HomeLa diplomatie publique à l’heure des réseaux

Calenda - The calendar for arts, humanities and social sciences

La diplomatie publique à l’heure des réseaux

Mutations des stratégies et pratiques internationales d’influence médiatique

*  *  *

Published on Wednesday, April 13, 2022

Abstract

L’objectif de ce dossier spécial de la revue Questions de communication est d’étudier la manière dont l’essor du web et des réseaux socionumériques a contribué à transformer la conduite de la diplomatie publique, c’est-à-dire les stratégies dont les États usent, de façon ouverte, pour s’adresser à des publics à l’étranger, par-delà la tête de leur gouvernement, avec, en dernière instance, des objectifs d’influence. L’accent est plus particulièrement mis sur les instruments médiatiques de cette diplomatie publique.

Announcement

Argumentaire

Le 4 janvier 2008, Oscar Morales, un ingénieur que rien ne prédisposait à l’activisme politique, crée, depuis Barranquilla, en Colombie, un groupe Facebook contre les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), « Un millión de voces contra las Farc », avec pour revendications : « Plus jamais d’otages, plus jamais de mensonges, plus jamais d’assassinats, plus jamais de Farc ». Un mois plus tard, le groupe comptait 350 000 membres, et ce, à un moment où la plateforme ne disposait pas encore de version en espagnol. Fort du réseau de followers ainsi constitué, O. Morales organisera, le 4 février de la même année, une « marche nationale contre les Farc » dans différentes villes colombiennes, qui aurait rassemblé jusqu’à 10 millions de personnes. C’est avec cette anecdote que David Kirkpatrick ouvre le livre où il célèbre la force des « effets » politiques que peut avoir Facebook (Kirkpatrick, 2010 : 6-7).

Ce potentiel politique des réseaux socionumériques que, non sans relents déterministes, loue D. Kirkpatrick, n’a pas échappé au département d’État américain. En effet, dans les années 2000, celui-ci s’est efforcé d’intégrer ces réseaux dans la panoplie d’instruments qu’il mobilise pour sa diplomatie publique, c’est-à-dire les stratégies dont il use, de façon ouverte, pour s’adresser à des publics à l’étranger, par-delà la tête de leur gouvernement, avec, en dernière instance, des objectifs d’influence.

Ainsi, fin 2008 aux États-Unis, James Glassman, le sous-secrétaire pour la diplomatie publique du gouvernement de George W. Bush, brandit-il l’initiative prise par O. Morales sur Facebook contre le « groupe terroriste » des Farc pour mieux plaider en faveur de la mise en place d’une « diplomatie publique 2.0 » faisant un grand usage des réseaux, appelée, à ses yeux, à jouer un rôle essentiel contre d’autres formes de terrorisme : celles contre lesquelles son administration avait déclaré la guerre, suite aux attentats du 11 septembre 2001 (Glassman, 2008).

Cet appel, qui est lancé officiellement pour renouveler la diplomatie publique, fait directement écho aux vifs débats qui agitent le champ académique anglophone qui lui est consacrée. En effet, depuis le début des années 2000, de nombreux travaux se sont développés pour inviter à mieux prendre en compte les vertus participatives et mobilisatrices des technologies de l’Internet, jusqu’à donner corps à ce que Jan Melissen (2005) a désigné comme la « nouvelle diplomatie publique », plus dialogique que sa devancière.

Dès cette date, explorant les moyens d’améliorer l’image des États-Unis dans l’espace arabo-musulman, Rhonda S. Zaharna (2005 : 1-3) exhorte le gouvernement américain à transformer sa diplomatie publique en lui appliquant le « paradigme du réseau », le seul à même de lui permettre de rétablir des canaux de communication effectifs avec les populations de cet espace. Elle prononce alors la mort du « vieux modèle de diplomatie publique utilisé pendant la guerre froide », pendant laquelle les « canaux mass-médiatiques » se contentaient de « disséminer des messages ». Si les politiques de censure à l’est du rideau de fer – qui faisaient de l’information un « bien rare et précieux » – ont assuré le succès de ce modèle, il n’est plus adapté, assène-t-elle, à l’« abondance » d’informations, permise par l’essor de l’Internet. Plutôt que d’opérer sur le mode de la « présentation » de contenus et de visions du monde à ses destinataires, la diplomatie publique est dorénavant invitée à davantage agir par le biais de la « participation » ou du « dialogue ». À l’heure de l’Internet, « la mise en réseau est devenue », conclut-elle, « le nouveau modèle de persuasion » que doit adopter la diplomatie publique américaine.

Inauguré sous la présidence de G. W. Bush, le « tournant participatif de la diplomatie publique américaine » (Koch, 2022) s’est, depuis, amplifié. En effet, Hillary Clinton, secrétaire d’État sous Barack Obama, fera dans le cadre du 21st Century Statecraft – son programme pour Gouverner au xxie siècle –, de la nécessité d’effectuer une transition des médias opérant sur le mode du « one-to-many », propre à l’ère analogique, vers les technologies de communication fonctionnant sur celui du « many-to-many », propre à l’Internet, une priorité de sa politique étrangère (US Department of State, s. d. ; Quessard, 2019). Dans le cadre du projet Civil society 2.0 inauguré sous son mandat, la diplomatie publique américaine aura ainsi notamment mission de développer une politique d’appui aux cyberdissidents à l’étranger.

L’objectif de cette livraison de Questions de communication est de s’intéresser à la façon dont le recours croissant aux réseaux socionumériques a transformé la conduite de la diplomatie publique, en se penchant plus spécifiquement sur ses instruments médiatiques. Il s’agit néanmoins de le faire en rompant avec les visions iréniques qui traversent les travaux sur la « nouvelle » diplomatie publique où se décèlent facilement les traces des discours emphatiques sur le web 2.0.

Malgré l’importance du sujet, peu de travaux y ont été consacrés. Dans le prolongement du texte déjà cité de R. S. Zaharna, les recherches portant sur la nouvelle diplomatie publique abondent en analyses qui jettent l’anathème sur les médias traditionnels dont a usé pendant longtemps la diplomatie publique. Les radios et télévisions transnationales qui lui ont servi de support sont accusées, par R. S. Zaharna, Amelia Arsenault et Ali Fisher, d’avoir imprimé un caractère « unidirectionnel » à la diplomatie publique (Zaharna, Arsenault et Fisher, 2014 : 4). Par leur faute, considère de son côté Ilan Manor, la « diplomatie publique du xxe siècle fut monologique, ne reposant que sur le monologue » (Manor, 2019 : 11). Et ces auteurs d’unanimement vanter la phase « relationnelle » rendue possible par l’essor des technologies de l’Internet (Zaharna, Arsenault et Fisher, 2014 : 5).

Si la littérature fourmille de critiques des médias traditionnels utilisés par la diplomatie publique, les travaux étudiant avec un tant soit peu de précision les nouveaux dispositifs médiatiques mis en place par cette même diplomatie publique à l’ère numérique sont beaucoup plus rares. Pourtant, ceux qui les décryptent soulignent combien est grand le décalage entre les espoirs soulevés par les technologies de l’Internet en ce domaine et les résultats. Ainsi les recherches consacrées au projet Outreach – l’un des premiers par lesquels le département d’État s’est efforcé d’interagir en ligne avec les internautes de l’espace arabo-musulman, dans leurs langues – montrent-elles bien combien l’établissement du dialogue tant espéré est parsemé d’embûches (Khatib, Dutton et Thelwall, 2011 ; Al-Rawi, 2020).

Les médias traditionnels utilisés par la diplomatie ayant été frappés d’anathème, il n’est pas étonnant qu’encore plus rares soient les travaux sur la façon dont, aux États-Unis, la Voix de l’Amérique, Radio Free Europe/Radio Liberty, pour ne citer que ces médias, ont fait évoluer leurs stratégies et leurs pratiques par l’usage qu’elles font du web et des réseaux socionumériques (voir néanmoins Powers et Youmans, 2012). La littérature sur les instruments médiatiques qu’emploient les diplomaties publiques européennes à l’ère du numérique n’est pas beaucoup plus fournie. La stratégie développée en ce domaine par la World Service de la BBC qui, en 2005, a lancé un plan pour s’adapter aux impératifs de l’« ère digitale » (Chapman, 2005), a fait l’objet d’une poignée de travaux (Bennett, 2013 ; Gillespie, 2013). Les initiatives françaises, prises par Radio France internationale, France 24 ou Canal France international, font, comme celles, allemandes, de la Deutsche Welle, l’objet de moins d’attention.

L’objectif de cette livraison est de combler cette carence. Quels nouveaux dispositifs médiatiques ont été mis en place par ces diplomaties publiques à l’ère numérique ? Comment les outils traditionnels de la diplomatie publique – depuis la Voix de l’Amérique jusqu’au World Service de la BBC, sans négliger les autres médias publics internationaux européens – ont-ils incorporé l’usage du web et des réseaux socionumériques dans leurs stratégies et pratiques à destination de leurs publics à l’étranger ? Quelles formes prennent les initiatives d’aide aux cyberdissidents appuyées par la diplomatie publique des États-Unis ? Quels programmes d’aide aux médias numériques sont-ils dispensés par Canal France International, la Deutsche Welle Akademie ou la BBC Media Action ? Telles sont quelques-unes des principales thématiques que ce dossier propose d’éclairer.

Loin est cependant le temps où les dispositifs médiatiques des diplomaties publiques occidentales – tels ceux américains, britanniques, français ou allemands – diffusaient d’Ouest en Est, du Nord au Sud, sans trop craindre en retour les émissions des pays vers lesquels ils diffusaient. Dès la seconde moitié des années 1990, des chaînes de télévision transnationales – qu’il s’agisse d’Al Jazeera, des chaînes chinoises de la CCTV ou, un peu plus tard, de Russia Today (RT) – se sont montrées en effet désireuses de rivaliser avec les télévisions publiques ou privées des États-Unis ou d’autres pays occidentaux en diffusant aussi à l’attention de ceux-ci, non sans y susciter nombre d’inquiétudes (Koch, Mattelart, 2016).

Or, ces acteurs semblent à bien des égards avoir fait leur le « paradigme du réseau » évoqué plus tôt. Margarita Simonyan ne cache pas l’importance des réseaux socionumériques états-uniens pour RT, dont elle est la rédactrice en chef. YouTube, Twitter et Facebook ont constitué, à ses yeux, pendant des années, des « éléments clés » de la « croissance soutenue » de sa chaîne (Simonyan, 2016 : 60 ; Audinet, 2021). Pour mieux profiter du potentiel offert par ces plateformes, le groupe d’Al Jazeera a créé, de son côté, en 2014, une chaîne de vidéos en ligne en anglais, exclusivement destinée aux réseaux socionumériques, avant de la décliner en d’autres langues.

L’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022 est venue confirmer, si besoin était, l’importance stratégique de ces instruments médiatiques de la diplomatie publique. L’Union européenne n’a-t-elle pas banni, dans les jours qui ont suivi le déclenchement de cette invasion, RT et Sputnik en Europe ? Les interdictions sur ce continent, ou les restrictions dans le reste du monde, que, par exemple, Facebook ou YouTube ont imposées à RT ou Sputnik, sont par ailleurs venues illustrer tant les enjeux que constituent, pour les outils médiatiques de la diplomatie publique, l’accès aux plateformes numériques pour toucher leurs publics à l’étranger que le pouvoir qu’elles exercent en la matière.

Cette guerre alerte enfin sur la nécessité de considérer tant les ruptures que les continuités dans l’usage que font les médias publics internationaux des technologies en ligne. Après le blocage, par l’autorité russe des communications, des sites web russophones de la BBC, de la Voix de l’Amérique, de Radio Free Europe/Radio Liberty ou de la Deutsche Welle, le World Service de la BBC n’a-t-il pas, simultanément, et recommandé l’usage de VPN (réseaux privés virtuels) et renoué avec les ondes courtes pour continuer à toucher ses auditeurs russes ?

Cette livraison, dont l’optique est résolument interdisciplinaire, accueillera les futures contributions consacrées à ces différents dispositifs médiatiques de la diplomatie publique à l’heure numérique, selon cinq axes complémentaires. Cependant, ceux-ci ne doivent pas être considérés comme limitatifs.

Axe 1. Dispositifs médiatiques de diplomatie publique en ligne

Ce premier axe a pour vocation d’abriter des propositions d’articles éclairant le fonctionnement des dispositifs médiatiques en ligne mis en place dans le cadre de la diplomatie publique. Y seront accueillies les contributions se penchant sur leurs conditions de création et de développement, sur leur financement, les équipes qui les animent, l’organisation des rédactions, les journalistes qui y travaillent ou encore les relations que ces dispositifs entretiennent avec les institutions publiques dont ils dépendent.

Axe 2. Contenus et stratégies d’influence de la diplomatie publique en ligne

En lien avec le précédent, les contributions de ce deuxième axe porteront davantage sur les contenus véhiculés par ces dispositifs médiatiques de diplomatie publique en ligne. Quels contenus, tant d’information que de divertissement, pour quels publics ? Comment ces dispositifs médiatiques les adaptent-ils aux logiques des plateformes numériques ? Comment les régimes de production et les normes de mise en visibilité des contenus imposés par ces plateformes transforment-ils la conduite de la diplomatie publique ? Comment modifient-ils les stratégies d’influence mises en œuvre par celle-ci ? Dans quelle mesure les dispositifs de la diplomatie publique en ligne sont-ils à cet égard en rupture ou en continuité avec les modèles préexistants des stratégies d’influence ?

Axe 3. Dispositifs de diplomatie publique en ligne et affordances des plateformes numériques

On s’intéressera dans ce troisième axe à la manière dont les dispositifs médiatiques de diplomatie publique en ligne exploitent les affordances offertes par l’architecture des plateformes numériques. Comment tirent-ils parti des outils d’interactivité que celles-ci mettent à disposition ? Comment s’efforcent-ils de viraliser leurs contenus, de créer des communautés, de susciter l’engagement de ces dernières ? Quelles sont les limites à l’utilisation de ces dispositifs ? Dans quelle mesure l’intégration des métriques du web transforme-t-elle la connaissance des publics étrangers ? Quels décalages entre les promesses de participation qui abondent dans la littérature spécialisée et la réalité de celle observée sur le terrain ?

Axe 4. Plateformes numériques et médias aux missions de diplomatie publique

Ce quatrième axe a vocation d’accueillir des contributions s’interrogeant sur les relations qu’entretiennent les médias ayant des missions de diplomatie publique avec les plateformes numériques. Les relations qu’ont nouées, depuis les années 2000, le département d’État et les firmes de la Silicon Valley sont souvent soulignées (Manor, 2019), rarement détaillées. Quelles sont-elles ? De même, comment les plateformes américaines régulent-elles la présence sur leurs réseaux de médias tels que les médias publics internationaux russes, chinois ou iraniens…? Au-delà, comment les différents médias consacrés aux missions de diplomatie publique intègrent-ils l’usage d’autres plateformes, telles que TikTok ou Telegram ?

Axe 5. Diplomatie publique et programmes d’aide aux médias numériques

Enfin, le cinquième axe explorera davantage les programmes d’aide aux cyberdissidents ou bien ceux de développement de médias numériques, ou de formation au journalisme numérique mis en place par les diplomaties publiques de divers pays. Avec quels objectifs sont conçus ces programmes ? Comment sont-ils mis en œuvre, avec quels relais locaux, quels formateurs ? Quels en sont les bénéficiaires ? Quels sont les modèles de médias et de journalisme numériques qui sont ainsi véhiculés ? Comment varient-ils d’une diplomatie publique à l’autre ? De quelles stratégies d’influence sont-ils porteurs ?

Coordination scientifique du numéro

  • Olivier Koch (Université Côte d’Azur)
  • Tristan Mattelart (Université Paris-Panthéon-Assas)

Modalités de soumission et calendrier

Voir les consignes de rédaction sur le site de la revue Questions de communication

  • Date limite de soumission des résumé : 15 mai 2022 (format : 2 à 3 pages)
  • Retour des décisions aux auteur·es des propositions : 15 juin 2022
  • Date limite de remise des textes aux coordinateurs : 15 octobre 2022 (format : 50 000 signes espaces comprises maximum)
  • Parution : 2e semestre 2023

Les propositions sont à envoyer à :

  • tristan.mattelart@u-paris2.fr
  • olivier.koch@univ-cotedazur.fr

Comités

Direction

  • Béatrice Fleury (Crem, Université de Lorraine)
  • Jacques Walter (Crem, Université de Lorraine)

Comité de rédaction

François Allard-Huver (Université de Lorraine), Loïc Ballarini (Université de Rennes 1), Gilles Bastin (Sciences Po Grenoble), Jean-Jacques Boutaud (Université de Bourgogne), Anne Cordier (Université de Lorraine), Laurence Corroy (Université de Lorraine), Béatrice Damian-Gaillard (Université Rennes 1), Patrice De La Broise (Université de Lille), Jean-François Diana (Université de Lorraine), David Douyère (Université de Tours), Stéphane Dufour (Université de Lorraine), Marie-Pierre Courbet-Fourquet (Aix-Marseille Université), Isabelle Garcin-Marrou (Science Po Lyon), Frédéric Gimello-Mesplomb (Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse), Hervé Glevarec (CNRS), Bernard Idelson (Université de La Réunion), Patrizia Laudati (Université Côte d'Azur), Philippe Le Guern (Université de Nantes), Éric Maigret (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3), Tristan Mattelart (Université Paris 2 Panthéon-Assas), Jean-Matthieu Méon (Université de Lorraine), Arnaud Mercier (Université Paris 2 Panthéon-Assas), Angeliki Monnier (Université de Lorraine), Pierre Morelli (Université de Lorraine), Claude Nosal (Université Haute-Alsace), Claire Oger (Université Paris-Est Créteil Val de Marne), Nathalie Pinède (Université Bordeaux Montaigne), Nicolas Pélissier (Université Côte d’Azur), Anne Piponnier (Université de Lorraine), Alain Rabatel (Université Lyon 1), Céline Ségur (Université de Lorraine), Emmanuelle Simon (Université de Lorraine), Justine Simon (Université de Franche-Comté), Brigitte Simonnot (Université de Lorraine), Guillaume Soulez (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3), Marieke Stein (Université de Lorraine), Sylvie Thiéblemont-Dollet (Université de Lorraine), Bénédicte Toullec (Université Rennes 1), Adeline Wrona (Université Paris Sorbonne).

Le comité de rédaction est constitué de membres du Centre de recherche sur les médiations et des principales unités de recherche françaises en sciences de l’information et de la communication.

Comité scientifique international

Stefanie Averbeck-Lietz (Universität Bremen, Allemagne), Fausto Colombo (Università Cattolica del Sacro Cuore, Italie), Peter Dahlgren (Lund University, Suède), Galyna Dranenko (Chernivtsi National University, Ukraine), Annik Dubied (Université de Neuchâtel, Suisse), Pascal Durand (Liège Université, Belgique), Chadi El Nar (Université Sainte Famille, Liban), Gábor Eröss (Magyar Tudomáyos Akademia, Társadalomkutató Központ, Hongrie), Claudia Feld (Consejo nacional de investigaciones cientificas y técnicas, Argentine), Raja Fenniche (Institut supérieur de la documentation, Tunisie), Michael Kalogiannakis (University of Crete, Grèce), Roselyne Koren (Bar-Ilan University, Israël), Mirela Lazar (Universitatea din Bucaresti, Roumanie), Marc Lits (Université catholique de Louvain, Belgique), Hans-Jürgen Lüsebrink (Universität des Saarlandes, Allemagne), Sandra Jacqueline Meza Fernandez (Universidad de Chile, Chili), Lídia J. Oliveira L. Silva (Universidade de Aveiro, Portugal), Geoffroy Patriarche (Université Saint-Louis-Bruxelles, Belgique), Daniel Peraya (Université de Genève, Suisse), Nathalie Pignard-Cheynel (Université de Neuchâtel, Suisse), Valérie Schafer (Université du Luxembourg), Katerina Strani (University of Edinburgh, Royaume-Uni).

Le comité scientifique international est composé de personnalités menant des recherches dans le domaine de l’information-communication. 

Secrétariat d’édition/rédaction et contact médias

Samantha Chauderon, Léa Dehédin


Date(s)

  • Sunday, May 15, 2022

Attached files

Keywords

  • diplomatie publique, propagande, média, plateforme, réseau socionumérique, web

Contact(s)

  • Tristan Mattelart
    courriel : tristan [dot] mattelart [at] u-paris2 [dot] fr
  • Olivier Koch
    courriel : koches1 [at] yahoo [dot] fr

Reference Urls

Information source

  • Tristan Mattelart
    courriel : tristan [dot] mattelart [at] u-paris2 [dot] fr

License

CC0-1.0 This announcement is licensed under the terms of Creative Commons CC0 1.0 Universal.

To cite this announcement

« La diplomatie publique à l’heure des réseaux », Call for papers, Calenda, Published on Wednesday, April 13, 2022, https://doi.org/10.58079/18p1

Archive this announcement

  • Google Agenda
  • iCal
Search OpenEdition Search

You will be redirected to OpenEdition Search