HomeLa pauvreté à l’international au prisme du genre

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Published on Wednesday, April 13, 2022 by Sarah Zingraff

Summary

Dans le cadre de la formation Assistant·e de service social, la Haute école du travail et de l'intervention sociale (HETIS) organise une journée d’étude dédiée à une thématique en lien avec l’actualité et l’intervention sociale, préparée par les étudiant·es inscrit·es en troisième année, afin dedévelopper leur compétence en animation de projet dans une dimension multi partenariale permettant une réflexion collective et coordonnée. Cette année, les étudiant·es ont choisi d’orienter cette journée d’étude vers la thématique « pauvreté à l’international au prisme du genre ». Destinée aux étudiant·es, professionnel·les, chercheurs et chercheuses de l’action sociale, cette journée est devenue un réel outil pédagogique ouvert aux réflexions scientifiques et aux témoignages professionnels.

Announcement

Présentation

Depuis 1937, la Haute école du travail et de l’intervention sociale (HETIS) réunit des acteurs publics ou associatifs et des personnes qualifiées qui partagent ensemble une finalité commune, celle de participer, via la formation, à la construction d’une société citoyenne et solidaire basée sur le respect de la différence. Cette finalité se nourrit des valeurs et principes de la démocratie mais également de ceux propres au travail social et à la formation professionnelle qui n’en sont pas distincts mais les précisent. HETIS a pour vocation de préparer les étudiant·es aux métiers du travail et de l’intervention sociale. Du CAP au BAC+5, HETIS propose une trentaine de parcours de formation. L’école forme chaque année plus de 3000 étudiant·es et compte près de 80 enseignant·es et intervant·es réparti·es sur 5 départements pédagogiques. Aussi, en 2008, HETIS a créé le LARIIS (Laboratoire de Recherche Interdisciplinaire en Intervention Sociale), intégrée au sein du département des formations supérieures. Ce laboratoire est un espace de production de connaissances autour des thématiques en lien avec le champ du travail social.

Chaque année, dans le cadre de la formation Assistant·e de Service Social, HETIS organise une journée d’étude dédiée à une thématique en lien avec l’actualité et l’intervention sociale.

Parce que le rôle de l’Assistant·e de Service Social va au-delà de l’accompagnement des publics, les étudiant·es inscrit·es en troisième année ont pour mission de préparer cette journée afin de développer leur compétence en animation de projet dans une dimension multi partenariale permettant une réflexion collective et coordonnée. En effet, l’Assistant·e de Service Social contribue aux actions de prévention, d’expertise ainsi qu’à la lutte contre les exclusions et au développement social en complémentarité avec d’autres intervenant·es. Elle ou il initie, promeut, participe, pilote des actions collectives et de groupes dans une dynamique partenariale et d’animation de réseau en favorisant l’implication des personnes concernées.

Cette année, les étudiant·es ont choisi d’orienter cette journée d’étude vers la thématique « pauvreté à l’international au prisme du genre ». Destinée aux étudiant·es, professionnel·les, chercheurs et chercheuses de l’action sociale, cette journée est devenue un réel outil pédagogique ouvert aux réflexions scientifiques et aux témoignages professionnels.

Argumentaire

Selon le Conseil européen de décembre 1984, sont considérées comme pauvres « les personnes dont les ressources (matérielles, culturelles et sociales) sont si faibles qu’elles sont exclues des modes de vie minimaux acceptables dans la société ». La pauvreté monétaire se distingue par la précarité des revenus ou l’absence de revenus, pouvant réduire l’accès aux ressources indispensables pour garantir des conditions de vie décentes. La notion de pauvreté doit être analysée de façon systémique : elle n’est ni universelle, ni valable partout et tout le temps. La pauvreté contient autant de particularités que de sociétés, autant de paramètres que de périodes durant lesquelles elle est étudiée. Cette dimension située dans le temps et dans l’espace est essentielle pour mieux comprendre les enjeux de la pauvreté.

Quant à la relation établie entre genre et pauvreté à l’échelle mondiale, elle n’est plus à démontrer. Le concept de Genre a beaucoup évolué depuis la fin des années 1920 jusqu’à aujourd’hui. En France, c’est seulement depuis les années 1990 que le concept de genre s’est développé, jusqu’à devenir un objet de recherche à part entière. Le genre repose sur le fait que les inégalités entre les femmes et les hommes sont construites par les sociétés. Laure Bereni, sociologue chargée de recherche au CNRS, définit le genre comme « le système qui produit une bipartition hiérarchisée entre hommes et femmes ». C’est-à-dire un rapport social de sexe qui, en fonction du sexe marqueur biologique, va assigner une destinée sociale différente. Les gender studies ont permis de comprendre que le genre est précisément le rôle social qui est donné à chaque sexe. En d’autres termes, c’est la manière dont chaque société va s’emparer de cette différence biologique pour lui faire dire des choses qui vont bien au-delà de cette différence, permettant ainsi de séparer la société des hommes de celle des femmes. La répartition des rôles, des tâches, des obligations est le résultat des fonctions sociales assimilées et transmises culturellement. Cette construction socioculturelle touche les individus de manière transversale dans toutes les sphères de la société, notamment sur les plans économique et social.

« Le genre permet d’interroger les canaux par lesquels la pauvreté affecte les femmes et les hommes. Pendant longtemps la figure de « l’homme pauvre » a été incarnée par celui qui ne disposait pas de ressources suffisantes pour subvenir à ses propres besoins et à ceux de sa famille, tandis que la « femme pauvre » était celle qui ne pouvait pas compter sur les ressources d’un conjoint. Aujourd’hui encore, les mères isolées ont un risque de pauvreté plus élevé que les autres configurations familiales ».

Ainsi, partout dans le monde, les femmes et les hommes ne sont pas touchés de la même manière par la pauvreté. En effet, de fortes inégalités touchent davantage les femmes (chômage, précarité, pauvreté, famille monoparentale, travail peu ou pas qualifié, temps partiel). Ces dernières sont donc surexposées aux risques de pauvreté, on parle alors de féminisation de la pauvreté. Cette expression signifie « que les femmes sont plus touchées que les hommes par la pauvreté, que leur pauvreté est plus grande que celle des hommes et qu’il y a une tendance à l’accroissement de la pauvreté des femmes ».

En quoi les notions de pauvreté et de genre sont-elles indissociables ?

En tant qu’assistant·e de service social, en quoi la prise en compte du genre est essentielle dans l’accompagnement des publics ?

Axes thématiques

 Plusieurs axes pourront être explorés :

  • La dimension genrée de la pauvreté
  • L’égalité F/H comme levier pour résorber les inégalités économiques
  • La pauvreté au prisme du genre et de l’éducation
  • Le genre : un déterminant social majeur de la santé
  • Le genre : un déterminant social majeur de la précarité
  • Féminisation de la pauvreté
  • Mixité des métiers et pauvreté

À titre d’exemple, les contributions pourront répondre aux questions suivantes (liste non exhaustive) :

  • La notion de pauvreté est-elle la même pour tous et partout ?
  • La non-mixité des métiers génère-t-elle des inégalités entre les femmes et les hommes ?
  • L’accès au soin et aux droits sociaux est-il le même pour tous et partout dans le monde ?
  • En quoi le genre est un paramètre essentiel à prendre en compte dans l’accompagnement des publics et des patients ?
  • Comment garantir un accompagnement social et médical sans stéréotypes de genre ?
  • Pauvreté et précarité, quels sont les enjeux et les différences ?

Bien qu’aucune approche disciplinaire ne soit privilégiée, il conviendra cependant que les réflexions reposent sur des travaux de recherche (réalisés ou en cours) ou des témoignages de professionnel·les.

Modalités de soumission

Les articles doivent être envoyés aux adresses suivantes : innovation@hetis.fr et celine.verguet@hetis.fr

avant le 30 avril 2022

Elles doivent inclure vos noms, prénoms, votre fonction, le cas échéant votre rattachement institutionnel.

Consignes

  • Rédiger un document de réponse à l’appel à communication, en lien avec vos travaux réalisés ou en cours de réalisation, ou des témoignages d’expérience. Document entre 200 et 300 mots, accompagné d’une biographie.
  • Votre communication pourra faire l’objet d’un article et d’une publication dans les Cahiers du LARIIS.
  • La prise de parole aura lieu lors de la matinée d’étude le 20 mai 2022 et devra durer entre 15 et 20 minutes. Un temps d’échange sera ensuite prévu avec le public.

Conventions bibliographiques (Normes APA)

  • Livres : Nom, Prénom (initiales). (Date de publication). Titre complet en italique. Éditeur.
  • Articles : Nom, Prénom (initiales). (Date de publication : année, mois). Titre de l’article. Titre de la revue, numéro, pagination.
  • Contributions à des ouvrages collectifs : Nom, Prénom (initial). (Date de publication). Titre du chapitre. Dans Initiale du prénom Nom (dir.). Titre de l’ouvrage. (pagination du chapitre). Éditeur.

Coordination

  • Cécile Césarini, formatrice à HETIS
  • Katia Grenier, Cadre Pédagogique du département Intervention sociale à HETIS
  • Aurélie Krzeminski, Cadre Pédagogique du département Intervention sociale à HETIS
  • Céline Verguet, Docteure en anthropologie sociale et formatrice à HETIS (LARIIS)

Comité scientifique

(En attente confirmation)

  • Cécile Césarini, formatrice à HETIS
  • Prune De Montvalon, Docteure en Sociologie, Directrice du CIDFF06 (URMIS)
  • Céline Geffroy, Anthropologue chez Seb (LAPCOS)
  • Marion Manier, Docteure en sociologie, Chargée de recherche à la Caf des Alpes-Maritimes et pour la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf), (URMIS)
  • Albert Marouani, Président de HETIS (LARIIS)
  • Mélina Panagos, Docteure en Sciences de l’Information et de la Communication et chargée d’innovation et digitalisation à HETIS (LARIIS)
  • Julien Scheepers, Docteur en sociologie, Responsable du LARIIS à HETIS (LARIIS)
  • Laura Schuft, Maîtresse de conférence en sociologie à l’Université Côte d’Azur (URMIS)
  • Céline Verguet, Docteure en anthropologie sociale et formatrice à HETIS (LARIIS)

Places

  • 6 Rue Chanoine Rance Bourrey 06105 Nice
    Nice, France (06)

Event format

Hybrid event (on site and online)


Date(s)

  • Saturday, April 30, 2022

Keywords

  • genre, pauvreté, précarité, international, emploi, mixité, inégalité, stéréotype

Contact(s)

  • CECILE CESARINI
    courriel : innovation [at] hetis [dot] fr

Reference Urls

Information source

  • CECILE CESARINI
    courriel : innovation [at] hetis [dot] fr

To cite this announcement

« La pauvreté à l’international au prisme du genre », Call for papers, Calenda, Published on Wednesday, April 13, 2022, https://calenda.org/988835

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