HomePatrimonialiser la Renaissance. Italie et France, des Lumières à la Restauration

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Patrimonialiser la Renaissance. Italie et France, des Lumières à la Restauration

Studi e Ricerche di Storia dell’architettura. Rivista della Società degli Storici dell’Architettura in Italia

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Published on Thursday, April 21, 2022

Abstract

Les propositions de contribution à ce numéro monographique s’attacheront à illustrer les diverses déclinaisons du mouvement de patrimonialisation de l’architecture de la Renaissance, depuis les recherches de terrain, lors de voyages d’étude, jusqu’aux publications, centrées sur des recueils de modèles, et aux interventions de restauration et de transformation, sans exclure le débat théorique et académique qui contribue à construire une narration historico-patrimoniale. Une attention particulière sera dédiée aux processus de codification des contenus et des modèles; aux impacts des changements sociaux, économiques et techniques sur les usages et les appropriations de ce patrimoine.

Announcement

Argumentaire

Dans les dernières décennies du XVIIIe siècle, le patrimoine architectural monumental s’élargit à l’architecture de la Renaissance, tant en Italie qu’en France, selon un double mouvement de connaissance, qui se manifeste à travers de nombreuses publications, et de réemploi des édifices, en partie lié aux mutations de la propriété immobilière consécutives aux changements politiques qui précèdent et qui suivent la Révolution française. Ce mouvement, qui va de pair, d’une part avec un rejet de l’héritage baroque, d’autre part avec un regain du modèle antique, s’observe selon des rythmes et des processus différents dans les différentes aires culturelles et dans les villes européennes. En Italie, depuis le milieu du XVIIIe siècle, différents épisodes annoncent le retour d’un intérêt pour le Cinquecento, du néo-michelangelesque d’Alessandro Galilei et Benedetto Alfieri, au néo-seizième qui s’exprime dans le contexte vénitien, à la publication de nouvelles éditions des œuvres de Palladio par Ottavio Bertotti-Scamozzi (1776-1783), qui connaît un puissant écho international. La contribution des Français, présents dans la péninsule comme force d’occupation politico-militaire comme à travers leur implication artistique et leur production éditoriale, participe de façon significative à ce phénomène. D’autre part, à Paris et en France, les mêmes architectes se trouvent conduits à relever le patrimoine de la monarchie dans le nouveau contexte politique.Les premières décennies du XIXe siècle voient un important accroissement du nombre des projets publics et privés, qui s’emparent de préexistences architecturales et qui instaurent un rapport dialectique entre réemploi, démolition et restauration. Que le choix de réutiliser ou d’adapter le patrimoine Renaissance existant découle souvent d’impératifs économiques et pratiques n’atténue en rien l’importance de telles décisions pour les architectes et les concepteurs. Ils y trouvent au contrairel’occasion de s’approprier des architectures suscitant alors un croissant intérêt historique et culturel. Au tournant des XVIIIe et XIXe siècles, le patrimoine architectural de la Renaissance devient le protagoniste d’une série d’interventions qui participent de programmes d’aménagement urbain, avec des résultats souvent ambivalents, qui oscillent entre valorisation et usage utilitaire des préexistences et nourrissent des réflexions sur les premières formes de tutelle des biens artistiques et architecturaux. En parallèle de ces projets et des premières publications dédiées à l’architecture de la Renaissance se développe un intense débat académique et artistique autour de la volonté de construire une tradition, qui bientôt impliquera de fixer les caractères et les limites de ce legs, pour étendre, au-delà de l’antiquité classique, le regard des contemporains à des formes et des modèles liés à une idée d’architecture quidépasse les limites chronologiques et géographiques. Les propositions de contribution à ce numéro monographique s’attacheront à illustrer les diverses déclinaisons de ce mouvement de patrimonialisation de l’architecture de la Renaissance, depuis les recherches de terrain, lors de voyages d’étude, jusqu’aux publications, centrées sur des recueils demodèles, et aux interventions de restauration et de transformation, sans exclure le débat théorique etacadémique qui contribue à construire une narration historico-patrimoniale. Une attention particulière sera dédiée aux processus de codification des contenus et des modèles ; aux impacts des changements sociaux, économiques et techniques sur les usages et les appropriations de ce patrimoine.

Modalités de contribution

Le numéro 12 de la revue Studi e Ricerche accueillera deux types de contribution, en italien, en français ou en anglais :

  • Des essais d’une longueur de 20 000 à 40 000 signes (espaces et notes compris) et unmaximum de 12 illustrations ;
  • Des documents ou des contributions brèves de 5 000 à 10 000 signes (espaces et notes compris) et un maximum de 3 illustrations

Les candidats enverront un abstract de leur contribution (400 mots maximum) et un bref CV àl’adresse redazione.aistarch@gmail.com

avant le 29 april 2022.

Les propositions retenues seront des textes inédits, complets de leurs références bibliographiques et de leurs illustrations. Elles devront parvenir à la rédaction avant le 15 juillet 2022. Les normes éditoriales et les indicationscomplémentaires seront communiquées après acceptation des propositions. Les écrits reçus, évalués parle conseil de direction, puis par le comité éditorial, seront ensuite soumis à une double blind peer review.

Calendrier

  • Date limite d’envoi à redazione.aistarch@gmail.com: le 29 avril 2022

  • Notification d’acceptation: le 15 mai 2022
  • Remise des textes : le 15 juillet 2022
  • Parution du numéro 12 : décembre 2022/janvier 2023

Direction

  • Jean-Philippe Garric (Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

Bibliographie

Sabine Frommel et Antonio Brucculeri (dir.), Renaissance italienne et architecture au XIXesiècle. Interprétations et restitutions (Rome, Campisano, 2015);

Jean-Philippe Garric, Susanna Pasquali et Marco Pupillo (dir.), Roma in età napoleonica. Antico, architettura ecittà. Modello e laboratorio (Rome, Officina libraria, 2022);

Orietta Rossi Pinelli et Letizia Tedeschi (dir.), Ricerche di Storia dell'arte, n° 105-2011 (février 2012),numéro spécial «Il neocinquecento nella cultura architettonica tra Italia e Francia in epoca napoleonica».

Subjects


Date(s)

  • Friday, April 29, 2022

Keywords

  • patrimoine, Renaissance, architecture

Contact(s)

  • Rosa Maria Giusto
    courriel : redazione [dot] aistarch [at] gmail [dot] com

Information source

  • Rosa Maria Giusto
    courriel : redazione [dot] aistarch [at] gmail [dot] com

License

CC0-1.0 This announcement is licensed under the terms of Creative Commons CC0 1.0 Universal.

To cite this announcement

« Patrimonialiser la Renaissance. Italie et France, des Lumières à la Restauration », Call for papers, Calenda, Published on Thursday, April 21, 2022, https://doi.org/10.58079/18qx

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