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S’engager, gager, se dégager

Les ficelles de l’ethnographe à l’épreuve de son terrain

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Published on Wednesday, May 18, 2022

Abstract

Inspiré·es par nos expériences d’enquêtes de terrain respectives, ainsi que par des publications récentes qui interrogent les liens entre engagement et sciences sociales, nous souhaitons organiser une journée d’étude sur l’engagement ethnographique. L’idée transversale est de réinterroger, par l’analyse critique d’expériences de terrains actuels, les conditions du travail scientifique lorsque l’engagement ethnographique est fort et que la réflexivité est de mise. Pensée comme un espace d’échanges collectifs autour des pratiques de l’enquête, la journée d’étude a pour ambition de dégager des « ficelles » de l’ethnographie, de manière à constituer un répertoire de techniques pour des moments et objets qui inévitablement engagent et prennent l’ethnographe.

 

Announcement

Journée d’étude organisée le 27 octobre au CENS à Nantes

Argumentaire

L’émergence de nouveaux champs de recherche contribue à remettre au-devant de la scène la question, déjà bien ancienne, du lien entre engagement et sciences sociales (Gauthier, Zancarini-Fournel, 2022). Les travaux s’intéressant au genre, à la sexualité, à la race ou à la post-colonialité sont actuellement disqualifiés a priori par certain·es parce que « découvrant la lune ». Trop naïfs, ils affirmeraient simplement que des phénomènes sociaux sont « socialement construits » (Heinich, 2021). Pis, ils enquêtent et s’intéressent aux processus de construction in vivo. Lorsque l’objet étudié est perçu comme un objet « académo-militant », la suspicion est jetée sur des pans entiers de la recherche en sciences sociales (ibid). Derrière ces assertions, il est difficile d’apercevoir le début d’une critique empiriquement fondée et sociologiquement raisonnable (Mazouz, Lépinard, 2019). Face à une communauté épistémique mise à mal, il s’agit de réaffirmer la sociologie comme une communauté de pratiques, au fondement de sa scientificité (Ogien, 2007), indépendamment de l’objet étudié.

S’il est une pratique qui s’attache à penser finement le rapport entre engagement, objet et techniques d’enquête, c’est bien l’ethnographie dont le « cœur de la démarche s’appuie […] sur l’implication directe, à la première personne, de l’enquêteur [...] » (Cefaï, 2011, p. 7). Comme le souligne Albert Ogien, s’est peu à peu imposée l’idée qu’« il n’y a pas d’autre moyen de percevoir l’ordre social ou moral que d’être engagé [par la pratique ethnographique] dans des relations sociales concrètes » (Ogien, 2001, p. 72). La nécessité du travail de réflexivité permettant de penser l’implication dans et les implications de l’enquête ethnographique s’est faite pleinement vertu (Bensa, Fassin, dir., 2008  ; Naudet, Simonet, dir., 2011). Il s’agit désormais de la saisir sous toutes ses coutures : les trajectoires biographiques et académiques qui guident le choix de l’objet ; les dispositifs pratiques et les conditions d’insertion sur un terrain ; les positions dans l’interaction, les modalités de présentation de soi (Thizy, Gauglin, Vincent, 2021) ; la réception de l’enquête ; les stratégies de maintien et de sortie du terrain. Formés à la maîtrise du déroulement de l’enquête ethnographique (Beaud, Weber, 2010 ; Weber, 1991), rompus à ses pratiques, initiés à ses ficelles et sachant mettre en lumière celles que le terrain impose, chercheur·euses disposent aujourd’hui des armes pour repousser les limites de l’engagement ethnographique sans pour autant perdre leur boussole scientifique.

Cette journée d’étude n’a pas la prétention de produire un « bilan d’étape » exhaustif des effets de l’engagement ethnographique sur la production scientifique. Elle entend néanmoins réinterroger, par l’analyse critique d’expériences de terrains actuels, les logiques de l’engagement ethnographique et de la réflexivité qui lui est nécessairement associée.

Cette journée d’étude entend donc constituer un espace d’échanges collectifs et pluridisciplinaires autour des pratiques du terrain, lorsque la distinction entre enquêteur·rice et indigène se brouille, tout en contribuant à lever les «  inquiétudes  » inhérentes à l’engagement ethnographique (Bensa, Fassin, 2008). L’enquêteur·rice est toujours pris dans les logiques sociales internes de son terrain, y compris lorsqu’iel explore un monde qui lui est a priori étranger. La difficulté est double : ne pas soustraire le regard scientifique au sens commun du terrain, ni enfermer l’analyse dans la singularité de la situation observée. Difficulté qui s’accroît à mesure que l’engagement moral et physique s’accentue. Bien souvent, tout un ensemble de techniques s’improvise sur le tas pour continuer à produire des données et penser méthodiquement les observations dans lesquelles iel est impliqué·e, de manière à «  devenir indigène et revenir sociologue  » (Wacquant, 2010). Les chercheur·euses qui prennent au sérieux le parti de l’ethnographie connaissent et discutent de ce brouillage, sans pour autant être pris·es au dépourvu lorsqu’il s’agit d’affiner le regard scientifique sur un objet devenu (trop) familier, et sans céder à la «  tentation d’un glissement subjectiviste de l’analyse sociologique dans le récit narcissique » (Wacquant, 2011).

Cet ensemble de techniques mérite d’être révélé et mis en commun afin d’arriver sur le terrain mieux armé encore, sans craindre de pousser la logique de l’immersion aussi loin que le nécessite l’enquête. Les espaces collectifs dans lesquels se discutent les ficelles du terrain et de sa restitution sont souhaitables, mais peu nombreux. C’est bien dans le but de constituer cet espace d’échanges autour de nos pratiques de jeunes chercheur·euses que cette journée d’étude est organisée.

Les contributions sont donc invitées à entrer dans le cœur de ces ficelles afin d’en dégager les possibilités de transposition dans d’autres enquêtes, de manière à constituer un répertoire de techniques pour ces moments et objets qui inévitablement engagent et prennent l’ethnographe, de sorte qu’iel n’en reste pas prisonnier·e.

Axe 1. Entrer par la « bonne » porte ?

L’attention aux coulisses, à la cuisine interne d’un travail de recherche, éclaire d’une autre manière l’objet d’étude lui-même (Darmon, 2005). Les conditions d’entrée sur le terrain comme moment spécifique de l’enquête ont fait l’objet de réflexions approfondies (Aubry & al., 2021). Les formes de négociation varient selon les terrains, les contextes politiques dans lesquels ils s’insèrent, et selon la position de l’ethnographe (indigène, étranger, socialement proche ou éloigné, etc.). La porte par laquelle on entre conditionne le regard et situe nécessairement le point de vue sur l’objet.

Dans quelles mesures les dispositifs d’entrée sur un terrain sont-ils contraints en amont ? Comment affectent-ils l’accès à la parole et aux pratiques des enquêté·es ? Que font-ils aux interactions entre les chercheur·euses et leurs enquêté·es ? Si les autorisations formelles sont incontournables pour entrer sur certains terrains (prisons, administrations, cercles patronaux, etc.), l’intensification des relations d’enquête implique de nouveaux accords informels et tacites. Comment les obtenir et comment leur objectivation nourrit-elle l’analyse ? À l’inverse, certains terrains ou populations ne nécessitent pas d’autorisation pour les approcher. Sont-ils pour autant plus accessibles ? Quelles sont les tactiques mises en place, les présentations de soi adoptées, et surtout, cela a-t-il un effet sur le type de matériau produit ?

De même, l’accès aux pratiques et discours dépend de l’intérêt que les enquêté·es perçoivent à ce que leurs activités soient « dévoilées ». Comment rester vigilant·e face à un terrain qui accueille « à bras ouvert », pousse au regard enchanteur et qui, par-là, peut être piégeur ? A contrario, comment faire face au terrain qui «  résiste  » à la présence de l’enquêteur·ice ?

Les sociologues n’ont pas le monopole du classement et l’enquêteur·rice aussi se trouve « étiqueté·e » par ses enquêté·es. Sa trajectoire et ses caractéristiques sociales résonnent différemment selon la configuration et le milieu dans lesquels s’inscrivent les interactions d’enquête. L’étiquetage (Becker, 1985) de l’ethnographe par les enquêté·es joue donc à plein et peut favoriser l’accès à des informations comme le limiter. Gagner et maintenir cette confiance nécessite d’avoir recours à des tactiques différentes selon les « cadres de l’interaction » (Goffman, 1973). Il peut par exemple jouer sur son degré d’implication, en adoptant une posture « périphérique », « active » ou « complète », à découvert ou dissimulé, etc. (Schnapper, 2011). L’ethnographe dispose aussi de marges de manœuvre quant à la manière dont iel se présente, en jouant sur ses multiples inscriptions sociales pour affecter le cours des relations, s’ouvrir des portes, mais aussi pour se sortir des pièges de l’assignation à un rôle spécifique sur le terrain. Jusqu’à quel point s’accommoder des effets de l’étiquetage indigène ? Comment jouer ou se défaire des étiquettes et des rôles associés ? Comment enquêteur·rice et enquêté·e s’accommodent-iels ou non des rapports de domination, de classe, de genre ou de race ? Comment faire parler les identifications, potentiellement différenciées, dont nous faisons l’objet par les enquêté·es ?

Axe 2. Donner des gages, s’en dégager : les relations d’enquête en question.

Comme toutes relations sociales, la relation ethnographique est en constante construction, fruit de négociations et d’échanges qui peuvent amener l’ethnographe à donner des gages symboliques ou matériels (Mauss, Levi-Strauss, 2010). Il est désormais largement admis que toute enquête dite de « qualité » passe par l’établissement d’un lien de confiance entre l’enquêteur·rice et ses enquêté·es (Arborio, Fournier, 2015). Cette relation de confiance peut atteindre le statut de relation amicale (Duclos, 2014), voire charnelle (Clair, 2016). Comment construire des relations de confiance lorsque l’enquêteur·rice est étranger·e au terrain étudié, qu’iel n’en maîtrise ni les codes ni le langage ? Quelles stratégies et tactiques les chercheur·euses mobilisent-iels pour établir, maintenir, renouveler ou transformer les relations d’enquête ?

Il arrive que les chercheur·euses se retrouvent en position de dépendance vis-à-vis de personnes-ressources – des allié·es – notamment lorsqu’iels sont extérieur·es au milieu étudié. Les allié·es sont parfois indispensables pour trouver ou accéder à des enquêté·es (Weber, 1989), pour se déplacer, parfois même pour comprendre ce qui se dit. Ces dernier·es conditionnent donc l’accès aux personnes et le type de matériaux auxquels les chercheur·euses ont accès, et peuvent orienter ou filtrer le discours des enquêtés, perturber le déroulement d’une scène sociale observée. Dans quelle mesure ces perturbations peuvent-elles participer de la redéfinition de l’objet d’enquête ? Ont-elles ouvert des aspects de l’objet qui n’étaient pas visibles aux chercheur·euses ?

Par ailleurs, à mesure que la présence de l’ethnographe s’intensifie, iel peut être amené·e à prendre part aux activités routinières du terrain (à découvert ou à couvert). Entrer dans un groupe ou un milieu (in)connu suppose de (re)découvrir les logiques sociales qui sous-tendent les pratiques des enquêté·es, les comprendre, en intérioriser le principe, voire les incorporer : comment, alors, tenir la « juste distance » (Bensa, 1995) ? Par quels dispositifs de socialisation (Pudal, 2014) ou travail de soi et sur soi l’ethnographe passe-t-iel pour assurer son maintien sur le terrain ? Comment se maintenir sur un terrain quand les valeurs partagées sont éloignées de celles de l’ethnographe ? Comment objectiver les « affinités » ou les « non-affinités », dans les cas où l’antipathie vis-à-vis des enquêté·es peut dominer (Avanza, 2008) et quels apports en tirer ? Comment saisir et objectiver pleinement les jugements et les émotions qui assaillent, plutôt que les mettre sous le tapis ? Comment expliciter et analyser les dilemmes pratiques et éthiques (Jouan, 2016) qui traversent l’enquête ethnographique ?

Axe 3. Des enquêteur·rices sous tutelle ? Travail de terrain et contraintes allogènes à l’enquête

Si les deux premiers axes visent à resituer les cheminements de l’enquête en train de se faire, le troisième a pour ambition de resituer l’ethnographe dans l’ensemble des configurations sociales où iel s’inscrit, afin de saisir leurs effets sur les conditions de réalisation de l’enquête, que cela touche au travail de terrain comme à sa restitution (prise de notes, rédactions, etc.) Comment les ethnographes composent-iels avec les différents enjeux propres aux configurations/espaces sociaux dans lesquels iels sont pris·es (académiques, domestiques, etc.) (Avanza, 2008 ; Rolle, 2017) ?

En effet, un travail de recherche de longue haleine peut affecter les relations matrimoniales (Raybaud, 2019), les conditions de travail, la santé psychique et morale de l’ethnographe (Lhérété, 2011 ; Haag, 2018). Mais rares sont les travaux qui mettent en avant ce que les inscriptions multiples produisent sur le travail de recherche en sciences humaines et sociales. Par exemple, au détour de discussions informelles, il est parfois présenté que le ou la partenaire de l’ethnographe se doit de faire « don de soi », tant les implications de la recherche sont contraignantes. Que fait la vie de couple sur le travail d’immersion ? Et sur le travail de rédaction (Zaki, 2006) ? Comment cela se négocie-t-il ? Quels ont été les apports ? Sur quels aspects ? Écriture, relecture ? En clair, en quoi et à quels moments le ou la conjoint·e, le groupe de pairs, peuvent être une ressource ou un frein au travail de recherche ?

Le doctorat est le dernier rite de passage (Gérard, 2014) avant l’obtention et la reconnaissance du titre de docteur·e. Qu’iels soient financé·e·s ou non, les doctorant·e·s doivent se soumettre à un ensemble d’attendus plus ou moins explicités : production et surtout publication d’un certain nombre d’articles dans des revues à comité de lecture scientifique ; assurer un certain volume et une diversité d’enseignements, ce qui implique une (sur)charge de travail importante. Nous souhaiterions donc resituer ici les conditions de réalisation de la recherche au regard des enjeux et impératifs attendus, si l’on ambitionne de « faire carrière » dans l’ESR. Comment les chercheur·euses articulent-iels les temps dédiés au travail d’enquête et au travail universitaire (donner des cours, rédiger des articles) ? Quelles sont les influences des deadlines académiques sur la pratique du terrain ?

Enfin, les communications pourront porter sur les contraintes (financières, temporelles, etc.) que posent les institutions qui financent la recherche, la position et les ressources dans le champ académique (Aldrin & al, dir., 2022  ; Coton, 2016). En effet les contrats CIFRE sont de nouvelles formes de contrat de recherche public-privé, et oscillent entre travail de recherche sur le temps long et « missions » opérationnelles à effet immédiat. L’arrivée progressive, mais grandissante, de ces nouveaux types de contrats doctoraux, présentés comme la solution pour faire face au désengagement progressif de la puissance publique dans le financement de la recherche (Duval et Heilbron, 2006), impliquent encore d’autres manières d’enquêter et de s’immerger. Que font-elles au travail de terrain ? Comment l’enquêteur·rice parvient-iel à concilier ces nouvelles contraintes de partage du temps entre recherche et missions pour la structure employeuse ? Comme en témoigne la récente journée d’étude du 5 avril 2022, « La recherche sous contrainte » (https://radical.hypotheses.org/26521), les questionnements sur l’ethnographie dans ces contextes sont bel et bien présents parmi les chercheur·euses, et cet axe invite donc à prolonger ou poursuivre les échanges déjà engagés autour de cette thématique aux conséquences nouvelles et mal connues.

Modalités de soumission

La journée d’étude se tiendra au CENS, à l’université de Nantes le 27 octobre 2022. Les propositions de communication, d’une taille maximale de 4 000 signes (espaces compris, hors bibliographie), comprenant un titre, cinq-six mots-clés, la ou les méthodologies mobilisées, devront être envoyées en format PDF. Elles seront évaluées par le comité d’organisation qui fera un retour le 27 juillet au plus tard. Les auteur·es sont invité·es à préciser leur fonction, ainsi que leur affiliation institutionnelle. Nous encourageons particulièrement les contributions de jeunes chercheur·euses quelle que soit leur discipline (sociologie, anthropologie, géographie, psychologie, architecture, etc.).Elles seront à déposer à l’adresse engagement.ethno@gmail.com,

au plus tard le 30 juin 2022 

Calendrier

  • Dépôt des résumés (4000 signes) : 30 juin 2022
  • Réponse du comité scientifique : 27 juillet 2022
  • Envoi des communications : 28 septembre 2022
  • Date de la journée d’étude : 27 octobre 2022

Comité d’organisation

  • Chloé Devez
  • Marick Fèvre
  • Antoine Ferro
  • Martin Manoury
  • Jonathan Michel
  • Florian Police
  • Mélodie Renvoisé

Bibliographie

Aldrin & al, dir. (2022). L’enquête en danger. Faire un nouveau régime de surveillance dans les sciences sociales. Malakoff, Armand Colin.

Arborio, A.-M., Fournier, P. (2015). L’Observation directe, Paris, Armand Colin.

Aubry, A., Kuehni, M., Scalambrin, L. (dossier coordonné par) (2021). Négocier un terrain d’enquête, Cambouis, [En ligne].

Avanza, M. (2008). 2 : Comment faire de l’ethnographie quand on n’aime pas « ses indigènes » ? Une enquête au sein d’un mouvement xénophobe. In Alban Bensa, éd., Les politiques de l’enquête, Paris, La Découverte, pp. 41-58

Beaud, S., Weber, F. (1997). Guide de l’enquête de terrain. Produire et analyser des données ethnographiques, Paris, La Découverte.

Becker, H. S. (1985). Outsiders. Études de sociologie de la déviance. Paris, Éditions Métailié.

Bensa, A. (1995). Chroniques kanak. L’ethnologie en marche. Paris, Peuples autochtones et développement/Survival interational.

Bensa, A., Fassin, D. (2008). Les politiques de l’enquête. Paris, La Découverte.

Cefaï D. (2003). L’Enquête de terrain, Paris, La Découverte.

Cefaï, D. (2010). L’engagement ethnographique. Paris, Editions EHESS.

Clair, I. (2016). La sexualité dans la relation d’enquête. Revue française de sociologie, 57(1), pp. 45-70.

Coton, C. (2016). Une participation « outre mesure » ? La double ligne de front de l’enquête ethnographique. Cahiers de recherche sociologique, 61, pp. 127–144.

Darmon, M. (2005). Le psychiatre, la sociologue et la boulangère : analyse d’un refus de terrain, Genèses, 58-1, pp. 98-112.

Duclos, M. (2014). Que la relation d’enquête soit aussi d’amitié ¿ Interrogations ?, 18, [en ligne].

Duval, J. Heilbron, J. (2006). Les enjeux des transformations de la recherche. Actes de la recherche en sciences sociales, 164, pp. 5-10.

Gautier, C., Zancarini-Fournel, M. (2022). De la défense des savoirs critiques. Quand le pouvoir s’en prend à l’autonomie de la recherche. Paris, La Découverte.

Gérard, L. (2014). Le Doctorat : un rite de passage. Analyse du parcours doctoral et post-doctoral, Paris, Tétraèdre, « L’anthropologie au coin de la rue ».

Goffman E. (1973), La mise en scène de la vie quotidienne, Tome 2 : les relations en public, Paris, Éditions de Minuit.

Haag, P. (2018), L’expérience doctorale : stress, santé, relation d’encadrement. Thèse de doctorat, Paris 10, 2018.

Heinich, N. (2021). Ce que le militantisme fait à la recherche. Paris, Gallimard.

Jouan, A. (2016). S’impliquer pour enquêter : politiques et dilemmes d’une ethnographie en terrain militant. Cahiers de recherche sociologique, 61, pp. 145–166.

Lhérété, H. (2011), La solitude du thésard de fond, Sciences Humaines, 230, 10-10, p. 10

Lépinard, E., & Mazouz, S. (2019). Cartographie du surplomb Ce que les résistances au concept d’intersectionnalité nous disent sur les sciences sociales en France. Mouvements [en ligne : https://mouvements.info/cartographie-du-surplomb/].

Mauss, M., Lévi-Strauss, C. (2010). Sociologie et Anthropologie [12e éd.]. Paris, PUF.

Ogien, A. (2001). L’idiot de Garfinkel. In Michel de Fornel éd., L’ethnométhodologie : une sociologie radicale. Paris, La Découverte, pp. 57-74.

Ogien, A. (2005). L’ambition retrouvée de la sociologie. Critique, 696, pp. 404-417.

Naudier, D., Simonet, M. (éd.) (2011). Des sociologues sans qualités ? Pratiques de recherche et engagements, Paris, La Découverte.

Raybaud, A. (2019). « Cette thèse, c’est l’histoire de ma vie » : couple et doctorat, l’infernal ménage à trois, Le Monde, 8 novembre 2019 [en ligne].

Rolle, V. (2017). Abandonner le terrain des bikers. Rapports de séduction, distance de classe et acculturation académique. SociologieS.

Pudal, R. (2011). Du « Pioupiou » au « Vieux Sarce » ou comment en être : ethnographie d’une socialisation chez les pompiers. Politix, 93, pp. 167-194.

Schnapper D. (2012). L’expérience-enquête au Conseil constitutionnel, Sociologie [En ligne], 3-2.

Thizy, L., Gauglin, M., Vincent, J. (2021). « Se raconter » sur le terrain : le récit de soi comme ressource méthodologique. Genèses, 2, pp. 115-135.

Wacquant, L. (2010). L’habitus comme objet et méthode d’investigation. Actes de la recherche en sciences sociales, 4, pp. 108-121.

Wacquant, L. (2011). La chair et le texte : l’ethnographie comme instrument de rupture et de construction. In Naudier, D., Simonet, M. (éd.). Des sociologues sans qualités ? Pratiques de recherche et engagements, Paris, La Découverte, pp. 201-221.

Weber, F. (1989), Le Travail à-côté. Étude d’ethnographie ouvrière, INRA-EHESS, Paris.

Weber, F. (1991). L’enquête, la recherche et l’intime ou : pourquoi censurer son journal de terrain ?, Espace Temps, 47-1, pp. 71-81.

Zaki, L. (2006). L’écriture d’une thèse en sciences sociales : entre contingences et nécessités. Genèses, 65, pp. 112-125.

Places

  • Campus Tertre, Batiment nouveau Tertre, deuxième étage - Chemin de la Censve du Tertre
    Nantes, France (44300)

Event attendance modalities

Hybrid event (on site and online)


Date(s)

  • Thursday, June 30, 2022

Keywords

  • engagement, ethnographie, ficelle, sociologie, immersion, méthode, travail de terrain

Contact(s)

  • Nantais Les doctorants
    courriel : engagement [dot] ethno [at] gmail [dot] com

Information source

  • Martin Manoury
    courriel : martin [dot] manoury [at] univ-nantes [dot] fr

License

CC0-1.0 This announcement is licensed under the terms of Creative Commons CC0 1.0 Universal.

To cite this announcement

« S’engager, gager, se dégager », Call for papers, Calenda, Published on Wednesday, May 18, 2022, https://doi.org/10.58079/18wn

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