamand, 2019 ; Delaporte, 2019) ou encore d’entretien d’une proximité avec les publics (Coavoux et Roques, 2020) sont des tâches qui, en plus de faire l’objet d’une redéfinition des rôles au sein des groupes professionnels des arts et de la culture, peuvent désormais incomber aux artistes ou aux publics. Comment ces transformations modifient-elles les frontières des groupes professionnels concernés, les formes de division du travail et les pratiques ? 

La pandémie, en mettant à l’arrêt le monde de la culture, a récemment accéléré ce processus de numérisation, déjà plus ou moins développé selon les secteurs. Les transformations numériques n’ont ainsi pas seulement modifié les manières de diffuser les biens symboliques, mais aussi celles de les produire, pouvant favoriser le recours à « l’indépendance » et des formes de domestication de la production comme cela a été montré pour les créatrices et créateurs de jeux vidéo (Zabban et Ter Minassian, 2020). Les groupes professionnels artistiques sont déjà marqués par un brouillage des frontières entre vie privée et vie professionnelle, en raison de l’importance de la cooptation et du capital social dans les processus de recrutement (Buscatto, 2009 ; Sorignet, 2012). Quels sont alors les effets du numérique, et de la domestication du travail qu’il permet, sur le rapport au travail des artistes, sur l’aménagement de leur temps et de leurs contraintes domestiques ? En particulier pour les femmes ?

En favorisant l’apparition de nouvelles manières d’accéder aux consommatrices et consommateurs culturel·les – visites d’expositions en ligne, click & collect, renforcement des activités de prescription sur les plateformes, etc. – cette crise interroge encore davantage la transformation des frontières entre activités de commerce, de médiation et de prescription culturelle.

Mais ces processus traduisent-ils nécessairement une révolution radicale, ou plutôt une accentuation de phénomènes antérieurs ? Comment reconfigurent-ils les frontières entre travail bénévole et rémunéré, entre art et argent, entre artistes, intermédiaires et publics, entre professionnel·les et profanes ? Comment influent-ils sur les inégalités qui caractérisent ces groupes professionnels et sur le maintien de formes d’autonomie professionnelle ? Quel rôle joue l’action publique dans ce domaine, par exemple en régulant les plateformes numériques et la circulation des contenus, ou en soutenant différents secteurs culturels ?

Axe 4. Inégalités dans les carrières artistiques et culturelles

Les milieux artistiques sont généralement considérés comme ouverts, tolérants et avant-gardistes. Ils sont pourtant, comme d’autres milieux professionnels, traversés par des inégalités de carrière et des processus de segmentation liés à divers rapports de domination (genre, classe, racisation, âgisme, sexualité, validisme, nationalité, etc.). Les champs artistiques restent des univers difficiles d’accès selon les ressources dont on dispose (Katz, 2017 ; Sinigaglia, 2017) et la position dans des systèmes d’inégalités (Buscatto, Cordier et Laillier (dir.), 2020). Si les hiérarchies et les stratifications dues à la classe sociale et au genre dans la production (Bourdieu, 1992 ; Buscatto, 2008 ; Buscatto et Marry, 2009 ; Cacouault-Bitaud et Ravet, 2008 ; Lehmann, 2005 ; Naudier et Rollet, 2007 ; Naudier, 2010), et l’intermédiation (Jeanpierre et Roueff, 2014 ; Lizé, Naudier et Roueff, 2011 ; Naudier, 2019) des biens symboliques ont fait l’objet de nombreuses recherches, celles liées aux rapports de domination fondés sur la race, l’âge, ou encore à l’orientation sexuelle n’ont été travaillées que plus récemment (Buscatto, Cordier et Laillier (dir.), 2020 ; Harchi, 2020 ; Levy et Quemin, 2019).

Depuis une vingtaine d’années, de nombreux travaux issus de la recherche féministe ont analysé les intersections entre les systèmes de domination (principalement la classe sociale, le genre et la race) et ont montré que ceux-ci ne sont ni isolés, ni mécaniquement cumulatifs, mais bien interdépendants et co-construits (Bereni et al., 2012 ; Chauvin et Jaunait, 2015 ; Crenshaw, 2005 [1991]). Nous invitons donc les personnes souhaitant proposer une contribution à analyser la manière dont se construisent, se reproduisent ou se transforment ces inégalités dans les milieux artistiques et culturels, en choisissant de privilégier l’un de ces rapports de domination ou en mobilisant une approche intersectionnelle sensible à l’imbrication des rapports sociaux.

Il s’agira de tenir compte des crises et des transformations économiques, politiques et sociales ayant affecté les milieux artistiques ces dernières années (crise liée à l’épidémie de Covid-19, mouvement #Metoo, numérisation, évolutions des formes de financement de l’activité artistique, réforme du statut des artistes-auteur·rices, etc.) pour réfléchir aux dynamiques professionnelles qui les caractérisent. Dans quelle mesure ces dernières sont-elles affectées par les inégalités de genre, de classe, de race, etc. d’accès aux formations et aux professions artistiques, et de progression dans ces carrières ? Quels régimes d’inégalités (Acker, 2009) se dessinent dans les mondes de l’art suite à ces transformations ? Par exemple, les inégalités sur les marchés du travail artistique ne sont pas apparues avec la crise sanitaire, économique et sociale liée à l’épidémie de Covid-19. Mais cette crise, en affectant fortement les opportunités de production et de diffusion du travail artistique, et en augmentant la concurrence déjà intense entre artistes, peut jouer comme révélateur des processus sociaux de construction et de transgression des inégalités liées à divers rapports de domination dans les milieux artistiques. On pourra également interroger le rôle des politiques publiques, et en particulier les dispositifs de soutien mis en place depuis mars 2020, dans l’évolution des inégalités liées au genre, à la race, à l’âge, etc. dans les groupes professionnels artistiques et culturels. Enfin, on pourra se demander dans quelle mesure les mobilisations contre les violences sexistes et sexuelles dans les milieux artistiques renouvellent, ou non, les interactions au travail, les pratiques professionnelles et les processus de segmentation à l’œuvre dans ces mondes professionnels.

Modalités de soumission

Les réponses à l’appel à communications seront à envoyer avant le 15 avril 2022 à l’adresse rt14.afs@gmail.com.

Informations attendues : Noms de(s) autrice(s) et auteur(s), statut, rattachement, adresse électronique, axe(s) envisagé(s), titre de la communication, résumé, mots-clés.

Le résumé comportera entre 3000 et 5000 signes (espaces compris), contenant la présentation claire de la question de recherche, de la méthodologie et des données employées, les principaux résultats ainsi que les principales références bibliographiques mobilisées.

Les propositions de doctorant-es et de jeunes chercheur-es sont encouragées et feront l’objet d’une attention particulière. Le comité d’organisation rappelle que tous les moyens de recherches budgétaires sont mis en œuvre pour permettre aux collègues ne bénéficiant pas de soutien financier de se déplacer sans frais (prise en charge par l’organisation des transports, des hôtels et des repas pour les collègues les plus précaires ou les moins bien doté-es).

Calendrier

  • 15 avril 2022 : Date limite pour l’envoi des propositions de communication
  • Début juin 2022 : Communication du résultat de la sélection après évaluation
  • 10 octobre 2022 : Envoi des supports de communications au comité d’organisation
  • 20 et 21 octobre 2022 Tenue du colloque à Paris (Site Pouchet du CNRS).

Comité d’organisation

  • Anne Bessette, ATER (Université Paris Nanterre, associée au Cerlis)
  • Emmanuelle Guittet, chercheuse postdoctorale (LabEx ICCA, Cerlis)
  • Elodie Hommel, PRCE (Université Paul Valéry Montpellier 3, CMW)
  • Florence Legendre, MCF (CEREP, URCA)
  • Bianca Maretti, doctorante (IReMus)
  • Muriel Mille, MCF (UVSQ, Printemps)
  • Maylis Nouvellon, docteure (indépendante)
  • Myrtille Picaud, chercheuse postdoctorale (Université Grenoble Alpes, Pacte, CEE)
  • Mathilde Provansal, chercheuse postdoctorale (LMU Munich, associée à l’IDHE.S et au CEET)
  • Francesca Quercia, chercheuse postdoctorale (HETSL HES-SO, associée au CMW)

Comité scientifique

Le comité scientifique est composé des membres du comité d’organisation, et de :

  • Marlène Bouvet, doctorante (ENS Lyon, CMW) et ATER (Université Clermont-Auvergne)
  • Laura Cappelle, chercheuse associée (Cerlis)
  • Frédéric Charles, Professeur des universités (Université de Picardie Jules Verne, Curapp)
  • Clément Combes, chercheur contractuel (CNRS, Cerlis)
  • Quentin Gilliotte, enseignant-chercheur contractuel (Université de Paris, Cerlis)
  • Serge Katz, MCF (Université de Picardie Jules Verne, Curapp)
  • Anna Mesclon, doctorante (Université de Nantes, CENS)
  • Clémence Perronnet, MCF (UCO, LIFRE)
  • Florent Schepens, professeur des Universités (Université de Franche Comté, LASA)
  • Laure de Verdalle, directrice de recherche (CNRS, Printemps)

Bibliographie

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Subjects

Places

  • Site Pouchet - CNRS
    Paris, France (75)

Event attendance modalities

Full on-site event


Date(s)

  • Friday, April 15, 2022

Keywords

  • travail, groupe professionnel, art, culture

Information source

  • Elodie Hommel
    courriel : rt14 [dot] afs [at] gmail [dot] com

License

CC0-1.0 This announcement is licensed under the terms of Creative Commons CC0 1.0 Universal.

To cite this announcement

« Contours du travail et frontières des groupes professionnels dans les arts et la culture », Call for papers, Calenda, Published on Monday, March 14, 2022, https://doi.org/10.58079/18fz

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