Publié le mardi 17 mai 2022
Résumé
Le français occupe la cinquième langue la plus parlée dans le monde. Les recherches sociolinguistiques sur le français établissent l’existence des usages variés du français en fonction des contextes. De nombreuses recherches ont relevé les éléments de contact de langues ainsi que la volonté des populations à utiliser le français pour l’enseignement des langues locales en situation de multilinguisme scolaire et autre. Le présent colloque voudrait assurer une continuité du projet et des recherches sur les variations du français aussi bien dans les salles de classe que dans les usages normés ou endogènes. Il voudrait également actualiser les données sur la dynamique sociopolitique du français en Afrique et dans les pays utilisant d’autres langues que le français.
Annonce
Argumentaire
Le français occupe la cinquième langue la plus parlée dans le monde. Les recherches sociolinguistiques sur le français établissent l’existence des usages variés du français en fonction des contextes. La terminologie sur la variation du français varie entre une signifiance centrée sur l’appropriation du français et sur les différents usages français tout en intégrant les concepts de parlers jeunes. Le projet Preslaf, financé par l’OIF a étudié la polycentralité du français au regard des normes endogènes des pays francophones ou utilisant le français comme langue étrangère. En marge, l’enseignement du français et en français a été également examiné sur la base de velléités identitaires des populations francophones. De nombreuses recherches ont relevé les éléments de contact de langues ainsi que la volonté des populations à utiliser le français pour l’enseignement des langues locales en situation de multilinguisme scolaire et autre. Le présent colloque voudrait assurer une continuité du projet et des recherches sur les variations du français aussi bien dans les salles de classe que dans les usages normés ou endogènes. Il voudrait également actualiser les données sur la dynamique sociopolitique du français en Afrique et dans les pays utilisant d’autres langues que le français.
Dans les pays non francophones, la dynamique sociopolitique du français s’explique d’abord par la proximité géographique et par les organisations qui lient ces pays à d’autres pays francophones, telle l’OUA. La proximité géographique pousse les États non francophones à introduire le français dans leurs systèmes éducatifs pour faciliter les échangent économiques et culturels (Madibbo, 2003). C’est le cas du soudan et du Nigéria qui partagent des frontières communes avec des pays ayant le français comme langue de communication.
En effet, appartenant tous à l’Organisation de l’Union africaine, les pays non francophones, conscients du fait que la plupart de leurs voisins ont pour langue d’échange le français et fort de ce qu’on ne peut parler d’unité africaine sans moyen de communication régionale et internationale (Madibbo, 2003), ces pays ont réalisé le potentiel qu’il y a à introduire la langue française dans la vie courante des populations. Ce constat a donc amené les états anglophones, pour la plupart à établir le français comme outil de communication.
Cependant, la situation de la langue française dans ces pays est peu reluisante (Akinpelu, 2016). Car malgré l’enthousiasme et la détermination démontrés au départ, la représentation relative au français dans ces pays non-francophones est collectivement peu encourageante. Les apprenants considèrent le français comme « une langue complexe »,Velàzquez Herrera (2011).
Le monde actuel exige pourtant que nous prenions conscience de la nécessité pour tous de sortir du monolinguisme. L’apprentissage d’une langue étrangère, telle quel français dans les pays anglophones, hispanophone ou même lusophone doit cesser d’être considéré comme un ornement de l’esprit ou une pure nécessité économique (Cordesse, 2009). Dans le contexte socio-culturel africain, qui est avant tout multilingue, l’usage du français dans les pays non francophones doit être favorisé et valorisé par la volonté politique. Car, apprendre une langue, c’est d’abord apprendre à découvrir l’autre. Dans un monde qui change et qui vise à se réunir. Cet apprentissage permet l’ouverture vers l’extérieur car comme le souligne fort à propos (El Amin, 1979 cité par Madibbo, 2003): « connaitre d’autres langues, c’est connaitre que l’isolement n’est plus possible surtout dans un monde qui bouge beaucoup et qui devient de plus en plus petit et solidaire. C’est dans cette optique d’ouverture que le présent colloque s’inscrit.
Les propositions de contribution pourront s’inscrire sur les thématiques subséquentes :
- Le français contemporain dans les pays francophones et non francophones
- L’enseignement de la langue et de la littérature du/des français
- Les variations linguistiques dans la littérature en français
- Le français et les autres langues dans un environnement numérique
- La terminologie bi-plurilingue
- La Didactique du FLÉ
- Le français et les langues partenaires
Modalités de contribution
- Diffusion de l’appel : 10 février 2022
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Date limite de soumission des propositions : 10 juin 2022
- Notification aux auteurs : 30 juin 2022
- Envoi des versions détaillées de la contribution : 15 août 2022
- Programme provisoire : 02 septembre 2022
- Colloque : 18 au 22 décembre
Format des contributions
Communication orale, en français et en anglais de 20 à 30 minutes. Communication posters 5 à 10 minutes.
Les propositions de contribution devront comprendre : titre, nom(s) et prénom(s), établissement de rattachement, courriel, résumé de maximum 500 mots, axe de recherche, 4 à 5 mots-clés et une courte bibliographie de cinq références (non comprise dans le nombre total des mots). Le résumé comportera : la problématique, le corpus de l’étude, la méthodologie adoptée, les principaux résultats obtenus ou attendus.
Pour tous les envois des résumés ainsi que pour toute information complémentaire, bien vouloir écrire à l’adresse suivante : acetelach@gmail.com
Publication des communications post-colloque
Après évaluation finale des articles, ces derniers seront publiés dans un ouvrage collectif.
Partenaires
Inalco, Université de Ngaoundéré, AUF, OIF, CRTV
Frais d’inscription
Enseignants : 15 000 fCFA
Étudiants : 5000 fCFA
Chercheurs et autres : 10 000 fCFA
Présidents du colloque
- Pr Awoundja Nsata Catherine Ida, ENS-Université de Yaoundé I
- Pr Ndibnu-Messina Ethé Julia, ENS-Université de Yaoundé I
- Pr Calaïna Théophile, FALSH-Université de Ngaoundéré
Comité d’organisation local
- Pr Wakata Anne
- Pr Awoundja Nsata
- Pr Bonono Chantal
- Pr Belibi Alexi
- Pr Matateyou Emmanuel
- Pr Moutombi
- Pr Bemmo Odette
- Pr Wamba Rodolphine
- Pr Mbassi Bernard
- Pr Mbala Ze Barnabé
- Pr Théophile Calaïna
- Pr Julia Ndibnu-Messina
- Dr Fulbert Taïwe
- Dr Data Daniel
- Dr Constantine Kouankem
- Dr Paule Marie Kougang
- Dr Mariam Abba
- M. Cyrille Sandeu
Comité scientifique
- Pr Edmond Biloa (Université de Yaoundé I)
- Pr Jules Assoumou (Université de Douala)
- Pr Cathérine Awoundja Nsata (Université de Yaoundé I)
- Pr Zachée Bitjaa Kody (Université de Yaoundé I)
- Pr Théophile Calaina (Université de Ngaoundéré)
- Pr Léonie Metangmo-Tatou (Université de Ngaoundéré)
- Pr Comlan Fantognon (Université de Grenobles Alpes)
- Pr Fasse Innocent (Université de Douala)
- Pr Daouda Pare (Université de Ngaoundéré)
- Pr Gilbert Zouyane (Université de Maroua)
- Pr Julia Ndibnu (Université de Yaoundé I)
- Pr Barnabé Mbala Ze (ENS de l’Université de Yaoundé I)
- Pr Jean Marie Wounfa (Université de Ngaoundéré)
- Pr Bernard Mbassi (ENS de l’Université de Yaoundé I)
- Pr Jules Assoumou (Université de Douala)
- Pr Karen Ferreira-Meyers (Université d’Eswatini)
- Pr Gabriel Mba (Université de Yaoundé I)
- Pr Etienne Sadembouo (Université de Yaoundé I)
- Pr Justine Atemajong (ENS de l’Université de Yaoundé I)
- Pr Marie-Anne Boum Ndongo (Université de Yaoundé I)
- Pr Onguene Essono (Université de Yaoundé I)
- Pr Innocent Fasse Mbouya (Université de Douala)
- Pr Thierry Soubrié (Université de Grenoble III)
- Dr Solange Molu (Université de Francfort)
- Dr Elias Kaiza Kossi (Université de Legon)
- Dr Constantine Kouankem (Université de Bertoua)
- Pr Brahim Assana (Université de Ngaoundéré)
- Dr Daniel Daba (Université de Ngaoundéré)
- Dr Hayatou Djoulde (Université de Ngaoundéré)
Bibliographie indicative
Abolou, C. R. (2010). Des marqueurs KE et NON en français populaire d’Abidjan : stratégies discursives et modélisations. Le français en Afrique, 25, 325-342.
Adelina Velàzquez, H. (2011). Représentations sociales de la langue française et motivations de son apprentissage : enquête auprès d'étudiants universitaires mexicains spécialistes et non spécialistes. Synergies Mexique, (1), 57-69.
Akinpelu, M. (2016). Le français dans un espace non francophone et plurilingue : le cas du Nigéria. McGill University (Canada).
Al-Khatib, M. (2014). Le français dans le système éducatif d’un pays non francophone. Exemple de la Jordanie. Lettres et Langues, (10), 313-322.
Calvet, L. J. (1992). Les langues des marches en Afrique. Langues et développement.
Cordesse, J. (2009). Apprendre et enseigner l'intelligence des langues : à l'école de Babel, tous polyglottes. Chronique sociale.
De Féral, C. (1991). Le français au Cameroun : approximation, vernacularisation et camfranglais.
De Féral, C. (1994). Appropriation du français dans le sud du Cameroun. Langue française, 37-48.
El Amin, Y. (1979). L'enseignement du français au Soudan : Aspects linguistiques, pédagogiques et Sociolinguistiques (Doctoral dissertation, Thèse de doctorat, Université de Paris III).
Feussi, V. (2008). Le francanglais comme construction socio-identitaire du jeune francophone au Cameroun. Le français en Afrique, 23, 33-50.
Feussi, V. (2014). Les pratiques linguistiques numériques/électroniques : une source d’angoisse pour les linguistes?.
Feussi, V. (2016). ‘Croyance originaire’et élaboration de sens. Quelles conséquences pour la sociolinguistique?. GLOTTOPOL-Revue de sociolinguistique, 226-241.
Kamal Eldin Khalfa O., A. (2020). Les langues en présence au Soudan après 2011 : étude descriptive. Langues, cultures et sociétés, 6(1), 91-100.
Madibbo, A. (2003). L’introduction du français en Afrique non-francophone : l’expérience soudanaise. Sud Langues, 2.
Catégories
- Langage (Catégorie principale)
Lieux
- Université de Yaoundé 1, Ngoa ekelé
Yaoundé, Cameroun (237)
Format de l'événement
Événement hybride sur site et en ligne
Dates
- vendredi 10 juin 2022
Mots-clés
- francophonie, français, francophone, langue locale, langue camerounaise, langue, littérature
Contacts
- Cyrille Talla Sandeu
courriel : cyrillesandeu [at] gmail [dot] com - Pr Julia Ndibnu-Messina
courriel : jundibnu [at] gmail [dot] com
URLS de référence
Source de l'information
- Cyrille Talla Sandeu
courriel : cyrillesandeu [at] gmail [dot] com
Licence
Cette annonce est mise à disposition selon les termes de la Creative Commons CC0 1.0 Universel.
Pour citer cette annonce
« Les français dans un monde multilingue : dynamique sociopolitique, usages et représentations », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 17 mai 2022, https://doi.org/10.58079/18wt

